novembre 2008

Communiqué, pour diffusion immédiate.

Expozine 2008, le septième salon annuel des fanzines, bandes dessinées et petits éditeurs aura lieu les samedi et dimanche 29 et 30 novembre, de 12h à 18h, au 5035, rue Saint-Dominique (Église Saint-Enfant-Jésus, entre Laurier et Saint-Joseph, métro Laurier). Comme d’hab, le FAS y sera.

Des activistes du FAS, en tenue de ville ou de campagne, y vendront (à perte) les fascicules suivants :

• Spécial Julia Kristeva ;

• Spécial non apprivoisable et non domesticable ;

• Spécial hé, hé, hé…

• Spécial baleiner l’imbaleinable ;

• Spécial André Serouille ;

• Spécial « Probable, mais dégage. »

Mjack exposera aussi ses nouvelles sérigraphies d’activistes en action.

Notre table d’exposition sera un lieu ouvert où il nous fera plaisir d’accueillir différents activistes et sympathisants du FAS : Poufiasse, Rhaaaa(rgl), Clark Gabeul, Sire d’oneilles, Bébé Astronaute, Robodrigue et tous les autres, soyez des nôtres ! C’est l’occasion rêvée de signer des dédicaces à vos fans en furie.

Sera, par ailleurs, annoncée la sortie prochaine des 3 premiers livres du FAS, constitués à partir de textes puisés sur nos annales :

• Tome 1: Le Quotidien délirant ;

• Tome 2 : Vers un nouvel exotisme ;

• Tome 3 : Le Continent de plastique.

Chers fasciens et fasciennes, à quoi bon en douter : nous vaincrons !

En direct de mon quotidien délirant:

Fonctionnaire de prêts et bourse, de Québec:ca va nous prendre des preuves que vous subveniez a vos besoin durant ces deux périodes d’un mois
moi:je vous déjà envoyer une déclaration solennelle, v’là 2 mois et c’est tout ce que vous m’avez demander.
Fonctionnaire de prêts et bourse, cosanguin:Ça vaut rien une déclaration solennelle, tout le monde peut en faire une…
moi:Pourquoi vous m’en avez demandez une d’abord? C’est assez bon pour voter, c’est un document juridique.
fonctionnaire sphincter: Meme un jeune de 18 ans qui sort de chez ses parents peut faire une déclaration…
Moi: êtes vous en train de m’accuser d’avoir menti sous serment?
Gars de Québec:…
—————————-
Filles des cartes étudiantes; votre permis est échu
Moi:ben là c’est une pièce d’identité avec mon nom, mon adresse pis ma face dessus
FDCE: ca va me prendre une carte valide
Moi:je vais renouveler mon permis quand je vais recevoir mes prêts et bourses quand je vais avoir ma carte étudiante pour aller leur gueuler dessus
FDCE:…ca va être correct…
—————————-
Quelqu’un à un t-shirt de Valery Fabrikant à me prêter…

mjack, 22/11/2008 [Activités culturelles cool]

Je ne suis pas allé lire les personals de craigslist plus loin que celles qui ont été citées sur les annales. Ce que j’ai lu m’avait l’air d’une recette secrète pour une déprime solide. J’imagine les filles cachées derrières leur clavier, rêvant du gars qui va partager ses air miles avec elles…
Une petite fringale et elles sortent s’acheter des gogosses bio pas cher au segal, mon épicerie préférée. Là, les commis s’engeulent entre eux dans un mélange anglais/whatever; les marchandises en over sont placées au millieu des allées et cotoient les poubelles pleines de légumineuses; ce qu’on entend le plus souvent c’est excusez/sorry, alors que les client qui on l’air de vivre dans le mile-end se frottent involontairement les surfaces.
Je retourne chez moi, sur internet, les images ont envahi les annales du front d’action stupide. Qui a montré à tout le monde en même temps le bouton en haut à droite dans l’éditeur visuel?

Cette fois c’est confirmé, Adolf Hitler était mono-testiculaire. C’est ce que reporte le journal anglais The sun. Le leader nazi aurait perdu un testicule pendant la Bataille de la Somme de 1916, selon un document retranscrivant une conversation datant de 23 ans auparavant entre un médecin allemand, Johan Jambor, et son prêtre Franciszek Paawlar. http://expresse.excite.fr/news/2766/-Hitler-etait-monotesticulaire-

Joseph, 21/11/2008 [Non classé]


Pour ceux qui l’ignorent, FAS-rencontres en vrai, c’est les personals de Craiglist. En cherchant l’âme-soeur essayant FAS-rencontres,  j’ai trouvé cette jeune dame qui capture presque parfaitement et à son insu, l’esprit du cool is class war.
***
W seeks M: a recovering hipster/indie kid – 22 (trendy capital
Yes, it’s true. 
No I am not recovering from a drug addiction, alcoholism, or being a shopaholic. I am recovering from years of hispter-ism. 
///
I realized this a couple weeks ago…looking around my trendy Plateau neighbourhood, that I did not want to be defined by my skinny jeans and extensive American Apparel collection. 
I am sick of trying to give a shit about the new trendy, electro-synth-80’s inspired bands. I no longer want to think about buying those Matthew-Good style black rimmed glasses. I do not want to fit in at Urban Outfitters, or any other trendy bars/clubs. 
///
But my addiction to you, oh hipster world, is strong. 
///\\\\\\\
I love the way my skinny jeans rub my legs, and how I have spent hundreds of dollars buying over-priced American Apparel t shirts and sweaters. Oh hipster indie scene, you empty my bank account in a way that soothes my constant hangover. Pabst Blue Ribbon, you have been my close friend…and I feel so cool drinking you it’s like a gift from our proverbial God, which I assume to be that giant cross JUSTICE has. 
BUT ALAS 
/////
I cannot do you anymore. I have a problem, or I haz a problem. Oh LOLCATS…at least my addiction to you is pure and simple. 
I don’t want to pretend to be vegan. I don’t want to have a trendy haircut or listen to the new raaadddd bands. 
////\\\\\
So there. 
Hispter indie kids need not apply. I do not want to sit in your apartment and talk about how cool ____________ band is, and drink cheap disgusting Papsmear blue ribbon. 
But I DO………..damn you indie hipster scene…..DAMN…YOU
Poufiasse, 20/11/2008 [Art is Evil]

Je ne me rappelle où j’ai trouvé cette merveille.

Poufiasse, 20/11/2008 [Art is Evil, FAS - Rencontres]

Je ne me rappelle plus où j’ai trouvé ce bijou.

Rhaa, 17/11/2008 [Art is Evil]

Je voulais vous servir, faisant un mister jack de moi-même, une bouillie post-moderniste sur la synchronicité jungienne versus le synchronisme vulgaire, leur rapport à mes activités matinales et le travail de cette artiste mais… meh…  beh.

Pas besoin de vous sucrer la pilule.

Tchèque man: on dirait qu’à fait des pipes mais c’t'un instrument de musique !

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=gtqEPnqSvLs[/youtube]

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Hw_whFIsnw8[/youtube]

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=lVVpAR9_Tgc[/youtube]

http://www.wojciechkosma.com/

j’ai définitivement trop de temps à perdre.

mjack, 16/11/2008 [Art is Evil]

Le concept d’intertextualité nous aide à faire des liens entre différents textes partageant les mêmes motifs, thèmes ou préoccupations. Quand la réflexion qui soutient ce concept quitte l’univers de l’écrit, pour venir faire de la contrebande à la frontière entre le monde réel et le monde des idées, les correspondances, cooccurences et synchronismes fusent. L’art nait, et avec lui le germe de la schizophrénie.
contrebande entre le monde réel et le monde des idées

Zepoulpe, 14/11/2008 [Non classé]

-Donc Monsieur, vous avez bien compris les particularités relatives au 9-1-1 de la téléphonie IP ?

-Oui, je dois attendre cinq jours ouvrables avant d’appeler le 9-1-1.

-Parfait. Les frais de branchement sont de soixante dollars. Voulez-vous profiter de la visite d’un technicien, c’est gratuit.

-Madame, pour soixante dollars, je vais prendre la visite gratuite du technicien.

***

Je m’ennuie déjà de cooptel.

Mysterious, 08/11/2008 [In Stupidatis Veritas, Vol de contenus]

PA-01300, en notre Tibet québécois (03 mai 2008)

La PA-01300 = du harcèlement illégal. (Gatineau, 3 mai 2008)

Selon ma tâche habituelle de Prof retraité de littérature du Québec à l’Université d’Ottawa, j’ai publié en 2004 un livre, «Nelligan&Françoise», que la Censure d’ici a mis pratiquement à l’Index québécois, et qui révélait le Secret entourant le Prince des Poètes de Montréal, Émile Nelligan, que Mgr Bruchési de Montréal a fait interner à l’asile en 1899 et pendant 42 ans.
Le harcèlement de la Censure est encore constant aujourd’hui, malgré l’illégalité de la manœuvre depuis 2004 aussi, et c’est un ‘abus de pouvoir’, dénoncé dans le mallel du 4 avril dernier. Et malgré les promesses publiques du Cardinal Ouellet, faites le 21 novembre 2007. Mais les apparatchicks staliniens de la Censure s’en sacrent. Des appels muets+menaçants, j’en ai reçu 25 en 4 ans. C’est qu’on vit encore dans un Tibet québécois.
En passe de déménager, donc de vendre ma maison et d’en acheter un autre, dimanche dernier la pancarte de «Visite Libre» chez moi, posée au coin de la rue St-Louis, a été volée, et d’autre part, la Promesse d’Achat PA-01300 a été déposée contre mon offre sur une autre maison, par ce qu’on appelle un 72 heures, en langue de courtage. Et le délai finit à 11h50 avant ce midi-ci.
Mais 2 appels muets et menaçants, au téléphone, m’ont été faits, avant-hier et hier, qui mettent drôlement la puce à l’oreille :
Groupe Somitel, 1-418-694-9062, le 1 mai, à 19h46;
Groupe Somitel, 1-418-694-9062, le 2 mai, à 19h35.
Par ces appels on veut intimider-harceler? Et par le précis -418-, on veut que je sache la source+raison exacte des appels, soit Québec, où loge le bureau de la Censure anti-Nelligan ? Et par 2 fois on met ça sous nos yeux, pour que je sache bien aussi que la raison de la manoeuvre du 72 heures est pas locale ? Comme les nouveaux acheteurs qui viendraient aussi de Québec?
Cette mention explicite du -418- de Québec est une vraie gaffe, qui pointe leurs auteurs, merci, et que l’ancien Grand Censeur du Poète, Paul Wyczynski, biographe ‘officiel’ de Nelligan, décédé le 2 mars dernier, aurait jamais faite. Ses successeurs malhabiles ont pas son génie, et ça paraît.
Il faut ajouter que l’agent immobilier de Ré-Max, qui sert malgré lui d’intermédiaire, a toujours agi correctement en cette affaire. De même que les proprios de la maison en cause, à qui on a dû faire un rapport calomniateur contre moi, comme d’habitude les sbires de la Censure font
Or, la Censure en Littérature a pus sa place au Québec, selon notre Concile du Vatican-2 (1965), qui est aussi celui de ces messieurs. Et on est pas en Russie, par ici.
Je ne signerai donc pas la ‘décision’ attendue d’ordinaire à la fin d’un 72.
Je prends plutôt le parti de signaler publiquement le harcèlement psycho-logique qui accompagne cette affaire, la rend aussi illégale et invalide au Québec.
Signé à Gatineau, en ce 3 mai 2008, à 11h45 a.m.
Pierre H. Lemieux
(suite…)

je n’ai pas actionné la chasse d’eau depuis plusieurs jours. ça sent encore très bon. il y a comme une vapeur humaine, dans l’air. c’était l’Halloween et j’ai mis une citrouille dans ma salle de bain, elle me regardait avec l’air de dire que j’étais étrange, mais elle ne me trouvait pas étrange du tout, elle ne me trouvait rien d’étrange. oui je dis elle me regardait et non pas me regarde parce que c’est le soir des vidanges, elle est actuellement dans un sac vert, sur le bord du trottoir, elle se colle la peau de citrouille contre la peau de citrouille de son frère citrouille, né du couteau de coco acto, au même moment, la nuit de l’avant- avant veille. il y avait un film d’horreur à la télévision quand ils sont nés. ils ont froid dans le sac, ils attendent le petit matin, d’être ramassé par la charrue électrique. ils ne comprennent pas pourquoi la vie, la mort. ils ont un air horrifié, sans raison aucune, ils sont nés avec cette exclamation d’horreur au visage, la joue creusée, le nez crochu, la nature n’a pas été clémente avec eux. ils ne comprennent même pas ce que c’est que la beauté. la laideur, ils ne savent même pas qu’elle est laide. l’odeur de ma salle de bain, elle ne savait même pas que ça sentait bon l’humain, alors que ça aurait pu être pire, vu que je n’ai pas actionné la chasse d’eau depuis plusieurs jours. elle n’aurait pas fait la différence, elle aurait juste pensé que ça sent quelque chose, c’est déjà quelque chose, en soit.

Zepoulpe, 02/11/2008 [Cool is Class War]

L’autre jour, j’ai commencé à prendre des antibiotiques pour une infection hypothétique. La docteure – une jeune femme de même pas 30 ans assez cute mais sexuellement drabbe – m’a dit que mes douleurs étaient probablement causées par une infection, mais qu’il n’y avait aucun moyen de le savoir. Pour traiter le problème, on allait utiliser une technique chère aux théologiens scolastiques du XIIIe : prouver l’existence de quelque chose par l’impossibilité de sa non-existence.

- Si les antibiotiques marchent, c’est que vous souffrez bien de ça.

J’avais comme l’impression d’être entre les mains d’un aveugle qui cherche son deuxième bas noir dans son panier à linge sale pendant une panne d’électricité. Mais bon, qui suis-je devant la science moderne?

J’allais quitter le bureau quand la doctoresse – celle à qui il va bien falloir que je montre ma gueraine un jour puisque elle est mon médecin de famille – s’est retournée le visage vers moi et m’a dit :

- Ah oui, une dernière chose : pas du tout d’alcool durant le traitement.

- « Pas du tout » dans quel sens?

- Est-ce qu’il y a vraiment plusieurs sens?

- Bien sûr ! Il y a « pas du tout » dans le sens de ça nuit vraiment au traitement, mais tout le monde est libre de faire ce qu’il veut à cause de la constitution; il y a aussi « pas du tout » dans le sens de ta maman te fait dire que c’est mieux pas; et il y a aussi « si tu prends une goutte, tu meurs par desquamation. »

- Ça serait plus proche du 3e.

- Shit.

Le problème, c’est que l’Halloween approche et que c’est de loin la période de l’année où les partys sont les plus cool (et nombreux). À Noël ou au Jour de l’an, les gens sont souvent dans leurs familles ou partis à l’étranger. Par contre, fin octobre, les étudiants sont en mi-session, les travailleurs sont gris-vert et le temps n’est pas idéal pour un tour de la Gaspésie sur le pouce. En plus, la fête des morts était l’unique prétexte dont les filles avaient besoin pour assumer pleinement leur déguisement de tiret-pute : pirate tiret pute, vampire tiret pute, princesse tiret pute, docteur tiret pute, etc. Ça donne droit à un spectacle inspirant de chair et de sang.

Well, que je me dis. Je fumerai des joints ou je boirai des red-bulls pour le frisson.

Le party en question est Le party du boucher™ et se déroule chez A* (qui a déjà fait l’objet d’une mini-biographie dans ses pages. Voir ici). Normalement, c’est relax, il y a environ entre 300 et 400 personnes et la police n’ose plus intervenir par peur d’un putsch. C’est sur 3 appartes, séparés selon le type de drogue prise par la majorité : pot (en bas), speed et extasy (au milieu) et quelque chose d’autre de très bizarre (en haut). Évidemment, le milieu est le plus dansant et l’apparte du bas, celui où il se dit le plus de choses du genre « heille dude, est-ce que t’a vu l’autel en l’honneur du décès de Ricky Martin? »

Bon, donc on arrive vers 23h. Il n’y presque personne – même pas 150 – et la musique arrache vaguement la tapisserie. Je n’ai pas bu du tout pendant le souper qu’on a eu chez des amis. Par contre, eux se sont savamment et avec un très beau sens du devoir pinté dans ma face au vin rouge/gin tonic. Je suis un peu edgy à cause des 6 ou 7 red-bulls que je me suis claqués (il m’en reste 4 autres) et mon déguisement de cow-boy/redneck/zombie ne parvient pas à masquer mon irritabilité.

En plus, contrairement à d’habitude, on dirait que j’agis comme un super-magnet pour toutes ses âmes esseulées : tout le monde vient me voir, on veut me parler, me toucher, m’embrasser (malgré mon maquillage qui coule); les inconnus demandent à d’autres inconnus qui je suis, on semble me connaître par réputation (!), on veut comprendre tout cette énergie bouillante que je dégage (j’ai beau dire que c’est le red-bull, mais on veut en savoir plus). Bref, on fait la queue pour me proposer du feu.

En plus, tout le monde me propose du scotch de 45 ans, du vin de glace de Sibérie, de la vodka de bison au nom imprononçable, un verre de Château Margaux 1961 « un vin bâti pour l’éternité »; de la coke qui vient directement du pusher des stars, de l’extasy pure, du haschisch libanais, de l’opium afghan, des speeds qui te donnent le goût de toutte, des cigares Diplomatico # 5, du mush des Îles-de-la-Madeleine…

J’ai comme les dents serrées et je me contente de branler la tête sur le rythme de « La poupée qui fait non ». Les filles sont de plus en plus saoules et me confient leurs derniers coups de cœur et leurs derniers coups de bite. J’ai désormais les dents full serrées et je hoche la tête sur le rythme de « Si j’avais un marteau ». J’ai presque fini mon dernier red-bull et il n’est même pas 1h. Les gens dansent en faisant des gestes obscènes, rien de bien nouveau quand t’as pas bu du tout.

Soudain, mon regard croise les yeux d’une fille déguisée en infirmière tiret pute. Elle a des porte-jarretelles apparents, des seins partout devant elle et un sourire de Mona Lisa tiret pute. En regardant mieux, je me dis que cette nurse en manque me dit quelque chose. Mais il y a tellement de monde que je pense reconnaître que ça veut rien dire. Déjà j’ai vu le gars de la quincaillerie qui m’a dit s’appelé Le-gars-de-la-quincaillerie (sic), la serveuse du Billy Kun, le criss de cycliste frisé blond à pédales à clip, le chien de ma voisine et le cassier heureux d’être content de chez Canadian Tailleur… Mais en regardant bien, mon cœur s’arrête entre deux battements, juste le temps pour lui de dire « what the f ?!? » : ben oui, c’est ma docteure !! Elle est plus bourrée que Bourriquet (tiret pute) et compte tenu de sa coordination, je ne lui demanderais pas de m’enlever une écharde ou de procéder à ma vasectomie.

Je m’approche d’elle et j’enlève mon masque. 2 minutes 30 plus tard, elle me reconnait et me dit en lettres attachées :

- Monsieur R* ! Est-ce que vous avez respecté la consigne?

- Oui, je suis au red-bull (geste du doigt).

- Vous ne devriez pas, c’est bien pire que l’alcool avec vos antibiotiques.

- Oups.

- C’est correct. Juste à pas le dire à votre docteure…

- Bouche cousue.

Je suis rentré chez moi les dents serrées par la caféine en comptant les étoiles du ciel… deux fois.