mai 2009
al_hakim, 29/05/2009 [FAS - Rencontres, Top 5]

Je ne sais pas pourquoi je décide, là, de faire mon top 5. Honnêtement, c’est sans doute la catégorie du FAS que je déteste le plus. J’y vois davantage un prétexte pour faire un étalage public de ce qui aurait tout intérêt à rester inconnu. Enfin, c’est comme ça, peut-être que c’est mon épiphanie, la chance de sauver mon âme en confessant mes crimes les plus graves. Alors, voici ma confession à la manière d’Augustin d’Hippone : top 5 des fois où j’ai refusé la grâce.

5. J’entrais dans ma seizième année d’existence lorsque Tu m’envoyas pour la première fois un signe. Je ne reconnus pas immédiatement Ton oeuvre, mais le charme s’immisça subrepticement dans mon âme jusqu’à ce qu’elle l’illumine entièrement. Vint un moment où mon être ne pouvait vibrer au diapason de Ta Création qu’en contemplant la grâce de Ta créature. J’allai être enfin sauvé et promis aux félicités éternelles de Ton royaume un soir de printemps. C’est à ce moment qu’elle pris mon être minuscule à bras-le-corps sous une couverture au pied du buisson ardant. Hélas, mon corps reste sourd à Ton appel et au lieu de traduire l’état de mon âme comme au jour de la Pentecôte, il ne répondit que par d’incontrôlables frisons et un haut-le-coeur fort mal placé.

4. O Toi! par qui tout ce qui est devient véritablement beau et bon. Comment ai-je pu te tourner le dos aussi souvent, est-ce par orgueil de me savoir choisi? J’implore ton Pardon en repensant à ces événements. Si je m’étais rappelé que Ton Verbe est divin, peut-être aurais-je pu déchiffrer les signes que tu m’envoyais. Comment n’ai-je pas reconnu Ton appel dans l’irrésistible zézaiement de cette belle inconnue, échoué un peu par hasard chez moi? Nous étions seuls, et seules nos guitares nous séparaient. Hélas, le peu de distance que j’avais à franchir pour prendre ce que tu m’offrais dans ton infinie bonté se transforma dans mon âme en longue et terrifiante traversée du désert. Ce soir-là, les seules cordes que je fis vibrer furent celles de ma guitare qui pleurèrent mon inévitable chute.

3. Mon âme rougit de honte, car trop souvent j’ai été aveugle à Tes signes. Même s’il m’arriva au moins une fois de m’attacher à cette sirène qui fut ma planche de salut, bien vite je la délestai et me retrouva à nouveau à dériver dans le Monde. Pourtant, Tu me gardas tes faveurs, car en pleine apothéose du solstice d’été, tu mis sur ma route cette ancienne collègue de classe. Cette amazone, dont la vertu n’avait d’égal que ceux que Tu as placés à ta droite, Tu l’as mise son mon chemin alors que je m’apprêtai à rentrer chez moi après une affreuse soirée de vices. Hélas! L’accolade qu’elle me fit eu beau irradier tous les os de mon corps et les mots doux susurrés à mon oreille dissiper les brumes les plus épaisses, je restai interdit un instant, puis je tournai les talons pour rentrer hébété dans mon cachot humide.

2. Ton amour est infini, je puis en témoigner, car dans ton infinie bonté, Tu essayas de retourner mon âme en utilisant tous les artifices possibles et imaginables. De la belle inconnue à l’amie complaisante, Tu plaças ton salut dans tous les véhicules susceptibles de me toucher. Pour preuve, je me remémore cette amie qui me rejoignit dans cet ignoble débit de larmes alcooliques dont le nom rappelle le supplice de ce grand saint qui, ironiquement, a aussi donné son nom à la rue qui sépare Tes brebis des damnés. Nous bûmes, insouciants, des litres et des litres des paroles l’un de l’autre. Lorsque l’heure de partir arriva, elle se retourna, une étrange lueur dans les yeux pour me dire qu’elle saluait ma vertu, n’étant plus très sûre de la sienne. Je restai interdit, puis je lui fis remarquer que son autobus arrivait…

1. Qu’il est difficile de faire appel à ton infinie miséricorde alors que j’ai de si lourdes fautes à confesser! Peut-être me pardonneras-Tu mes précédentes fautes, mais celle-ci, je le craints, risque de me conduire directement dans les tourments de l’Enfer. Je m’étais égaré depuis déjà plusieurs semaines en Europe lorsque tu mis Ta créature la plus exquise de Ta Création sur ma route dépourvue d’horizon. Cet ange (car elle n’avait strictement rien d’humain cette créature) vint me trouver pour me porter la lumière directement dans les bas-fonds d’un squat de G’nève. Et ce, même après que le défilé de damnés ayant fait acte d’apostasie, René Binamé, eu fini de sévir devant nombre de Tes brebis égarées. Elle vint d’abord me demander, une jolie cigarette qu’elle avait roulée à la main, si j’avais du feu. Comme je n’en avais pas, elle rebroussa chemin une première fois. Elle revint ensuite à la charge, sans prétexter quoique ce soit sinon, par-devers elle, le salut de mon âme. Elle me dit alors dans la langue des anges, c’est-à-dire avec un léger, mais ô! combien suave accent teuton, qu’elle trouvait aussi le mien charmant. Il fait nul doute que c’était là l’ultime signe de Ta part, car mon état de clochardisation étant déjà fort avancé à cet instant, il s’agissait là du seul compliment possible. Encore une fois, je m’en confesse humblement devant toi, je fus transi par tant de beauté et elle me laissa aphasique. Lorsqu’elle partit, dépité, je compris que Tu m’avais rayé de Ton plan.

*Mention honorable à la fille de la Nuit de la Philo, charmante et spirituelle, qui s’occupait « de mon dossier » et à qui je n’ai même pas tenté de faire de l’oeil.

Bébé Astronaute, 24/05/2009 [Activités culturelles cool, Cool is Class War]

Un monsieur en complet noir, avec des lunettes cerclées de métal et une moustache comme celle de Steiner dans Corto Maltese, s’approche de notre table et nous demande si nous prenons Visa. J’ai la profonde certitude qu’il appartient au très sélect Club de Richmond.

Notre plus fervent admirateur nous avoue être passé à deux doigts de la folie après qu’un soir de brosse, il ait échappé la collection complète des fascicules du FAS dans le bain. Heureusement pour lui, nous étions là pour l’aider à remettre sa santé mentale sur les rails en lui procurant derechef les trois premiers tomes de nos Annales.

Un jeune éphèbe s’arrête longuement devant notre stand, absorbé dans sa lecture du fascicule spécial « hé hé hé ». Mysterious et moi décelons dans son oeil brillant la lueur caractéristique d’un futur sympathisant du FAS. Toujours prêt à corrompre la jeunesse, Mysterious saisit l’opportunité de lui offrir en prime le spécial « baleiner l’imbaleinable » le premier, m’évitant de justesse l’humiliation de passer pour une vieille croulante devant notre public cible. Julia Kristeva serait fière de moi.

Une mystérieuse pancarte à l’entrée des toilettes nous avise de « laisser nos sacs à la cuisine ». Assise sur la cuvette, je m’interroge en vain sur la nature des trésors que recèlent les toilettes de l’église et dont je pourrais m’emparer et dissimuler avidement dans mon sac.

Je jubile ! J*D* achète un cahier fait par E* avec une de mes sérigraphies. Je lui avoue combien j’ai été fascinée de retrouver les ateliers où je travaille dans son Journal, et combien j’étais passée près de me croire en train de vivre dans son univers de fiction. C* semble surpris que j’aie deviné qu’il était l’homme à la tête d’ours.

E* rencontre son sosie, qui ne se rend compte de rien.

Mjack est obnubilé par ce qui me semble être un petit animal non apprivoisé et non domestiqué. À mon avis, il a décidément fait le bon choix de s’inscrire à la maîtrise.

Le gars des annonces de téléphone achète à Mjack « Souvenir du Continent », une superbe sérigraphie dépeignant les drapés d’un sac de plastique.

Les serveuses du Madrid avouent à J* qu’elles « font toutte », ce qui stimule son imagination débordante. De mon côté, je me demande si les filles qui parlent de magasinage dans les toilettes font partie de « l’expérience Madrid ».

Dévoué pour la cause – pas de temps mort ni de repos

Réveil à six heures du mat. Rendez-vous à huit heures à la place E*G*. J’y arrive, traînant avec moi la fameuse valise du FAS débordante de livres et de fanzines. M’y attendaient Mjack, Bébé Astronaute et plusieurs exposants du RVPP. Vroum. Départ pour Québec dans un véhicule dirigé d’une main de maître par Mjack. Nous nous retrouvons, par une belle journée de printemps, dans le sous-sol humide de l’église où, cette année encore, a lieu le RVPP. Joseph, Coco Acto et Nicoloutre nous y rejoignent bientôt. Notre propagande est sauvage – notre victoire ne fait pas de doute. Plusieurs personnes, n’ayant souvent jamais entendu parler du FAS, achètent nos livres et nos fanzines.

Salutations aux frères qui tomberont au combat

Salutations, d’abord, à ce lecteur fidèle du FAS qui, par une nuit d’ivresse (peut-être pris d’un accès de moralité) a jeté sa collection de fanzines dans son bain. L’intégrale des fascicules du FAS a failli y passer, mais fut miraculeusement rescapée, le lendemain, à grands coups de séchoir. Notre lecteur, pris de regrets, a, cette année, pu acquérir les trois tomes des Annales du FAS. Nous l’invitons maintenant à se joindre à notre lutte pour un quotidien délirant. Il est comme Noé rescapé du déluge ; nous représentons les espèces emportées avec lui sur son arche. Saura-t-il nous mener jusqu’au Continent de plastique ?

Salutions, aussi, aux plusieurs personnes qui ont manifesté le désir d’écrire sur nos Annales. Notre site est un gouffre sans fond. Il faut savoir s’accrocher aux aspérités de ses parois (les catégories dans lesquelles nos textes sont classés, leurs thèmes récurrents, etc.) pour éviter d’y sombrer. Y plonger est risqué, mais nous savons, qu’à terme, nous vaincrons. Parcourez nos archives. Commentez les textes. Fondez une cellule du FAS. Passez à l’action dans le réel ou dans la fiction.

Les gars, lâchez pas vos études

J’ai lu dans un fanzine : « C’est ton deuxième post-doc ? Je vénère ton pénis ! Ton sperme est un nectar [dessin d’une jolie fille qui boit dans une tasse, un sourire espiègle aux lèvres]. J’aime aussi ton style vestimentaire. Défonce-moi. Yeah !!! » Ça s’appelle Séduction académique et c’est fait par des filles en art.

Vivre dans la fiction

Je sais, je sais, je suis, mais où suis-je ? Au RVPP, j’ai cru habiter les pages du Journal (fait de textes, d’images et de collages) de JD*, que j’ai lu ce printemps. Elle était assise, en chair et en os (je ne l’avais jamais vue que dessinée), à quelques mètres de nous, où elle vendait des livres et des objets d’art. Avec elle, il y avait BC*, que JD* dessine avec une tête de chat dans son Journal. Chaque fois que je le voyais, une tête féline en noir et blanc venait se superposer sur sa tête bien ronde et rose. Comme Bébé Astronaute le suggérait, il y a peu, peut-être vivons-nous, en réalité, dans les univers fictionnels de JD* ?

Un château fort espagnol gardé par des monstres préhistoriques

Retour tardif. Fourgonnette pleine d’exposants, dont le fameux J*, auteur du classique The Orgies of Abitibi. Humour. Tension. Odeurs. Autoroute 20. Arrêt au Madrid où nous découvrons, cachée derrière les murailles d’une forteresse, une turbine secrète qui transforme les excréments des dinosaures en engrais. Saurons-nous l’employer pour rendre fertiles les terres de polypropylène du Continent de plastique ? Plus loin, nous nous égarons dans le domaine privé du Club de St-Paul, une branche déviante du Club de Richmond. Ses membres y vivent nus au milieu d’un troupeau de cerfs qui, l’hiver, les réchauffent de leur haleine. Du lichen leur pousse sur la peau. Ils sont comme statufiés et, lorsqu’ils bougent, leurs articulations grincent. Shiiiiiiiiiiit. Je m’égare. Bah. Bof. Arrivée tardive à Montréal. Je dépose la valise du FAS chez moi. Moment de doute : j’ai vraiment dépensé autant d’énergie pour un truc qui s’appelle le Front d’action stupide ? Quelque part, j’aime ça. Est-ce l’impression de combattre le mal par le mal ? Trop de questions pour rien. Je repars : show (quatre bands) dans un appart. Plein de sales rockers qui écrasent leurs mégots sur un plancher en bois franc. D’autres qui s’écroulent, ivres, sur des piles de sacs de poubelle. Quelques activistes du FAS en tenue civile. Une fille avec un joli nez. Je tente de convaincre Al Hakim de la séduire (sans succès). Un quotidien délirant. À quoi bon dormir? FAS vaincra !

La matinée est fraîche, et le sommeil est bon.

Bébé Astronaute, 24/05/2009 [Triviale poésie]

Devant chez moi, deux obèses défient les règles de la triviale poésie :

Côté Ouest de la rue
Accotés sur le hood
Deux obèses se tâtent
Les poignées d’amour
Parkés en parallèle
Bumper à bumper

Zepoulpe, 21/05/2009 [Bidons et autres contenants]

C’est vrai que j’ai dérangé quelques personnes. C’est aussi vrai que j’ai souvent dû donner des coups de boule, plus que je l’aurais voulu…

Et c’est vrai que les anciens Kommerads, j’ai dû les mater avec mes jointures. C’est vrai que les Irlandoches, j’ai dû les amincir avec mes paumes. C’est vrai que les Itale-riens, je leur ai solidement ramolli leur ardeur. C’est vrai que les Rusko-baves, j’ai dû leur faire comprendre qui est qui et quoi c’est quoi. C’est vrai que les Ukré-merdes, je les ai tempérés dans leur coin. C’est vrai que les Marseillouches, je les ai mis dans mes petits bas. C’est vrai que les Corée-trucs, j’ai dû en faire des confetti. C’est vrai que les Polonazes, je les ai réduis en poudre.

C’est vrai que les Hippies-poches, je leur ai transmis le goût du suicide. C’est vrai que les Punko-phages, je les ai niqués dans ce qu’ils avaient de plus précieux. C’est vrai que les Goth-ingras, je les ai ravallés au rang de sous-humains. C’est vrai que les Yuppissettes, je leur ai fait savoir que d’avoir des Air-miles ne faisait certainement pas d’eux des êtres humains. C’est vrai que les Anar-shit, j’ai dû leur dire que la société, c’était surtout devenu de la merde à cause d’eux.

Mais sinon, j’aime bien les gentils garçons…

Mysterious, 20/05/2009 [Activités culturelles cool, Mourir au Canada]

Le samedi 23 mai, de 11h à 18h, se tiendra la troisième édition du Rendez-Vous des Publications Parallèles (RVDPP) dans le (fameux) sous-sol de l’église St-Jean-Baptiste à Québec (470 rue St-Jean). Des activistes du FAS y seront, armés de leurs  AK-47 en foam authentique du Continent de plastique. Dans le sous-sol de cette église se cachent, sous des piles de fanzines cathos imbibés de bière, des petites bêtes non apprivoisables dont les pupilles ont la forme du Zepoulpe. La rumeur veut aussi qu’Henri H., le fondateur du célèbre Club de Richmond, y vive reclus, enfermé dans un confessionnal. Mon âme (cette salope) y ère aussi, parfois. Je l’ai perdu, un soir d’ivresse, en récitant de la triviale poésie la tête plongée dans un bénitier.

Maman, dis-moi, pourquoi dois-je y retourner? FAS vaincra!

Robodrigue, 20/05/2009 [Entomologicae Bestiare]

[...]Bien que cesses Bananoise soiete peu lourde et bon caressé, elles urent couillasses[...]

- Jean Le Hardi, botaniste explorant l’Afrique au 12ième siècle

on comprendraient que notre « Terre d’Émeraude » est le lieu où les esprits ou âmes s’incarnent pour tenter d’acquérir le plus de maturité possible, leurs permettant ainsi d’avoir la possibilité d’opter pour une région plus édénique avec leur famille, lors d’une prochaine incarnation.

Ce qui signifie que, selon le bilan de vie d’un(e) esprit ou âme lors d’un passage incarné(e) ici-bas, le choix de la région et des conditions dans lesquelles on aura à se réincarner peut être plus ou moins varié, justement en fonction de cette évaluation. Alors, les esprits ou âmes qui se sont mérités(es) de subir les affres infernales de lieux comme les régions visées par cette Association Québécoise des Organismes de Coopération Internationale ou A. Q. O. C. I., ce sont des esprits ou âmes qui ont agi pour se mériter de tels passages incarnés(es) infernaux pour expier les fautes commises antérieurement.

Donc, dans ces lieux d’enfer, on retrouvent des esprits ou âmes qui ne peuvent se réincarner avec les membres de leur famille, parce qu’ils / elles ont commis(es) de Graves Erreurs dans l’utilisation de leur « Libre-Arbitre », lors d’un ou de plusieurs passage(s) incarné(e) antérieur(s). Comme nous nous incarnons ICI-BAS pour acquérir de la Maturité dans le « libre-choix » d’actions, de pensées ou d’omissions de passer à l’action alors, les gens qui ont à subir ces désagréments doivent vivre de telles « punitions », avant d’espérer pouvoir retrouver les leurs, dans des lieux plus édéniques.

D’ailleurs, c’est une des raisons pour laquelle ces régions infernales ont peu d’ordre dans leur tentatives de se sortir de la misère car, ce sont des esprits ou âmes qui, pour la plupart, n’ont aucun lien filial donc, aucun passé commun qui permettrait de mettre sur pieds une Organisation quelconque de leur activités, pour espérer Évoluer dans leurs conditions vitales…

Alors, si on comprenaient cette Vérité Rédemptrice des esprits ou âmes vivants de telles conditions misérables, on comprendraient que c’est involutif de la part de Pays bien Structurés comme les Nôtres, de chercher à allouer des montants d’argent toujours plus importants, d’une année à l’autre, quand il est assuré que ÇA ne sert qu’à retarder l’Épreuve d’Expiation que ces bougres ont à transcender pour pouvoir retrouver la possibilité de s’incarner dans un lieu édenique avec les autres membres de leur filiation.

Les explications précédentes doivent être comprises pour que Nous puissions cesser de gaspiller notre argent dans ces gouffres sans fond alors, qu’il y a tant à faire Chez-Nous pour sortir une bonne partie de notre population de la misère dans la quelle elle est « engluée ». Souvenons-Nous toujours que: « Charité bien ordonnée, doit toujours commencer par SOI-MÊME ! »

Merci de votre Attention & c’est si simple pourtant…!

Votre Ami, SAGE, lui,
MAURICE MONETTE
Biologiste #939
Spécialité Écologie
Grande Rivière

(En réponse à l’invitation de l’AQOCI à faire pression sur Ottawa pour l’augmentation de l’aide au développement, et publié sur le site internet du Devoir).

Amygdale, 16/05/2009 [Triviale poésie]

:)
Biom biom biom biom biom
(Frout-frout)
Biom biom biom biom biom
(Frout-frout)

:(
Cui-da dui-ka da-cui
….. ||| …. \\\ …….
Pouit pouet poulet
(Frout-frout) : da?

;)
ama em te elav
mus ogre otigoc
irev muligis xelpmis
Frout-frout?
lol

SPIRIT DUPLICATA, 16/05/2009 [Citations et aphorismes]

« En effet la vie humaine dépensée consiste à exclure chaque partie ignoble, abjecte, ordurière, mais à exclure non pour rejeter dans l’inexistence: l’exclusion crée au contraire la valeur positive grâce à laquelle il devient possible de disposer de violente réaction affectives. Dans la vie sexuelle, les éléments abjects même niés, jouent le rôle déterminant d’agents de l’attraction  érotique, et à partir de cet exemple, il est possible d’apercevoir que la valeur de tels éléments repose sur la possibilité, toujours latente, de transformer la répulsion en attraction. Il en est de même de la guerre dont la valeur  attractive ( indéniable dans une certaine limite) est liée à la mort et aux cadavres. En fait, il n’existe pas d’activité susceptible de soulever violemment les hommes à la base de laquelle l’action des éléments ignobles ne joue pas un rôle déterminant. Mais il est difficile de déceler cette action parce qu’elle doit être niée pour être efficiente. En effet, dans la plupart des cas, la rtansformation de répulsion en attraction se produit seulement lorsque la charge affective liée primitivement à l’élément abject a pu être déplacé et lié à un élément voisin. Ainsi, dans l’activité érotique, la charge se dséplace des organes sexuels d’une femme à ses différents charmes (physiques ou moraux); dans la guerre, des cadavres et du sang à l’attirail militaire glorieux. »

Samedi après-midi, c’est le Salon du livre anarchiste de Montréal et, en soirée, c’est le lancement de l’anthologie de la Conspiration dépressionniste, coéditée par LUX et Moult. Cet ouvrage contient des illustrations et des textes d’activistes du FAS (ces parasites). Comme quoi toute est dans toute. Apportez votre breuvage et votre tenue de fête. Mysterious y sera (sans doute déguisé en «hipster»).

flyer-16mai-2009

Amygdale, 14/05/2009 [Triviale poésie]

Je me demande quoi faire, ou ne
Pas faire; me trouver une pitoune
Qui me cuisinerait de la sloune?
L’appeler « chouchoune », ma poupoune
Embaumant la guidoune
Dans son Barbourjacke en doudoune?

Mais elle serait un peu nounoune
Et une fois devenue toutoune
Elle me ferait la baboune
Dans ses gougounes.

Alors, je lui chanterais la toune :
«Es-tu tombée su’a noune ?»
Je partirais sur une balloune
Au volant d’une vieille minoune

Transhumant comme un Pachtoune
Moi qui n’est pas une moumoune
J’irais me faire griller les foufounes
Aussi loin que je peux, tiens: à Oune