août 2009
Touche-toi, 31/08/2009 [Bidons et autres contenants]

Cette semaine, j’ai décidé de tout voir sous l’angle du défi….

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Amygdale, 29/08/2009 [Bidons et autres contenants]

Des scientifiques se sont rendus aux confins des océans pour visiter le continent de plastique.  L’Atlantide serait-il un polymère?

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8225125.stm

(crédits : Sire D’Oneilles)

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Poufiasse, 27/08/2009 [Bidons et autres contenants]

… pour ne pas avoir élu un gouvernement conservateur majoritaire : Jacques Demers, sénateur.

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Cat’s back on the track, but I let him out of the shack, and now meow it doesnt want to come back… Im having a heart attack… When I get him ill tear his little body apart…

Ça, c’est l’intégrale du courriel le plus étrange qui ne m’ait jamais été envoyé. Je pense que c’est une version féline de Back in Black. Mention spéciale à Lou pour le courriel des côtes cassées, qui vient en deuxième. Damned, trois de plusse et ça fait un top 5.

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Mysterious, 13/08/2009 [In Stupidatis Veritas]

Si j’ai pas dormi, je peux-tu dîner pareil ?

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Poule de luxe, 12/08/2009 [Triviale poésie]

Contexte

Comment faire valser la langue jusqu’à ce qu’elle ait le tournis et qu’elle nous remercie nous vomissant au visage ? Voici quelques indices.

Une figure de style se répand au Québec comme la gangrène autour d’un membre gangrené. Elle consiste à s’amuser avec les mots en substantivant des verbes et en les accolant à des compléments du nom insolites. Dans ce style, un chanteur québécois nous avait déjà proposé un chic barbouilleur de parchemin. On a trouvé ça charmant, sans savoir que le trépas stylistique approchait.

Vous penserez subitement à ce conteur québécois, F* P*, qui est tombé dans ce MSG poétique quand il était petit.  Il titille notre imaginaire et nous fait voyager dans des contrées lointaines à l’aide d’expressions telles que parcourreur d’extraordinaire. Je croyais à un phénomène isolé jusqu’à tout récemment, alors que je fus interloquée par l’utilisation de cette même figure par un documentariste à qui je dois un grand respect.  Il m’a servi un sillonneur de paysage, dans une prononciation allongée et complaisante.  Si bien qu’hier, en me réveillant, une interjection me prit d’assaut ; « Parcelle de soleil ! » m’écriais-je. Ça y était : j’étais sous l’emprise des enfirouapeurs de merveilleux.

Il nous faut connaître cette figure de style de l’intérieur pour mieux la combattre. Voici pourquoi je vous propose ce jeu. Certains d’entre vous penseront peut-être: « c’est une renfrogneuse d’initiatives,  une enliseuse de liberté ! » À vous je réponds : « Vous n’êtes que des pas gameux de jeux d’enfant »

À vous de jouer

Instructions : Parmi la liste suivante, choisissez un verbe, transformez-le en substantif, et joignez-le à un complément du nom.

Ex : Lessiveur de poulardes

Verbes

Lessiver

Brandir

Tergiverser

Inonder

Éternuer

Raidir

Compléments du nom

De vinasse

De poignées de portes

D’individus prépubaires

De poulardes

De rimbambelles

De choux-fleurs pourris

De mondes cosmiques

De craque de boules

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Robodrigue, 11/08/2009 [Citations et aphorismes, Vol de contenus]

Je roule sur des corps que mon regard attise,

un champ de chair offerte à l’infini de l’oeil,

Et j’entends par millier des voix tendres qui disent

« La nuit commence ici, tu ne sera plus jamais seul »

- Gilles Vigneault

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Lou Scandale, 10/08/2009 [Le non-apprivoisable et le non-domesticable]
J’ai insulté des gens cool J’ai couché avec n’importe qui J’ai séduit à outrance et de façon extrêmement vulgaire des personnes respectables pour ensuite me défiler au dernier moment J’ai invité des inconnus en voyage ou ailleurs J’ai montré mes parties génitales en guise de paiement J’ai menti sur Mes intentions Mes sentiments Je me suis ridiculisée en public Je me suis invitée chez des gens que je ne connaissais pas J’ai manipulé des hommes en jouant la victime J’ai hurlé des insanités Je me suis moquée et/ou ai humilié des plus faibles J’ai habité chez des inconnus plusieurs semaines sans leur demander qui ils étaient ni si j’avais le droit Je me suis présentée chez des gens avec l’unique intention de foutre la merde Je me suis déguisée en pute/sportif/nageur/pompier dans des endroits non prévus à cet effet J’ai uriné dans la fontaine de la rue Mouffetard à Paris des urinoirs la rue J’ai arrêté une voiture de police en me jetant sans le savoir sur leur camionnette J’ai inventé un concours de baise et ai volé des objets personnels appartenant auxdites conquêtes dans le seul but de m’en faire un trophée Je me suis mise nue dans la rue J’ai lancé des meubles sur des gens J’ai crié dans un bar que mes odeurs corporelles étaient désagréables J’ai perdu toutes mes affaires J’ai perdu mes amis J’ai proposé et/ou organisé des gang-bang J’ai touché les parties génitales d’un collègue J’ai fait démissionner des gens J’ai séduit une personne du même sexe J’ai sauté dans la fenêtre d’un ami pendant qu’il faisait l’amour J’ai empêché des individus de se rapprocher ou de s’aimer J’ai inventé et essayé des positions sexuelles parfaitement ridicules J’ai foutu la merde Je me suis fait mettre dehors Je me suis drogué J’ai couché avec des inconnus et de façon non protégée J’ai poussé des gens à mal agir J’ai couché avec des gens par intérêt ou pour me venger J’ai payé l’hôtel à un potentiel amant et l’ai abandonné en prétextant aller acheter des cigarettes J’ai dormi dans mon vomi J’ai chié dans la mer J’ai répété des secrets J’ai vomi en prenant ma douche J’ai fait du cheval sur la statue de la rue Saint-Denis à Montréal J’ai fait des promesses que je savais que je ne tiendrai jamais J’ai réveillé des gens en pleine nuit pour me plaindre ou les insulter Je me suis battue J’ai trompé mon partenaire avec sa sœur J’ai renversé l’intégralité d’une bouteille d’alcool dans un landau J’ai ramassé mes excréments pour les jeter sur des gens Je me suis fait passer pour quelqu’un d’autre J’ai changé de pays J’ai volé un extincteur pour faire de la neige dans la rue J’ai volé l’argent destiné à l’église J’ai arnaqué des commerces J’ai surestimé ma force J’ai pris ma douche avec 3 de mes colocataires pendant 4 heures J’ai fait honte à quelqu’un J’ai fait un road trip de 6 heures uniquement pour m’asseoir sur un coin de rue Je me suis fait licencier J’ai couché avec différentes personnes dans un même lieu et lors d’un même événement mais dans le dos de chacune d’elle J’ai trompé quelqu’un que j’aimais J’ai lancé des paris stupides et les ai relevé seul J’ai marché pieds nus dans du goudron dans le seul but de salir la salle de bain de quelqu’un que je n’aimais pas J’ai volé un tournesol chez le fleuriste du métro Mont-Royal J’ai brisé la fenêtre de mon colocataire pour rentrer chez moi J’ai mangé des croquettes pour chat Je me suis trompée de maison/chambre/partenaire J’ai eu des relations sexuelles devant des gens et dans des endroits publics
J’ai fait pleurer ma mère.
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Mysterious, 09/08/2009 [In Stupidatis Veritas]

Un nouveau fascicule du FAS, compilé par les soins généreux d’Amygdale et de Poufiasse, est en cours d’édition. Le débat fait actuellement rage parmi les plus influents des auteurs du FAS sur le titre à donner à ce déjà célèbre ouvrage. Je transmets à nos lecteurs certaines des suggestions déjà émises, les pires comme les meilleures. Notez que la plupart font référence à des choses que je ne comprends pas ou que j’ai préféré oublier. Comme le FAS (cette utopie collectiviste) ne parle que d’une seule voix, j’ai ici évité d’indiquer qui avait suggéré quoi. Il va de soi que d’autres suggestions pourraient s’ajouter. À quand un spécial suggestions?

Donc, le prochain fascicule du FAS pourrait être un :

Spécial asymptotiquement nul ;
Spécial combines invaginescentes ;
Spécial tyrannie newtonienne ;
Spécial Chinois blanc d’Amérique ;
Spécial j’crosse rienque ;
Spécial travail, famille, patrie ;
Spécial oeuvre de maturité ;
Spécial là où tout ce qui démoralise s’énergise ;
Spécial la planète de l’espace ;
Spécial philosophie de vie ;
Spécial philosophie personnelle ;
Spécial intéressant ;
Spécial intriguant ;
Spécial des pauvres ;
Spécial plus de Logo moins de Sophie ;
Spécial ben là, c’est ça ;
Spécial Charlotte sometimes ;
Spécial Le Bilan ;
Spécial asymptotiquement winner ;
Spécial sexe abordable (vendeur !) ;
Spécial Down avec le facteur humain ;
Spécial vous divaguez, les gars ! ;
Spécial franc et authentique (Cool is Class War !) ;
Spécial presque ;
Spécial chien gourou ;
Spécial saison morte ;
Spécial vague à l’âme ;
Spécial « Bob, c’est pas celui qui vient de nous tower? » ;
Spécial le facteur les connaît par coeur (équivoque) ;
Spécial flâner aux alentours du viaduc Van Horne ;
Spécial le monde entier se jacuzzise (dur à prononcer) ;
Spécial ironie du double exact (trop bon, à garder pour plus tard) ;
Spécial belle petite table pliante (vendeur ET winner) ;
Spécial parler des vraies affaires ;
Spécial on s’en câlisse du monde de Québec ;
Spécial inerme mais dangereux ;
Spécial douce infection ;
Spécial plus peut le moins ;
Spécial brunch ;
Spécial Heal the world ;
Spécial bassin méditerranéen ;
Spécial ni putes ni soumises ;
Spécial Babylone P.Q. ;
Spécial voir Montréal… et vomir ;
Spécial l’amour aux temps du VIH
Spécial chômage, célibat, cité (Vichy ça me fait peur) ;
Spécial critique de la raison fascienne ;
Spécial l’invisible, l’indicible et l’impensable ou encore «ni vu  ni connu» ;
Spécial l’idée était bonne… ;
Spécial héliocentrisme ou la révolution c’est les autres ;
Spécial l’amour au temps du cholestérol ;
Spécial l’invisible, l’indicible et l’invaginable (Le zine qu’on ne voit pas, dont on ne dit mot et dont le repli sur lui-même est impossible.)

Comme l’écrivait Poufiasse : « Ça fait déjà une pas pire trawlée, doit bien en avoir un pour vaincre. »
Le débat est ouvert.

FAS vaincra !

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Lou Scandale, 09/08/2009 [Cool is Class War]

- Oui bonjour, c’est pour un problème

- Dites-voir?

- Ben…jme demandais…vous croyez que à force de regarder des films porno on risque de rester coincé?

- Je ne vous comprends pas bien…qu’entendez-vous par ‘rester coincé’?

- J’entends par là que je n’arrive plus à savoir si je vois la vie du même bon oeil, et surtout, je me demande si finalement…je mérite les choses qui s’offrent à moi. Tenez par exemple. Je n’arrive plus à faire l’amour à ma femme. Non pas qu’elle ne me fasse plus d’effet, au contraire. C’est juste que je ne sais plus si je la mérite, et si justement procéder à un acte de chair avec elle ne serait pas un outrage impardonnable à sa personne. Parce que, voyez-vous je la respecte!

- Oui mais vous vous rendez bien compte que justement, la consommation dudit mariage fasse partie intégrante de la manoeuvre, surtout si par surcroît, vous ressentez encore un tant soit peu de ressenti! Vous rendez vous compte du nombre de gens qui vous envient mon cher…?

- Harold. Non non vous mélangez. Je vous parle d’un problème plus profond. Je veux dire…ma VISION a changé. Mon interprétation du monde a changé. Chaque chose que j’entreprends dans la vie réelle est, j’en ai l’impression, tout le temps en rapport avec le monde des trois iquses. Je voudrais que cela cesse, et je vous demande alors si je vais rester coincé là dedans, car je ne peux plus me souffrir une minute de plus. Ma tendre….ma belle Jocelyne hier m’a fait le plus beau des cadeaux qu’il soit et je n’ai été guère plus à la hauteur qu’un moins que rien.

- Qu’est ce qui s’est passé on vous prie?

- Nous avions terminé le souper, une si belle quiche. Et comme à l’accoutumé ma Jo se lève et s’absente le temps d’un lavage. Jusque là tout va bien, je me sens tout à fait sujet à la suite, me ressers un verre de Suze et prends position sur le sofa, face à la porte, en signe d’approbation. Elle sort endimanchée et s’execute. J’veux dire, y’en a rien à en redire justement. Vous voyez, c’est ma femme, c’est pas pour rien! Sauf que ça m’a repris encore, j’ai transposé. Je lui caressais les cheveux d’accompagnement, puis regardant son doux visage procéder, c’est apparu comme je vous vois à travers ce combiné :

SHE LIKES CUM ON HER WHORE FACE
MATURE BRUNETTE WANTS IT HARD IN HER TIGHT ASS

Qu’est ce que vous croyez ??? Je la respecte bien trop pour accepter ce genre de pensées. Je lui ai donc dit d’immédiatement arrêter parce qu’elle valait bien mieux que ça.

- Je comprends qu’elle n’ait pas compris.

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Zepoulpe, 04/08/2009 [Mourir au Canada, Vol de contenus]

L’environ était à première vue assez décevant. Quelques maisons revêtues de clabord beige, des jardinières ronflantes, des chalets agglutinés, des pins plantés trop près les uns des autres et qui, en poussant, avaient dû jouer du coude pour pogner de la lumière; côté grands singes, on apercevait des enfants (BEAUCOUP d’enfants) et des Ontariens qui croyaient sincèrement (nous allions l’apprendre plus tard) que les festivités de Canada Day ont une importance symbolique réelle dans le canadian-state-of-mind.

Pourtant, au loin, il y avait du potentiel : un lac formait un large bras qui entourait l’isthme sur lequel on avait construit le domaine. Ce lac était connecté à un autre lac par une petite rivière, puis à un autre lac, etc., et l’ensemble permettait d’anticiper une certaine forme de rêverie champêtre. N’eût été des crisses de mouches à chevreuil (pique-moi pis décalisse viarge!), on aurait presque pu parler d’un environnement charmant propice aux lamartinages.

C’est au moment où je m’avançais vers ce semi-éden (mais sans personne assez à l’aise avec sa nudité pour défier Dieu), conduisant la voiture de ma belle-mère, que j’eus souvenance d’un adage cité par un ami, fan de feu Trank Spiroberg :  « Quand c’est si beau si jeune, ça peut juste aller vers plus lette en vieillissant ».

Et en effet, un événement d’une grande laideur s’en allait survenir juste là-là.

Les bureaux de la réception étaient mal indiqués et nous dûmes nous stationner dans un endroit interdit aux civils et strictement réservé aux employés. Au feeling, il ne me semblait pas que le taux de criminalité soit très élevé à St-Émile (population : 126) et je me dis que le nombre de membres bedonnants et inefficaces de la SQ et le nombre de remorqueuses devaient être à l’avenant. Personnellement, j’allais rapidement découvrir que pas pentoute; collectivement, nous allions l’apprendre plus tard…

La jeune fille de la réception – une beauté lacustre de 21 ans avec des belles fesses et une attitude genre « c’est moi qui dit à Dieu de ramasser ses bas sales » – nous expliqua tout ce qu’il fallait savoir sur St-Émile-de-Suffolk (ça tenait sur le recto d’un feuillet noir et blanc) et nous informa sur les attractions du camp familial. Nous apprîmes ainsi que des dizaines de sports étaient physiquement à portée de main : kayak, pétanque, tennis, canot, badminton, volleyball, basketball, vélo, shuffleboard (!), natation, freese-bee, etc.

Elle en était à nous dire l’heure des repas (bordel, QUI soupe entre 17h30 et 18h30 à l’extérieur d’un centre hospitalier!??) quand nous vîmes passer le véhicule rouge dans lequel nous arrivâmes (et qui appartient toujours à ma belle-mère), rempli de tous nos bagages; le véhicule en question était curieusement monté sur une remorqueuse de fortune, genre de tracteur rouge-hémorroïde avec un treuil qui semblait s’en aller vers autre part dans un nuage de fumée bleue et nauséabonde.

N’écoutant que mon impolitesse, j’interrompis la fille lacustre et me précipitai dehors pour stopper la manœuvre. Mais trop tard ! Un gros con, parfaitement sûr de lui, s’en allait sans s’arrêter, même si je rattrapais son putain de tracteur en joggant ! Même en lui criant que mon insuline était dans la voiture, bien rangée en compagnie de mon défibrillateur, de ma seringue d’épinéphrine, de mes retro-viraux, de mes médicaments contre la pression, de mon ventolin, de ma pompe à dick et de mes boules chinoises, rien n’y fit et l’insensible continua son pout-pout de chemin.

Mothafucka…

Je revins vers la réception dans un état psychologique qui ressemble à celui dans lequel je me trouve quand je lis les commentaires donnés à ma vidéo sur FAS-rencontre.

La jeune fille lacustre, tentant probablement de dédramatiser la situation, projeta de nous rassurer en nous affirmant que « Bob est toujours comme ça avec les étrangers qui tentent de contourner les réglements… » Peu enclins à croire cette jeune plotte de campagne, et surtout peu enclins à rester dans nos suits de voyage (dans mon cas, un super one-piece en coton ouaté beige : conçu pour une femme sur le BS, mais assez fort pour un homme comme Zepoulpe !), nous nous informâmes du lieu pour trouver le Bob en question.

« Il reste pas loin, une couple de milles vers Namur, 6 ou 7 max. »

« Ok, mais comment on fait pour aller à Namur avec pas de char? »

« Hihohi! C’est vrai, on vient de vous le tower ! »

« C’est ça oui. »

« Le mieux, c’est de demander à Bob de vous emmener. »

« Bob, c’est pas celui qui vient de nous tower? »

« Ouain pis? »

« … »

« Il revient quand Bob qu’on y jase sérieux? »

« Dès qu’il aura démonté votre char. »

« Quand tu dis démonter, tu parles de le descendre par terre ou de le démonter pour vendre les pièces? »

« Euhhhh… »

« Laisse faire. »

… J’attendais moi-même la suite (que nous allions apprendre plus tard) …

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De la bouche d’un bonhomme qui visiblement, n’avait pas l’air d’un grand buveur d’eau:

-Heille!  Faut pas dire : je ne boirai jamais de ton eau!

Je me suis retenu de lui préciser la formulation exacte du proverbe ; je crois qu’il parlait carrément de la fontaine.

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