avril 2010

Cette émission de radio canada me tape sur les nerfs, mais je ne peut parfois m’empêcher de l’écouter, à la fois pour meubler le silence et pour mieux la mépriser. De toutes les chroniques à y être présentées, celle de monsieur Truc est de loin la plus retardée. Qui, à l’écoute de la chaine nationale, a réellement besoin de savoir qu’en y ajoutant un peu d’eau, il est possible de ré-humidifier nos fruits secs trop secs plutôt que de les jeter?

aujourd’hui cependant Monsieur Truc atteint des sommets en terme de délire auto-ironique, avec l’approbation amusée de l’animatrice, qui laisse ainsi croire qu’elle trouve le concept de l’émission qu’elle anime complètement handicapé mental.

Le sujet aujourd’hui: comment organiser un super party surprise à notre mère. La manière d’éloigner la mère en attendant que les invités arrivent, et se cachent pour le « surprise »: envoyez-la magasiner à la place versailles suivre un atelier de réflexologie interpersonnelle (!!!)

enfin, je crois l’avoir entendu, je confirme demain une fois la baladodiffusion de l’émission mise en ligne.

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Amygdale, 28/04/2010 [Préparations au voyage vers Mars]

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Mysterious, 27/04/2010 [Actions stupides, Activités culturelles cool]

Le FAS est comme l’hydre dont les têtes se multiplient au fur et à mesure qu’on les coupe ; il semble souvent terrassé par « l’ennemi », mais revient toujours en force. Ce printemps, ses activistes entrent dans une nouvelle phase d’effervescence.

• Un onzième fascicule du FAS est déjà en cours d’édition et les (célèbres) fascicules du FAS «Hé, hé, hé…», «Zone oubliée» et  «Probable, mais dégage» seront réédités sous peu.

• Des activistes du FAS seront présents au Salon nouveau genre et au Salon du livre anarchiste, où ils feront de la propagande sauvage, tenteront vainement d’expliquer c’est quoi militer pour un quotidien délirant et disserteront métaphysique expérimentale.

• Sera annoncée sous peu la création des tout nouveaux Fonds d’action stupide. En effet, mû par l’idéal collectiviste, un comité central autoproclamé du FAS a décidé de réunir les profits retirés de la vente des trois tomes des Annales du FAS afin de financer notre lutte révolutionnaire pour un quotidien délirant. Nous attendons déjà vos suggestions pour l’utilisation de ces fonds. Plus d’information à venir.

• Passant de la théorie à la pratique, des activistes du FAS militeront bientôt sur la place publique. Une gigantesque presse au service de notre propagande devrait ainsi être activée au milieu de badauds aveuglés par l’éclat hypnotique du quotidien délirant.

Nous vaincrons!

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L’autre jour, en furetant sur mon blogue préféré – après les Annales du FAS, bien sûr – je suis tombée sur un charmant petit article portant sur les sentiers battus en ville par le passage répété des humains. J’ai été tout de suite interpellée, étant moi-même fascinée depuis longtemps par ce phénomène qui incarne si bien la silencieuse révolte quotidienne des citoyens ordinaires contre un pouvoir municipal qui se borne obstinément à leur bloquer le passage.

Petite parenthèse : dans mon quartier, une affirmation beaucoup plus manifeste de ce droit de passage se fait sentir : les trous dans les clôtures. Avec le CN, c’est devenu depuis quelque temps une véritable saga. Chaque fois que le CN referme les trous, un petit malin s’amuse quelques semaines plus tard à ouvrir de nouveaux passages pour permettre aux bonnes gens de traverser la voie ferrée. Le CN en devient aussi psychotique qu’André Serouille : au lieu de rapiécer avec des morceaux de clôture normale, ils referment dorénavant les trous en entremêlant sur place un fouillis absolument chaotique de tiges, de tubes et de grillages de métal, comme pour faire comprendre aux gens : « Attention! Un fou dangereux a soudé cette clôture. Imaginez ce qu’il pourrait vous faire si vous essayez de traverser. »

Pour en revenir aux sentiers battus, il se trouve que ce phénomène porte un nom : desire path est le terme utilisé pour la première fois par Gaston Bachelard en 1958 dans son livre La poétique de l’espace, pour nommer un sentier tracé naturellement par l’érosion due au passage des humains ou des animaux, et qui représente habituellement le chemin le plus court ou le plus facile pour se rendre d’un point A à un point B.

Étrange, puisque Georges Bachelard est français, que je n’arrive à trouver nulle part sur Internet le terme français pour desire path. J’ai cherché en vain sentier du désir, puis chemin du désir, mais tout ce que j’ai trouvé, ce sont des références à des sites sur la spiritualité, l’ésotéristme ou la thérapie sexuelle, et pire encore, des poèmes d’amour publiés sur des pages personnelles.

En anglais, on dit aussi desire line ou social trail. Bien que dans une ébauche concernant l’architecture et l’urbanisme, Wikipédia propose comme traduction le terme ligne de désir, le terme me semble assez pauvre par rapport à desire path, et connote encore trop à mon goût la sexualité – ça me fait penser à la ligne de poils qui relie chez certaines personnes le nombril au pubis.

Depuis, j’ai essayé trois fois d’emprunter La poétique de l’espace à la grande bibliothèque. Chaque fois, plus un seul exemplaire n’était disponible. C’est là que j’ai réalisé pour la première fois l’effet « battement d’ailes du papillon » de la blogosphère.

Finalement, je crois que je vais simplement me résoudre à faire ma petite recherche sur Gaston Bachelard sur Wikipédia et citer son travail dans mes prochains textes de démarche artistique sans jamais avoir lu un seul de ses livres.

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Notes pour une présentation élaborée dans le cadre d’un séminaire sur l’écologie des représentation, dans le cadre de ma maîtrise en atrst visuels et médiatiques.

Introduction, un parcours :

Cette présentation se penche sur la pratique de deux collectifs qui recyclent des esthétiques contestataires. Moins qu’une thèse au sens strict du terme, elle est un parcours parmi le paysage mental qui sert de niche écologique à ces deux manifestations artistiques.

Elle est également une réflexion sur les liens entre l’évolution des pratiques de ces deux collectifs et celle du paysage mental qui leur a permis de se développer.

L’atelier Van Lieshout, toujours en activité, a connu une grande popularité lors de l’établissement d’AVL-ville, décrit comme un territoire autonome situé à Rotterdam aux pays bas

Sans jamais y engager plus de temps que nécessaire, le Front d’action stupide mène, dans la fiction et dans la réalité, une combat pour un quotidien délirant qui se poursuivra jusqu’à la victoire.

(suite…)

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Sire Doneilles, 19/04/2010 [Bidons et autres contenants]

L’hybridation poulpe-fille en art est maintenant complète…

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mjack, 19/04/2010 [Bidons et autres contenants]

L’obèse lui aussi est en plein délire. Car il n’est pas seulement gros, de la grosseur qui s’oppose à la morphologie normale: il est plus gros que le gros. Il n’a plus de sens dans une opposition distinctive, mais dans son excès, dans sa redondance, dans son hyperréalité.

Il excède sa propre pathologie, c’est pourquoi il échappe aussi bien à la diététique qu’à la psychothérapie et rejoint cette autre logique, cette stratégie exponentielle où les choses privées de leur finalité ou de leur référence se redoublent dans une sorte de jeu en abyme.

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SPIRIT DUPLICATA, 17/04/2010 [Bidons et autres contenants]
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mjack, 17/04/2010 [Bidons et autres contenants]
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Mysterious, 16/04/2010 [Cool is Class War, Vol de contenus]
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Mysterious, 14/04/2010 [Pratique, Territoires troubles, Théorie]

Ça commence à faire un sacré bail que j’ai pas écrit un vrai texte de fond sur le FAS, mais c’est pas faute d’avoir essayé. J’accumule les ébauches, je me vautre dans l’inaccompli, je suis terrassé à répétition par l’impression de profonde vacuité qui accompagne souvent l’écriture d’un texte délibérément associé à la stupidité. Je mange toujours du zepoulpe, mais j’ai souvent la nausée.

Pourtant, pourtant, je crois toujours (enfin, parfois) en la cause du FAS et je me demande souvent si ce n’est pas, au fond, dans leur incomplétude que mes textes sont les mieux réussis. Une œuvre achevée, de à A à Z, n’est-elle point à l’image du faux réel, du quotidien le plus plat, contre lequel nous prétendons lutter ? Et peut-être, au fond, mes ébauches constituent-elles mes plus beaux textes, comme les poèmes inachevés d’A*C* ou les romans incomplets de K* ?

Voici donc, pour le meilleur et pour le pire, une suite de fragments puisés dans mes plus récents textes non publiés sur le FAS.

FAS vaincra :

(suite…)

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mjack, 07/04/2010 [Bidons et autres contenants]

Paru dans l’introduction au premier numéro du Fascicule du FAS, dans un élan de clairvoyance sur les problématiques sociales de son époque:

« Il ne faut pas s’y méprendre : le but n’est pas ici de proposer de contenus à des consommateurs mais bien de proposer à des consommateurs de produire des contenus, dans une attitude productive révolutionnaire permettant de faire plus avec moins »

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mjack, 07/04/2010 [Bidons et autres contenants]
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(http://twitter.com/DeepakChopra)

« Had a powerful meditation just now — caused an earthquake in Southern California, »
« Sorry about that. »

Malheureusement je n’ai pas les 5 U$ requis pour pousser ma recherche préliminaire plus loin que cet article. Certains sujets à la Cd’ÉASFofS* demandent plus de financement que d’autres faut-il croire.

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http://yvettesbridalformal.com/index.htm

Un lien volé sans scrupules sur Lève ta jupe.

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Mysterious, 04/04/2010 [FAS - Rencontres]

Jeune homme, jeune femme ou étudiant cherche à vendre sandwich burger à la viande pour se payer une nouvelle bicyclette, un Robodrigue en peluche ou un ordinateur.

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Joseph, 03/04/2010 [Cool is Class War]

effluves d’été, vent doux et chaud, sifflement tel celui de la tune de scorpions faisant allusion au vent. la pièce joue justement sur la radio portative du vieux en jogging qui nourrie les mouettes. ton st-guillaume fait scouic scouic sous la dent, tu fais des mélanges incongrues dans ta bouche, la glace de ton fond de verre de café glacé, une tomate séchée, pendant que coco acto t’en passe des vites, tu cherches dans ton jeux de cartes des doublons ou des triplons, mais finalement t’es plus intéressé par le requin 3D qui se trouve dessus. wharg !!! tu bouges la carte et sa grosse gueule veut t’avaler tout rond. merveilleux jour de pseudo-été au parc jarry, quand soudain tu entends des voix graves et fortes murmurer des mots qui ne sont pas doux à ton oreille… scrotum… testicules… c’est l’intestin grêle, non tu te trompes, il a la aorte de travers, tu dois d’abord lui écarter la jugulaire… le muscle dartois, il avait le fascia spermatique externe déplacé. oui le scrotum se fond dans la peau de l’abdomen…. c’est comme le monde qui parlent au cinéma, comme ceux qui marchent sur toute la largeur du trottoir quand t’es pressé. en leur expulsant d’un trait une pluie meurtrière de brisures de glace de café latté j’ai hurlé « la bouffe est toujours aussi dégueulasse dans cet hôpital ». je les ai entendus murmurer que toute la vulgarité des truckers peut s’éprouver dans les parcs les plus feuillus de la part d’individus en apparence tout à fait fréquentables.

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