Une autre fascinante conversation ce matin avec ma vieille voisine indienne. Elle vient me voir dans mon jardin pour me parler de mes fines herbes. Comme d’habitude, je ne comprends rien à ce qu’elle me dit mais elle semble touchée par le fait que je cultive de la coriandre. On dirait qu’elle me demande si toutes les autres plantes sont comestibles aussi. Je lui fais faire un petit tour en lui faisant sentir le thym, la menthe, etc. Elle fait de drôles de gestes qui semblent désigner la cour en général, puis de petits gestes brusques du tranchant de la main vers son poignet. Je la regarde, interloquée. J’ai l’impression qu’elle veut me dire qu’il y a des objets coupants dans la terre de mon jardin. Bon, si elle veut dire que c’est de la terre de remplissage pleine de déchets de construction et que ce n’est pas nécessairement ce qu’il y a de meilleur pour la santé, c’est bon, je suis déjà au courant. Je voudrais lui dire que c’est pas grave, que j’ai mis du bon compost maison et que ça devrait compenser pour tout le goudron, mais je me contente de rester là, bouche bée. Elle passe ensuite aux tomates – elle dit le mot tomato, là on se comprend – faisant le même geste que l’année passée, quand elle disait que mes plants étaient rendus plus grands que l’année d’avant. Après que j’aie fini mon café, je lui souhaite une bonne journée et je pars à l’atelier sur mon vélo.
En tous cas, même si on ne se comprend pas très bien, j’aime cent fois mieux une conversation avec ma vieille voisine indienne qu’avec S*, ma voisine d’en haut, qui est toujours en train d’espionner pour voir si je suis dans mon jardin et qui vient me parler de choses insignifiantes à chaque fois que je mets le nez dehors. C’est drôle comme on parle la même langue mais on ne se comprend pas vraiment plus. Y’a tu quelqu’un qui peut me dire ce que ça veut dire : « il manque juste la gomme dans le front » ? Parce que si c’est supposé être un signe de folie ou quelque chose comme ça, elle devrait se regarder dans le miroir un peu.
Amygdale est cachotier. il se tient sur des sites faisant la promotion de la dérive et du désordre public. Dépassant les tactiques décrites par de Certeau pour favoriser une action directe dans le tissu strié de l’espace urbain.
Afficher Passages sur la track du Mile End (Montréal) – Ways to cross the Mile End Track (Montreal) sur une carte plus grande
c’est bébé astronaute qui serait contente d’avoir cette carte.
De voir tous ces jeunes punks attendrissants hier, ça m’a rappelé la plus grande débarque d’idéalisme dont j’ai été témoin dans ma vie. Ça faisait plusieurs semaines qu’on n’était pas sortis du bois, P*, R* et moi, et un ennui abyssal nous avait poussés à faire cinq heures de voiture un bon samedi pour aller voir Spiderman au cinéma.
Jusqu’alors, je n’aurais jamais imaginé qu’une autre forme de vie sur terre aurait pu dégager une puanteur plus nauséabonde qu’un planteur d’arbre fraîchement sorti du bois. À nous trois dans un char, je croyais sincèrement que ce serait dur à battre et j’avoue que j’en étais même un peu gênée au moment d’embarquer deux crusty punks qui faisaient du pouce avec leurs chiens. Finalement, le quatuor surpassait tous les records et je vous jure que même les planteurs qui ont déjà failli vomir en respirant leur propre odeur en auraient pris pour leur rhume.
Évidemment, les deux filles arboraient de nombreux tatouages, et l’une d’entre elles rapprocha ses deux poings pour me montrer les huit lettres tatouées sur ses jointures. Elle m’expliqua qu’à l’origine, ces lettres formaient les mots FREE SOUL, et qu’avec le temps, elle avait perdu un peu la foi et avait décidé de faire changer le L pour un P. Commençant déjà à en avoir marre de la soupe, elle me confia que son prochain projet était de transformer l’U en A. Quelle bonne idée.
Contrairement à ce que la plupart d’entre vous s’imaginent sûrement, en puriste de la langue que je suis, je suis tout à fait favorable à la nouvelle orthographe. Débarrassée de ses reliquats les plus inutiles, la graphie rectifiée a le mérite d’être plus claire, plus précise, plus belle, et beaucoup moins incohérente que l’ancienne orthographe.
J’en conviens, sans son i, l’ognon n’aura plus tout a fait la même saveur, même rissolé au beurre en accompagnement des rognons, mais au moins ça évitera toute ambigüité dans l’écriture des mots ambigus. Maintenant que tous les adjectifs numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d’union, il est désormais possible de distinguer soixante et un tiers (60 + 1/3) de soixante-et-un tiers (61/3), ce qui est fort utile dans la vie de tous les jours – au moment de payer son loyer, par exemple. J’avoue que mon propriétaire a fixé mon loyer à un prix vraiment bizarre et que ça n’arrive pas exactement à tout le monde, mais bon, je ne m’embarrasserai pas de détails aussi insignifiants. De toute façon, sachant que le mot exéma vaut presque autant de points au Scrabble qu’eczéma, moi, j’approuve : ils ont bien fait de supprimer toutes ces anomalies irritantes. Surtout en ce qui concerne les mots d’origine étrangère, laissez-moi vous dire qu’un fiord, au Saguenay, ça a ben plus d’allure qu’un fjord. Et les nostalgiques du maelström de règles incompréhensibles de leur enfance, qu’ils déménagent donc en Norvège.
Rien ne sert de s’assoir sur ses lauriers après avoir conquis le milieu de l’édition. La thèse du parasitisme révolutionnaire du FAS doit s’immiscer jusque dans les dictionnaires et pour ce faire, il est grand temps que les sympathisants du FAS embrassent le progrès en appliquant dès aujourd’hui la graphie rectifiée à leur lexique, à commencer par le mot octbl’.
D’abord, ce mot ne comprend aucune voyelle, ce qui rend indument ardue la prononciation. Et l’apostrophe à la fin du mot est un archaïsme qu’on ne voit plus depuis le temps de nos grand’mères, qui eurent néanmoins, quant à elles, beaucoup de difficulté à s’adapter au trait d’union.
Je propose donc la nouvelle graphie octabule, qui simplifie le pluriel, facilite l’intégration à la langue française et s’harmonise avec l’orthographe des autres mots comme pendule, libellule et bidule, ce qui vous aidera certainement à faire passer la pilule.
Alors, vous acceptez ou vous êtes juste une bande de vieux réacs, pires que Joël Le Bigot ? Me ferez-vous subir le même sort qu’à Brassens, qui dut quitter la Fédération anarchiste car ses collègues le trouvaient trop pointilleux sur les règles d’orthographe ?
Maintenant que j’ai presque une famille et que je ne sors plus de chez moi après 10h00 à moins de situations exceptionnelles, je me croyais à des lieues de l’éventualité d’écrire à nouveau des cool is class war. C’est pas que j’aie pas mes petits besoins en socialisation, mais habituellement, j’invite chez moi maintenant. C* m’a même dit qu’il ne sortait plus jamais de chez lui sauf pour venir souper chez moi avec son amoureuse.
Ce n’est donc pas sans une certaine ironie que je sois actuellement à écrire un scénario pour un court métrage intitulé toutes les histoires d’amour réunies, mettant en scène des jeunes adultes dont les relations personnelles s’établissent lors d’échanges sans paroles, par textos, likes sur les status facebooks, photos de party… G*, allez savoir pourquoi, a acroché sur le titre de cette idée et a décidé de m’aider à chercher du financement pour le produire. Je crois qu’elle s’est identifiée à ces histoires semblables à celles qui m’arrivaient dans les Cool is Class War.
Elle m’a invité à luncher l’autre jour, pour me dire ce qu’il me manquait pour déposer une demande de bourse pour écrire mieux mon scénario. Elle textait Y*, par qui je vis maintenant par procuration des histoires d’adulescent. Y* et elle sont ensemble maintenant, ce qui pour moi est assez surprenant. En plus de texter, elle était pas super contente. M* , l’ex de Y* depuis tellement longtemps que même moi j’ai couché avec, s’est pogné l’ex de G*. Jusqu’ici, rien d’extraordinaire, me direz vous. Mais ces histoires ne peuvent que dégénérer, surtout avec un angoissé d’approbation comme Y* Textos sur textos se sont envoyés, la rumeur a couru d’un échange de partenaires, et finalement est ressortie la question de savoir qui avait laissé qui en premier.
Watatatow. Cool is class war. J’espère que Y*, s’il lit ça, va comprendre que je ne suis pas méprisant, mais qu’au contraire une attitude attendrie et empathique. parce que ça va se rendre à elle, c’est sur. D’ailleurs tout le monde semble avoir une deuxième vie sur cette terre, même le facteur de B* ou C*, l’infirmière.
Je vous ai déjà parlé de mon facteur. Hé bien, figurez-vous que je l’ai croisé aujourd’hui au Salon du livre anarchiste; il fait partie du Collectif opposé à la brutalité policière. Comme quoi derrière la gentille professeure d’arts plastiques du chic collège privé où vous avez envoyé votre ado ou le directeur éditorial de la maison d’édition qui a publié votre dernier livre de recettes préféré, en passant par le gardien du cimetière et l’infirmière qui est aux petits soins avec votre grand frère schizophrène, pourrait se cacher un véritable anarchiste et même, qui sait, peut-être un sympathisant du FAS…
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En passant devant une affiche du FAS au Salon du livre anarchiste, une fille s’exclame à son ami : « Hey, your mom has one of those in her kitchen ! » You must have a very cool mom.
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Extrait d’une publication de notre voisin de table, the New Escapologist :
« Two Types of Escape Route »
« When one begins to think about the various ways in which people try to escape the boredom of the prescribed, expected life, two major types of escape routes emerge. The first involves the temporary retreat into simple escapist pleasures – going to the pub, reading a cheap fantasy novel or consuming vast quantities of hallucigenic drugs as though they were Jaffa Cakes. The second is the attempt at permanent resettlement – by moving to a countryside ecovillage, by escaping to a lottery-funded villa on the seashore or giving up and becoming a tramp – and involves working toward a self-sufficient lifestyle and the marvellous feeling of turning your back on expectation. »
Vous avez essayé FAS-rencontres ?
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J’ai trouvé les anarchistes du salon du livre beaucoup moins poseurs que les hipsters d’Expozine. Mais faut dire que la plupart de ceux que j’ai rencontrés aujourd’hui, ça reste des anarchistes… de salon.
Des activistes du FAS armés et décidés seront présents ce samedi au Salon du livre anarchiste. Le tout nouveau fascicule du FAS « Déprimer c’est OK» y sera disponible en quantité hyper limitée, ainsi que des rééditions de plusieurs anciens fascicules (« Zone oubliée », « Hé, hé, hé… », « Probable, mais dégage », etc.)
Chers activistes et/ou sympathisants du FAS, nous espérons vous y voir en grand nombre.
Mais pourquoi au Salon du livre anarchiste? Parce que le FAS est une entité fondamentalement collectiviste, imprégnée de culture DIY, et jouant sur le mode mi-sérieux mi-ironique avec les codes esthétiques et politiques (c’est du pareil au même ?) des mouvements radicaux d’extrême gauche. Pis parce que l’anarchie, on aime ça.
Amygdale, faute d’aller (pour l’instant) sur Mars, sera ce même samedi à Québec au très chic Salon nouveau genre avec zines et fascicules en main.
Si le FAS ne sera pas le genre humain (mais plutôt le genre céphalopode), il reste que la nouveauté, c’est nous. De fait, en luttant pour un quotidien délirant, il nous faut sans cesse nous projeter vers l’avenir, adapter nos comportements subversifs pour déjouer à répétition l’ennemi invisible.
Qui en doute ?
Nous vaincrons !
Ce matin, allant chercher un café froid chez les Olympico, je suis tombé sur un homme titubant habillé d’une jaquette d’hopital, avec un bras dans un plâtre de fortune. C’était un Indien délirant. Il semblait halluciner dans l’humidité étouffante du 26 mai 2010. Quand je suis arrivé à sa hauteur, il a repris son souffle et m’a dit dans un accent punjabi typique de ces bons sauvages:
- Can you tell me where i am?
- Outremont, Montréal
- And the next street what it is?
- Saint-Viateur
- Is that petite Italy?
- Not realy
- Is it far?
- Not realy but i’m pretty sure you will consider it far, in your condition.
Il a continué son chemin sous mes « good luck ». Je l’ai ratrappé pour lui proposer de lui payer un taxi, mais il ne me parlait plus.
Comme acte de résistance envers tous les Eudistes, j’ai recommencé à ne plus laver mes mains après avoir pissé. Et vlan! j’me sens déjà plus heureuse.
« Sans jamais y consacrer plus de temps que nécessaire, le Front d’action stupide mène, dans la fiction et dans la réalité, un combat pour un quotidien délirant qui se poursuivra jusqu’à la victoire. »
- Mjack
Entendu aujourd’hui à l’après-midi porte conseil :
« Une mouche qui se pose trois fois sur un homme est annonciatrice d’une grande rentrée d’argent. »
Tu parles !
Je viens de lire, avec un plaisir presque certain, tout le contenu du onzième fascicule du FAS – à paraître dans un octbl’. Et j’ai pensé en le lisant que les activistes du FAS n’étaient peut-être jamais allés aussi loin dans leur délire d’autoréférence. En fait, la compréhension d’une bonne partie de ses articles et commentaires (ou du moins de leurs meilleurs gags) implique de suivre le FAS depuis longemps, d’être déjà familier avec ses grands principes, avec ce vaisseau spatial destiné à aller sur Mars, la notion de Kraft = nazi, celle de l’octbl’, le zepoulpe, la PDR, le Cool is Class War, le LME, et même le gag du hibou. Peut-être même ce réseau d’autoréférence est-il devenu comme un système de défense pour mieux lutter contre la stupidité insidieuse qui tente sournoisement de parasiter notre quotidien et d’empêcher qu’il soit enfin délirant. Néanmoins, je le demande, existe-t-il ce lecteur idéal prêt à sacrifier sa vie, à se plonger, des heures durant, sinon des semaines ou même des années, dans nos Annales, comme Julia Kristeva dans les lettres du nom de Balzac, ce musicien du sens, pour rechercher parmi les centaines de textes et les milliers de commentaires que nous avons publiés les clefs de toutes nos références ? Nous-mêmes, parcourant le réseau de nos écrits, risquerions de nous y perdre. Mais quel état de sublimation peut-on atteindre en ayant tracé tous les liens, reliés tous les chaînons, vu ce qui de Thrank Spiroberg mène à Lou Scandale, du bateau de croisière de M. au désert de fibres optiques de Robodrigue ? N’est-ce pas comme trouver la Clavicule de Salomon pour l’alchimiste, qu’amère déception, désintérêt devant le fait accompi, et quotidien redevenu soudain si aliénant, plat, morne – tout sauf délirant ? Mais n’est-ce pas là de toute façon un acte sisyphien, une lecture jamais terminée, un territoire toujours trouble, le réseau de sens du FAS continuant de se développer au fur et à mesure qu’il est décodé, et amenant le lecteur peu à peu, jour après jour, toujours plus loin sur les chemins improbables du quotidien le plus délirant ?
Je m’exalte à la simple pensée de la tâche qui m’attend. Je vais relire tous les textes que nous avons publiés. Je vais noter tous les liens internes et externes. Je vais retracer la part de réel dans le fictif, identifier M*, J*, A*S*, P*, H*H* et tous les autres. Enfin, je connaîtrai le frisson originel… Chérie, pourquoi m’as-tu quitté ? Viens, prends ma main, je t’amène avec moi là où le temps se compte en octbl’, où tu te feras des amies filles en danse ou filles en art, où tu pourras te faire bronzer sur les plages de polypropylène du Continent de plastique, et ensemble nous vaincrons !
À GAGNER : Au sympathisant qui fera la liste complète des liens faits dans cet article avec d’autres textes publiés sur le FAS, un billet en premier classe dans la navette en carton d’Amygdale !
Avant de partir dans le bois, T* a mis une annonce sur kijiji pour vendre le rack à échelles qu’il y avait sur sa van. Depuis, j’ai reçu au moins vingt-cinq téléphones – étrangement, tous des arabes – mais personne n’était intéressé à acheter le rack même pour 50$ parce que c’est un vieux modèle, qui se visse direct dans le toit, même si le nouveau modèle – sur rails – se vend usagé entre 250 et 1000$.
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L’autre jour on s’est fait couper l’eau pendant quatre heures sur ma rue pendant que les bornes fontaines projetaient leurs jets puissants sur la chaussée et soudainement, tout les voisins se sont mis à se parler.
***
Vous trouvez pas que l’Île de Montréal, vue de haut, ressemble un peu à une craque dans l’asphalte?
[Par Ensemble de chaises à]
Le précariat triomphant
Les samares me smashent dans face
Une épidémie de bronzage
Frappe au Jean Coutu
anarchistes en action, sur le site de radio canadiana
« – T’es tombée du lit la môme?
- Nan, j’vais à un entretien de travail
- A cette heure ci?! ‘Tain se font plus chier les mecs…qu’est ce que tu bois?
- Un café allongé avec du lait s’il te plait.
- Et c’est pour ça que t’as fermé ta chemise aussi loin ? Détends toi c’est pas la fin du monde, c’est pour quoi ce boulot?
- Pour faire du travail. Dans une chaise sur la moquette dans un bureau, dans un immeuble.
- Bon allez fais pas cette tête, ça va marcher j’en suis sûr
- T’as raison on verra bien….merde il pleut et je suis en sandales…tu crois j’ai le temps de changer mes pompes?
- Mais oui, t’es large ! »
Porte.
Porte……
Hein? Ben allez, go! Hop! Porte!
LA PORTE CAWLISSE !
Et c’est quoi qui pue comme ça d’abord? Merde vous pourriez au moins débarrasser la table de temps en temps c’est tout le temps moi qui me farcis tout dans cette maison…et la poubelle ! Oh non hein mais quand même on est plus des ados à la fin !
Tiens, qu’est ce que c’est que ça? Ah ben oui! Le voilà. Le super collier que je trouvais plus…à sa place derrière l’aspirateur. C’est dingue comme quoi quand on y voit plus clair tout devient évident… d’ailleurs tiens est ce que je rentre encore dans cette petite robe ? J’vais prendre une douche d’abord ca sera plus simple.Oh shit que a fait du bien. C’est la meilleure douche que j’ai prise depuis bien longtemps. Jpense même que je vais me relaver les cheveux avec ce délicieux Fructis aux vitamines et minéraux « colorshot » qui sent si bon qu’on en mangerait.
Plus rien ne m’arrête. Tiens d’ailleurs allez. Je vais aller tenir compagnie à Angelo du café du coin, il est tellement cool on fera des blagues.
Merde, il pleut.
Madame tout le monde comme madame fait les courses, madame chie et madame se coupe les ongles des pieds. Madame mange un yaourt dans l’train, madame se rase les t’ssous d’bras, madame a envie de pisser. Madame est triste, madame se demande, madame se retourne dans le lit, madame a chaud mais en fait faim, madame fait pitié.
Madame t’emmerde.
Madame voudrait bien que tu dresses la table correctement, que tu remettes des bûches et qu’est ce que c’est que tête ?!
Puis tiens, pendant que vous y êtes, vous me passerez un peu le balais à la cave et vous irez vous débarbouiller.
Madame est rentrée.
« Que penser du Kanata dans ses rapports avec les premières nations? Ce grand pays démocratique diffuse partout sur la planète, en guise de promotion de la tenue des Jeux Olympiques d’hiver 2010 à Vancouver, son logo en forme d’inukshuk coloré, reflet graphiques de ces sculptures de pierres en forme d’humains. Simultanément, par le biais de son ministère Santé Canada, c’est la même contrée qui fait malencontreusement parvenir dans les réserves indiennes, alors que les effets de la maladie y sont plus graves qu’ailleurs étant donné les conditions de vie souvent précaires, des housses dans lesquelles on place les cadavres parmi le matériel dit de prévention contre la pandémie mondiale de la grippe A (H1N1)!! Mais surtout, le gouvernement canadien demeure l’un des seuls qui refuse, avec les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie, de signer la Déclaration Universelle des droits des peuples autochtones adoptée par l’ONU en 2007! »
Guy Sioui Durand
C’est pas pour faire chier, mais la BD CACA RENTE de Martin Veyron, c’est vraiment de la merde…
Travaillant encore sur mon palimpseste de cartographie subjective, je dois aller vérifier sur Google Maps l’endroit exact où je suis allée l’autre soir, pour pouvoir l’ajouter à mon territoire qui s’étend petit à petit. Aaaaargh ! Les espions de Google ont entendu ma complainte. Plutôt que de se laisser accuser d’obscurantisme, ils sont aussitôt passés à l’acte. Voyez par vous-mêmes : ils ont réintroduit sur leurs cartes les sentiers qui sillonnent les parcs ! Et les lacs aussi : le Lac aux castors, les étangs du parc Lafontaine, celui du parc Jarry, ils sont tous là ! Même le stade Olympique est revenu ! Ils ont même dessiné les contours de tous les édifices qui forment cette ville.
D’un côté, je me dis yes ! Je vais enfin pouvoir intégrer à mon projet les ruelles de Montréal qui me sont si chères. Je n’avais jamais pu le faire jusqu’ici à cause de la distorsion de l’espace-temps qui s’opère lorsque quand je pénètre dans ces lieux semi-publics, semi-privés, qui me fait oublier instantanément ma position dans l’univers et qui m’empêche de retrouver, par exemple, un objet fascinant déniché près d’une poubelle mais que j’aurais décidé de revenir chercher plus tard, après mon petit tour au marché.
D’un autre côté, j’angoisse grave : comment vais-je-faire pour tenir le rythme ? Ils sont probablement des milliers à travailler sans répit, comme des fourmis dans une fourmilière, alors que moi, je suis toute seule dans mon atelier. Même si j’avais la moindre chance d’y arriver, pourquoi diable continuerais-je, alors qu’il y a toute une trâlée de monde qui fait le travail à ma place ? Sans compter qu’eux, ils sont payés pour…
Entendu l’autre soir de la bouche de Y*, visiblement heureux de pouvoir enfin afficher au grand jour son amour des germinations devant quelqu’un qui ne le jugera pas (moi). Mille mercis pour les petites pousses qui ont pris rapidement de l’expansion jusqu’à la délicieuse salade de ce midi.
Kraft + crevettes = Cthulhu
Danse > Art > Communications
Chères sympathisantes et activistes,
Je vous écris en tant qu’unique représentante féminine du comité central autoproclamé du FAS et du consortium des principaux investisseurs du Fonds d’actions stupide. Entourée de toutes ces brutes, je commence à me sentir un peu isolée : il me semble que vous vous faites rares ces temps-ci et je le sens, votre absence aura bientôt de fâcheuses répercussions sur le contenu de nos Annales. Je ne sais trop comment vous convaincre de vous joindre à nouveau à la lutte, mais j’adresse personnellement un message à chacune d’entre vous :
Xanthippe,
Pas un mot depuis que je t’ai traitée de petite planète. J’espère que tu n’as pas pris trop au sérieux cette petite rivalité que j’ai voulu instaurer entre nous. Dans la vraie vie, je suis une personne tout à fait inoffensive et le FAS sert d’exutoire à mes appétits inavoués pour la bisbille et la raillerie. Je croyais que tu aurais l’aplomb de répliquer. J’espère que tu n’es pas fâchée et que tu es simplement trop occupée avec ta marmaille, ou bien que tu crains qu’ils ne découvrent un jour ce côté obscur de ta personnalité. Ou peut-être trouves-tu qu’il y a assez de mères indignes dans le paysage ces temps-ci et que tu préfères t’abstenir pour le moment.
Touche-toi,
Ton sens de la répartie me manque cruellement. Ta vie de couple t’apporte-t-elle plus d’émotions que tes vieux amis ? J’ose croire que tu ne nous as pas encore oubliés. J’attends avec impatience ton prochain Top 5.
Poule de luxe,
Tu es arrivée tout récemment et tu as compris avec tant de justesse l’univers du FAS. Je ne comprends pas pourquoi tu nous as séduits de la sorte avant de nous abandonner aussi froidement. J’espère que tu nous serviras bientôt une nouvelle leçon de triviale poésie.
Fée Étincelle,
Si seulement tu avais le courage de te faire un user et d’écrire un vrai article, peut-être que tu pourrais apporter un peu de fraîcheur au FAS. Tu devrais savoir que tu n’as qu’à communiquer avec l’agitateur afin de te joindre à notre lutte pour un quotidien délirant : agitateur@frontdactionstupide.net.
Lâchez pas les filles ! Je vous embrasse,
Bébé Astronaute
Ça faisait longtemps que j’y pensais, mais comme la médiocrité de notre radio publique est au goût du jour, voici mon palmarès des expressions radio-canadiennes les plus exaspérantes :
5 – Le mot « étonnant » à toutes les sauces.
4 – « Dans » Internet au lieu de « sur » Internet. Je sais que c’est grammaticalement correct mais personne ne dit ça sauf C* C*.
3 – « Ce que j’entends » au lieu de ce que je comprends. Arrêtez d’essayer de faire style comme en espagnol et si vous avez des hallucinations auditives allez donc vous acheter un appareil auditif ou réécoutez Metallica (nos poules pondent des oeufs).
2 – Soleil « généreux ». On dirait que la fille de la météo essaie de se faire accroire qu’elle est encore dans sa prime jeunesse et que l’album Menteur de Jean Leloup n’est pas sorti il y a plus de vingt ans.
1 – « Comme disent les chinois » avant de dire un anglicisme. Chu pu capable.