Je dis ça de même, mais, à ce qu’il parait, un membre du F.A.S. est cité dans la chronique de Michel David dans Le Devoir du samedi…
j’comprends pu rien
aujourd’hui j’suis allé à Ottawa (voir les chats du Parlement et me faire donner un fauteuil de cuir par une dame habitant une grande tour blanche)
le fauteuil de cuir est trop grand pour mon appartement
je ne suis même pas parvenu à voler un chat du Parlement
avant hier j’étais à Québec (voir des Russes qui m’ont servi des saucisses à hot dog et des œufs durs pour déjeuner)
j’ai un peu l’impression de m’être fait fourrer
j’sais pas où j’irai demain
je parle un langage que je ne comprends pas
qu’y puis-je ?
Depuis quelques mois, j’entends régulièrement transpercer des murs de mon appartement – à travers la musique de wigger de mon autre voisin – un petit cri joyeux : wou-hou-hou! Genre le début de la toune de Kill Bill mais après le premier wouhou. Et quand je dis régulièrement, je veux dire, genre, quinze, vingt fois par jour. Depuis le début du mois de juillet. Si vous vous demandez ce qui peut bien se passer dans la tête d’un personne aussi bruyamment jovialiste, moi, je me perds en conjectures et c’est en train de me rendre folle. Bientôt je n’aurai plus d’autre choix que de m’engager comme cobaye pour la Chaire d’études André Serouille.
J’ai constaté que mon lexique de l’insulte n’avait pas été renouvelé depuis longtemps. Des suggestions?
« Parce que tu as le feu au cul, il est normal que tu voies rouge. Cependant, il ne s’ensuit pas que ce soit la révolution. »
- Sévère de Bourret-Marais
La lecture du guide intitulé Protection personnelle à l’étranger est édifiante. Merci Foreign Affairs Canada. À la page 9, on y trouve le chapitre deux : LE TERRORISME. En bas à gauche, un diagramme me rappelle un des modèles des nouveaux T-shirt du FAS, celui avec le diagramme du non apprivoisable et du non domesticable. Je vais tenter de le reproduire pour vous:
Rappel:
Même heure +
Même endroit =
Cible éventuelle
J’en prends bonne note. À la page 11, je trouve le point 4 : La sécurité au bureau. Étant moi-même au bureau, j’en profite pour m’informer davantage sur ma sécurité. Je me trouve au même endroit qu’hier à la même heure ; si je me trouvais à l’étranger, je serais déjà une « cible éventuelle ». Le texte du guide se veut direct et rassurant:
Les terroristes affectionnent les bureaux pour y commettre leurs méfaits…
Ah oui, c’est inquiétant mais ça ne m’étonne pas. Personnellement, je déteste les bureaux, je ne devrais donc pas m’étonner que les terroristes les affectionnent.
… qu’il s’agisse d’attentats à la bombe, de sabotage, d’enlèvements ou d’assassinats. Il est possible de dissuader les auteurs de tels actes en recourant à certaines mesures de sécurité.
Super. Mais je doute que dissuader soit le verbe qui s’applique le mieux.
Certaines précautions font appel au simple bon sens et ne coûtent à peu près rien.
Pas cher, pas cher, j’achète. Dites-m’en plus.
Variez vos heures d’arrivée et de départ du bureau.
Excellente idée, je vais en parler à mon patron.
Soyez attentif à la présence de toute personne flânant près du bureau.
Pffff.
Les bureaux situés au rez-de-chaussée sont particulièrement vulnérables et sont les plus susceptibles d’être la cible de terroristes.
Vous êtes maintenant libre de faire un lien avec le titre.
« L’homme demandera à la pharmacologie (…) la libération et le développement de ses facultés proprement humaines. L’ouvrier qui rentre le soir après une journée de travail dur et sans intérêt, qui s’attend à retrouver un foyer trop étroit, une femme, qu’un travail harassant a rendu acariâtre, des enfants en bas âge qui crient, à retrouver également le problème angoissant de la subsistance de cette famille, passera sur le chemin du retour au bistrot et prendra quelques verres d’alcool. Il sait en effet empiriquement que l’alcool le rends plus indifférent aux soucis qui l’accablent. Il fait de la neuropsycho-pharmacologie sans le savoir, en utilisant une drogue beaucoup plus toxique que les tranquillisants.
« Par le truchement de la pharmacologie, l’homme de demain serait peut-être à même d’obtenir d’un plus grand nombre d’homme ( « une maîtrise de son environnement), en développant les facultés d’attention, d’imagination, de créativité, en contrôlant les formes d’activités paléocéphaliques les plus élémentaires. Dans ce cas, l’espèce pourrait tendre vers une égalités d’individus, non par le bas, mais par le haut. »