février 2011

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Poule de luxe, 25/02/2011 [Bidons et autres contenants]

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Poufiasse, 20/02/2011 [Géopolitique du logis, Territoires troubles]

L’autre matin je me réveille un peu groggy et j’entreprends de me faire un café. Je me rends dans la cuisine et dis bonjour à C*, qui est la femme de ménage. En fait, elle fait aussi la bouffe. Soyons clairs: c’est une bonne. (suite…)

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Poule de luxe, 17/02/2011 [FAS - Rencontres, Vol de contenus]

Deux jeunes hommes, les « pecs » bien fermes, à la sortie du CEPSUM…

(…)

- Tsé, elle est grosse, mais c’est pas parce qu’elle a des gros os, j’dirais même qu’elle a des p’tits os.

- Ouin, des ptits os frêles, pis BEN d’la graisse.

- Au moins Natacha m’a dit qu’elle est intelligente.

- C’est déjà ça d’pris.

- Mais tsé, Natacha trouve tout le monde intelligent.

- Ouin

- Faudrait peut-être mettre en doute l’intelligence de Natacha

(…)

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Poufiasse, 16/02/2011 [Art is Evil, Manger pour «vivre»]

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tu aimes les fleurs et tu leur coupes la queue
je sais que tu m’aimes, j’avoue j’ai peur un peu.

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Zepoulpe, 09/02/2011 [Mourir au Canada]

Quand je l’ai finalement vu – avec cette ridicule région de la rétine qui imprime les choses situées en périphérie de l’action, comme les accidents de mobylettes impliquant des drag-queens ou les rebords de couchers de soleil – j’ai su que c’était vraiment un vendeur de chars.

Mais clairement façon nouvelle génération. The New and Improved Shit. La bédaine et la moustache? Gone. L’air fourreur et le regard crosseur? Vanished.

Il était mince, bronzé, en forme et, évidemment, hautement insupportable. Sa chemise entrouverte laissait deviner l’absence calculée de poils chestaires, de même qu’un très original collier de billes de bois. J’allais très vite apprendre, sans le demander, que cet homme vaguement chauve (mais qui s’assume), s’entraînait pour le Iron Man – c’est-à-dire un hobby de Forest Gumps sur le crack permettant d’avoir toujours une excuse sous la main pour expliquer ses courbatures et ses après-midi passés en short serrées à courir (nager, bécycler) vers nulle part.

Il avait le regard presque honnête et affichait les façons d’un père 2.0 – i.e. qui écoute avec ouverture les demandes de ses enfants avant de leur crisser une volée légale. Son prénom m’avait donné une idée de son âge – entre 45 et 55 ans – et ses bas remontés haut, de même que ses diplômes de masso-naturopathe acupuncteur/chiro/philothérapeute, m’avaient convaincu que j’avais affaire ici à quelqu’un qui pensait avoir de la personalité.

Ç’a allait se révéler être terriblement pas le cas.

** Il est important de dire à ce stade que toute cette non-aventure se déroulait à Laval. Et pas dans cette belle partie où le métro n’a pas peur d’aller.

Les chars que Stéphane – ou plutôt Stéfane, comme si cela changeait quoi que soit – souhaitait vendre étaient disposés dans un endroit que l’on doit, parce qu’il n’y pas d’autre mot, qualifier de garage. Mais cet endroit, en tant que garage, était beaucoup trop petit pour les ambitions de son propriétaire. Ce qui faisait qu’il était rempli à rabord de chars à vendre – au moins 20 – stationnés dans un endroit qui aurait pu en contenir relaxe 6 ou 7. Un esprit adroit – genre Gary Kasparov ou Paul Auster – eût pu en parquer 10 ou 12, sans se forcer. D’autres plus maladroits – genre Mel Gibson ou Lindsay Lohan – auraient clairement pris soin de bien mélanger les couleurs.

Les 20 chars en questions se trouvaient tous dans une pièce vraiment trop propre pour un garage, à l’arrière d’un bureau vraiment trop sale pour un bureau. Chaque véhicule était situé à moins de 9 cm de son voisin, dans un configuration somme toute remarquable et presque belle mais, disons, loin d’être aérée. N’importe quel mathématicien ou rainmen (au pluriel) auraient tout de suite compris que ces voitures (de marques par ailleurs célèbres) étaient disposées dans l’unique et seule configuration possible dans l’espace disponible. En effet, pour rentrer plus de putains de chars dans un espace aussi restreint – sans évidemment les empiler les uns par dessus les autres, ce qui aurait été de la tricherie vraiment magnifique à voir – il aurait fallu penser en quatre ou cinq dimensions. Mais, pour Stéfane, le temps manquait pour réfléchir à tout ça et, de tout façon, il y avait du roulement.

Le potentiel d’amusement ne m’avait pas flaché à mon arrivée dans le garage gigantesquement petit, mais après un certain temps à regarder ces autos cordées comme si elles étaient des bas dans le tiroir d’un comptable, celui-ci me sauta au yeux et je dis :

- Celle-là, dis-je en pointant l’auto la plus près de la porte du bureau et donc la plus loin de la porte du garage située à l’autre bout complètement, on peut-tu l’essayer?

- Pas de problème, dit Stéfane en n’hésitant pas plus que 42 centièmes de seconde.

Il alla donc chercher un porte-clés (le genre fait pour les contrôler tous) et, à distance, ouvrit la porte du garage, au loin.

Ce qui s’en suivit fut simplement grandiose. Stéfane entreprit de sortir, l’une après l’autre, les 19 voitures qui bloquaient la voie de celle que nous voulions tester. De haut, ç’a aurait eu l’air d’un jeu pour iPod qui consiste à résoudre un casse-tête très simple. Mais dans les faits, il fallait sortir la première assez loin sur la rue (genre pas mal loin), revenir à la course chercher la 2e et ainsi de suite x 19. Cela lui prit 37 minutes (j’ai compté).

Comme il fallait s’y attendre (mais Stéfane ne s’y attendait pas), après que celle que nous voulions fut libre et à l’extérieur, je dis :

- Chérie, es-tu sûre de la couleur. Me semble que ça ne nous ressemble pas. Qu’en penses-tu?

- Ouain, c’est un peu trop beige pour nous.

- Et les autres?

- Bien trop chères.

- En tous cas, merci Stéfane pour ton temps. On reste en contact.

Bref, on a adoré Laval.

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Your Octopus, Squid and Cephalopod Information Center
Comment le poulpe entend-il sous l’eau ?

Quelle taille peut atteindre le poulpe colossal ?

Enfin, toutes les réponses en un seul endroit.

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Poufiasse, 04/02/2011 [Art is Evil, Vol de contenus]

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Aujourd’hui, je dois me rendre au Comissariat de la Police Nationale. En me rendant sur leur site web, en plus de trouver de suberbes gifs animés, j’ai eu l’agréable surprise de trouver un poème, directement sur la première page. Je le reproduis plus bas, mais vous pouvez trouver l’original ici.

Notre cher Amygdale aurait-il proposé ses services à la Police Nationale du Burkina Faso sous le pseudonyme OUÉDRAOGO Jean ?

- Hommage à toi, Police Nationale du Burkina Faso ! Tu naquis le 28 décembre 1949 à Bobo Dioulasso ; Et depuis lors, attachée à la sacralité du service public, Ton travail au quotidien garantit la République.- En tout temps, en tout lieu, tu procures quiétudes et sécurité ; Parfois mal comprise mais toujours avec fermeté et maturité, Tu t’engage avec professionnalisme et sans réserve, Au profit de tous, grands et petits, que tu préserves.

- Oh ! Police de nos valeurs ancestrales ! Majestueuse et fière, telle une cathédrale ; Paix et sécurité sont pour toi, un sacerdoce, Et ta garde, jamais baissée, veille loin des noces.

- Oh ! Police des collines et des plaines ! Dans les villes et campagnes, tu sèmes ta graine ; Et aux populations soucieuses de toutes les extrémités, Patiente et persévérante, tu proposes ta proximité.

(suite…)

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Bobo, c’est un peu l’équivalent burkinabè de la ville de Québec.  Un peu à l’extérieur de la ville, on peut trouver le village de Dafra. Là, on peut trouver un endroit assez glauque qui ressemble à un mélange entre les gorges de Coaticook et le repaire du colonel Kurtz dans Apocalypse Now.

En vrai, c’est un lieu sacré où l’on trouve des poissons géants, à qui l’on peut lancer des poulets. Des crisses de grosses barbottes finalement. L’endroit est glauque à cause de tout le sang et les plumes de poulet qui traînent partout. Quelques peaux de mouton aussi qui restent d’anciennes offrandes… (suite…)

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Poufiasse, 02/02/2011 [Bidons et autres contenants, Vol de contenus]

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