mai 2011
Bébé Astronaute, 31/05/2011 [Parasitisme révolutionnaire]

Cette nuit, j’ai rêvé du FAS et du Salon du livre anarchiste :

Les kiosques sont disposés de façon à former une sorte d’amphitéâtre et une musique mièvre emplit la pièce. Les anarchistes du salon semblent frappés d’une langueur mortelle. Soudainement, Mjack coupe la musique, s’empare d’un micro et galvanise la foule : Vive l’anarchie ! À mon tour prendre le micro : Vive l’anarchie ! Les anarchistes sortent tranquillement de leur torpeur et se mettent à scander de plus en plus fort : Vive l’anarchie ! Vive l’anarchie ! Mjack a préparé des autocollants qu’il dispose au mur : FAS + psychiatre = nazi; La liberté et/ou la mort; Cool is Class war; etc. Cet exposé théorique commence à s’étirer en longueur et crée un silence embarassant, que j’essaie de combler par des Vive l’anarchie de plus en plus forts et de moins en moins convaincants. Juste au moment où je songe à entonner l’Internationale, je me réveille.

Il faut que j’arrête d’aller sur les Annales avant d’aller me coucher.

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le crouteux, 30/05/2011 [Cool is Class War]
J’ai bossé ce soir. Une soirée molle et longue, comme ces montres qu’on voit sur les tableaux de Dali. Et maintenant, des forces se liguent, à l’instant même, pour m’empêcher d’écrire. Mais c’est le combat des hommes sur la Terre. Et les instants s’étirent à l’infini, les Parques tissent comme des vieilles araignées dodues-cocons-larve de chair.
Et les vieilles m’ont tissées un truc à chier… Au milieu de cette soirée, il y a eu un Zenith. Un énorme Italien rougeaud et gouillant, la bave aux lèvres, à surgit de nulle part en hurlant « Ma qué lil é ou lé couzinié, qué djé l’embrasse !»… en déversant sur nous sont trop plein d’abondance d’enthousiasme, saupoudré de cocaïne et noyé dans le champagne.

J’ai choisi ce boulot pour justement ne pas être au contact du client. La plonge, c’est un job en or pour celui qui à le pouvoir de laisser ses pensées s’envoler, pendant que son corps travaille et suit inlassablement, tout les soirs de boulot, les mêmes routines exécutoires et la même logique désespérante…

Et cet italien, après s’être brillamment exprimé, a absolument tenu -il était formel- à nous chanter une chanson de chez lui -d’Italie.
S’ensuit une chanson de trois couplets lancinants de feu méditerranéen, certes, faux et forts, mais néanmoins, touchants, tant l’ardeur qu’il s’en échappait n’était qu’à peine surjouée…
Au final on a applaudi, parce que le patron du restaurant nous disait d’applaudir en souriant.

J’ai appris une heure après que cet Italien, ce Mussolini d’opérette, qui s’était déjà pas mal fait passer pour un con, était le fils du chef de la mafia Italienne d’ici. C’est pour ça qu’on était forcé d’applaudir.
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le crouteux, 30/05/2011 [Triviale poésie]

Toute cette Terre abattue

Me donne envie de jouer au pénis.

En double

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Kraft+pepsi+nestlé+biotech=nazi

http://lesforlife.blogspot.com/2011/04/pepsi-boycott-announced-by-prolife.html

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«Le légume tueur allemand était un concombre espagnol.»

- Le Monde.fr

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Mysterious, 17/05/2011 [Activités culturelles cool]
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