juin 2011
le crouteux, 28/06/2011 [Bidons et autres contenants]

Comment devenir un ninja et/ou gratuitement…

http://devenirunninjagratuitement.tumblr.com/

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Mysterious, 24/06/2011 [Manger pour «vivre», Vol de contenus]

Une illustration tirée de Time Machine 1901, par Louis Rastelli.


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Mysterious, 21/06/2011 [Euj et Nism, In Stupidatis Veritas]

Les savants Euj et Nism, déjà connus pour leurs expérimentations sur l’humain de demain, se lancent en littérature. Pour l’instant, ils en sont toujours à chercher le titre de leur premier livre :

Les kangourous du IIIe reich

Une amygdale à sa phase anale

Jolie tumeur, reviens

Matti Hagelberg, mon amour

Tube cathodique et/ou tube digestif

Meurt le mouroir

Qu’importe la biopsie

Trilogie pulmonaire

Les palpitations

Ma main, ton sein, demain

Des amoureux surpris sur ta vessie

L’apothéose de l’osmose

Une hormone à la plage

Des cellules interchangeables

En route vers le plexus solaire

Le diptyque du sidatique

Un tentacule et/ou un tubercule

Souvenir de ma ménopause

Moelle d’invertébrés

Sang tiède

Fluides sur la ville

Doigts graisseux

Mémoire d’un scalpel infidèle

Une succion à Bangkok

Instruction pour des dissections futures

Zazie dans le duodénum

Les enfants de la bile

Foie gras rencontre couille molle

Du valium pour les folles

Le pourquoi de la pomme d’Adam

Et si Adam avait mangé une datte ?

Cruelle ascension dans l’oesophage

Des suggestions ?

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le crouteux, 13/06/2011 [Territoires troubles]

J’oublie tout. J’oublie de manger, de boire, de faire ce que j’ai à faire, de dormir et de me réveiller. J’écoute des vieux crooners chanter de la country et scander leurs refrains et leurs couplets d’une voix qui dit « Tu crois que je suis triste ? »

Ils passent sur les ondes comme on passe le Styx brumeux. Les générations futures les enterreront peu à peu ensevelis, par les pieds foulés au tertre, inhumés dans les âges, fumés en crémation, bus et recrachés, ré aspirés et régurgités en un renvoi violent comme seul le temps peut en provoquer.

Dans les voitures je ne conduit jamais. Je n’ai pas de permis. Et je préfère de loin la place du mort. L’accident en grand-angle, ça a quand même plus de gueule… Il fait noir et les pinceaux lumineux des phares balayent la route, du fossé à la ligne blanche, pointillés sur le rythme de la musique. On fume et on boit dans l’habitacle, secouant la tête et les mots et les bouteilles. Recrachant des poumons entiers de cigarettes à la fumée lourde et corrosive. On siphonne du Gin pour tenir mais on ne voit plus rien à cause de la nuit et de la fumée et de l’alcool.

L’air se fait plus rare, remplacé peu à peu par l’iode de la mer et des algues. On sent les virages dans nos ventres  on se gare et on sort de la voiture. Chaleur du Gin  de l’été et de la Méditerranée. On enlève nos vêtements et on rentre dans l’eau  jusqu’à la taille, tout nu. Et on boit et on fume et on nage parmi la Lune et les étoiles le long de la côte, plongeant de temps en temps pour essayer de boire sous l’eau et se donnant des coups de pieds pour voir comment on a mal. Le soleil se lève et les vieux messieurs en galure aussi, se dessapent pour leurs ablutions matinales. Et nous on s’endort sur le parking en roulant sous la voiture pour se mettre à l’ombre, finissant de téter notre liqueur à la bouteille sous le moteur.

Au réveil, ivre mort pétrifié au bar je tombe sur la terrasse renverse le café rigole insulte la pauvre serveuse. On rentre dans la voiture et démarre à fond gomme brûlante sur le bitume fondant par 35°. On repart plus pauvres de quelques neurones. Alors pour finir, on tape de la poudre blanche sur un CD de Genghis Tron. L’EP du groupe dure 14 minutes. On fera une trentaine de kilomètres. Vivant.

La tête sous une fontaine la clope au bec et le chien dans les pattes, on va se coucher quelque part.

Je t’offre ma vie sur un plateau et mon amour en bandoulière. Lis-le. Et déchires le tout. Rampe sur les morceaux et frotte ton sexe contre.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » Je réponds qu’il y a rien. Je me contorsionne et convulse. Le vieux en chaise roulante qui vient de s’adresser à moi me pousse du bout de sa canne :

« Dégages, Ducon ! Plache à la vieille  chénérachion, mon cheune ami !!! Chais fait la guerre en Corée, moi… » La camériste du vieil acteur impotent se jette sous les roues du fauteuil. « Mais enfin, Madame… Il ne fallait pas… » La brave se relève et son œil brille lubrique. « Regardez… Il remue encore sa queue. Il est pas paralysé de partout, le vieux ! »

« Ramenez-moi chez moi tout de chuite !!! » hurle-t-il. « Che clochard me fait tellement peur que che pourrais chier chur moi… »

Ils s’éloignent, l’un en braillant qu’il veut son souper, elle les yeux baissés et le sourire en coin.

L’Amour compose des fois de biens étranges mixtures.

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Depuis l’accident de vélo qui a failli me défigurer vendredi dernier, j’éprouve un peu plus d’empathie pour les minorités visibles. Moi qui n’ai pas mon pareil pour dévisager les gens — je ne le fais pas exprès, je ne m’en rends même pas compte ! — je m’imagine un peu mieux ce que peuvent ressentir les nains, les bossus et autres entachés de naissance lorsque les yeux se braquent sur eux. Je ne sais pas si ça m’aidera à contrôler le manque flagrant de subtilité dans mon regard, mais ça m’a fait songer avec amusement à une autre des excentricités de mon père.

Plus jeune, étudiant et fraîchement débarqué à Montréal, il s’était inventé une nouvelle distraction. Dans cette ville remplie d’inconnus, il lui arrivait de se promener en public en faisant semblant de boiter, en simulant le syndrome de Gilles de la Tourette ou en feignant une quelconque infirmité, juste pour comprendre ce que ça faisait d’être marginalisé. Même si mon père n’a jamais eu besoin de mettre une roche dans son soulier pour avoir l’air bizarre, j’avoue que j’admire son empathie sincère et empirique envers les rejetés de ce monde. Ses expériences farfelues sur l’esprit humain feraient-elles de lui un précurseur au Laboratoire de métaphysique expérimentale ?

Je ne sais pas, mais en revenant de l’hôpital, je me suis fait aborder par un duo de « missionnaires de Jésus-Christ ». En bons opportunistes, ils m’ont assuré que Dieu était avec moi et qu’il comprenait ma souffrance — ce à quoi j’ai répondu que je ne souffrais pas tant que ça.

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Mysterious, 11/06/2011 [Actions stupides, Art is Evil, Vol de contenus]

Masques de chien.

Nous vaincrons!

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Bébé Astronaute, 07/06/2011 [Laboratoire de Métaphysique Expérimentale]

Pendant quatre jours, ma rue a été plongée dans l’obscurité. Les appartements étaient éclairés, mais les lampadaires ne fonctionnaient pas. Ça donnait une atmosphère étrange, mais je trouvais ça plutôt agréable. J’en ai jasé deux minutes avec mon voisin en rentrant le deuxième soir. Il était dehors et profitait de la noirceur pour regarder les étoiles. Il y en avait quatre ou cinq – un record pour Montréal! Je me suis demandée s’il était possible que la Ville n’aie pas encore reçu de plainte. Qu’à l’instar de mon voisin et moi, les résidents de ma rue apprécient ce silence visuel. Qu’ils n’aient peur ni des fantômes, ni des bêtes sauvages, ni des criminels qui pourraient se tapir dans les ténèbres. Quant à moi, je trouve que cette hantise de la noirceur qu’entretient l’humanité tient du pur délire. On dit que la plupart des enfants en bas-âge ont peur dans le noir, et que ce problème disparaît avec le temps. Mais l’humanité, semble-t-il, est encore terrifiée par les monstres sous son lit, au point que c’en est visible de l’espace. C’est une véritable psychose internationale.

Pour le prochain Laboratoire de métaphysique expérimentale, je propose d’abolir graduellement l’éclairage des rues. En commençant par quelques nuits par année, pour quelques rues seulement, pour laisser aux gens le temps de s’habituer. Puis, doucement, on augmenterait l’étendue et la fréquence des pannes jusqu’à priver de lumière les rues de villes entières. Alors on pourrait procéder aux observations scientifiques : y aurait-il une augmentation du nombre de cambrioleurs, de violeurs, de psychopathes? Combien de cannibales, de méchants, de tueurs fous? Combien de lions et de crocodiles, évadés du zoo, féroces et affamés? Combien de monstres sanguinaires, de chiens errants, de loups-garous? Combien d’envahisseurs venus de l’espace?

Est-ce que le monde serait vraiment plus dangereux, plus menaçant dans la noirceur? Ou ferait-on juste mieux dormir, sans toute cette lumière agressante autour de nous? Peut-être même qu’on pourrait, enfin, relaxer un peu en comptant les étoiles.

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Mysterious, 04/06/2011 [Actions stupides, Art is Evil]

Des activistes du FAS en Russie?

http://www.lecourrier.ch/des_anars_dans_moscou

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