c’est un dimanche pour relire les fascicules du fas, c’est pas long parce c’est bon… après lecture, je constate que ces temps ci c’est pas mal plate sur le fas : il nous manque les triviales poésies d’Amygdale. Mysterious devrait partir plus souvent en voyage pour vivre de nouvelles aventures dans les bains. depuis que Mjack est en couple, on a des moins bons cool is class war… mes textes, eux, sont toujours aussi boiteux, mais ce qui a changé, la Poufiasse est plus là pour me pimper… c’était souvent la seule qui comprenait mes textes Freudien et sphincter… Zepoulpe aussi a crissé son camp, peut-être avec Poufiasse… je pense que ce serait possible. en tout cas, il aurait assez de tentacules pour la faire jouir. Coco Acto a jamais rien à écrire, il dit qu’il a pas d’idées… moi non plus j’ai pas d’idées, mais je m’empêche pas d’écrire pour autant… hé hé hé…
je tourne subitement le coin de la rue, sur mon supra bolide, le maillot de bain encore humide, collé à la peau, emmitouflé, vaguement, dans un pardessus qui s’attache devant, il donne un air décent à l’entre-jambe. je pédale bien relaxe, j’arrive sur le coin d’Everett, ce coin miteux près de la plaza haute, près de ce bouiboui de musique du monde où on sert n’importe quoi à n’importe qui. un presque gang bang de crétins -et pédés par dessus le marché- me lorgnent du coin de l’œil… ce qui n’arrange rien, ils sont Mexicains. ça, ça veut dire que la sauce piquante leur dégouline sur le menton en permanence, qu’ils ont des yeux brûlés par le désir et une espèce de moustache perverse… z’avez jamais vu un type sortir de la piscine et se promener à bécane ?! de parfaits imbéciles, en gougounes, en plus… je sais que c’est bien connu, mais tu peux juste pas être crédible en gougounes et avec une moustache…
juste avant, le gamin qui a vomi dans la piscine, hier, il était encore là ce matin… coudonc criss… c’est dégueulasse, ils le font exprès, il va pas s’y remettre… par cette chaleur, le vomis et les mexicains, c’est trop de saveurs… j’ai entendu le père dans le vestiaire, il disait à qui voulait l’entendre que son fiston devait pas rester traumatisé, que dans ce temps là il faut vite remonter… il voulait surtout se justifier d’avoir ramené le gamin alors qu’on a vidé des tonnes de litres d’eau infestés de vomi, hier, par sa faute. j’adore certains enfants, mais pas quand ils vomissent dans l’eau de piscine, un jour de canicule… « mon fiston doit pas rester traumatisé, dans ce temps là il faut vite remonter »… remonter ? ah plonger, tu veux dire, innocent…
moi remonter, moi oui j’ai remonté. me suis remis à la bécane, il y a quelques jours à peine. toute ma vie j’avais chevauché la ville de briques rouges, tel un bachibouzouk… je roulais dans toutes les directions, parfois à contre courant, walk-man sur une oreille, je dévalais les pentes, je montais péniblement la Sherbrooke, la côte Ste-Catherine… j’étais passablement cool sur ma bécane. j’emmerdais personne. j’étais chic sur la route. souple et rapide. j’ai tout de même eu le gros crash : un nid de poule gargantuesque, mauditement bien caché dans l’ombre d’une rue sombre… a toute vitesse, une main en moins sur le guidon -j’étais à 2 secondes de mon ancien logis- ni vu ni connu, j’ai bumpé dedans. au dernier moment j’ai eu juste le temps de penser « tu vas avoir mal »… le vélo de montagne aplati comme une galette, les minutes dans le flou, une dame en voiture qui s’arrête et vient me demander si ça va, si j’ai besoin d’aide pour m’enlever du chemin car elle peut plus circuler… ça va pauvre cloche, je me lève… c’était la nuit, on voyait rien ou presque. pendant des semaines, les bleus sur tout le corps… on me disait que j’étais Pretty sexy. «Joseph, mmm… tu es pretty sexy avec tes bleus»… ce doit encore être cette bonne vieille fascination chrétienne pour le pathétique, le meurtri… bref, j’étais pretty sexy avec mes bleus. tellement que 5 ans plus tard j’avais toujours pas remonté…. maintenant ça y est. me suis dit, y’a rien de plus con que de ne plus faire de bécane sous prétexte que la bécane peut être dangereuse. qu’est-ce qu’une vie sans le moindre risque ? alors j’ai toléré la petite vomissure latente qui pataugeais dans l’eau, de l’autre côté de la cloison où je faisais mon crawl… Il a vomi hier, maintenant il replonge… wow, c’est une analogie de situation particulièrement savoureuse… vous admettrez.
je vais tenter de me trouver une combinaison de plongeur, ainsi en sortant de la piscine, en maillot de bain, sur ma bécane, par une chaleur torride, l’uniforme humide et collant encore sur le corps, m’offrant un peu de fraicheur quand je pédale, aucune bande de parfaits imbéciles -pédés et Mexicains- ne pourra commencer à me lorgner l’entre-jambe, sous prétexte que c’est humide ou que ça coule… il y avait semblait-il une blague là-dessous, un jeux de mot, quelque chose… ark… âhh les pd mexicains…
C’qui se passe avec pétasse ? Pardon je voulais parler de Poufiasse, elle a complètement disparue de la carte, où est-elle allée se foutre ? Avec qui ? Faudrait organiser une battue et pour le moins retrouver son corps, elle mérite peut-être pas de vraies funérailles catholiques, mais un coup on pourrait fermer les yeux et lui chanter l’Ave Maria en oubliant son passé de catin…
C’est pas pour faire chier, mais la BD CACA RENTE de Martin Veyron, c’est vraiment de la merde…
Effluves d’été, vent doux et chaud, sifflement tel celui de la tune de scorpions faisant allusion au vent. la pièce joue justement sur la radio portative du vieux en jogging qui nourrie les mouettes. ton st-guillaume fait scouic scouic sous la dent, tu fais des mélanges incongrues dans ta bouche, la glace de ton fond de verre de café glacé, une tomate séchée, pendant que coco acto t’en passe des vites, tu cherches dans ton jeux de cartes des doublons ou des triplons, mais finalement t’es plus intéressé par le requin 3D qui se trouve dessus. wharg !!! tu bouges la carte et sa grosse gueule veut t’avaler tout rond. merveilleux jour de pseudo-été au parc jarry, quand soudain tu entends des voix graves et fortes murmurer des mots qui ne sont pas doux à ton oreille… scrotum… testicules… c’est l’intestin grêle, non tu te trompes, il a la aorte de travers, tu dois d’abord lui écarter la jugulaire… le muscle dartois, il avait le fascia spermatique externe déplacé. oui le scrotum se fond dans la peau de l’abdomen…. C’est comme le monde qui parlent au cinéma, comme ceux qui marchent sur toute la largeur du trottoir quand t’es pressé. En leur expulsant d’un trait une pluie meurtrière de brisures de glace de café latté j’ai hurlé « Taisez-vous. Voulez-vous vous taire? Je vous défends d’employer des mots grossiers. » Toute la vulgarité des truckers peut s’éprouver dans les parcs les plus feuillus et en compagnie d’individus en apparence tout à fait fréquentables.
N’annale fas pas qui le veut. C’est juste un commentaire, une remarque, comme ça, vu mon faible taux de participation. Heureusement qu’il n’y a pas de quota à atteindre, d’ailleurs, je n’ai pas encore payé mon abonnement. On peut payer en nature ? Je mettrais mon habit d’infirmier et mes gants de caoutchouc…
Je n’ai pas d’idées précises, c’est plutôt une émotion, une intuition, une vague vision, que je développe, en tâtonnant; c’est que je n’ai pas de mémoire, pratiquement aucune, j’oublie tout, chaque détail, les raisons, les gens, leurs histoires, tout comme mes cours d’histoire, ma culture générale, les règles des jeux de cartes, les livres et films que je regarde, sauf ceux visionnés cent fois, encodés par la force. les visages me disent quelque chose, j’essaie de comprendre d’où ils me viennent, qu’est-ce qu’ils me signifient, il faut qu’on m’aide à me souvenir. Je ressens un vide cervical, dans ces moments là, il faut que je me frotte le dessus de la tête avec vigueur, comme pour stimuler quelque chose, ce qu’il reste, ce qui fonctionne encore. Est-ce que j’ai pris trop de drogue ? Est-ce ma tête qui cherche à me protéger de mes pires souvenirs, ou est-ce que j’ai juste trop bouffé de sandwichs emballés dans du papier d’aluminium ?! Comme ma grand-mère, vais-je finir sénile, alzheimer, radotant, inquiet et agressif. Je lis «un roman français» de Beigbeder, il parle justement de son amnésie, et comme moi, il en souffre. Puis il y a ces gens oubliés qui pensent qu’on se fous d’eux, que c’est par snobisme, par mauvaise foi, si on se souvient plus de les avoir frenchés en secondaire 4. pourtant ça n’a rien à voir, c’est comme s’il faut vraiment que ça brasse fort pour rester imprimé et si ça brasse trop, on l’oublie aussi. Ça me réconforte de ne pas être seul à oublier, je ne me souviens absolument pas de mon enfance et j’ai perdu des grands bouts de mon adolescence, alors il y a cette phrase tout de même qui a attirée mon attention et retenue mon approbation, dans la lecture du Beigbeder, elle parle de la musique, cette musique qui, profonde et hallucinante, sait mieux que n’importe lequel exercice de mémoire, faire remonter des vagues de souvenirs enfouies dans les abysses de ce drôle d’intestin crânien, où tout à coup des bribes de conversations ou d’émotions vives, reliées à un passé incertain, ressurgissent sans qu’on ne comprenne trop pourquoi tout à coup, ça y est… il est écrit «la musique reste mon véhicule temporel préféré, le plus rapide moyen de ruminer le passé : je suis convaincu que ma collection de 45 tours grésillants contient l’histoire dont mon cerveau m’a dépossédé.» Pour avoir souvent pleuré sans prévenir, à l’écoute de certains vieux tubes, je pense que c’est pas mal ça.
donc il faut regarder le vidéo de Languirand «la santé et la connaissance de soi, versus La masturbation chez le foetus»… je le qualifie de drôle
et d’instructif, il est plein d’échographies perverses, de médecins impressionnés et de parents fiers et/ou honteux. Hé hé hé…
http://www.recuperervotrecopine.info/
Quelqu’un doit tester ce truc, qui veut devenir un mâle dominant ?
je suis à l’étranger, depuis plusieurs semaines, déjà. je vis dans une caravane où se croisent thermites, araignés et où les rats et les poules mortes jonches le sol, tôt le matin, au moment de prendre son petit déjeuner… je me lève, écoeuré, je m’en vais m’écraser sur la plage.
sur le périple, des créatures des temps anciens nagent dans les eaux : ce sont les GMIWTF (grand-mother i want to fuck), elles sont à poil, leurs nichons sont aussi brun que de la sauce à poutine, leurs prothèses mamaires fondent sous le soleil de plomb, certaines ont dégainées leurs courbes naturelles, ça dégringole jusqu’aux genoux mais avec lustre, avec gloss; elles ont proche 80 ans mais se fringuent comme leurs arrières petites filles, devenues ados.
pourtant, le destin de ces protagonistes mérite toute notre attention, alors que des milliers d’espèces naissent puis disparaissent, elles ont suent traverser le temps, elles ont survécues au cataclysme du temps, elles sont des fossiles vivants ! Leur anatomie intrigue les scientifiques depuis toujours, elles sont des survivantes, des chattes sur plages brulantes ! L’une d’elle aime porter un brassard de l’armé, elle a découpé deux trou autour des mamelons, probablement avec ses dents. Sa longue perruque blonde voltige au vent, comme la vraie queue d’un cheval, comme la queue de ce type, là-derrière, bon, bref.
Sur les vastes plages, les GMIWTF sont des proies faciles elles s’écartillent et se crèmes les unes les autres, elles tournoient en masse, guidées par leur demi cerveau, c’est le carnage, de nombreux baigneurs tombent entre leurs cuisses brunes.
sur ma droite, une bande de chaines en or et de poupounes à peine pubères se dandinent , ils atteignent leur maturité sessuelle dès l’âge de 10 ans. et se masses eux aussi sur l’air d’une musique de leur radio portatif : « des mamours, des discours, mais toujours pas d’amour, la la la la la »
je regarde les GMIWTF, moi je les aimes bien, je pourrais m’en prendre une; ici, la pêche à la GMIWTF est libre et sans aucune restriction. Je pourrais exploiter les ressources extraordinaires de cet animal, c’est une sorte d’antibiotique primitif à la vieillesse bactérienne. Je me lance, entouré par des mâles empressés -en plein été, ici, c’est un rituel essentiel- j’en choisie une, la mienne est plus grosse, la mienne est plus vieille.Vu les services que rend cet animal, ça me semble normal de lui renvoyer la pareille. si je ne rencontre pas de vents contraires, je devrais y arriver sans escalle, je vivrai alors en couple pendant toute la saison des amours.
pour la survie de l’espèce, les pouvoirs publics s’efforcent d’entretenir cet équilibre fragile, pour que dans quelques années, leurs enfants puissent se régaller à leur tour, si toutefois elles survivent jusque là… souvenez-vous alors de la danse des GMIWTF, et de leur mystérieux ballet au creux des océans…
sur les berges d’un canal, je me promène, je croise ses yeux, couleurs d’une viande grillée très saignante, vous avez deviné, des yeux d’une couleur comparable à celle d’un ciel ensoleillé sans nuages. je lui fait un salut, elle me le rend, dans un mouvement de danse bien évoquant. tout cela est bien inspirant mais dans ma tête un monsieur veut me parler, il faut se conduire comme un monsieur.
Ça faisait longtemps que je voulais vous cuisiner un bon gâteau Bb astronaute ! Alors voilà, je suis heureux de vous le présenter aujourd’hui car depuis que c’est la mode de cuisiner de bons gâteaux sur le FAS, je ne peux m’empêcher, les trois quarts du temps, d’avoir cette pensée joyeuse pour l’aphorisme qui sous-tend l’existence du Fas depuis ses touts débuts : «Pour des gâteaux délirants».

Mysterious est muet comme une carpe ces derniers jours; il est lost in redaction, ma parole ?! «Inspiration, aspirations, inspiration, disparition : c’est la respiration du poète.» disparition Fasienne, pas une disparition comme être mort là, ni comme être en manque d’inspiration là, non le trop plein d’inspiration qui renvoit à la disparition Fasienne… Comme le Fas ressent chaque fois qu’un de ses enfants s’éloigne. Rien qu’un peu.
je reviens du salon nouveau genre, ça mit un peu de temps à lever côté ambiance, beaucoup de matantes au début et je craignais de me retrouver au salon des métiers d’art, (les premiers curieux m’ont tous reproché les petis caractères difficiles à lires pour leur début de presbytie) mais finalement un flot de jeunes gens appétissants sont débarqués en converse et manteaux de cuir et se sont littéralement jetés sur votre cher Joseph, avides de connaître l’essence et la définition du mot FAS… Chaleureux échanges avec les dépressionnistes, admiration sans borne du public pour le mjack et ses sérigraphies… les flyers ont volés comme des petits pains !
Cette fois c’est confirmé, Adolf Hitler était mono-testiculaire. C’est ce que reporte le journal anglais The sun. Le leader nazi aurait perdu un testicule pendant la Bataille de la Somme de 1916, selon un document retranscrivant une conversation datant de 23 ans auparavant entre un médecin allemand, Johan Jambor, et son prêtre Franciszek Paawlar. http://expresse.excite.fr/news/2766/-Hitler-etait-monotesticulaire-
je n’ai pas actionné la chasse d’eau depuis plusieurs jours. ça sent encore très bon. il y a comme une vapeur humaine, dans l’air. c’était l’Halloween et j’ai mis une citrouille dans ma salle de bain, elle me regardait avec l’air de dire que j’étais étrange, mais elle ne me trouvait pas étrange du tout, elle ne me trouvait rien d’étrange. oui je dis elle me regardait et non pas me regarde parce que c’est le soir des vidanges, elle est actuellement dans un sac vert, sur le bord du trottoir, elle se colle la peau de citrouille contre la peau de citrouille de son frère citrouille, né du couteau de coco acto, au même moment, la nuit de l’avant- avant veille. il y avait un film d’horreur à la télévision quand ils sont nés. ils ont froid dans le sac, ils attendent le petit matin, d’être ramassé par la charrue électrique. ils ne comprennent pas pourquoi la vie, la mort. ils ont un air horrifié, sans raison aucune, ils sont nés avec cette exclamation d’horreur au visage, la joue creusée, le nez crochu, la nature n’a pas été clémente avec eux. ils ne comprennent même pas ce que c’est que la beauté. la laideur, ils ne savent même pas qu’elle est laide. l’odeur de ma salle de bain, elle ne savait même pas que ça sentait bon l’humain, alors que ça aurait pu être pire, vu que je n’ai pas actionné la chasse d’eau depuis plusieurs jours. elle n’aurait pas fait la différence, elle aurait juste pensé que ça sent quelque chose, c’est déjà quelque chose, en soit.
Je passe le balais dans la cuisine et je n’arrive pas à faire décoller de par terre un espèce de vieux bout de fromage moisi, je le gratte du pied gauche, du pied droit, avec un couteau, avec mon doigt, mes ongles, je le gratte avec mes dents, il reste collé, il ne se désagrège même pas, il est plus solide que du bois. Je me met à frotter comme un dingue, je suis obsédé par ce bout de fromage moisi, il est mal odorant, il me fera honte, mes invités croiront que je suis quelqu’un de sale, de très sale, de méchant, de pourris. Du fromage moisi, plein de champignons microscopiques qui grimpent, qui se multiplient, qui se trultiplient, qui se centrultiple même, qui se regroupent et forment une armée de bactéries vicieuses, mangeuses de chaire, avide de cellules fraîches. Les jours passent, l’air s’oxyde, se monoxyde, se cyanurise presque; c’en est effroyable… l’odeur est telle que je fais mes boîtes, encore plus de boîtes, plus et plus et plus de boîtes, j’empoigne ma peluche, mon pyjama, mes 3 brosses à dents, ma collection de lunettes de lecture, mon jeux de parchesi, non pas mon jeux de parchesi, mon jeux de scrabble, non pas le scrabble, le monopoly ? au diable le monopoly, je suis mauvais perdant. un simple jeux de carte, oui j’empoigne un simple jeux de carte, ma perruque colombienne, ma truite de corail domestique, j’ouvre le réfrigérateur, j’y prends mes capsules de thé des bois, mon herbe à poux, dans le placard, mon balais cheval, ma cape du roi, mon chapeau de vicking, je laisse à regret le trident du diable et dans une grande valise à roulette, la poignée movible en moins, je fourre le tout, avec beaucoup de plaisir, mais aussi un peu de douleur… oui car je songe à cet endroit que je quitterai pour toujours… mais au fond qu’est-ce que je raconte, cet endroit sordide, puant, plein de putes, de drogués, de smicards, de cafards, et aussi puant qu’une toilette turque sous le soleil de juillet, je quitte heureux, victorieux, le regard plein d’avenir, enfin libre.
Alors moi je vais souvent manger au Commensal tout près de chez moi et leurs toilettes puent tellement, le savon qu’il y a dans les distributeurs sent si fort la cocotte, que c’est impossible d’avaler une bouchée sans vomir- lorsque la main (qui sent la cocotte à cause du savon) s’approche de ton nez en mettant la fourchette près de ta bouche; tu as envie de gerber- alors avant d’aller manger au Commensal, je me lave toujours les mains ailleurs et je mets mes gants jusqu’à ce que je sois assis en train de manger ma nourriture. Et donc, ça fait longtemps que je me dit que franchement ils pourraient rénover la place, mais oui quoi, ces grands tapis verts et cette ambiance positivement ridicule des années je ne sais pas 88 ?! Et ben, ce midi, voilà ma chance; après avoir mangé un copieux repas végétarien (si, si, copieux repas végétarien) et juste au moment où je m’apprêtais à sortir, voilà ma chance, que je disais : un livre réservé pour les commentaires ! Alors je me lance, sans trop penser, j’écris quelque chose comme «je suis un client régulier, j’aime bien votre nourriture mais franchement vous pourriez rénover, surtout vos toilettes qui sont mal propres et votre savon infect et vos tapis sont laids et ça ne colle pas avec l’esprit de pureté de l’endroit, pour quelqu’un qui n’aimerait pas autant que moi votre nourriture, ce serait assez pour inspirer le dégoût moral, etcetera, etcetera.» Bon, une bonne chose de faite ! Je relève le nez, satisfait, me renligne sur mon départ, quand soudain mon attention se dirige sur une affichette posée au mûr juste au dessus du livre de commentaires, affichette que je n’avais pas vu jusqu’alors… Horreur… J’ai le temps de lire deux phrases avant que la gêne ne me monte au visage «En la mémoire de Jacques Machin, tout ceux qui l’ont connus savent que bla bla…» C’était en fait un genre de recueil en mémoire d’un type qui avait sans doute eu un rapport avec l’endroit, de son vivant, mais pas dutout un livre de commentaires !!! Je ne pouvais pas simplement arracher la page en douce, il y avait des commentaires écris plus haut avant le miens, ainsi qu’au recto -sans doute des commentaires bien plus profonds que le miens-… Je suis sortie de là discrètement tout en imaginant la tête des pauvres gens qui allaient lire quantités de messages émouvants avant de tomber sur le commentaire le plus weirdo qui soit, au sujet de chiottes puantes qui devraient être rénovées…
J’écris en regardant vaguement de là où je me trouve, derrière mes lunettes sales. je ne me suis pas encore tellement adapté à ce nouvel environnement de droite -en ce qui à trait à la nouvelle mise en page, voyez- avant c’était écris à gauche et puis maintenant c’est à droite. Il y a aussi plusSE de monde connus sur les photos, il y a Mysterious !!! Pourtant, malgré ces signes évidents de bienvenue, manifestant un conservatisme évident de nos valeurs d’antan et même après avoir fêté et dépassé mon premier anniversaire au sein du FAS, je ne suis pas certain, en fait je suis plutôt convaincu, n’avoir encore jamais écris un seul article essentiel, je dis bien essentiel, à l’essence même du front d’action stupide… Ce témoignage restera poignant de sincérité dans les annales du FAS…
Vous savez, cette nuit j’ai rêvé que j’étais un champion du curling sur glace. Sport débile où après avoir fait glisser le lourd palet vers les quilles, mon équipe et moi, nous nous ruâmes aussi dans une eau glacée pour savoir qui serait le premier à grimper sur un matelas flottant… J’avais un manager et cela devait me faire gagner beaucoup d’argent pendant l’été… Pendant l’Été ! Pourtant je jouais au curling d’hiver ! C’est incroyable, ça ! C’est tout à fait stupide comme rêve ! Je me demande alors la signification de toutes ces bétises nocturnes… Aah, soupir…
Je cherche un druide sur le FAS, j’ai l’intestin grelle, le foie et l’estomac intoxiqués, mon haleine est acidulée, j’ai une hémoroïde douloureuse et je suis dans une forme physique pitoyable. Je ne bois plus, je ne baise plus, je bois des potions de plantes et je m’asperge d’huiles thérapeutiques aux vertues encore latentes…
L’un d’entre vous pourrait-il me soigner ? Rien ne sert de me parler de chromoscato, j’ai fait une promesse à la Poufiasse à ce sujet…
Une poignée de Fasiens saoulons ont, dans un geste de fumisterie délibéré, omis volontairement de donner le crédit du génie «hé hé hé» à son auteur légitime pour le fascicule spécial interjection soutenue à la tierce…
Joseph le grand, Joseph le diplomate, le sage, ne se laisse pas abattre par cette vile et évidente action stupide. N’est-ce point du FAS dont il s’agit, après tout ? Oui, du FAS en effet…
Justement, à part moi y’en a t il des vrais anals du Fas ? Ou suis-je encore le seul à m’intéresser à ce genre de choses ?! Ce n’est pas un vain jeu de mot, c’est une question, ma foi, fondamentale pour mon équilibre psychologique. Dernièrement, en effet, un proche de votre dévoué Joseph lui demandait de se positionner sur ses motivations profondes à s’intéresser de près à un sujet aussi peu ragoûtant que la chromoscatologie. L’on me reprochait avec condescendance amusée ne pas avoir dépassé le stade anal…
L’on dit que ce stade se situe vers deux ans quand l’enfant commence à maîtriser ses sphincters et l’anus devient alors une zone érogène sous l’influence de l’exigence de propreté exprimée par les parents. L’anus, zone de passage entre l’intérieur du corps et le monde extérieur est soumis à la volonté de l’enfant qui s’aperçoit qu’il peut empêcher l’expulsion et en retire donc un plaisir de rétention découlant de l’application de sa volonté. Il prend progressivement conscience du soulagement lié au fait de laisser sortir : c’est la découverte du plaisir d’expulsion. Il est fréquent que l’enfant s’intéresse à ses selles et les manipule, les explore ou les exhibe. Le «boudin fécal» stimule la zone érogène et est perçu par l’enfant comme une partie de son corps qu’il perd.
Or, rien à voir avec moi qui m’intéresse plutôt à la chromoscatologie, science qui étudie la couleur des selles, il n’y a d’ailleurs pas vraiment de sites sur le sujet !!!
«CHROMOSCATOLOGIE»
La couleur des selles est liée en majeure partie à notre alimentation. Les végétariens auraient des selles claires alors que les grands consommateurs de viande auraient les selles foncées. C’est l’influence directe de la teneur en sels biliaires.
Les variations de couleur se trouvant dans nos selles traduisent donc les variations de notre alimentation ! Hyper intéressant ! Je suis tout à fait attentif aux signes aisément accessibles que nous envoie notre organisme au quotidien ! Sympathisant du FAS, soyez attentifs aux signes qui ne trompent pas !
Certains aliments contenant des pigments stables comme la betterave, par exemple, peuvent même colorer directement nos selles ! Vous l’aviez bien sûr remarqué ! Non ? Quelle conception fascinante que de pouvoir retrouver ci et là les couleurs familières des aliments dégustés avec joie, défigurés en un art abstrait aux couleurs parfois vives et folles !
Mais mais mais… En cas d’obstruction des voies qui conduisent la bile du foie vers l’intestin, ces pigments passent dans le sang… Les selles sont alors très claires et la peau devient jaune. Cela s’appelle une jaunisse, Calisse !
Sachez, chers sympathisants, qu’une simple accélération du transit intestinal peut éclaircir significativement les selles, sans qu’il n’y ait pour autant de maladie des voies biliaires.
Des indices précis sur l’état de santé :
La présence de sang digéré dans les selles (saignement de l’estomac ou de l’intestin grêle) provoque des selles noires et très nauséabondes appelées maelena. Il ne s’agit pas de selles foncées, mais de selles vraiment noires.
Un saignement dans la partie terminale du côlon peut donner des selles rouges.
Certaines infections, notamment parasitaires, peuvent donner des selles vertes ou verdâtres…
Et je passe sur l’odeur ou le côté glaireux, solide, en petites billes, massif, liquide de l’étron, qui est encore autre chose !!!
Comme vous l’aurez compris, la chromoscatologie est une science complexe ! Une science, oui une vraie science !
Et je cite «Il n’existe pas de chromoscatologue, mais à mon avis, il y aurait un marché»… Ah, j’avais mal lu osti, je croyais avoir lu il n’existe pas de «chromoscatalogue», un genre de recueil des maladies par les couleurs du boudin fécal (ha ha ha, boudin fécal, maudits français que vous êtes drôles !), maudite marde, justement, il va falloir que je l’invente ce chromoscatalogue !
La devise de Socrate « Connais-toi toi-même.
La race irritable des poètes.
La furie française, l’impétuosité.
Comme on dit « hâte-toi lentement», tu arriveras plus vite à un
travail bien fait.
Un homme qui possède parfaitement son sujet.
Pourquoi m’avez-vous abandonné?
Nous sommes de la même farine, il n’y a pas de doute là-dessus.
Tant que tu seras heureux, tu compteras beaucoup d’amis.
Je suis savant avec le livre, je puise mes idées dans les ouvrages des autres.
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Finir une phrase par «J’ai dit». Il n’y a alors aucune réplique possible.
La fin ne répond pas au commencement.
Je le crois parce que c’est absurde
Le bon vin réjouit le cœur
Telle œuvre ne plaira qu’une fois
Exécrable faim de l’or !
Le souffle populaire
À la maison, Tout (est) droit.
Fais ce que tu fais et laisse tomber le reste
Cette petite chose
Fragile ?
Par un mouvement de colère, du fond de la poitrine.
Le temps mal mène, la dernière seconde tue.
Comme un cadavre
Qui, quoi, où, par quels moyens, pourquoi, comment, quand ?
Quel bonté, grand monsieur, artiste de surcroit. Périt ou non dans ce
bordel. En admettant qu’il y soit. Moi j’y suis, à sa place, pour
deux.
FIN
Un goût de girofle en bouche
Chanson nostalgique
M’a râtellée
C’est-à-dire, non.
C’était vraiment un spectacle curieux
Voici, enfin, mon portrait…
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