Par le principe d’utilisateur-payeur, on entend généralement que la contribution à un service variera en fonction de l’utilisation qui en est faite par l’utilisateur. Si vous l’utilisez beaucoup, vous paierez beaucoup.

source

Ayant  toujours été animé par le désir d’être inutile, je ne peux que me réjouir du virage utilisateur-payeur entrepris par le gouvernement provincial. J’ai le sentiment de voir la porte d’un monde d’économies s’entrouvrir devant moi. J’utilise peu : à partir de désormais jusqu’à dorénavant, je payerai peu.

Think tank néolibéaral en devenir, le Front d’Action Stupide vous propose aujourd’hui une série de mesures qui ramèneront le Québec sur la voie de la prospérité. Après tout, on ne devient pas un pays riche en payant l’épicerie avec l’argent de la vente du bois des meubles de la maison. On devient un pays riche en louant les meubles de la maison à ceux qui veulent bien s’en servir : utilisateur-payeur. Check it out :

Les bibliothèques : ça coûte cher à tout le monde et personne n’y va, ou si peu. À l’université, certains étudiants arrivent à effectuer leurs recherches en utilisant beaucoup moins de sources que d’autres. Rédiger une thèse de maîtrise à partir d’un seul bouquin et arriver aux mêmes conclusions, c’est ce qu’on appelle le génie. Pourquoi ne pas récompenser ces étudiants qui arrivent à faire plus avec moins sur la base du principe utilisateur-payeur. À chaque emprunt de livre sa facture! Sans doute, les détracteurs du principe avanceront que cette mesure aura pour effet d’augmenter le nombre d’étudiants qui consulteront les bouquins sur place, dans les locaux de la bibliothèque. Que nenni. Ces étudiants se verront facturer leur temps d’utilisation de la bibliothèque à l’heure. Un incitatif certain au développement de l’esprit de synthèse. Éventuellement, on pourra carrément fermer les bibliothèques tant cette mesure aura pour effet de favoriser la créativité. Dorénavant, on rédigera nos thèses de doctorat à la maison, avec cyberpresse comme seule source.

Les élections, ça coûte cher et personne ne vote, ou si peu. Pourquoi ne pas refiler la facture aux bonnes gens qui ont toujours la frivolité de voter ? Que d’efficacité dans les futurs scrutins : plus personne ne votera en dilettante. À terme, on pourrait s’entendre pour voter moins souvent.

Le transport en commun, ça coûte cher. Dites-moi, à quand remonte votre dernière utilisation de la station Villa-Maria ? Vous ne vous en rappelez plus, mais vous payez pour. Personnellement, j’utilise uniquement la ligne bleue, et même là, seulement deux stations. Il me semble que je devrais avoir droit à un tarif qui reflète l’utilisation que je fais du métro. Éventuellement, on pourra faire les choix qui s’imposent et fermer les stations utilisées uniquement par les gens trop paresseux pour marcher. Si d’aventure on se rendait compte que toutes les stations sont utiles (même Namur), il ne nous restera plus qu’à arrêter de construire des trottoirs : les économies sont partout.

Les rampes d’escalier pour handicapés. Ça coûte très cher. Pourquoi ne pas amortir les coûts de ces infrastructures-béquilles en faisant payer les infirmes et les amateurs de roulis-roulant ? Bon, j’entends déjà les cancres de l’économie se poser la fameuse question : mais avec quel argent vont-ils payer ? La réponse est pourtant simple : avec l’argent des mesures fiscales! Combien de gens se déplaçant fauteuil roulant partent en randonnée dans les grands parcs nationaux ? Combien de malentendants écoutent la radio de CBC ? Si peu. Pourquoi devraient-ils payer pour ça ? En payant peu d’impôt, les handicapés auront tout l’argent nécessaire pour financer leur rampe d’accès… et pourquoi pas un half-pipe.

Les diplômés, ça coûte cher. Qui a besoin de diplômés sinon certains sites de rencontres, les entreprises et le gouvernement ? Utilisateur-payeur! Pourquoi ne pas faire payer aux employeurs, au moment de l’embauche, le prix des études de leur futur employé ?

Les entreprises sont, de façon générale, des personnes morales. Une personne morale a les mêmes droits qu’une personne normale mais n’utilise aucun service du fait de leur nature intangible (essayez d’inviter une entreprise à prendre un verre pour voir). Hop! D’un même geste on supprime l’imposition des entreprises et on règle le problème de l’endettement étudiant.

Le virage utilisateur-payeur n’est pas sans comporter certains défis logistiques. Ainsi, la question des frais de gestion d’un tel système est légitime. Heureusement, le Québec peut compter sur un gouvernement libéral fort dont l’entourage regorge de vendeux de cartes-à-puces et de pusheurs de bases de données de toutes sortes. Les progrès techniques des dernières années et le dynamisme du génie québécois rendent enfin possible pour chacun le paiement de sa juste part.

La lecture de cet article vous a coûté 3$ (En vrai c’est 20 $, mais on va t’en remettre une partie plus tard)

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Poufiasse, 28/02/2012 [Citations et aphorismes]

Entendu sur la rue :

 

C’est pas que c’etait pas des bons acrobates. C’est juste que j’ai pas besoin d’acrobates pour aimer la vie.

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Poufiasse, 26/02/2012 [Art is Evil, FAS - Rencontres]

2.14$ la bière : awwwwww.

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Poufiasse, 21/02/2012 [Mourir au Canada, Non classé, Vol de contenus]

Quand j’ai un vague à l’âme, je lis les commentaires sur les sites de sport :

C’est assez drôle.. de voir le paradoxe entre ‘JE TE DIT QUE TON TEXTE EST BOURRÉ DE FAUTES .. DONC.. JE NE SUIS PAS CAPABLE DE TE LIRE! ‘ Alors que malgré le fait accompli, ce texte est facilement lisible.

Alors à chacun de se poser soi-même LA question: ‘Suis-je obligé d’apporter un commentaire gratuit sur l’écriture d’autrui ?

Surtout si j’ai le même problème que toi mais que j’en suis inconscient !

Bon . donc 4 à 2 MTL .. la ‘partisanerie’ à son comble ! Et puis 2 pts pour DAVID… Deharn, dehan, danhe, ONE EVER … on sait de qui l’on parle !

Bon match

Oû est-ce que je voulais en venir déjà ? Ah oui! ONE EVER!

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Aujourd’hui, histoire de faire délirer le quotidien du lundi, j’ai décidé de m’amuser aux dépens d’un collègue de travail. Notre patron étant parti en vacances, il n’y a que moi et mon collègue au bureau. Après l’avoir entendu entrer au travail, j’ai décidé de communiquer verbalement avec lui en n’utilisant uniquement que  les mots suivants :

1. oui

2. non

3. salut!

La journée a commencé facilement : (suite…)

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Poufiasse, 28/01/2012 [Cool is Class War, FAS - Rencontres]

Histoire de mousser la popularité du FAS, ça fait un bon moment que je songe à écrire un COOL IS CLASS WAR qui parle de sexe. Alors quand ma blonde m’a dit qu’elle commençait la rédaction d’une thèse sur le speed-dating, j’ai tout de suite su que je n’étais pas loin du compte… mais loin d’avaler cette couleuvre. (suite…)

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Poufiasse, 24/01/2012 [Triviale poésie]

Je suis passé par ici

Je  me suis gratté

la pierre de la roche

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Poufiasse, 07/01/2012 [FAS - Rencontres, Territoires troubles]

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Poufiasse, 16/12/2011 [Citations et aphorismes, Cool is Class War]

« Es-tu Français ? »

« Ben oui, c’est clair, heille, j’rentre chenous le soir, première affaire qu’euj fais, c’est cartonner vachement, toé ? »

 

 

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Poufiasse, 16/12/2011 [Art is Evil, Le best-seller, Vol de contenus]

Vous connaissez le principe. On a fait un cadavre exquis sur Facesnatch. Mais comme personne n’arrive à plier son écran pour voir juste la dernière ligne, ben on triche un peu et ça donne ça :

 

En l’an de grace 2006, les agneaux se sacrifiaient pour mon grand plaisir dans un… (suite…)

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Poufiasse, 20/07/2011 [Triviale poésie]

Sans faire dans la dentelle +

La tondeuse me coupera les cheveux =

Mohawk accidentel

 

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La voyante a voulu lire mon avenir dans ma main. J’ai dit ok. J’ai rapidement compris qu’elle était très bonne. Elle m’a toisé un instant et a tout de suite compris que j’étais une personne un peu désorganisée et c’est ce qu’elle s’est employé à décrire.

Je me suis arrangé pour ne pas lui donner de matériel à partir duquel travailler. Chaque fois que qu’elle me lançait une perche du genre -Je vois une grave maladie dans ton enfance. Je répondais -Ah bon!

Pour s’inspirer, je crois qu’elle a voulu scruter mes réactions pour savoir ce que j’avais envie d’entendre.

-Madame, il faut lire dans ma main, pas dans mon visage. (suite…)

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Poufiasse, 20/04/2011 [Triviale poésie]

Parkeur,

Ambianceur,

Moutonnier,

Dolotière,

 

Faux-type,

Sap-sap,

Bailleur,

Contrôle des plantes!

 

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Poufiasse, 16/04/2011 [Cool is Class War]

L’avantage de se tenir dans un bar de retraités, c’est que tout le monde s’en crisse. Tant que la bière ne soit pas trop chaude.

Quelques jours avant la St-Patrick, on m’a donné une idée grandiose : fêter la St-Patrick et faire boire de la bière verte à nos amis retraités burkinabè (prononcé BOUR-ki-na-bé, je n’arrive jamais à m’y faire).

Le plan était de filmer ce joyau de l’échange culturel parce que la bière émeraude serait si belle à l’écran. Pour ça, il fallait que les vieux arrivent un peu plus tôt que d’hab, sinon on aurait pas assez de lumière. On a donc prévenu tout le monde qu’on payait la première tournée, pourvu que tout le monde accepte de la boire verte. (suite…)

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Poufiasse, 07/03/2011 [Citations et aphorismes]

Les Burkinabè ont des façons de parler qui ressemblent étonnament aux Québécois. Par exemple, ils vont dire « un char », même si dans leur cas ça désigne une moto. Ils disent « de rien » aussi, lorsqu’on leur dit merci.

Un de mes tics préférés, c’est l’utilisation presque systématique du mot  « d’abord » pour terminer une phrase. J’ai l’impression que ça a la même fonction que le « tsé » québécois. En clair, ça ne veut rien dire. Un burkinabé aurait dit: ça ne veut rien dire, d’abord.

En parlant à Sylvain hier, je me suis rendu compte que ça donnait pafois des résultats étonnants.

***

-Sylvain, est-ce que tu es marié ?

-Ah non! Je suis célibataire, d’abord.

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Poufiasse, 20/02/2011 [Géopolitique du logis, Territoires troubles]

L’autre matin je me réveille un peu groggy et j’entreprends de me faire un café. Je me rends dans la cuisine et dis bonjour à C*, qui est la femme de ménage. En fait, elle fait aussi la bouffe. Soyons clairs: c’est une bonne. (suite…)

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Poufiasse, 16/02/2011 [Art is Evil, Manger pour «vivre»]

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Your Octopus, Squid and Cephalopod Information Center
Comment le poulpe entend-il sous l’eau ?

Quelle taille peut atteindre le poulpe colossal ?

Enfin, toutes les réponses en un seul endroit.

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Poufiasse, 04/02/2011 [Art is Evil, Vol de contenus]

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Aujourd’hui, je dois me rendre au Comissariat de la Police Nationale. En me rendant sur leur site web, en plus de trouver de suberbes gifs animés, j’ai eu l’agréable surprise de trouver un poème, directement sur la première page. Je le reproduis plus bas, mais vous pouvez trouver l’original ici.

Notre cher Amygdale aurait-il proposé ses services à la Police Nationale du Burkina Faso sous le pseudonyme OUÉDRAOGO Jean ?

- Hommage à toi, Police Nationale du Burkina Faso ! Tu naquis le 28 décembre 1949 à Bobo Dioulasso ; Et depuis lors, attachée à la sacralité du service public, Ton travail au quotidien garantit la République.- En tout temps, en tout lieu, tu procures quiétudes et sécurité ; Parfois mal comprise mais toujours avec fermeté et maturité, Tu t’engage avec professionnalisme et sans réserve, Au profit de tous, grands et petits, que tu préserves.

- Oh ! Police de nos valeurs ancestrales ! Majestueuse et fière, telle une cathédrale ; Paix et sécurité sont pour toi, un sacerdoce, Et ta garde, jamais baissée, veille loin des noces.

- Oh ! Police des collines et des plaines ! Dans les villes et campagnes, tu sèmes ta graine ; Et aux populations soucieuses de toutes les extrémités, Patiente et persévérante, tu proposes ta proximité.

(suite…)

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Bobo, c’est un peu l’équivalent burkinabè de la ville de Québec.  Un peu à l’extérieur de la ville, on peut trouver le village de Dafra. Là, on peut trouver un endroit assez glauque qui ressemble à un mélange entre les gorges de Coaticook et le repaire du colonel Kurtz dans Apocalypse Now.

En vrai, c’est un lieu sacré où l’on trouve des poissons géants, à qui l’on peut lancer des poulets. Des crisses de grosses barbottes finalement. L’endroit est glauque à cause de tout le sang et les plumes de poulet qui traînent partout. Quelques peaux de mouton aussi qui restent d’anciennes offrandes… (suite…)

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Poufiasse, 02/02/2011 [Bidons et autres contenants, Vol de contenus]

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Poufiasse, 29/01/2011 [Art is Evil, FAS - Rencontres]

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Poufiasse, 26/01/2011 [Art is Evil]

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Poufiasse, 25/01/2011 [Art is Evil]

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Poufiasse, 21/01/2011 [Citations et aphorismes, Top 5]

J’ai sursauté quand Richard m’a dit qu’une amie de sa mère lui a conseillé d’enceinter une fille. Enceinter est automatiquement devenu mon nouveau verbe préféré. Je n’avais pas encore remarqué que les Burkinabés  ont tendance a inventer des verbes, le plus naturellement du monde.

Voici mon top 5: (suite…)

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Poufiasse, 19/01/2011 [Triviale poésie]
mon dernier haïku
était quand meme pas mal
mais pas celui-ci
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Poufiasse, 19/01/2011 [Actions stupides]

Quand je suis fiévreux, je me perds dans les internets. Un mec de Portland, je crois, m’a donné une excellente idée pour aider le quotidien à délirer.

Étape 1 : Extraire la puce d’une carte Opus chargée en faisant attention de ne pas niquer l’antenne (elle fait le tour de la carte).

Étape 2 : Dissimuler la puce et l’antenne dans une baguette magique.

Étape 3 : Se déguiser en magicien.

Étape 4: Prendre le bus.

Étape 5: Ta-daaaaa!

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Je m’approche du bar et je cherche des yeux le patron du maquis, parce que les serveuses ont tendance à disparaître dès que l’envie d’une autre bière te prend. Derrière le bar se trouve un bureau imposant où un homme semble plongé dans ses calculs. Au Burkina Faso, rare sont les serveuse à qui on laisse manipuler l’argent. Pour chaque commande, la serveuse va voir le gars derrière le bureau.  L’homme calcule même les plus simples équations avec sa calculette, et  remet le change à la serveuse.

J’apostrophe l’homme avec les dix-mille salutations d’usage : ça va chez vous? La santé ? la famille? Et ta sœur ? Puis j’enchaîne :

-Monsieur, où puis-je trouver les W.-C. ?

Il me répond qu’il faut aller à l’arrière du maquis, tout juste à gauche, avant d’ajouter :

-Voudriez-vous que je vous torche ? (suite…)

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Poufiasse, 18/01/2011 [Art is Evil]

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Depuis que j’habite Ouagadougou, je me demande à quoi peut bien servir le gardien qui ronfle la nuit devant ma porte. À par jouer à rentrer saoul sans le réveiller. Jeu dont on se lasse rapidement d’ailleurs, parce que trop facile.

Mais maintenant que j’ai appris qu’un tueur en série se cache dans la ville, je comprends mieux à quoi il sert. C’est une sorte de leurre finalement.

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Poufiasse, 16/01/2011 [Art is Evil, FAS - Rencontres, Vol de contenus]

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J’ai reçu, la semaine dernière, un communiqué de presse de Vues d’Afrique, daté du 20 décembre 2010. On y annonce une semaine audiovisuelle toute québécoise, qui se tiendra à Ouagadougou, superbe capitale du Burkina Faso. J’étais particulièrement heureux d’y apprendre qu’on allait y présenter Journal d’un coopérant de Robert Morin. Je ne l’ai pas encore vu ; j’avais déjà fait mon deuil de le voir sur grand écran et sa sortie en DVD n’a pas eu lieu avant que je n’attérisse en Afrique ( un beau pays, paraît-il).

Je parcours le communiqué de presse de Vues d’Afriques : du grand n’importe quoi. D’abord, il fait 9 pages. Ensuite,  j’y trouve les c.v. des réalisateurs qui vont présenter leur film (littéralement, en copier-coller). Par contre je ne suis pas foutu d’y trouver la programmation. Okay. (suite…)

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Quand j’ai vu le paquet de vermicelles, je me suis dit qu’un repas chinois me changerait des brochettes de mouton. J’ai hésité entre le petit paquet de la marque qu’on retrouve à Montréal, et l’autre, plus gros, les vermicelles ZHAOYUANSHILUQUANLONGKOUFENSICHANG.

J’ai voulu lire les ingrédients à l’endos du paquet. À la lecture des mots « LUBRICLOUS AND DELIGHFUL », j’avais déjà fait mon choix. Il me fait plaisir de vous partager le reste de l’emballage, mot pour mot, lettre pour lettre et ponctuation pour ponctuation : (suite…)

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Poufiasse, 15/01/2011 [Vol de contenus]

Jeudi dernier, j’ai pris la direction de Ouaga2000 : c’était un plan boîte de nuit. Ah! Ouaga 2000.  Quel quartier pourri. C’est un peu comme le quartier 10-30, mais avec un palais présidentiel et personne dans les rues. (suite…)

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Poufiasse, 12/11/2010 [Cool is Class War, Vol de contenus]

Yesterday I ended four months of wandering , finally moving into the apartment that B * I yielded. We also took the opportunity to move Mjack – who has just separated from Spirit – in a former crack house. Apart from a real punk. Perfect for drinking vodka in repainting the walls of vomit; also perfect to bring girls in art at home. In addition, this room is also the workshop WAW guy, which should appeal to girls in art. Anyway, after the move, we joined a few in my new apartment to drink shots and then eat between boxes. It’s still afternoon, but the plan is clear: we are going to wipe the face. We attack the vodkas pickles and pastis, beer, wine, pastis … There B * talking Taoism and teen punk in Monaco. There are L * L * gives me a comic with naked girls in it. Tonsil ago seeking his smokes in the trash. Other friends (C * F *, CA *, O *, T *) will join us soon. We begin to dance between the boxes. Amygdala said: « We’re going home: we will be able to put the music louder, the better to feast. » There, we dance, we roll on the floor, it broke a globe. Then Amygdala – official leader of the party – said: « There is a festival of Satanists tonight, here we go! « - Which can be attracted by a concept as silly? It takes place in a kind of flat, near the old railway yard of Outremont, in an old area of warehouses and factories, which of course condoifie. Before the party of Satanists, there is a Jewish school. Drunk people are sprawled on his marches and fireworks to smoke. The party of Satan, in fact, a sort of party of hipsters. People watch the show kind of noise grind, without moving, with a seriously depressing, with the air of bored, but Amygdala, he, with his legendary sense of the epic, he will dance in front soon joined by a sort of giant bisexual who seems determined to fuck (that guy is not there size pipes, fuck it: it is clear). Then it’s a bit confused. On leaving the show There’s a Satanist (the same giant?) That lifts me up in the air for no reason and project myself violently on the ground. It hurts, but I can not blame him too much (after all, I am activist Action Front stupid) gesture is so unfounded. I can not help but say it is for him a way to laugh at life, to act arbitrarily, smiling. I try to explain it to F *, which would tend to go and fight with the type – there has not really my point of view, probably with good reason. The result is even more blurred. There’s slut and Rhâââ arriving unexpectedly (again, there is still a big bunch of activists FAS Mysterioux, Amygdala, Mjack, Rhâââ, slut …). I’m obsessed with the idea of going to continue the party in the former railway yard in Outremont. We meet in a fortnight rather long staircase that climbs along a brick building. Then we talk about dancing with cougars in the Taverna. Worse yet there is really blurred. I get lost in the night (the night when you change an hour – and I suspect myself lost in time lost from the time change). I boarded a taxi driver freaks me out. I wander again. And as if by magic, I find myself finally at the exquisite C *. I rang. That answers it. I’m leaving. I want to call him. I find no cab. I say it’s too stupid, I want to sleep with her, the worse I have no strength to go home. I return home. I rang. She responds. It just happens. She looked into the night. I feel a bit dumb to have panicked.Tears and tenderness.

Yeah, this morning wrote about Tonsil F * it felt a little betrayed and ambiguous. It is true that Satanism is not what it was.Worse I suspect secretly regret not having played a little (just a little bit) the game with the giant bisexual. I am especially comforted to be intact and somewhat fascinated by the improbability of the evening. You tell me it’s just another story cooked, you’ll probably just right, but maybe it’s also pretty hilarious daily. FAS victorious!

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Poufiasse, 10/10/2010 [Citations et aphorismes, Mourir au Canada]

La lecture du guide intitulé Protection personnelle à l’étranger est édifiante. Merci Foreign Affairs Canada. À la page 9, on y trouve le chapitre deux : LE TERRORISME. En bas à gauche, un diagramme me rappelle un des modèles des nouveaux T-shirt du FAS, celui avec le diagramme du non apprivoisable et du non domesticable. Je vais tenter de le reproduire pour vous:

Rappel:

Même heure +

Même endroit =

Cible éventuelle

J’en prends bonne note. À la page 11, je trouve le point 4 : La sécurité au bureau. Étant moi-même au bureau, j’en profite pour m’informer davantage sur ma sécurité. Je me trouve au même endroit qu’hier à la même heure ; si je me trouvais à l’étranger, je serais déjà une « cible éventuelle ». Le texte du guide se veut direct et rassurant:

Les terroristes affectionnent les bureaux pour y commettre leurs méfaits…

Ah oui, c’est inquiétant mais ça ne m’étonne pas. Personnellement, je déteste les bureaux, je ne devrais donc pas m’étonner que les terroristes les affectionnent.

… qu’il s’agisse d’attentats à la bombe, de sabotage, d’enlèvements ou d’assassinats. Il est possible de dissuader les auteurs de tels actes en recourant à certaines mesures de sécurité.

Super. Mais je doute que dissuader soit le verbe qui s’applique le mieux.

Certaines précautions font appel au simple bon sens et ne coûtent à peu près rien.

Pas cher, pas cher, j’achète. Dites-m’en plus.

Variez vos heures d’arrivée et de départ du bureau.

Excellente idée, je vais en parler à mon patron.

Soyez attentif à la présence de toute personne flânant près du bureau.

Pffff.

Les bureaux situés au rez-de-chaussée sont particulièrement vulnérables et sont les plus susceptibles d’être la cible de terroristes.

Vous êtes maintenant libre de faire un lien avec le titre.


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