L’an passé à peu près à une date semblable je devais être en train d’écrire un article sur le manque d’inspiration que je vivais par rapport à la production de littérature attrayante. Je m’imagine bien écrire un article sans intérêt, mais par là j’aurais peur de venir brouiller les esprits déjà affaiblis du FAS. Voilà donc une tentative tout à fait honnête d’éviter la fatidique situation que je viens d’évoquer; je la pressent être stérile et vaine malgré tout. Aucune relecture ou révision ne sera fait, il s’agit donc d’un test live de mes capacités à écrire un texte ayant un semblant de ma verve d’autrefois:
(Pause je regarde l’écran sans être capable d’y écrire un mot)
(je cherche une anecdote intéressante que je pourrais reformulée en éclat de verbiages amusants)
Voyez, mon cousin est DJ, il mix dans le 450 et connaît un certain succès, dans le milieux des bars de bronzés on le considère. Étant entre deux génération, dans ma famille, il n’y a personne qui a moins de 5 ans de différence d’âge avec moi dans ma famille, ils sont tous trop jeunes ou trop vieux pour avoir vécu une certaine symbiose lors de ma jeunesse. La frange plus jeune tourne autours de ce DJ et de ses réussites professionnelles ou artistique. Il fait de la musique de club du gros boum-boum pour faire danser la jeunesse. Bof… mon histoire va nul part, l’idée c’est que ma blonde visitait ma famille pour la première fois, et ma tante nous a tous fait assoir dans le salon pour qu’on écoute un CD de ce cousin, la musique était pas de circonstance et les vieux étaient pantois…
Bon je tâte un autre terrain… …
Je penses que je regardes trop le hockey et que je ne bois pas assez… (J’allume une clope) Ouais c’est ça je ne suis plus assez punk, plus assez fêtards et dépressif, l’angoisse m’attaque périodiquement et me rappelle à quel point je ne la connaît plus, je suis plus rarement en lendemain de brosse… Je vis l’angoisse comme un Lavalois qui n’arrive plus à payer son hypothéque, avant c’était grandiose, elle était toujours là à côté de moi, la honte m’étouffait, je me voyais aux côtés d’Eschyle, je voyais les murs de mon appartement comme l’ultime prison d’une existence tragico-fantastique et me confortait dans l’idée que mon désastre foisonnait de matériaux littéraires et ajoutait à la légende. Mais en même temps je suis toujours un déséquilibré, mais je voulais faire du Bergman moi, je m’en rapproche plus j’imagine… Peut-être que pour faire du Bergman il faut être un peu moins Panurge et un peu plus (J’allume une clope)… un peu plus, je sais pas, un peu plus confortable… Ça fait peur tout ça.
Cher ami,
Il y aura de ça bientôt trente-et-une années que nous nous somme vus, bien des choses se sont passées depuis.
Ça doit faire six mois que je viens périodiquement sur le « tableau de bord » de wordpress en espérant retrouver un peu d’inspiration et écrire quelque chose, ne serait-ce que pour au moins avoir une ligne de publiée dans le prochain fanzine. Je n’arrive plus à faire des textes, je soupçonne un phénomène de l’inconscient par rapport à facebook, mon habitude d’y écrire, et ma libido qui est portée disparu ; il ne me reste qu’à découvrir sous la forme de quelle névrose la coquine refait surface.
Aussi il faut savoir que ça fait 78 jours que je n’ai bu une goutte d’alcool, et je ne fume plus, ça fait pas des écrivains bien forts.
Mon pied pointe vers le sol pour continuer la ligne droite que ma jambe forme, d’une dureté à vous péter le genoux si vous la gardez trop longtemps. Je replis ma jambe en levant le genoux à la hauteur du thorax, pour ensuite la remettre dans la position de tension initiale, dans un mouvement céleste – il est céleste parce qu’il n’a rien de terrestre. Cette fois j’appuie la pointe de mon pied contre le sol, je penche ma tête pour que mon visage arrive devant mon genoux; en même temps, j’étends le bras droit au dessus de ma jambe en extension, pour qu’il suive la même droite. Dans le précédent mouvement il est à noter que mon poignet décrit de gracieux cercles.
« Je vous rends les armes, mademoiselle »
Je perds pied, dû au mélange de poutine et de bière que contient mon estomac. Mais je ne tombe pas! je récupère mon équilibre, ça ne fait pas grande impression. Les yeux que je cherche, à travers le flou de l’alcool et les ténèbres de la nuit, me méprisent, pourtant je considère être génial et que mon acte dépasse l’entendement… Que devrais-je faire pour conquérir une étudiante en danse?
Ce matin, allant chercher un café froid chez les Olympico, je suis tombé sur un homme titubant habillé d’une jaquette d’hopital, avec un bras dans un plâtre de fortune. C’était un Indien délirant. Il semblait halluciner dans l’humidité étouffante du 26 mai 2010. Quand je suis arrivé à sa hauteur, il a repris son souffle et m’a dit dans un accent punjabi typique de ces bons sauvages:
- Can you tell me where i am?
- Outremont, Montréal
- And the next street what it is?
- Saint-Viateur
- Is that petite Italy?
- Not realy
- Is it far?
- Not realy but i’m pretty sure you will consider it far, in your condition.
Il a continué son chemin sous mes « good luck ». Je l’ai ratrappé pour lui proposer de lui payer un taxi, mais il ne me parlait plus.
Danse > Art > Communications
J’étais atteint d’un vers informatique; je maigrissait à vue d’oeil. Je l’avais chopper d’une serveuse FTP dans laquelle j’avais téléversé de l’information sans parfeu, ce sont des choses qui arrivent. Bien qu’affaiblie je trônais toujours comme l’androdrigue le plus rapide d’la galaxe. Je ne sais pas pourquoi mais même si elle était infectée jusqu’aux oreilles cette petite serveuse FTP était radieuse, et comme elle était pas chère je la traînais avec moi au cas où l’envie me prenait de télécharger un peu de porno.mov.
Affaiblie autant par le vers que par ma maîtresse je vivais aux abords du désert de fibre optique en bordure de Gigapole, je me faisais bronzer au gamma de mon écran en espérant reprendre un peu de force. La petite mignonne elle aimait se promener et faire du macramé à partir du fibre optique, ça m’attendrissait de la voir ainsi. Elle n’était jamais loin au cas où j’avais besoin de me brancher firewire 800. Pourtant ça faisait déjà quelques heures que je ne l’avais pas vu, je décidais donc de m’envoler et et balayer les environs pour la surprendre de ma tendresse; voyez-vous, j’suis user friendly pour les nénettes.
Une envie pressente de me brancher animait tous mes périphériques, une rustine ne ferait pas l’affaire. Je cherchais et cherchais sans la trouver. J’apercevais une silhouette au loin, espérant la trouver j’enclenchais l’horloge de mon processeur et filait à toute allure vers elle, mais en m’approchant je réalisais que c’était la silhouette d’un homme, j’armais mes canons de photon et continuais à avancer en me préparant au pire. La silhouette était celle de Mysterious, curieusement venu me visiter dans ma déchéance.
(À suivre)
Le site web le plus insolite depuis Barbe douce.
http://science-univers.qc.ca/sexualite/54-pedophilie.html
La page d’accueil
http://science-univers.qc.ca/
…à la vue de toutes mes fautes d’orthographe et grammaire, mais je m’en sens jamais la force de les corriger.
Il y a de ça deux mois, me semble-t-il, Joseph nous initiait à une littérature de pacotille qui invitait les hommes à devenir des mâles dominants et par là même conquérir une vingtaine de connes par mois (chiffres à l’appui). Sa technique était assez simple: ne se préoccuper que de soi, mépriser les autres et ne leur donner de l’attention que lorsque notre mépris les a réduit à la honte d’eux-même. Sa prescription contenait des trucs aussi caves que rouler les épaules lors de nos déplacements sur la rue, se concentrer sur le rack des filles lorsqu’elles nous emmerdent, porter des vêtements avec des couleurs agencées et surtout ne jamais entrer en communication avec qui que ce soit.
Salivant à l’idée de conquérir 20 connes par mois, j’écoutai l’Oussama en moi et me lançai dans l’aventure.
Après quelques essais, je me dis que j’étais peut-être déjà un mâle dominant, selon les standards de l’écrivain, parce qu’il semble que toutes ses prescriptions étaient déjà pas mal en place dans ma vie, et cela depuis des années, ce qui explique sûrement l’absence quasi totale de femmes dans mon entourage; donc accentuer mes travers de gros chien sale n’a eu que pour effet de chasser le peu de femmes qui acceptaient encore de me cotoyer.
J’ai abandonné l’alpha mâle pour l’oméga mâle; je me fais pas mal plus de fun en général.
Aujourd’hui on refait le big bang à l’envers; la température monte, la lumière, aspirée par ton corps, se dissipe. Je vois pourtant clair dans le noir et je plonge de l’escabeau couvert par les nuages, dans mon plongeon à travers le brouillard je vois se dissiper le croissant de ta lune et j’alunis. Ta respiration syncopée me rappelle qu’en apesanteur l’oxygène se fait rare, chaque expiration est un risque mortel, mais peu importe, il est inévitable que nous crevions d’amour parmi les étoiles; pour que nos cœurs deviennent des astres ensanglantés comme ultime trace du choc d’une comète et d’une planète, où les lois de la physique furent transgressées.
Nous sommes revenus sur terre lorsque ma mère ouvrit brusquement la porte du cabanon – ignorante que ce sasse empêchait le vide d’entrer – nous sommes morts étouffés…
Sous le regard éhonté des grands nous défilions sans trop comprendre, mais déjà mon esprit pointait vers l’espace et cherchait un nouveau moyen de m’évader de cette planète; ton trou noir aspirerait mon corps à jamais, depuis je passe mon temps dans mon atelier à concevoir un vaisseau qui me permettrait de m’évader dans la voie lactée.
Je roule sur des corps que mon regard attise,
un champ de chair offerte à l’infini de l’oeil,
Et j’entends par millier des voix tendres qui disent
« La nuit commence ici, tu ne sera plus jamais seul »
- Gilles Vigneault
Le donjon est l’endroit propre et brillant où chaque soir je me repose de ce quotidien délirant. Derrière ses portes de granite ancienne dont j’ignore la véritable ingénérie ou encore l’année où elles furent installées, d’ailleurs avaient elles été utilisées dans un autre endroit avant de devenir les barrières de mon repos? Derrière ces portes toujours entrouvertes, jamais closes, se cachent la tendresse de mon enfance et l’abri du corps d’une femme, que j’aimes. L’endroit est froid et sombre, je ne distingue que la silhouette de ma femme, l’absence de lumière m’oblige toujours à sombrer en moi-même sans aucune autre tâche que de me rappeler, il n’y a pas d’internet de l’autre côté des portes, il n’y a pas de livre ou de crayons, juste moi, mon enfance, ma journée et la femme qui m’aime.
Les souvenirs je ne les laisse pas venir par eux-même, ce ne serait pas sage, je les choisi pas thème et les laisse m’envahir pour les vivre à nouveau. Ce n’est que dans le donjon que je prends conscience de mon nom et mon histoire. Le quotidien délirant est trop éprouvant pour laisser le délir s’étendre jusque dans nos rêves. Quand la nuit tombe je deviens sérieux.

- Jean Le Hardi, botaniste explorant l’Afrique au 12ième siècle
J’ai fait un petit montage inspiré par les séries éliminatoires!
http://i402.photobucket.com/albums/pp109/mordicus23/HigginstueLucic.jpg
À consomer en HD, sinon les poils du chest se confondent dans une mer de pixel c’est alors qu’on rate l’essentiel!

Hier soir je me suis fait adresser cette critique par un membre du FAS rencontré dans un bar:
» J’aime bin ça tes histoires de Robodrigue mais tu devrais mettre plus de putes, y’en a pas assez. »
Sur le FAS les questions sur la forme et le style sont adressées sous des angles inouïs, et j’adore.
(Cet article est la suite et la fin d’un récit entamé ici)
J’avais un message en attente; pendant ma mise hors fonction, la base a communiqué avec moi :
Bip. Connexion rétablie. Bip. L’amour! L’arme fatale! Bip. Mettez de l’huile, camarade androdrigue, sinon, vous êtes foutu! Brzzzip. Ondes brouillées. Brrrrrzzzzzzzzziiiiiiiiiippp…
- Mysterious
On avait réparé mes jambes, mais mon bras gauche était je ne sais où. Je regardai autour de moi; j’étais toujours dans le désert, des dunes à perte de vue. C’était toujours la nuit, mon horloge interne m’indiquait que deux seules heures s’étaient déroulées depuis l’affrontement. J’étais seul, impossible de me lever; mes jambes, bien que réparées, étaient débranchées de mon processeur. Mais si on avait réparé mes jambes, il était clair qu’on avait des plans pour moi et j’étais prêt à parier que ça n’incluait pas une pute… à ma grande déception.
Mais qu’avait bien voulu dire Mysterious avec son message? Comment avait-il été mis au courant qu’on m’avait tendu un piège? Je regardais les étoiles à l’horizon je me disais que l’un de ces points lumineux devait être Gigapole qui, dans cette nuit maudite, se confondait parmi les étoiles. Pour la première fois, mon cœur de robot cherchait le réconfort et l’image qui m’apparut fut la racoleuse morte quelques heures plus tôt… le cerveau brûlé par l’alcool à bois, elle était devenue complètement folle, elle s’arrachait les cheveux et les mangeait, elle courait dénudée dans le désert, elle faisait des choses indicibles… mais elle m’avait séduit, surtout dans les dernières minutes alors qu’elle ne faisait qu’un long glougloutement sans fin.
Alors que je rêvais d’une nuit d’amour, deux silhouettes commencèrent à se former dans la noirceur de la nuit, elles n’étaient pas très loin, mais on n’y voyait rien. Que le grand cric me croque! C’était la pute et le modérobot! Mois qui venais de parier le contraire!
Je regardai autour de moi si quelqu’un m’avait entendu -, un vieux réflexe de gambler – et j’aperçus une canne d’huile posée à côté de moi, sûrement qu’on l’avait utilisée pour réparer mes jambes. Mais qu’est-ce que cette salope pouvait bien faire, vivante, avec ce robot.
- Robodrigue, qu’elle dit, j’imagine que vous vous demandez ce qui se passe? Je ne suis pas qu’une simple prostituée à moitié folle, je suis aussi très dangereuse.
Le modérobot s’avança vers moi et les paroles de Mysterious me revinrent à l’esprit « Mettez de l’huile, camarade androdrigue, sinon, vous êtes foutu! », j’essayais d’agripper la canne d’huile pour la lancer sur la brute, mais du bout des doigts je n’arrivais qu’à la renverser sur le sol où l’huile se répandit.
-Voyez-vous, vous n’êtes qu’un pion dans un grand jeu d’échecs, dit la pute. Nous vous avons utilisé; grâce à vos informations nous avons tendu un piège aux membres du FAS! ils sont tous en route pour venir vous chercher dans ce désert fatal! Malheureusement, une énorme pétoire à lapin les y attend.
Elle pointa au loin un énorme canon que je n’avais pas vu jusque-là, assez gros pour détruire les Annales d’un seul coup. Cette fois, mes excès n’avaient pas seulement mis en péril ma vie seule, mais l’existence même du FAS. Je devais m’en sortir et empêcher la petite prostituée d’accomplir son sombre dessein.
-Je croyais pouvoir vous utiliser, mais mes plans ont changé. Bruno! dit-elle au Robot, détruit Robodrigue immédiatement!
Le modérobot s’approcha pour se pencher vers moi dans toute la froideur que je lui avais connue jusqu’alors. Il m’agrippa par le cou et me souleva de terre.
-C’est la fin mon doux amant, avez-vous un dernier souhait?
-Non, si ce n’est de revivre cette nuit dans le désert à vos côtés.
Elle se mordit la lèvre et détourna le regard, c’était le signe pour Bruno. Le robot fit un pas par derrière pour prendre son élan et m’écraser le crâne d’un seul coup de poing. Son pied se posa directement dans la flaque d’huile, il glissa et se ramassa sur le dos avec moi par-dessus. Ni une, ni deux, je lui enfonçai mon seul bras pour lui défoncer la cage thoracique et agripper son processeur central, ses yeux aux plasmas m’imploraient, les miens exprimaient la satisfaction, j’approchai mon visage du sien pour pouvoir regarder ses yeux de près :
-Yipicaille pauvre merde!
D’un seul coup ma main broyait son processeur, provoquant une explosion qui me projeta à quelques mètres de là. Le brouillage était terminé, je remis mes jambes en état de marche grâce à la fonction blue-tooth. Je me levai dans la fumée de l’explosion pour me diriger vers la tapineuse.
La petite guenon pointait un pistolaser en ma direction en me sommant de reculer, comme je n’obtempérais pas, elle fit feu à plusieurs reprises; désolé poupée, mais il faut plus que ce joujou pour arrêter Robodrigue. Je continuai mon chemin vers elle alors que les rayons laser effleuraient à peine mon armure. Je lui arrachai finalement l’arme et serrai la petite mignonne dans mon bras où elle éclata en sanglots:
- Moi aussi je vous aime Robodrigue, mais nous vivons dans un monde où notre race a de plus grands desseins que ceux de l’amour. Si j’étais née femme et vous homme nous aurions pu nous aimer, mais les androdrigues de notre espèce sont occupés à servir les passions de l’homme!
Ainsi donc, elle était une androdrigue également. Je la regardai et me dit que c’était trop con qu’on ne puisse vivre cet amour brutal, mais si Zepoulpe ou Mysterious apprenait son existence, ils la détruiraient et me demanderaient de rendre des comptes. Je glissai ma main dans son entrejambe et en éjectai sa carte mémoire… sans souvenir elle resta prise dans cet état à mi-chemin entre la surprise de ma tendresse et le déchirement de l’amour impossible, mais ce n’étais qu’une fonction; j’enlignai mon canon en sa direction et fit feu.
Le soleil se leva et découvrit une envolée de zepoulpes sauvages; je voyais Gigapole à l’horizon:
-J’ai gardé ta mémoire dans mon cœur et, ma mignonne, un jour tu m’aimeras mais d’ici là le FAS vaincra!
Fin
Ça faisait bientôt trois semaines que ce putain de modérobot nous coupait la comunic entre moi et la base, j’étais pris dans cette saleté de désert à la con, une de ces tarées de racoleuses, carburant à l’alcool à bois, m’avait emmené dans les dunes de fibres optiques entourant Gigapole; la d’moiselle elle avait rendu l’âme pendant l’acte, l’alcool avait brûlé la majorité de ses organes internes, surtout au niveau de la cervelle, elle en était rendue pitoyable à la fin… c’était tout de même un bon coup; pauvre fille va.
J’savais bien que cette saleté de tas de ferraille devait rouler sa mécanique dans le coin, un modérobot hors fonctions ça n’est pas laissé en liberté bien longtemps; c’était assurément un mauvais fonctionnement d’un mectron perdu dans cet enfer pour la tôle, l’émanation des bioprocesseurs sous-terrain avait dû affecté son filage, il se dégradait et allait périmer de sa belle fin… d’ici quelques demies vies, tout comme moi. Si je voulais sortir de là j’devais identifier, trouver et châtrer le malfrat. J’enclenchais mes rétrofusées et laissais le curieux processus des photons se transformer en électron dans mon processeur, ce qui me permettait de voir à la manière des hommes; je balayais le paysage de cette décharge optique sans fin.
Je planais au-dessus des dunes, un cosmos de fibre illuminé de quelques parcelles d’énergie imitait parfaitement le ciel étoilé, partout où je portais mon regard j’étais entouré d’infini, le modérobot s’y trouvait, au-dessus? En dessous? Moi j’allais devant; si un humain s’était retrouvé à ma place il en aurait perdu ses sens, mais moi j’ai un GPS qui me situe dans plus de la moitié de la Voie lactée, de la Proxima du Centaure jusqu’à Mercure je savais où j’étais, peu d’humains, ou d’robots, peuvent en dire autant… mais tant que j’étais brouillé par ce modérobot j’étais réduit à un rayon de 1 km, distance à laquelle cette quincaillerie de pacotille se trouvait de moi.
Je décrivais une grande spirale dans le ciel, agrandissant l’anneau à chaque tour complet, laissant dans mon sillage une brume radioactive azure et rouge vermeille, donnant à cette vision une allure encore plus onirique… il y avait même le grand silence du vide de l’espace. Le brouillage de mon GPS m’indiquait la direction de l’ennemi. Je larguais quelques rockettes à l’occasion dans la direction où devait être ma cible. J’approchais d’un monticule qui pouvait servir de cache, je chargeais un missile et le lançais en sa direction. Comme la rockette allait atteindre l’objectif, un dispositif antimissile surgit de derrière le monticule et fit exploser mon projectile en plein vol. Deux gigantesques bras cybernétiques surgirent du monticule et faisant voler le fibre optique dans les airs… ses yeux rouges injectés de plasma me fixaient, j’étais face à l’ennemi…
Sans crier gare l’androdrigue le plus rapide de la galaxie envoya une salve de rayons laser sur le contrevenant, qui, lui, gardait son regard braqué sur moi sans même se soucier de cette salve assez puissante pour réduire une trentaine de péripatéticiennes en bouilli – j’avais déjà fait l’expérience -. À l’impact de la volée un grand nuage de poussière optique se leva jusqu’à une centaine de mètres. Je branchais ma radio pour faire contact avec les Annales pour revenir à la base. « Ici Robo, est-ce que vous me recevez? J’aurais besoin d’un convoi de Zepoulpe immédiatement. Mysterious? Amygdale? » J’avais le système glacé par le souvenir du regard du modérobot, jamais je n’avais vu autant de haine dans un système informatique. « Alors, y’a quelqu’un? Bébé A. t’es là? » Mon système m’indiquait que je n’avais toujours pas de connexion avec la base. J’entendais un sifflement dans l’air, le doux son d’une rockette robotique. Elle m’atteint dans le cul, quel salaud ce putain de robot… une rockette dans le cul!
Je piquais du nez en vrille vers le sol sous le martellement de tirs en masse de rayons laser à radioactivité antibiologique, genre de truc qu’on ne veut pas recevoir à la suite d’un missile dans les fesses. Mon bras gauche se détacha de mon tronc et mes jambes étaient en lambeaux, hors fonction. Mon atterrissage creusa un cratère d’une profondeur d’à peu près cinq mètres et d’un rayon d’une vingtaine de mètres.
…..———–0101010000000110101011000 ——–
La pauvrette qui était morte dans mes bras la nuit d’avant me criait ses dernières paroles dans les oreilles « Robodrigue, ah ah ah, vous êtes le dernier des idiots, votre goût pour les femmes de basses vertus vous a amené jusqu’ici d’où ne sortirez jamais. » Elle savait donc quelques choses, tout ceci était un attrape-nigaud, quelqu’un à Gigapole avait mis cette merde robotique sur mon chemin… Et moi je m’étais laissé prendre à cette douce infection qui attaque l’organe reproducteur pour se rendre jusqu’au cœur… l’amour…
Courriel reçu pour Xième fois depuis mon arrivé sur internet (1995)
Permettez-moi de vous informer de mon desir d’entre dans le rapport d’affaires avec vous. J’ai prie plus et après cela j’ai choisi votre nom entre tant d’autres .
je pense que vous etes digne de la recommandation de ma prière. je me nomme Mlle FADIGA MIRIAM la seule fille des defunts M. et Mme FADIGA moustapha Mon père etait un negociant de cacao et exploitant d’or à Abidjan la capitale economique de la Cote d’Ivoire, mon père a ete empoisonne par ses associes d’affaires. j’aimerais que vous me temoignez votre confiance afin que je fasse des affaires avec vous. Ainsi je n’aurai aucune hesitation, me fier vous pour des affaires simples et sincères. Ma mère est morte quand j’etais un bebe et depuis lors mon père
m’a pris a sa charge. Avant la mort de mon père le 29novembre 2003 à abidjan. Avant son deces il m’a appelé au chevet et m’expliqua qu’il avait la somme de six millions cinq cents mille dollars USD ($6,500.000) dans un compte d’ordre fixe/ordre dans la banque principale ici à abidjan il l’a deposé à mon nom comme etant le beneficiare de cet heritage.Il m’a egalement explique que c’etait en raison de cette richesse qu’il a ete empoisonne par ses associes d’affaires. Il à aussi conseillé de chercher un associe etranger dans un pays de mon choix ou je transfererai cet argent et l’employerai dans des investissements tel que la gestion de biens immobiliers ou la gestion d’hotel. Monsieur, je cherche honorablement votre aide des manières suivantes: (1) pour fournir un compte bancaire sur lequel transferer cet argent.(2) pour servir de gardien de ces fonds puisque j’ai seulement 22 ans.(3) Pour m’aider à immigrer dans votre pays avec une attestation de residence afin que je puisse y poursuivre mes etudes. Ainsi dit , je suis dispose à vous offrir 15% de toute la somme qui represente mon heritage en compensation pour votre effort après le transfert de ces fonds sur votre compte. En outre, vous indiquez vos options pour m’aider sachant pour
moi, j’ai la foi que cette transaction peut se faire le plus vite possible. J’aimerai avoir votre point de vue sur la question et cela selon votre disponibilite. Vous pourrez me joindre dès reception du present message a mon
email: fad_miria2003@yahoo.fr
Merci , que Dieu vous benisse immensement.
Fadiga Miriam
Je me suis permis de rêver plusieurs fois de Mlle Fadiga, je me suis imaginé ce que ça pouvait être partager des millions de dollars avec une princesse africaine. Avant son arrivée au Canada on aurait échangé des lettres pour mieux se connaître, après tout elle me confiait sa fortune familiale, elle aurait sûrement voulu mieux me connaître. Je lui aurais parlé des méchantes filles de Montréal qui nous abandonne à nous même sans nous donner la moindre chance de leur crier notre amour! Comme je l’imaginais, il est certain que Mlle Fadiga en aurait été outrée!
« Robodrigue, qu’elle me dit, les femmes canadiennes ne sont que de petites sottes, un androdrigue de votre qualité! abandonné! C’est contre-productif. Laissez-moi m’occuper de vous, dès mon arrivée à Montréal quand je sortirai de l’avion je vous reconnaîtrai, même si je ne vous ai jamais vu je sais que je vous reconnaîtrai! C’est vôtre manière d’écrire vos lettres, j’y ressens une grande tristesse… il y a deux robots en vous, laissez-moi les aimer »
Comme elle me comprend bien Miriame, woauuuuu… Alors moi je continue ma petite vie à Montréal en attendant qu’elle arrive. Je suis bien et les gens se disent « Robodrigue a un je ne sais quoi » c’est parce que bien loin d’ici il y aune femme qui m’aime et que j’estime plus que vous tous! Quand vous allez la voir, vous allez dire « Hé bien ce chenapan avait conquis le coeur d’une superbe femme d’un pays lointain et il est rendu millionnaire, quels idiots on fait! »
…
Mais depuis 5-6 ans toutes les fois où j’essaie de rêver à Mlle Fadiga je ne peux que m’imaginer quelques poilus arnaqueurs devant leur écran d’ordinateur espérant me soutirer du fric pour payer leur coke et leur tapineuse… Et je me dis que ça serait un sacré bon moyen pour payer mes « excès »; j’imagine que c’est ça perdre son innocence.
Vouloir des enfants, c’est vouloir se venger de son passé. C’est pour la femme faire don à sa propre mère de sa haine et pour l’homme rivaliser avec son père ou avec Dieu dans le fantasme imbécile d’une postérité. Et c’est pour chaque couple un remède au désespoir. Quand la vie a trompé nos attentes, quand on a renoncé à se créer soi-même, quand on present que tout est foutu, alors, plutôt que de se rendre à la morgue, on convie sa famille et ses proches dans un lieu plus sinistre encore, parce que plus kitch : la maternité.
Sur les basses besognes de l’humanité, le secret doit régner. Le nihilisme commence là où cesse la volonté de se tromper soi-même. Mais sans cette volonté, nous n’aurions ni l’ivresse ni l’art ni l’amour. Alons faisons « comme si »… et que la fête commence! De sa magnificience dépendent l’entendue de nos naufrages et l’éclat de notre lucidité. Et peut-être serons-nous assez forts un jour pour aimer nos minuits commes nous aimons l’aurore!
-Rolland Jaccard
Bien que je n’aie pas poussé l’expérience au même niveau que nôtre cher Amygdale, voilà déjà un bon bout de temps que j’entonne l’hymne national des solitaires… en solitaire. Car vois-tu, toi FASciste ou Fassisen, ou encore sympathisant du FAS, comme bon te semble l’ami, la vu des femmes me déprime mais, surtout, me stresse, et pour combattre cette anxiété je bois, ce qui agi comme dépresseur, donc tout est au niveau de la dépression. Mais pendant une heure ou deux quand l’effet de l’alcool est à son meilleur je me laisse prendre au plaisir et accomplit des actes profondément stupides, plus que dans la sobriété. Le dernier de ces actes fût de répondre à une annonce de Craig’s list où une jeune femme cherchait un être avec partager sa solitude, et qui, l’esperait-elle, pourait chasser son ennui. Cet acte fût accompli hier soir avant d’aller me coucher, j’étais très soul.
Ce matin je me suis réveillé ave un sale mal de bloc, et toujours sous l’effet de l’acool. Avant d’accomplir mes besognes quotidiennes j’ai été voir mes courriels en ayant complètement oublié mon acte stupide du soir précédent, voici le e-mail que j’y ai trouvé.
Hi;
someone put my email address on craigslist.
can you please tell me which post you are
replying to and which city. i want to get to
the bottom of this.
please help me, so, i can call what ever website
is using my email address. then i can call the police
on this individual who is putting my email address on
the web.
I have your IP address and if you don’t reply back to
me to which website and which post you writing to me
from i will have no choice to include you in this.
thank you
i appreciate it.
Et aussi il y avait celui-ci, toujours de la même personne:
Hi Robodrigue;
My name is C*, and you emailed my daughter’s with you very scary email.
I just notified Craigslist with your email address since you did not reply back
to me. I know you’re not the fraudulent person here and that you’re a victim.
But, someone posted something on Craigslist with my daughter’s email address
and I need and I will get to the bottom of this. Also, since you have not replied
back to me with the link as to where you got my daughter’s email address, it’s
possible that you can be part of this. I gave your IP address and your email address
to Craigslist. If you don’t reply to me by tomorrow, and I don’t hear back from craigslist
I will be notifying the RCMP cyber-crimes unit.
This is not a joke, nor is it funny.
Mon VERY SCARY E-MAIL était:
Hey i’d like to meet as soon as possible
Sans blague Craig’s list c’est vraiment un truc de merde… Là où tout ce qui démoralise s’énergise..
[youtube]http://ca.youtube.com/watch?v=_ohFLSFGr5I[/youtube]
Quand j’ai repris semi conscience – état d’une durée de 20 à 45 minutes à mon réveil – j’entendais le son de plusieurs personnes qui couraient autour de moi, comme si elles se sauvaient toutes d’un Tsunami ou d’une allocution de Stéphane Dion. Pourquoi c’était pas des automobiles que j’entendais? Habituellement quand je me laisse tomber complètement saoul c’est sur le boulevard Saint-Laurent, en traversant d’est en ouest, c’est le moment où la fatigue gagne le combat, j’sais pas pourquoi, mais selon toute vraisemblance il y a toujours un automobiliste qui débarque de son char et qui me roule jusqu’entre deux auto stationnées, et là moi je dors paisible, caché entre les deux autos (ça empêche les étudiants du quartier de m’humilier, la preuve que le destin arrange bien les choses) et je me réveille en après-midi pour pleurer sur mon triste sort. Bien que ça ne soit pas l’idéal comme vie, je la traîne depuis 28 ans et je ne demande rien à personne.
J’ai fait un énorme effort pour ouvrir les yeux, je les aurais laissés fermés, surtout aussi tôt… jamais je ne les ai ouverts pour qui que ce soit ou quoi que ce soit, mais cette situation des pas de courses autours de moi me laissait perplexe. Comme j’ouvrais les yeux je vis de magnifiques jambes de demoiselles qui joggaient tranquillement, il y en avait plein d’autre autours, mais cette paire de jambe était quelque chose, faudrait les voir pour comprendre, j’ai levé les yeux pour voir si tout le reste était bien en place, et j’ai vu un visage radieux, en santé, des yeux foncés brûlant d’amour, et un nez fin et légèrement retroussé, elle avait attachés ses cheveux en tresse et elle portait un bandeau à la Rambo autours du crâne. Ce bandeau lassait présager qu’elle avait un certain goût pour les choses. Elle respirait la santé, le soleil devait la suivre partout, moi je respirait difficilement, ma peau devait être verte, mais devant le tableau j’ai lâché un « bravo! » qui est sorti sous la forme d’un glougloutement étouffé, elle ne l’a pas entendu, elle ne m’a pas remarqué et elle m’a lancé son gobelet d’eau à moitié plein plein au visage sans s’en rendre compte. Ça réveille d’un coup sec de l’eau au visage, même le soiffard le plus assommé.
Je me suis levé et j’ai vite réalisé que j’étais au beau milieu d’un marathon, le genre de truc que les gars de ma race ne voient que dans les films… qui fait un marathon? Sans blague moi tout ce que j’ai connu c’est la fête, l’idée que quelqu’un développe la forme physique nécessaire pour courir un marathon ça me dépasse; moi je suis le contraire de ces gens là, je n’ai absolument aucune ambition de réussite de quoi que ce soit, je n’ai aucun défi personnel, en fait je déteste, habituellement, les défis. Mais avec eux je me faisais mettre en pleine face que si je pensais tout ça c’était parce que j’étais un raté, bien que j’en soit complètement conscient et que le vie trouve toujours de nouveau moyens de me le rappeler, cette fois je réalisais toute la dimension et les niveaux où j’avais raté mon coup.
Les gens passaient autour de moi sans vraiment me juger, en fait ils ne me regardaient même pas, ils étaient en transe, chacun avait sa petite station I-pod accrochée au bras ou à la ceinture, et ils allaient droit devant. Ça me plaisait cette foule, il allaient tous dans la même direction, ils avaient chacun un numéro,, c’était la chose la plus plaisante, une super conformité où personne ne me jugeait, comme si leur tâche était trop importante pour perdre leur temps avec moi. C’est avec des gens comme ça que je veux être! Dans le fond je me frotte d’être en marge de la société, « mais je n’ai jamais demandé qu’à être comme tout le monde », si c’est aussi facile qu’un marathon alors j’y vais, juste à foncer droit devant et ne pas s’occuper des autres.
Quand j’ai raconté ça à Bernard à la taverne il m’a dit que c’était une histoire bien drôle et il a voulu me payer une bière. Je lui ai dit de la garder pour lui, que j’étais un marathonien maintenant et je me suis rassis à ma table pour terminer mon Stade Olympique en cure-dents.
L’homme sans qualité, tome 1 :
« [...] Telles étaient les pensées d’Ulrich. Il roulait comme une vague parmi ses frères-vagues, s’il est permis de s’exprimer ainsi;et pourquoi ne serait-ce pas pas permis, lorsqu’un homme qui s’est usé à un travail solitaire retrouve la communauté, et le bonheur de couler dans la même direction qu’elle!
Dans de tels moments, l’on est aussi éloigné que possible de penserque la vie que les hommes mènent, et qui les mène, ne les concerne quère, ne les concerne pas intimement. Pourtant chque homme sait cela, aussi longtemps qu’il est jeune. Ulrich se rappelait ce qu’eût été pour lui, dix ou quinze ans auparavant, une telle journée dans ces rues. Toutes choses étaient, une fois de plus, tellement belles ; et pourtant, il y avait très nettement, dans bouillonnant désir, le douloureux pressentiment d’un captivité; le sentiment inquiétant que tout ce que l’on croit atteindre vous atteint ; le térébrant soupçon que les affirmations fausses, distraites, sans importance personnelle, auront toujours dans ce monde un écho plus puissant que les véritables, et les plus singulières.«
Aronofsky, c’est le réalisateur de Requiem for a dream si ça vous permet de le replacer.
Le concept est vraiment cave en passant, je parles du concept de Robocop (cliquer sur ce lien pour une mise en situation du personnage), c’était plutôt, ouais, décevant, je voulais tellement le voir quand j’étais flo. À l’école tout le monde parlait de la première de Robocop à Super Écran, on venait tous de faire un revisionnement de Ghost Buster la semaine d’avant, il passait à Télé-Métropole, ça nous avait tous rapproché la classe de deuxième année « A » de Marie-Médiatrice. J’avais été couché chez un de mes potes du primaire pour le regarder – lui il avait super écran – et bon Dieu que j’avais été déçu! Mais quel imbécile ce robot; il y avait du mastic pour calfeutrer le vide entre son crâne et son affreux déguisement, l’acteur se déplaçait comme s’il était un robot, mais je savais bien qu’il avait séché ses cours de mime à l’école des acteurs. Tout était cheap, mais le topping sur le gâteau étai sa sale gueule d’homo à donner le goût de dégobiller toute la nuit je n’ai pas pu en dormir.
En me levant pour aller à la toilette, durant la nuit, il y avait l’oncle de mon ami qui habitait là en permanence (un joueur de Nintendo invétéré, maniaque de Nintendo, on l’avait déjà trouvé roupillant avec sa manette dans les mains devant son fétiche Zelda 2, je le trouvais dégoûtant), et bien ce salaud je l’ai croisé dans les toilettes et il portait un affreux genre de G-string crotté (on est en 87 à Pointe-Calumet) et il était passé devant moi à moitié nu, il s’en allait, résolu, regagner les bras de Morphée sous la musique redondante de Zelda 2 qui devait jouer en permanence dans ses deux oreilles. Je suis retourné en courant dans la chambre de mon ami en attendant que le jour se lève et que je puisse rentré chez moi, là où il n’y avait pas d’oncle oisif* ni de Robocop.
Voilà donc ce que je pense de Robocop, pour moi c’est ce raté d’oncle de M* qui était dans ma classe en deuxième année primaire. Alors Aronofsky t’as déjà un spectateur de moins dans ta sale salle de cinoche!
* J’allais avoir un oncle beaucoup plus oisif que l’oncle de M* qui allait venir hanter ma maison de l’âge de 11 à 14 ans.
DING DONG, DING DONG
Merde mes œufs, c’est Rigoberta qui sonne
DING DONG, DING DONG
Fuck mon café, je dois aller ouvrir à la grosse folle
DING DONG, DING DONG
Tabouère mes pieds se sont pris dans mes lacets, ça c’est chien!
BADING BADANG, BADING BADANG
J’ai d’abord fait un vol plané, survolant les premières marches de mon escalier qui mène vers la grosse folle de Rigoberta. Mon cœur s’est serré. J’ai une aversion pour les marches des appartements à Montréal, celles qui datent de l’époque de L’eau chaude, l’eau frette. Elles sont recouvertes de tapis fleuris, quasi monochromes, puisqu’il n’y a que du brun en plusieurs teintes. Mes cheveux étaient dressés sur ma tête, j’ai eu la chienne de ma vie parce que ces marches tapissées des motifs de mon dégoût, vous voyez je ne les ai jamais nettoyées en 5 ans de location, elles étaient déjà méprisables à mon arrivée et j’ai réussi à empirer les choses- rentrer à quatre pattes, cigarette écrasées quand j’étais pressé, urine de chat, cadavre de coquerrelles (en fait il fait noir puisque je n’ai jamais changée l’ampoule brûlée depuis des mois, alors mon imagination en a fait un couloir abominable)-.
Mon corps a commencé par s’incliner vers l’avant, et ma gueule se dirigait vers le motif d’une grosse fleur brune qui semble être représentée sous son plus mauvais profil. Mon premier réflexe est d’étendre mes bras et mes jambes en étoile pour agripper les rampes. Malheureusement, comme mon corps était incliné par en avant, juste mes pieds se sont pris sur la rampe. Cette prise des pieds a créé comme un effet de balancier qui a projeté mon crâne directement sur la grosse fleur brune, dans le choque j’ai eu le temps de voir la grosse face de Rigoberta qui me regardait par la fenêtre de la porte, comme elle est laide Rigoberta! Comme j’ai eu le très bon réflexe de tendre mon corps, ma tête a rebondi me projetant dans les airs, Rigoberta aplaudissait de bonheur de l’autre côté de la porte: la fleur brune m’a consenti une seconde tentative pour agripper la rampe avec mes mains; mais cette fois ce sont mes pieds qui étaient trop bas, je me suis donc pris les indexes et les majeurs dans les coudes de la rampe, ce qui qui les a fracturés, mes genoux ont subi le même effet de balancier que mon crane quelques secondes plus tôt, l’onde de choc s’est fait ressentir jusque dans ma colonne vertébrale et a ressorti par ma bouche sous la forme du cri primal de Janov, sans les papas/mamans superficiels et enfantins, un racourci douloureux mais moins ridicule.
Comme j’avais quatre doigts de cassés j’ai lâché la rampe terrorisé par la suite d’évènements et tout ce qui allait s’en suivre; je me suis laissé tomber vers l’avant, atterrissant directement sur mes clavicules qui se fracassèrent dans un grand “CRACK” retentissant. Cette blessure s’ajoutant aux autres que j’ai subies, résultèrent en un état de semi-coma (surtout à cause du premier coup à la tête). Je me compte chanceux d’avoir perdue la conscience à ce moment, ça a servi d’anesthésie générale pour la suite de la chute.
À mon réveil, que j’estime à deux jours plus tard, j’étais toujours dans mon escalier, personne n’avait eu vent de mon accident; en essayant de bouger je me rendis compte que la suite de la chute, dont je n’avais pas été conscient, avait fini d’achever les organes et les os de mon corps qui avaient résisté aux premiers chocs. Je ne voyais pas Rigoberta, c’était tout de même une bonne chose: voir son air d’ahurri m’aurait vraiment déplu, mais cette grosse poufiasse m’aurait-elle abandonné à mon pauvre sort?
Comme parler me faisait très mal j’ai dû apprendre à siffler puisque je n’avais jamais trouvé utile de siffler, je trouvais ridicules les hommes qui prétendaient être comme les oiseaux. Après deux jours de pratique et beaucoup de pleurs, ça faisait mal tout ça, j’ai enfin réussi à pousser un sifflement perceptible qui alerta mon voisin…
–
Et voilà, 3 mois plus tard je suis de retour dans mon appartement pour reprendre le cours normal de la vie, mais à ma stupéfaction quelqu’un a mangé mes oeufs et bu mon café, la grosse Rigoberta a même laissé son immonde rouge à lèvres mauve sur ma tasse de café.

À part quelques status facebook mis à jours par les membres du FAS, rien en vue.
J’exige un compte rendu des RVPP; si on va propager la bonne nouvelle et qu’on en fait pas un évangile c’est comme pisser dans le vent! Et je veux quatre évangiles, dont trois appocrifes, l’évangile selon Mjack me parait être une probable auto-fiction christique, ce qui est déjà assez intéressant, les lettres d’Amygdale aux Martiens II et l’apocalypse de Mysterious sont deux livre dogmatique que je m’apprête a baffoué à la minute de leur parution. Mais bordel que s’est-il vraiment passé à Québec? N’était-ce que des hommes, est-ce que vous avez dû enlever la poussière de vos « scandales » en quitant le village? ou encore était-ce l’Isra-Hell tant attendu?
Elle avait les yeux comme des morvias gelés quand elle m’a demandé mon nom : “Robodrigue!” Ça l’a fait rire. Des morvias bleus ça reste des morvias, même gelés je mange pas de ce pain-là. « Dégage ma mignonne, Robodrigue a des trucs à régler ce soir, il n’a pas le temps de s’occuper de maigrelettes de ton espèce… des combats de robots c’est dangereux pour les organiques; les lasers, les boulons, les membres cybernétiques ça peut tuer sans crier gare. Faut être fait solide.» Mais elle a insisté pour venir, sûrement qu’elle avait peur que son macro, celui que je venais de dégeler, se ramène pour lui faire payer cette insulte.
Les organiques ont eu une enfance ça fait qu’ils sont imprévisibles, elle a été engendrée ça fait d’elle une trouillarde, mais moi j’ai été manufacturé et à l’âge de quinze révolutions solaires j’ai effacé le mot « peur » et tous ses synonymes de mon disque dur, c’est pour ça que je suis le pire cauchemar des robots terroristes de tout Gigapole, mais avec une fille publique à trainer je deviens la moitié de moi-même. J’ai décidé de lui faire honneur avant d’aller cogner de la ferraille, après tout si elle me le fait gratuit… Pendant qu’elle prenait sa douche, je me suis tchoupé; pas question qu’on voit Robodrigue se promener en ville avec une tapineuse… faut tout de même entretenir une certaine image quand on est l’androdrigue le plus rapide de la galaxe. Dans la rue j’ai croisé son macro que j’avais bien assomé une heure plutôt, j’imagine qu’il allait lui foutre une raclée, j’ai enclenché mon jet-pack et j’ai filé dans le firmament étoilé, j’ai fait joué de mp3 des émissions pour enfants qui m’ont le plus accroché (Astro le petit robot et Goldorack)… En atterrissant dans le cœur du double processeur de Gigapole, j’ai cherché des emmerdes avec le premier renégatron sur mon passage.
Ce salopard était armé de rayon error 404, question de compliquer l’inévitable il me les balancé dans le routeur… J’en ai tout de même fait de la ferraille de potence, mais j’ai dû télécharger quelques rustines pour remettre mes hardwares en fonction. Quelqu’un m’a demandé si c’était à cause de la victoire du Canadiens que je faisais de la casse, je me suis étendu par terre et j’ai mis mon écran de veille jusqu’à la prochaine mise à jour; j’aime pas débattre, je préfère battre…
Le 2 juillet 1986, au matin, les épouses calumet-pontoises ramassaient les corps de leurs maris imbibés d’alcool et éparpillés de toutes les parties de cette localité – les chèques d’aides sociale avaient été encaissés la veille, ce qui donnait droit à un carnaval orgiaque entre le premier et le deuxième jour de chaque mois. Parmi les plus agiles on en retrouvait dans le clocher de l’église avec tous les poils rasés, parmi les plus gloutons on en retrouvait dans les confiseries couverts de leurs propres fluides corporels, les policiers délirants d’alcool déguisés en femme s’étaient enfermés eux-mêmes dans la prison et les bandits libres avaient été retrouvés déshydratés la bouteille à la main dans le coffre fort de la caisse populaire, vide de surcroît vue la masse de chèques encaissés le jour précédent les évènements. Les enfants s’amusaient grandement lors des deuxièmes jours de chaque mois, ils s’amusaient à dévêtir les hommes, leur dessiner des obscénités partout sur le corps avec des déchets, ils leur mettaient des pétards dans les orifices ou encore il utilisait des rampes de lancement pour sauter par-dessus les immondes corps à l’aide de leurs vélos; les hommes les plus gaillards qui se réveillaient nus pendant les manœuvres tentaient d’obtenir réparation, mais toujours saouls ils étaient titubants et se retrouvaient sur le derrière la plupart du temps, ce qui divertissait encore plus les jeunes calumet-pontois qui leur criaient ” Maudit fous, arrêtez de boire de la bière ça donne la chaude pisse!” Et les bambins leur lançaient des pierres, les hommes, honteux, s’effondraient souvent en larmes. Comme la « grande fête du premier » attirait les hommes des villages à l’entoures on voyait des femmes étrangères à bord des camions à ordures des villages voisins remplir leur coffre avec les hommes à l’haleine fétide pour le voyage de retour. À travers tout ça les mégères locales chassaient les enfants avec des épées et des weed-eater pour rapatrier les corps malades.
Écœurées par cette manifestation sensuelle mensuelle de leur mari, c’est toujours le 2 juillet 1986 en après-midi que les épouses dépassées se tournèrent ver le seul homme possédant encore une dignité aux abords du Lac des Deux Montagnes, c’est-à-dire le vieux professeur Euphélius Lampa. Metteur en scène émérite dans sa jeunesse, il était, plus vieux, devenu chercheur de l’occulte pour ensuite se ressaisir et aller couler de jours heureux sur la péninsule avec la fortune qu’il avait accumulée par ses séances de spiritisme. Il vivait dans un manoir victorien éloigné du village, on le voyait souvent sur son voilier faire le pitre — enfin pour les gens de Pointe-Calumet lire un livre c’était faire le pitre—, mais sinon on ne connaissait rien de lui.
Face aux plaintes des bonnes femmes, le gentil docteur vint avec l’idée d’utiliser cette masse de chair puante à bon escient: “Pourquoi ne pas leur donner un projet valable et digne? Chères bonnes épouses répugnantes! Parce que vous l’êtes croyez-moi, mes vieux yeux me permettent toujours de le constater; il suffirait de leur donner un rêve, une fierté, les ignorants ont besoin d’être poussés ver l’excellence, sinon ils ne pensent qu’à se donner de la bouteille! Revenez demain à la même heure, je vous exposerai un plan qui vous sortira autant vous que vos maris de la vie de misère méprisable que vous menez, et cela, grâce à la science!»
Les épouses n’ayant pas compris un seul mot se mirent en tête de le brûler sur le champ pensant avoir assisté à une incantation satanique, mais la plus savante d’entre elles affirma qu’elle l’avait entendu dire “revenez demain à la même heure”. Elles décidèrent donc de revenir le lendemain pour voir ce que le bon professeur leur proposerait, en attendant elles devaient aller battre leurs maris avant qu’ils ne reprennent toutes leurs forces.
Le lendemain les femmes du village se ramassèrent toutes devant le manoir du docte Euphélius Lampa, elles regardaient ne sachant à quoi s’attendre. Une voix venant d’un haut-parleur dit : « Voici la science faite homme! Mesdames toutes aussi sottes et laides que vous êtes vous devez admirez les progrès de vos hommes, car ces derniers s’apprêtent à voyager par delà les nuages! Le professeur les emmènera tous avec lui dans un long voyage qui les mènera ver la planète des martiens, la grande planète rouge!! ». Du coup le professeur Lampa sortit vêtu d’un uniforme blanc et ample avec un casque représentant un visage grotesque et souriant. Les femmes étaient pantoises, le professeur fit quelques mouvements de gymnastique pour démontrer les possibilités qu’offrait un tel accoutrement. Il enleva le casque et afficha un large sourire en les saluant de la main.
Ceci sont les premiers évènements d’une grande aventure qui mena les neuf courageux cosmonautes calumet-pontois ver la plus grande aventure interstellaire de l’histoire humaine. Vous avez sûrement déjà entendu parler de cette histoire, voilà pourquoi je m’abstiendrai de vous la raconter. De plus ça ne serait d’aucune utilité dans mon étude des mœurs de ce petit bourg bucolique, il s’agit ici de faire la généalogie de l’action stupide.
L’astronaute Gravier fait une démonstration de gymnastique sur la rampe de lancement avant le deuxième voyage ayant pour but de sauver la princesse des Martiens.
J’évacue le sang de mons corps non seulement par lâcheté mais aussi par hygiène.»
«Mustafari revient en grandes pompes ce matin, il a l’air hors de lui… peut-être n’aurais-je pas dû prendre de bain.»
Citation de Vander Dénis – L’Homme de Buillion (jamais publié, jamais critiqué, jamais écrit, en fait Vander Dénis n’existe pas)
Robodrigue,
Enregistré dans :FAS – Rencontres, Le non apprivoisable et le non domesticable, Art Is Evil
Il est une forme d’art fort dépréciée depuis la deuxième partie du siècle dernier: la danse. Bien qu’on croit la connaître pour avoir fréquentés des établissements de mauvais aloi dans notre jeunesse (et peut-être en d’autres occasions si l’ivrognerie a atteint un niveau de non-retour), la danse nous mystifie même quand on la pratique tout de tissu vêtu -étudiante en danse-. Ce qui en rend le spectacle si attrayant c’est de voir de si jolies jeunes femmes s’adonner à ce spectacle de façon si abandonnées, se révélant, alors, totalement à nous. Ayant quittés nos villages ou citées dortoirs pour aller découvrir la ville et la beauté de l’art, la croyance aveugle en nos possibilités, nous croyions avoir abandonnée nos vieux rêves d’adolescants avides de sexualité sauvage avec les femmes qui s’accrochent aux poteaux avec le même acharnement que nos ex petites amies au fait que nous soyons des salauds; la réalité en est toute autrement. Que nous soyons petits bourges asceptisés ou quatre-cinq-zéros débauchés, qu’elles soient cultivées et vêtues ou cochonnes et dévêtues nous tombons toujours pour elles.
Ultimement elles rejoindront les hordes de danseuses à Las Vegas, à travers les lumières multicolores de la Strip, le bleu, l’orange, le jaune, le rouge, le vert, le turquoise, le doré et l’argenté, elles nous commanderont de danser à leurs côtés et par programation C++ nous serons changés en M.C.. Laissant libre cours à nos corps nous engagerons une danse éternelle qui entrainera le reste de l’humanité dans une breakdance humiliante où nous tournerons sur nos têtes jusqu’à l’abrutissement accompli; pénétrés par le spectacle nous en deviendrons un: un spectacle vivant, il n’y aura plus que ça: le spectacle, nous en serons les atomes; la terre comme dancefloor intersidéral, parce qu’après tout la réalité subjective n’est qu’une question de décorum.
Tu vois l’ami, les apparitions en danse elles ne s’attrapent pas à la mouche dans les bars de la Main, c’est notre lâcheté qu’il faut donner pour toucher à l’absolu festif.
Robodrigue, 3 décembre 2007
Enregistré dans :Entomologicae Bestiare, Le non apprivoisable et le non domesticable
Camarade assoifé d’excellence, toi qui fait face à l’adversité sans broncher, toi qui tient un budget serré, qui arrose ses plantes selon un système élaboré grâce à un merveilleux livre sur l’entretient des plantes, toi qui remet tes travaux à temps, qui ne se fait jamais prendre dans une ruelle sans capote, toi qui n’a jamais recours au mensonge pour garder un semblant de dignité! Sache que je suis ta contre partie oisive qui ceuille le fruit où elle le trouve, constament prise dans un monde où les valeurs sont inversées: un labyrinthe obsessionel dans lequel je mets en jeux ma stabilité émotionnelle et psychique à chaque réveil, à chaque pas, à chaque parole… à chaque pensée, chaque idée.
Mon délire ardent assumé et vécu me pousse autant à l’héroïsme qu’à la couardise; de ce citron on presse autant le nectar des dieux que de la petite pisse pour le vent. C’est pourquoi j’ai découvert le merveilleux monde des combats d’animaux sur Youtube, on y trouve à la fois des tigres contre des lions tout comme un boa contre un crocodile, le choix est tien l’ami. Des combats d’animaux je suis passé aux croisements d’animaux (Voir le liger, à la fois tigre et lion, et le zhorse, à la fois cheval et zèbre) et par désoeuvrement je suis passé à l’étape ultime: j’écoutes des vidéos où des chats parlent! Laissant mon travail de côté, j’ai observé des chats parlants pendant une bonne heure, pourtant la seule chose qu’on a pu faire dire à un chat jusqu’à maintenant c’est “Hello”… Les lèvres tremblante je répètais ce mot en même temps qu’eux, comme hypnotisé par leur volonté à dépasser la chatitude pour pouvoir atteindre le spleen de l’humain.
J’aurais voulu leur faire comprendre que la condition humaine en est une beaucoup plus humiliante que celle du chat, qu’ils devraient se contenter de leurs petites vies de chat, que tout cela était voué à l’échec… que c’était vain. Je me suis levé, je me suis allumée une cigarette, j’ai pleuré un peu et je suis revenu à mon travail comme j’aurais dû faire depuis bientôt une semaine. Je ne passerai pas à l’étape suivante : les chiens qui parlent.
Robodrigue,
Enregistré dans :Bidons et autres contenants
“Quoi de neuf vous dites? Bah comme d’hab” m’a-t’il dit avec de la haine dans les yeux. Ces satanés androïdes tramaient quelques choses de pas très Macintosh, genre virus déglingue sur les services essentiels ou encore l’excuse habituelle “Le processeur a surchauffé, on y peut rien on est sous Windows” on l’entend après chaque attaque kamikazée. C’était quoi leur plan? Je devais le savoir, je suis quand même un automatopé, le seul droïde roulant sous Macintosh, je suis une affaire plutôt étrange mais avec l’engin le plus rapide d’la galaxe, pas besoin de penser j’agis, c’est tout, c’est ce qui fait c’que j’suis. J’me fais pas trop chier, j’suis user frendly pour les nenettes et je ne crash pas vraiment; j’ai plus de classe que ça.
J’étais assis à La ferme de serveurs un bar branché sur la haute vitesse (speed et autre bonbons) où autant la racaille cybernétique que le topping financier allait faire la fête. Je me suis dit “À quoi bon, je ne sais même pas pourquoi je fais tout ça” et je suis parti en sachant que j’aurais pu faire quelques choses pour empêcher le désastre…
Le lendemain mon news feed m’apprenait qu’il y avait eu une quinzaine d’erreure 404 et autant de macchabés; La ferme de serveurs était une perte totale, très triste que je me disais… très triste; gavé de porno.mov j’ai redémaré pour effacer les cookies et passer à la prochaine mise à jour.
Tout ça pour dire que je ne suis qu’un androdrigue parmi tant d’autres, mais j’écoute de la meilleure musique.