mjack, 26/07/2010 [Bidons et autres contenants]

Je suis à la maison à m’ennuyer de mon amoureuse qui est partie dans le nord avec son fils, faire une visite à ses amies d’adolescence. J’ai passé toute la journée à faire des commissions en beaucoup plus de temps que prévu. Je devais commencer à sérigraphier ce soir, on aura finalement le papier que demain. J’aurais pu sérigraphier des acétates pour les nombreux spectacles que nous ferons à l’automne. Ou faire un n-ième design de tshirt qui sera refusé par un collaborateur un peu trop client à mon goût.

Je suis resté chez moi à lire un livre bizarre en buvant des bières.

Je me rappelle avoir lu et beaucoup aimé malgré moi un autre livre de cet auteur: La maladie de Sachs. Comme je suis un sucker pour la pop de filles, je suis un sucker pour les autofictions sentimentalo-édifiantes écrites par des auteurs en quête d’universel. Ce livre que je lit me rappelle beaucoup le FAS. rédigé en feuilletons, sur internet, chaque récit de quelques pages se conclut par une série d’hyperliens que l’auteur tisse à l’interne entre ses souvenirs. Comme dans un Cool is class war, il tente de tirer de souvenir de sa vie une espèce de morale dans laquelle on se reconnaitrait. En moins Cool et en moins Class war, parce que l’auteur est écrivain-médecin, juif non pratiquant, rural et français, dont les crises d’adolescence se sont résolues par un mythologique échange scolaire d’un an avec un high school des États (unis). Rien à voir avec un adulescent qui émerge tant bien que mal de son rôle d’ado attardé et désabusé en faisant tant bien que mal une maîtrise en arts visuels, où il se fait somme toute dire: tu es un visionnaire, mais il faudrait que tu travailles à la hauteur de tes visions. Son blogue montre sa photo. Il a les cheveux en brosse et des lunettes rondes.

C’est ce que j’aime finalement de l’autofiction, comme des romans policiers. Leur médiocrité sous-jacente me touche. Parce que les visions, ça épuise. Elles arrêtent pas de venir et l’énergie pour les réaliser arrête pas de faire défaut.

Amygdale m’écrit pour me dire que la presse offset en carton sera jetée, qu’elle ne représente rien d’autre qu’un nicque à feu. Dommage. J’aime le FAS, mais seulement quand je déprime. À part ça, malgré toutes les visions créatives qu’il me procure, j’ai peine à y consacre plus de temps qu’il en est nécessaire, c’est à dire un minimum.mais nous vaincrons, malgré tout. Vivre c’est vaincre et je ne pense pas que je vais mourir un jour.

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Commentaires:

  • Commentaire by Mysterious, 26/07/2010:
  • Donc, finalement, cet «ennemi» que doit à tout prix vaincre le FAS, c’est la mort.
    SVP, Mjack, tu pourrais lui fabriquer une faux en foam?
    Me semble que ça faciliterait les choses.

  • Commentaire by Robodrigue, 27/07/2010:
  • Une étudiante en danse, munie d’une faux, nous commandant de danser sur la tête, serait la sculpture la plus chill au monde.

  • Commentaire by poufiasse, 28/07/2010:
  • Bon, vous m’avez tous donné envie d’un marathon de Bob Morane. Soyez maudits.

  • Commentaire by Lapie Blanche, 15/11/2010:
  • mdrr, il m’en faut peu, mais le misérabilisme à du bon tout de meme!!

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