Amygdale, 10/12/2010 [Bidons et autres contenants, Théorie]

Cet article, publié dans le Courrier International, brosse un tableau socio-historique du mouvement hipster. Ceux-ceux sont définis comme étant « la version jeune des bobos » (bourgeois-bohème). Le hipster est défini comme étant « un pseudo-résistant pour qui la collaboration n’a guère de signification, parce qu’il n’a rien contre l’idéal du commerce »; le mouvement serait issu du indie des années ’90, mais il trouve son appellation dans la culture black des années ’50. Vice Magazine, American Apparel, vélo à pignon fixe… vous connaissez l’attirail. Mais là où on trouve des similitudes avec le FAS, c’est le parasitisme révolutionnaire, l’idée que le « cool » constitue une forme de « class war » suffisante. L’habileté à récupérer les codes des mouvements « authentiquement » contestataires, quoi.

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Commentaires:

  • Commentaire by Mysterious, 10/12/2010:
  • Voilà qui n’est pas sans nous ramener à la bonne vieille question de la vacuité du FAS.

  • Commentaire by V, 11/12/2010:
  • On verra ça lorsque nous érigeront des barricades.

  • Commentaire by mjack, 11/12/2010:
  • Mais comme je l’ai fait remarquer ailleurs, ce qui nous distingue radicalement des hipster c’est notre totale incapacité à redistribuer la moindre richesse vers la prétendue élite hip que nous formerions. Nous sommes encore conscient de notre ironie du double exact (voir Les mouvements de mode expliqués au parents), contrairement aux hipsters contemporains qui oublient la contre-culture historique dont ils font le commentaire à la fois fasciné et désabusé.

    bref, c’est pas parce qu’il y a maintenant quelques sympathisants du FAS qui vivent dans le mile end qu’il faudrait qu’on s’imagine qu’on pourrait faire de l’argent avec un magazine sur nos vies.

  • Commentaire by Amygdale, 11/12/2010:
  • C’est se trahir que d’accorder une importance définitoire au profit.

  • Commentaire by al_hakim, 12/12/2010:
  • «IL faut distinguer ce qui est proprement paralogie de ce qui est innovation : celle-ci est commandée ou en tout cas utilisée par le système pour améliorer son efficience ; celle-là est un coup, d’importance souvent méconnue sur-le-champ, fait dans la pragmatique des savoirs. Que, dans la réalité, l’une se transforme en l’autre est fréquent mais non nécessaire, et pas nécessairement gênant pour l’hypothèse.» J-F Lyotard, la condition postmoderne, p.98-99.

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