Le donjon est l’endroit propre et brillant où chaque soir je me repose de ce quotidien délirant. Derrière ses portes de granite ancienne dont j’ignore la véritable ingénérie ou encore l’année où elles furent installées, d’ailleurs avaient elles été utilisées dans un autre endroit avant de devenir les barrières de mon repos? Derrière ces portes toujours entrouvertes, jamais closes, se cachent la tendresse de mon enfance et l’abri du corps d’une femme, que j’aimes. L’endroit est froid et sombre, je ne distingue que la silhouette de ma femme, l’absence de lumière m’oblige toujours à sombrer en moi-même sans aucune autre tâche que de me rappeler, il n’y a pas d’internet de l’autre côté des portes, il n’y a pas de livre ou de crayons, juste moi, mon enfance, ma journée et la femme qui m’aime.
Les souvenirs je ne les laisse pas venir par eux-même, ce ne serait pas sage, je les choisi pas thème et les laisse m’envahir pour les vivre à nouveau. Ce n’est que dans le donjon que je prends conscience de mon nom et mon histoire. Le quotidien délirant est trop éprouvant pour laisser le délir s’étendre jusque dans nos rêves. Quand la nuit tombe je deviens sérieux.
Commentaires:
quand la nuit tombe je deviens fauve…
La nuit tombe en trombe dans ma tombe.
Ma gueule. Oui ma bite est dans mes shorts.
Le choix du titre jusqu’au rythme sont emprunté à un certain style qui prévaut dans la littérature québécoise de bas étage et que je n’affectionne pas. Peut-être aussi sont-ce les mots d’un épais à qui j’ai prêté ma plume… je ne sais trop… peut-être aussi est-ce le début de la fin de quelque chose et que je l’apprendrai plus tard, quand je serai rendu dans le futur… ce texte provoque chez moi beaucoup de questionnements, peut-être que l’achat d’un animal de compagnie m’en fournirait les réponses. Sinon… quoi penser de tout ça?