Bidons et autres contenants
SPIRIT DUPLICATA, 03/03/2010 [Bidons et autres contenants]
Poufiasse, 30/12/2009 [Bidons et autres contenants]

Quand j’ai un petit vague-à-l’âme, rien ne me fait davantage plaisir que de voir un enfant insupportable importuner ses parents dans l’autobus. Aujourd’hui, c’était un mox de sept ans qui enfilait les questions une à la suite de l’autre comme si le contrat de Markov se terminait demain. (suite…)

coco acto, 02/12/2009 [Bidons et autres contenants]

Il y avait un anachronisme flagrant entre la Jaguar de location qui filait à tombeau ouvert, en tressautant à chaque caniveau, le long de cette mauvaise route longeant les marécages, et le décor lui-même. Un décor figé, cimenté par le brouillard qui s’agglomérait en nappes sur les étendues palustres hantées par les corneilles et qui changeaient les rares arbres, privés de leur feuilles en cette fin d’automne, en autant de spectres noirs dressés comme pour lancer d’interminables malédictions. parfois montait le cri repoussant du courlis, qui s’enfonçait tel un poignard dans la chair fragile du silence.

Malgré la capote relevée et le chauffage, le brouillard pénétrait dans l’habitacle de la jaguar, faisant frissonner Anna Marischka- une sublime créature blonde au corps de rêve- en dépit de son épais duffel-coat payé un prix d’or avec sa carte de crédit Hbc.

-Brrr…Coco, un froid de canard dans ce maudit pays… Si seulement on savait comment il s’appelle!…

Coco Acto, qui pilotait d’une main sûre, tourna légèrement vers sa compagne un visage dur éclairé par des yeux de caramel fondant où fleurissait un soupçon de sourire narquois.

-C’est le nom du froid de canard ou de pays que tu voudrais connaître? interrogea-t-il.

-Le nom du pays, bien sûr…

Coco Acto haussa les épaules.

-Si je le savais, Anna, je pourrais te renseigner. Hélas…

Coco Acto, nouvellement fonctionnaire pour le gouvernement, avait profité de sa nouvelle crédibilité pour faire une  collection de cartes de crédit diverses et de multiples marges de crédit dans plusieurs institutions bancaires et s’employait à dilapider ces fonds par diverses extravagances sans avoir aucunement l’intention de rembourser quoi que ce soit.

Depuis, toute la nuit ils avaient roulé à l’aventure saisis par cette soif d’inconnu qui, souvent, les poussait en avant, mus, eût-on dit, par la même fatalité qui pousse certains animaux à fuir droit devant eux, sans raison, jusqu’à l’épuisement. Ils avaient franchi des kilomètre de plaines, de montagnes, traversé des villages qui n’étaient marqués sur aucune carte, roulé sur des routes de plus en plus mauvaises, qui semblaient ne mener nulle part. Il y a encore ainsi en Mauricie, de ces régions quasi désertes qui réellement, semblent figée hors du temps.

-Oh! Coco!- A présent, le jour était venu pour leur offrir que le spectacle désolant, oppressant de ces marais qui s’étendaient à perte de vue. Quelque part, très loin, une barraque de crème glacée molle émergeait de la brume.

Aussi loin que le lui permettait le brouillard, Anna Marischka scrutait l’étendu d’eau stagnante coupée.

Soudain, Anna s’interrompit, pour hurler:

-Triple malédictions!…

La brusque recommandation de la manequin était inutile car le conducteur avait aperçu, lui aussi, la créature, un superbe spécimen de  Rana catesbeiana siégeait au milieu de la route regardant d’un air désapprobateur le bolide foncer droit sur lui.

Les réflexes de Acto furent d’une rapidité foudroyante. En même temps qu’il freinait, il rétrograda de vitesse en une série de mouvement quasi automatiques. Mais c’était sans compter la route scélérate, de terre mouillée, détrempé par des semaines de pluie incessante. La voiture dérapa dans la fange du marécage terrorisant les créatures lacustres qui hantaient les nénuphars.

-Coco!!! Damné foie jaune!!! Où as-tu pris tes cours de conduite!?!

Par le Diable! Pourvu qu’elle ne soit pas trop secouée! Il se précipita pour ouvrir le coffre arrière du véhicule et en sortie une bouteille de Romané Conti grand Echezeaux 1983 payée un prix exubérant avec sa carte American Express Golds.

-C’est trop bête la vie est si courte! Buvons maintenant avant que la Camargue ne cogne à ma porte. Il déboucha le grand cru avec son Laguiole tour Eiffel de collection numéroté payé un prix à faire mourrir de rire un abstème avec sa carte Sears Mastercards. La terre détrempée chuintait sous les pas et, parfois, il fallait littéralement patauger, enfoncé jusqu’aux chevilles dans des flaques d’eau vertes

-Ah! Cher moustique! me voila trempé comme une soupe après un tel bain forcé dans cette eau glacée, je risque la mort. Songez au destin exceptionnel qui est le vôtre; vous apprécierez de boire le sang d’un personnage de légende agrémenté du mélange d’une bouteille qui ne l’est pas moins.

Coco!! Maudit Poivrot!! – Elle saisit la bouteille et l’envoya au loin au milieu du marais où elle flotta le culot à demi immergée.

La pluie se mis à tomber telle une rangée de hallebardes.

-Viens mon chéri allons manger une crème glacée; il y un kiosque là-bas…

A ce moment, à une distance qu’il était difficile d’évaluer à cause du brouillard qui changeait la portée des sons, une sorte de rire éclata. Un rire caverneux qui ressemblait autant à une série de coassements. Et à présent, devant l’incompréhensible de la scène dont ils avaient été à la fois témoins et acteurs, ils se sentaient comme écrasés, rendus muets par une vague terreur qu’ils ne parvenaient pas à chasser.

Au loin dans l’eau un digne amphibien, un ouaouaron rondouillard, sirotait à même le gouleau; le vin qui semblait depuis des siècles lui être destiné…

Mais qu’ai-je bien pu vouloir dire par là ? (suite…)

En sortant prendre l’air, entre deux victoires, à Expozine, j’ai croisé un couple avec leur enfant. Le môme, visiblement fasciné par l’apprentissage de la temporalité, leur demandait sans cesse, dans un anglais aussi suraigü qu’insupportable, si on était l’après-midi. (suite…)

Poule de luxe, 15/11/2009 [Bidons et autres contenants]

Dans mon souvenir, il y a cette fille en cinquième année du primaire qui a des débuts de seins et un chum plus jeune qu’elle qui se fourre la face dedans à toutes les récrés. Elle porte presque toujours un t-shirt du Club Optimiste (par-dessus ses leggings). L’autre jour, je trouve un macaron du Club Optimiste dans un bazar. Je l’achète pendant que le vendeur me mate les seins.
Chaque printemps, on fait une sortie classe au port de P*. On observe les bernaches revenir de leur voyage dans l’sud. C’est plate alors pour nous appâter, les profs nous promettent une tournée générale à la fromagerie tout près du port, spécialiste en matière de « la crotte ». On se bourre la face aux frais de l’école (On saura plus tard que ce fromage n’a que l’apparence d’une denrée de sous-catégorie, sans en avoir le prix). Chaque printemps, c’est toujours la même sortie. Aujourd’hui, quand je contemple une envolée de bernaches, j’ai l’impression de voir des crottes de fromage fendre le ciel.
Un gars dans ma classe s’appelle Bertrand, on l’appelle Bernache pour rire, à cause de l’observation des bernaches. Un jour, il me donne une liste de tous les jeux de mots possibles avec mon nom de famille. La liste tient sur cinq pages. Aujourd’hui, quand je veux me punir d’une bévue, je me traite en silence de MacPuce, Marc’anus MariusPupus, Marcrotte…
Par une journée d’hiver post pijama-party orange-crush-crottes-de-fromage (les chips), je me fais traîner par un bigot quasi-inconnu (le père d’une nouvelle copine) à ma première messe. C’est l’affolement total : retard sur les mouvements de la foule, lipsinc laborieux. Une file s’allonge devant l’autel pendant que l’orange crush s’affère à une transsubstantiation en sueur dans mon pijama. J’espère me sauver la face en tirant la langue comme une pro devant « Le Pape », me fiant sur mon une expérience significative en matière de théâtre interactif (j’avais marché dans du Jello les yeux bandés au C* N* des Arts). Le moment venu, le bigot responsable de toute l’affaire me remorque violement par la corde de mitaine. Devant un public anxieux, il prononce ma sentence: « T’as-tu fait ta première communion mademoiselle ?» Ce à quoi je tente un « euh… j’pense que oui » incriminant. Aujourd’hui, le théâtre interactif me fait chier.

Mysterious, 15/11/2009 [Bidons et autres contenants]

Une photo volée sur http://www.fotolog.com/500m/7967649

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Notez, qui sort de la bouche du premier activiste, une langue en forme de bite.

Zepoulpe, 12/11/2009 [Bidons et autres contenants]

J’ai assisté à la lente translation de mon prof de bio depuis l’esprit scientifique vers l’homéopathie. Translation douloureuse qui remettait en question sa sanité, sa foi en les nombres et son amour des éléments nobles du tableau périodique. Devant les objections faites grâce aux principes qu’il nous avait lui-même inculqués un peu plus tôt dans l’année, il répondait toujours la même chose « oui, mais ça marche avec les vaches! »

Mon prof de physique se disait neuro-diabétique. Il se vantait de ne pas ressentir la douleur dans ses cuisses. Se servant du matériel fourni par l’école, il se brûlait souvent, au fond de la classe, pendant les périodes d’exercices, sous les regards admiratifs des garçons réunis en conclave pendant que les filles travaillaient sur l’examen prochain, avec des pinces de métal chauffées à blanc, jusqu’à ce qu’une légère fumée nauséabonde de chair grillée se répande de la pièce.

Ma professeure d’atelier, de violon, de chant et d’arts plastiques avait une 13e passion : l’astronomie. En 1986, lors de l’éclipse de soleil, elle me donna une vitre qui me permettrait de regarder l’éclipse et d’établir, dès mes 7 ans, ma réputation de geek. Pendant l’éclipse, un exhibitionniste pénétra dans notre classe de mathématique et, dans la pénombre, nous avons tous aperçu son machin avant que le prof lui foutte une astique de volée, toujours dans la pénombre.

En secondaire 4, le responsable de pastorale et les profs de religion venaient faire du maraudage dans les classes de morale, histoire qu’on s’incrive en religion en secondaire 5, dernière année avant l’apocalypse. On a sauté sur l’occasion et on a profité de la crédulité de ces gens pour leur proposer un deal : on se met à cinq personnes, on est libéré de tous nos cours de religion pendant l’année et on vous fait une belle grosse recherche sur les cinq grandes religions (C*, J*, B*, I* et H*). On a donc eu tous nos cours libres où on allait fumer des joints dans les cubicules du département de musique et on a pondu un beau travail qui nous a pris une fin de semaine à faire. Je n’ai jamais cru en dieu, mais c’est à ce moment-là que j’en ai été le plus proche.

Un jour, un chien m’a jappé dessus et pendant 5 ans, j’ai fait le tour par une autre rue pour l’éviter même si on m’avait dit qu’il était mort.

Un jour, à onze ans, j’ai gagné tout seul à le revanche, mais en fait, j’avais perdu. J’ai pris ma revanche.

Quand j’avais neuf ans, je pensais que j’étais sourd. J’ai dit à mes parents que j’étais sourd et, devant le médecin, j’ai répété que j’étais sourd. Le pédiatre (un certain Dr P*), m’a regardé dans les yeux et m’a crié dans les oreilles que je n’étais pas sourd pentoute.

En secondaire 1, mon prof d’écologie refusait que les étudiants portent des vêtements roses. Si tu portais du rose, tu étais immédiatement exclus de la classe, sans possibilité d’appel. Un jour, on s’est organisés et les 36 étudiants, on portait un kangourou rose. Il avait fait la classe pareil. Plus tard, après le cours, alors qu’il refermait la porte de la classe en la prenant par la penture, quelqu’un (K*L* pour ne pas le nommer) la claqua violemment et le doigt du prof tomba, sectionné. Je l’ai revu 12 ans plus tard, il était aumonier à l’hôpital M*R*. Il m’a reconnu et a fui avec ses neuf doigts parce qu’une rumeur avait circulé comme quoi c’était moi qui avait claqué la porte.

Mon prof de chimie détenait un post-doctorat et chime nucléaire et travaillait part-time à Gentilly. Le problème, c’est qu’il était aussi atteint d’une terrible maladie de peau qui allait, on trouvait, toujours en s’empirant. 2+2 = 4.

Je ne suis jamais allé à mon party de retrouvailles parce que j’ai toujours pensé que quelques mois, c’est trop peu pour mettre de l’ordre dans ta vie.

FAS vaincra !

Amygdale, 11/11/2009 [Bidons et autres contenants]

Notre tout dernier Fascicule du FAS, 10e de sa lignée. Nouveau look, nouvelle formule, même combat pour un quotidien délirant!Couverture10

Robodrigue, 10/11/2009 [Bidons et autres contenants]

…à la vue de toutes mes fautes d’orthographe et grammaire, mais je m’en sens jamais la force de les corriger.

Robodrigue, 25/10/2009 [Bidons et autres contenants]

Aujourd’hui on refait le big bang à l’envers; la température monte, la lumière, aspirée par ton corps, se dissipe. Je vois pourtant clair dans le noir et je plonge de l’escabeau couvert par les nuages, dans mon plongeon à travers le brouillard je vois se dissiper le croissant de ta lune et j’alunis. Ta respiration syncopée me rappelle qu’en apesanteur l’oxygène se fait rare, chaque expiration est un risque mortel, mais peu importe, il est inévitable que nous crevions d’amour parmi les étoiles; pour que nos cœurs deviennent des astres ensanglantés comme ultime trace du choc d’une comète et d’une planète, où les lois de la physique furent transgressées.

Nous sommes revenus sur terre lorsque ma mère ouvrit brusquement la porte du cabanon – ignorante que ce sasse empêchait le vide d’entrer – nous sommes morts étouffés…

Sous le regard éhonté des grands nous défilions sans trop comprendre, mais déjà mon esprit pointait vers l’espace et cherchait un nouveau moyen de m’évader de cette planète; ton trou noir aspirerait mon corps à jamais, depuis je passe mon temps dans mon atelier à concevoir un vaisseau qui me permettrait de m’évader dans la voie lactée.

Robodrigue, 16/09/2009 [Bidons et autres contenants]

Amygdale, 11/09/2009 [Bidons et autres contenants]

Aujourd’hui, dans un magasin de bobettes.

[la vendeuse, une vieille alpha cochonne]  :  celles-là sont en spécial, deux pour trois.

[moi] : ok.  Le tissu a l’air confortable…

[la VAC] : sont faites en bambou

[moi] : ok.  je vais les essayer *par dessus mes sous-vêtements*

- Plus tard, en sortant

[La VAC] : au revoir, et prenez soin de votre bambou

[Moi] : heuAheuAheueAh…

Poule de luxe, 11/09/2009 [Bidons et autres contenants]

Hier, dans la rue :

-Toué avec tu sors d’un trip de béquilles?

- Pardon, c’est à moi que vous parlez?

-Ouin, tu sors d’un trip de béquilles, c’est ça?

-J’sais pas de quoi vous parlez.

-Oh scuse, c’est parce que tu riais…

-Non,  je riais pas.

-Oh scuse, c’est parce que je pensais que tu riais en me voyant avec mes béquilles, faque j’me suis dit : « A rit parce qu’a doit comprendre c’que je vis, a doit sortir d’un trip de béquille elle avec »

- Non, désolée, je riais pas pis j’ai jamais eu de béquilles

-Oh scuse debord, j’pensais que… tsé… en tout cas…

Touche-toi, 31/08/2009 [Bidons et autres contenants]

Cette semaine, j’ai décidé de tout voir sous l’angle du défi….

Amygdale, 29/08/2009 [Bidons et autres contenants]

Des scientifiques se sont rendus aux confins des océans pour visiter le continent de plastique.  L’Atlantide serait-il un polymère?

http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8225125.stm

(crédits : Sire D’Oneilles)

Poufiasse, 27/08/2009 [Bidons et autres contenants]

… pour ne pas avoir élu un gouvernement conservateur majoritaire : Jacques Demers, sénateur.

Le donjon est l’endroit propre et brillant où chaque soir je me repose de ce quotidien délirant. Derrière ses portes de granite ancienne dont j’ignore la véritable ingénérie ou encore l’année où elles furent installées, d’ailleurs avaient elles été utilisées dans un autre endroit avant de devenir les barrières de mon repos? Derrière ces portes toujours entrouvertes, jamais closes, se cachent la tendresse de mon enfance et l’abri du corps d’une femme, que j’aimes. L’endroit est froid et sombre, je ne distingue que la silhouette de ma femme, l’absence de lumière m’oblige toujours à sombrer en moi-même sans aucune autre tâche que de me rappeler, il n’y a pas d’internet de l’autre côté des portes, il n’y a pas de livre ou de crayons, juste moi, mon enfance, ma journée et la femme qui m’aime.

Les souvenirs je ne les laisse pas venir par eux-même, ce ne serait pas sage, je les choisi pas thème et les laisse m’envahir pour les vivre à nouveau. Ce n’est que dans le donjon que je prends conscience de mon nom et mon histoire. Le quotidien délirant est trop éprouvant pour laisser le délir s’étendre jusque dans nos rêves. Quand la nuit tombe je deviens sérieux.

Zepoulpe, 21/05/2009 [Bidons et autres contenants]

C’est vrai que j’ai dérangé quelques personnes. C’est aussi vrai que j’ai souvent dû donner des coups de boule, plus que je l’aurais voulu…

Et c’est vrai que les anciens Kommerads, j’ai dû les mater avec mes jointures. C’est vrai que les Irlandoches, j’ai dû les amincir avec mes paumes. C’est vrai que les Itale-riens, je leur ai solidement ramolli leur ardeur. C’est vrai que les Rusko-baves, j’ai dû leur faire comprendre qui est qui et quoi c’est quoi. C’est vrai que les Ukré-merdes, je les ai tempérés dans leur coin. C’est vrai que les Marseillouches, je les ai mis dans mes petits bas. C’est vrai que les Corée-trucs, j’ai dû en faire des confetti. C’est vrai que les Polonazes, je les ai réduis en poudre.

C’est vrai que les Hippies-poches, je leur ai transmis le goût du suicide. C’est vrai que les Punko-phages, je les ai niqués dans ce qu’ils avaient de plus précieux. C’est vrai que les Goth-ingras, je les ai ravallés au rang de sous-humains. C’est vrai que les Yuppissettes, je leur ai fait savoir que d’avoir des Air-miles ne faisait certainement pas d’eux des êtres humains. C’est vrai que les Anar-shit, j’ai dû leur dire que la société, c’était surtout devenu de la merde à cause d’eux.

Mais sinon, j’aime bien les gentils garçons…

Ensemble de chaises a jardin, 19/04/2009 [Activités culturelles cool, Bidons et autres contenants]

Salut chair fassienne.

J’aimerais vous remercier pour la belle soirée de lancement. Ma jeune et belle épouse et moi avons beaucoup apprécié. C’est rare qu’on sorte de notre gated community (à part pour aller au power center et laissez-moi vous dire que c’est pas par plaisir) et j’ai toujours un peu peur des rencontres sociales, mais, là, je peux vous dire que « mondanité » n’a pas rimé avec « médiocrité ». Merci aussi beaucoup au gens de Royal Air Maroc qui ont mis de la belle musique. Que de plaisir aussi de voir nos personnages préférés en vrai! Je n’aurais jamais cru que Mysterious avait un si long nez (trompe?) et que Ze Poulpe avait la peau aussi grise et translucide (ce n’est pas comme à notre épicerie, mais on s’y fait). Merci encore même si c’est un peu en retard, mais on n’a pas tellement choix de ne pas de vivre dans notre bulle. With love. EDCAJ

Amygdale, 31/03/2009 [Bidons et autres contenants]

The key factor is the ratio of pro-active foragers to re-active foragers (for bee colonies). Under specifiable conditions, the optimum strategy is totally independent (pro-active) foraging for all the bees, because potentially valuable information that re-active foragers may gain from successful foragers is not worth waiting for.

Amygdale, 26/03/2009 [Bidons et autres contenants]

Ce soir, 5 à 7 au Divan Orange pour le lancement des trois tomes du FAS, le Quotidien délirant, le Continent de plastique et Vers un nouvel exotisme : animation Royal Air Togo, projection de diaporama, lectures publiques, bière pas chère… Si ça c’est pas vaincre, consultez.

Amygdale, 20/03/2009 [Bidons et autres contenants]

Samedi 21 mars 23h à l’Agora de l’UQAM se tiendra le deuxième Laboratoire de métaphysique expérimentale. Il y sera question de lever le bras. Performance suivie d’une période de question.

Robodrigue, 11/03/2009 [Bidons et autres contenants]

Robodrigue, 28/02/2009 [Actions stupides, Bidons et autres contenants]

Hier soir je me suis fait adresser cette critique par un membre du FAS rencontré dans un bar:

 » J’aime bin ça tes histoires de Robodrigue mais tu devrais mettre plus de putes, y’en a pas assez. »

Sur le FAS les questions sur la forme et le style sont adressées sous des angles inouïs, et j’adore.

Touche-toi, 19/02/2009 [Bidons et autres contenants, Vol de contenus]

«Oui, me dit le grand Zepoulpe, pour être indescriptible (mon nom est une concession que je vous fait), j’ai moi aussi une âme…»

Et moi, pour le consoler, je concédai que j’avais vu par quelle porte il était retourné dans la quatrième dimension. Nous nous quittâmes sur une révérence polie.

Bébé astronaute, 09/02/2009 [Bidons et autres contenants]

Ça faisait longtemps que je voulais écrire cet article, alors voilà. Je suis désolée de devoir heurter quelques sensibilités, mais depuis que c’est la mode de poster des images et des hyperliens sur le FAS, je ne peux m’empêcher, les trois quarts du temps, d’avoir une petite pensée triste pour l’aphorisme qui sous-tend l’existence du FAS depuis ses tous débuts : « pour un quotidien délirant ».

Qu’une sombre menace plane sur le FAS, OK. Que Mysterious s’invagine au point d’en être retourné comme un gant, ça me va aussi. Qu’Amygdale aie tellement envie de fourrer que, non content d’échafauder un schéma philosophique sur le sujet, il défie les règles de la triviale poésie, passe encore. Que Mjack n’aie pas écrit de Cool is Class War depuis deux cents ans parce qu’il a trop peur de se compromettre, je peux vivre avec. Et si Spirit Duplicata découvre que la machine à marde qui l’a tant déçue n’est qu’une métaphore odorante de sa propre vie, j’en redemande. Je puise  une sorte de réconfort dans la faillite des autres. Et d’euphorie aussi.

Mais il ne faudrait pas exagérer.

Après un tri méticuleux des innombrables images débiles qui ont défilé sur son écran aujourd’hui, un fascien ou une fascienne a conclu que le moment le plus notoire de sa journée, c’était un gâteau incongru, l’emballage d’un produit, un condom illustré, un cul de sportive, une bataille d’oreillers ou une barbe douce. Mais dites-moi, est-ce vraiment ça, un quotidien délirant? Je ne vais quand même pas avaler cette couleuvre!

Que devient cette oeuvre multiforme, virulente et tentaculaire qui pallie chaque jour à la banalité écrasante de mon quotidien?

Sire Doneilles, 08/02/2009 [Bidons et autres contenants]

La menace se concrétise, se nomme et s’affirme.
Scotché dans ma porte, au millieu des escaliers, ce soir en rentrant du boulot:

F.A.S
A/S de Sire D’oneilles (M******* H**** (mon nom de Baptême)

F.A.S ne vaincra point!

Mal a vous Millitant Fasien.

Il semble, suite a notre premier contact avec vous par l’entremise de MJack, que fidèles a vos habitudes vous tourniez a la dérision un message pourtant clair.

Croyiez-vous vraiment, dans votre arrogance ironico-dadaiste, que votre but serait accepté de tous? Que personne ne se dresserai sur votre route pour vous empêcher de délirer le quotidien d’honnêtes citoyens ne vous ayant rien demandés?

Détrompez-vous! Puisque L’incorruptible Clan de Défense du Raisonnable se dresse désormais en travers de votre route.

Il est une chose que de diffuser a partir d’un petit site internet, il en est une autre que de publier, a grande échelle, des livres ayant toute les apparences de la légitimité. Nous ne vous laisserons pas aller plus loin.

Votre absence de résignation et ce mécontentement d’un quotidien qui n’a de drabe que l’apparence, du moins pour tout individu normalement constitué. Ce mode de vie ne saurai souffrir aucune contrepartie. La poésie, même triviale, ne doit en aucun cas miner une vie de devoirs et de sacrifices.

L’ordre n’a pas été établi pour rien et vos élucubrations absurdes, au demeurant, ne sauraient être poursuivies sans une réponse de la plus grande vigueur.

Laissez les gens en paix. laissez Maitresse Kristeva nourrire l’inconscient de l’humanité. Sentez le poid de l’opprobre populaire.

tenez vous le pour dit Fasien, votre cause est perdue.
Ne poursuivez pas dans cette voie ou nos actions deviendrons plus persuasives…

Agent B 500

Sous-directeur adjoint aux opérations d’éradications pour la division nord-est de l’Amérique et responsable du bon goût et du code vestimentaire pour LCDR.
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Je n’ai pas peur pour moi camarades du FAS. Je viens de la campagne, j’ai donc un permis de possession et d’acquisition d’armes restreintes…

mais serai-ce temps d’organiser notre riposte?

mjack, 05/02/2009 [Bidons et autres contenants]

Trouvé sur le seuil de ma porte ce matin, en haut des escaliers:

message

message mystérieux

Que penser de cette sybilline introduction dans ma vie privée? Ai-je affaire à une  émule de Thrank Spiroberg, ou un inconnu voulant du mal à notre collectif s’est-il mis en tête de me suivre et de m’inquiéter? Pourquoi cette écriture me semble si famillière?

Amygdale, 03/02/2009 [Bidons et autres contenants]

Tout arrive de toute nécessité.  Il est absurde de croire que je puisse avoir un choix authentique du cours de mes actions.  Le choix est une illusion de la conscience.  Tout se joue bien en-deça de la conscience, dans le maelstrom des nécessités naturelles instinctives.

Mais, puisque la conscience est, au fond, elle-même une nécessité naturelle, portons-nous à son niveau et jouons son jeu.

Dans le coin droit : l’idéal de bonheur nuptial, auréolé de la douce lueur d’éternité que représente une femme pour un homme.

Dans le coin gauche : la camaraderie virile, le «corps de garde», la vérité tonique de l’existence.

Au centre, un vieux baron de Munschausen, qui tente de se sortir de la swompe en se tirant lui-même par les cheveux (ressource épuisable).

Telle est, aujourd’hui, la constitution du sujet transcendantal, la structure du Je universel.

Foutaise : le monde est constitué de forces luttant en permanence pour la préséance.

Corollaire : l’une de ces forces doit l’emporter sur les autres.  Laquelle?

Zepoulpe, 02/02/2009 [Bidons et autres contenants]

J’ai essayé d’écrire le commentaire qui suit à propos du texte d’Amygdale intitulé Un monde pour les héros, mais Wordpress ne veut pas me le publier sous prétexte qu’il « seems a little bit spammy ». Liberté d’expression, où donc te caches-tu?

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Sur World of Heroes, ils offrent du Viagra « normal » et du Viagra « Professional ». Question : est-ce que c’est la même différence qu’entre la suite Office Home et Office Professional (i.e. tu peux configurer ton fax et organiser tes meetings)? Ou est-ce simplement un edge marketing :

« Viagra Professional : pour bander extrêmement dur au travail comme dans les loisirs »

« Viagra Professional : pour l’homme de carrière qui ne fait aucun compromis devant les dames (ou son cardiologue). »

Il y a aussi le Viagra « Super Active » (ça commence vraiment à faire peur). Les concentrations sont strictement les mêmes que le normal et le professionnel, mais la forme et la couleur des pilules sont différentes, histoire – j’imagine – de matcher ta cravate (ou tes bas, allez savoir).

Mais il y a plus : le Viagra « Soft Flavored » (pour les difficiles de la bouche), disponible en plusieurs saveurs  » It can be of strawberry, pineapple, orange or of black current taste. You can enjoy both sex and magnificent taste! »; le Female Viagra et aussi le Soft Viagra (pour les nostalgiques des érections molasses).

Merci Amygdale d’avoir « brûlé » une adresse électronique pour satisfaire notre besoin de savoir.

You really took one for the team this time.

SPIRIT DUPLICATA, 29/01/2009 [Bidons et autres contenants]

Du dégoût. Et de la merde.  C’est tout de suite ce qu’on éprouve quand on entre dans la magnifique, non pas à cause du « Cloaxa », système digestif reproduit, mais bien par l’esprit uqamien de l’institution. Tous ces pédants  satisfaits, s’entre-citant , se complaisant d’écrire sous la direction directionnel d’un confrère travaillant dans la confrèrie. Mare de voir le grégaire uqamien, se mettre  lui-même dans les références de son propre plan de cours, demander des résumés de texte d’un extrait de son mémoire, s’amusant à référer un autre condisciple tout aussi pourri, la bouche en cul de poule de flagornerie intelligente. Tous, ils s’engrossent entre eux,  chacun se délectant de la merde de l’autre avec un espèce de sourire niais et glorificateur à la fois. Mon constat: L’UQAM, lupanar autarcique.

Rhaa, 25/01/2009 [Bidons et autres contenants]

Wow. Ces gars-là trippent vraiment avec leur gâteau en forme de dragon.

La semaine dernière, j’ai fait le classique gag de mélanger la cassonade avec du poivre.

Aujourd’hui, mon café goûte le piment fort. Pas mal.

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Mes sincères félicitations pour le FAS nouveau. La référence à F’murrr est particulièrement appréciée.

Tout comme le clin d’oeil aux momies du Guadalarajah.

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J’ai d’ailleurs pensé à pawner mes copies d’auteur de façon à ce qu’on soit les premiers à voir nos oeuvres dans les brocantes avant même la sortie en librairie. J’attends toujours des nouvelles de mon avocat.

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Pour l’occasion est pour terminer l’année en beauté, j’annonce en grande pompe mon tout premier marathon-stupide. Et hop. Un par jour, pendant dix jours! Comme les douze travaux!

Cédrika

Commotion dans les médias
On a perdu la petite Cédrika
Chacun cherche à la retrouver
Mais nul ne sait par où commencer

(Refrain)
Cédrika, Cédrika, oh toi ma petite Cédrika
Je t’ai cherché partout partout
Cédrika, Cédrika, oh toi ma petite Cédrika
Dans les forêts dans les égouts

J’ai arpenté tous les terrains vagues
Je suis descendu dans tous les ravins
À la recherche d’un collier d’une bague
Que tu portais mais c’était en vain

(refrain)
À voir toutes ces affiches partout qu’on plaqua
Il est évident que la nation entière
Cherche à te retrouver ma petite Cédrika
Mais moi je crains que tous désespèrent

(bridge)
J’ai enfin trouvé ma petite Cédrika
Car un ange m’a dit où te chercher
Et je n’ai eu qu’à me retourner
Pour tout de suite crier « eurêka ! »

(refrain)
Je me suis tourné vers l’intérieur
Tu étais cachée au fond de mon coeur
Je cherche maintenant le coroner
Qui t’en sortira au journal de sept heure

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=a1ThSi1wbqU[/youtube]

Percussions Agricoles.

Mercredi, je suis dans le Vieux-Port en train de bosser avec mon coloc. On pose des affiches moyennant un salaire de misère, mais on rigole bien. Une dame et sa fille passent à côté de nous et s’arrêtent pour nous parler. La dame:  » Vous auriez pas l’affiche de Beethoven par hasard? » Nous:  » Ben c’est quoi, c’est un concert, un disque? » Et elle nous répond, pas de joke, avec un air de dédain empreint de sympathie pour notre ignorance:  » Ben non, c’est un être humain. » ………