à la relecture du horla, pas lu depuis mon adolescence, j’éprouve non plus un simple sentiment de terreur, mais un agréable sentiment de complicité et de soulagement. les premières 20 pages me parlent directement, elles font allusion à ces moments où sans raisons concrètes l’angoisse monte en flèche dès le coucher du soleil, moments nocturnes où les comportements irrationnels et les terreurs enfantines me piochent la tête. cette angoisse, la même qui, lorsque je m’éveille couvert de sueur, me fait allumer une veilleuse dans la cuisine et la salle de bain, me tient en éveil jusqu’à l’aube en me torturant l’esprit avec mes problèmes, mes doutes, mes échecs. l’individu néfaste, se faire égorger ou étouffer, se faire observer, juger, triturer comme des doigts sales sur un bouton d’acné. j’y pensais aujourd’hui, assis dans mon bureau cloisonné, en tapotant le clavier d’ordi. ce bureau sordide, de ville d’anjou, où sur le boulevard Louis-Hippolyte Lafontaine je suis payé temporairement un prix surévalué à saisir des données assez inhabituelles. nouveau prix circulaire en vigueur le premier février: cerveaux bleus en jujube, 4.95$ le paquet…
Un titre tiré par les cheveux, un texte peu inspiré : un retour sur le FAS?
Je pense – j’ai appris à quelque part que la preuve du cogito ne permettait pas prouver l’existence de l’être pensant puisque le tronc cérébral hallucine «je» lorsque je dors -, donc je suis, malgré mon sentiment de certiture, incapable de prouver avec certitude que je ne rêve pas.
Enfin, pour que tout ça soit clair, il faudrait que je parle de ben des affaires, dont le problème de la conscience autoréflexive, mais, franchement, qu’est-ce que ça changerait au fond?
Je ne suis pas sûr de ce que j’avance. Peu importe, tant qu’à y être vaut sans doute mieux se lancer. Ça pourrait sembler étrange, mais je ne suis pas sûr de m’être levé ce matin. J’ai l’impression que les souvenirs éthérées que je pourrais associer à mes «rêves» cadrent davantage avec «la réalité», même si je crois me rappeler de rien de précis, que la journée que je viens (???) de vivre. En tout cas, depuis ce matin, je suis campé dans une posture de méfiance vis-à-vis ce qui m’entoure : essaie-t-on de me tromper?
Je pourrais peut-être bien vous glisser un mot ou deux sur la discussion que j’ai eu avec un ou deux collègues sur Camus (ça, je l’ai bien lu, Camus!), mais je l’ai suivi, la conversation, avec une tendre indifférence. Pourtant je le connais bien, lui. Enfin, je crois, du moins, il me semble. Avez-vous lu Camus, vous? Qu’est-ce qu’il dit? Pouvez-vous m’en citer des passages, comme ça, de l’Étranger, de La peste, du Mythe de Sisyphe? Nous n’en gardons que de vagues impressions.
Ça commence (ou ça se termine, peu importe) avec mon réveil. Un vague bruit qui se transforme en réveil matin qui sonne. Je le revois encore en train de tourner machinalement les pages du journal. Tu ne te souviens pas vraiment de ce qu’on y disait, hein?
C’est qu’ils ont terminé la journée par une rencontre, exactement de la même manière qu’ils ont abordé la suivante.
Et lors de la réunion, tu te souviens de leur air amusé quand tu as achevé de présenter ton point? C’est parce que c’était amusant ou parce que tu n’as finalement rien dit? Je ne sais pas, j’ai un souvenir approximatif des deux évènements. Peut-être se sont-ils produits en même temps? Pour trancher, il faudrait que nous nous adressions à ces dents ricaneuses. Elles le savent peut-être, elles.
Écris, écris, écris, travaille, montre que tu sais, que tu vaux… Attention!
Ça me dispense sûrement de toutes mes obligations, n’est-ce pas? Qui serait assez idiot pour rêver de son boulot futur ? Laisse tomber. Toutes ces conneries te font grincer les dents.
Et ce n’est pas tout.
L’an passé à peu près à une date semblable je devais être en train d’écrire un article sur le manque d’inspiration que je vivais par rapport à la production de littérature attrayante. Je m’imagine bien écrire un article sans intérêt, mais par là j’aurais peur de venir brouiller les esprits déjà affaiblis du FAS. Voilà donc une tentative tout à fait honnête d’éviter la fatidique situation que je viens d’évoquer; je la pressent être stérile et vaine malgré tout. Aucune relecture ou révision ne sera fait, il s’agit donc d’un test live de mes capacités à écrire un texte ayant un semblant de ma verve d’autrefois:
(Pause je regarde l’écran sans être capable d’y écrire un mot)
(je cherche une anecdote intéressante que je pourrais reformulée en éclat de verbiages amusants)
Voyez, mon cousin est DJ, il mix dans le 450 et connaît un certain succès, dans le milieux des bars de bronzés on le considère. Étant entre deux génération, dans ma famille, il n’y a personne qui a moins de 5 ans de différence d’âge avec moi dans ma famille, ils sont tous trop jeunes ou trop vieux pour avoir vécu une certaine symbiose lors de ma jeunesse. La frange plus jeune tourne autours de ce DJ et de ses réussites professionnelles ou artistique. Il fait de la musique de club du gros boum-boum pour faire danser la jeunesse. Bof… mon histoire va nul part, l’idée c’est que ma blonde visitait ma famille pour la première fois, et ma tante nous a tous fait assoir dans le salon pour qu’on écoute un CD de ce cousin, la musique était pas de circonstance et les vieux étaient pantois…
Bon je tâte un autre terrain… …
Je penses que je regardes trop le hockey et que je ne bois pas assez… (J’allume une clope) Ouais c’est ça je ne suis plus assez punk, plus assez fêtards et dépressif, l’angoisse m’attaque périodiquement et me rappelle à quel point je ne la connaît plus, je suis plus rarement en lendemain de brosse… Je vis l’angoisse comme un Lavalois qui n’arrive plus à payer son hypothéque, avant c’était grandiose, elle était toujours là à côté de moi, la honte m’étouffait, je me voyais aux côtés d’Eschyle, je voyais les murs de mon appartement comme l’ultime prison d’une existence tragico-fantastique et me confortait dans l’idée que mon désastre foisonnait de matériaux littéraires et ajoutait à la légende. Mais en même temps je suis toujours un déséquilibré, mais je voulais faire du Bergman moi, je m’en rapproche plus j’imagine… Peut-être que pour faire du Bergman il faut être un peu moins Panurge et un peu plus (J’allume une clope)… un peu plus, je sais pas, un peu plus confortable… Ça fait peur tout ça.
Ou comment jouer avec la signification divergente des mots français et québécois.
CQFD : une blonde en français est une cigarette et une petite amie en québécois
Je craque une allumette et me brûle les doigts en allumant ma blonde.
Elle me réchauffe de son doux souffle velouté.
Ses volutes sensuelles partent en fumée et dansent dans le vent.
Je roule ma blonde sur les chemins de traverse et apprécie sa sollicitude dans ma solitude.
Je la fume par les deux bouts, rend ses cendre à la terre mère et garde l’éphémère plaisir d’une vie passée à ses cotés.
Quelle belle découverte que le FAS…
Lors d’un entrevue par Skype pour travailler à l’auberge du bout du monde de l’anse saint jean on m’a demandé : « 11 sept, complot ? ». Je leur ai répondu que pour moi c’était principalement le CELS’s Day ! o,O Du coup il a fallu que je leur explique ce qu’était le CELS…
Je suis français et ai travaillé 5 ans dans l’éducation nationale en tant que surveillant. Avec mes collègues et amis du lundi soir nous avions pris l’habitude de nous laisser aller à la folie douce qui nous habitait (et nous habite toujours) une fois les élèves couchés… le tout pour combattre la sinistrose sociétale par l’absurdité volutionnaire (Cf Alain Damasio dans « la zone du dehors ») . Le Club des Enculés du Lundi Soir (CELS) était né ! Nous nous sommes doté d’un « logo » : le fucking golden nain de jardin et allions de l’avant. Nous ne sommes plus collègues aujourd’hui mais plus que jamais amis, et le CELS vit toujours ! Lors du mariage de l’un des membre bien membré en juillet nous lui avons bien entendu offert un exemplaire du « golden fucking nain de jardin » et nous nous somme décidés à créer un CELS’s Day, anniversaire de la connerie humaine… le 11 sept fut unanimement choisie ! Ceci expliquant cela.

Bref lorsque j’ai expliqué tout ça à È. et P. ils m’ont regardé bizarrement, m’ont dit qu’il fallait que je connaisse le FAS et m’ont engagé !!!
Plusieurs mois que je vis avec eux et que ma lecture sur les toilettes sont vos livres… normal pour des annales !
Le FAS et le CELS sont bien cousins et en tant que membre du CELS je me permet de vous écrire pour que le CELS se joigne au FAS pour lutter pour un quotidien délirant !!!
Au plaisir de lutter à vos cotés
Louis PasPire
Ça m’a presque donné le goût de recommencer à écrire sur le FAS…
« Sartre voyait de loin en loin Jacques Prévert et, une fois, il aperçut Gide ; mais il cultivait l’ellipse et ne raconta rien, sinon que Gide était fort habile au yo-yo : c’était un jeu à la mode et même il faisait fureur. Les gens se promenaient dans les rues, un yo-yo à la main. Sartre s’y exerçait du matin au soir avec un sombre acharnement » (Beauvoir)
Meet Paul le Poulpe
J.ai l.habitude de me faire virer, mais qu.est-ce qu.il m.en a fallu du temps pour recuperer la conduite du « burban », le camion qu.on utilise pour amener les planteurs sur le block. Maintenant, je conduis tous ces jeunes en ville, dont deux francaises qui ont ete prises sur le pouce, detournees de leur but d.aller cueillir des cerises pour venir planter des arbres. Comme elles n.avaient aucun equipement, j.ai pris sur moi de leur en procurer. Je suppose qu.elles ont declenche en moi un instinct paternel. D.ailleurs, ces journees a faire du shopping et a m.occuper d.elles m.ont vallu les surnoms de « for the girls » et « papa ». J.ai la barbe du patriarche, il faut dire. Cet apres-midi, la plage. Ce soir, mourir. Non sans avoir assure ma posterite, cependant.
Comment devenir un ninja et/ou gratuitement…
http://devenirunninjagratuitement.tumblr.com/
Kraft+pepsi+nestlé+biotech=nazi
http://lesforlife.blogspot.com/2011/04/pepsi-boycott-announced-by-prolife.html
Ce qu’il y a de délirant avec la vie au motel, c’est que la femme de chambre arrête pas de m’appeler honey pis sweetie. Déjà que je suis mal à l’aise à l’idée qu’une étrangère fasse mon lit…
Ça doit faire six mois que je viens périodiquement sur le « tableau de bord » de wordpress en espérant retrouver un peu d’inspiration et écrire quelque chose, ne serait-ce que pour au moins avoir une ligne de publiée dans le prochain fanzine. Je n’arrive plus à faire des textes, je soupçonne un phénomène de l’inconscient par rapport à facebook, mon habitude d’y écrire, et ma libido qui est portée disparu ; il ne me reste qu’à découvrir sous la forme de quelle névrose la coquine refait surface.
Aussi il faut savoir que ça fait 78 jours que je n’ai bu une goutte d’alcool, et je ne fume plus, ça fait pas des écrivains bien forts.
C’est pas un voyage au Burkina Faso, mais j’ai découvert récemment la fonction Découvrir sur Antidote. Quand tu cliques là-dessus, ça sort un mot rare au hasard. Ma dernière trouvaille: buglosse.
Buglosse, nom féminin : Plante herbacée velue poussant dans les lieux incultes.
Amygdale, fasciné par les thèses évolutionnistes, pourrait se demander si nos facultés sociales se sont développées sous l’influence de la sélection sexuelle. Je suis moi même de retour dans l’arène ou cette sélection s’opère, et j’ai en tout cas remarqué que ça faisait socialiser avec des gens auxquels on aurait jamais même pensé s’intéresser auparavant, simplement pour suivre une fille.
Par exemple, dernièrement. Un party, comme on appelle, ou S* m’a invité. J’arrive sans elle, je sais même pas si elle est là. Mais dans l’entrée il y a de très belles plantes et les gens ont l’air normaux. J’entre, puis trouve S* sans trop de difficultés. Nous somme chez ses amis. Par une anecdote, je comprends qu’elle a habité à côté dans le passé, et que le bloc au complet est peuplé, style ‘auberge espagnole’, par toutes sortes de jeunes qui voyagent par ci par là.
Je m’apprête à remettre en doute mes préjugés sur les altermondialistes en me disant qu’ils n’ont pas l’air si hippies après tout, quand on me fait comprendre que je suis dans un party déguisé. Inspiré d’un article du Courrier international, ils se sont tous déguisés en hipsters. Tous ces gens qui ressemblaient à des amis normaux étaient en fait de sombres imitateurs plus ou moins informés – certains ayant mal compris le concept des ‘grosses lunettes’ et les ayant assorties avec des genres de chapeaux italiens avaient plus l’air de douchebags qu’autre chose. Quand même la plupart des filles avaient l’air d’avoir mieux compris l’affaire.
C’est à mesure que la musique changeait de remix de health par crystal castles pour des tounes gitanes style chat noir chat blanc, que j’ai du m’avouer que je devais moi-même avoir une petit côté hipster, parce que les cuties avec des grosses lunettes se transformaient sous mes yeux en décevantes hippies alors qu’elles se lassaient de leur déguisement. Je n’en laissai rien paraître à S*, mais j’avais envie de me faire faire un calin par L* Z*, hipster s’il en est un malgré son extraction sherbrokoise.
Troublé par l’expérience, j’ai mis quelque semaines avant de revenir sur l’arène, cette fois en terrain sûr. Un vernissage à l’art passe à l’est, c’est pas un frenche ou meurs, mais au moins les filles en art sont présentes et compréhensibles. Ça s’est beaucoup mieux déroulé.
Depuis que j’habite Ouagadougou, je me demande à quoi peut bien servir le gardien qui ronfle la nuit devant ma porte. À par jouer à rentrer saoul sans le réveiller. Jeu dont on se lasse rapidement d’ailleurs, parce que trop facile.
Mais maintenant que j’ai appris qu’un tueur en série se cache dans la ville, je comprends mieux à quoi il sert. C’est une sorte de leurre finalement.
Quand j’ai vu le paquet de vermicelles, je me suis dit qu’un repas chinois me changerait des brochettes de mouton. J’ai hésité entre le petit paquet de la marque qu’on retrouve à Montréal, et l’autre, plus gros, les vermicelles ZHAOYUANSHILUQUANLONGKOUFENSICHANG.
J’ai voulu lire les ingrédients à l’endos du paquet. À la lecture des mots « LUBRICLOUS AND DELIGHFUL », j’avais déjà fait mon choix. Il me fait plaisir de vous partager le reste de l’emballage, mot pour mot, lettre pour lettre et ponctuation pour ponctuation : (suite…)
Cet article, publié dans le Courrier International, brosse un tableau socio-historique du mouvement hipster. Ceux-ceux sont définis comme étant « la version jeune des bobos » (bourgeois-bohème). Le hipster est défini comme étant « un pseudo-résistant pour qui la collaboration n’a guère de signification, parce qu’il n’a rien contre l’idéal du commerce »; le mouvement serait issu du indie des années ’90, mais il trouve son appellation dans la culture black des années ’50. Vice Magazine, American Apparel, vélo à pignon fixe… vous connaissez l’attirail. Mais là où on trouve des similitudes avec le FAS, c’est le parasitisme révolutionnaire, l’idée que le « cool » constitue une forme de « class war » suffisante. L’habileté à récupérer les codes des mouvements « authentiquement » contestataires, quoi.
T* améliore continuellement son français et le Journal de Montréal n’est désormais plus l’unique lecture qui puisse satisfaire son intelligence. T* a tout récemment atteint un seuil critique dans ses choix littéraires, seuil que même certains lecteurs francophones aguerris hésitent encore à franchir : les fascicules du FAS. Spirit Duplicata a maintes fois mis en garde les activistes du FAS contre leur hermétisme, arguant que leur tendance à l’autoréférentialité ferait inévitablement obstacle à leur expansion. Pourtant, j’ai surpris T*, un néophyte, à quelques reprises en train de sourire et parfois même de rigoler franchement à la lecture d’un fascicule du FAS.
J’ai toutefois constaté à quel point, à force d’intertextualité, le FAS s’était construit un lexique totalement abscons. En m’allongeant près de T*, un soir – il était concentré dans sa lecture d’un fascicule; je crois que c’était le spécial «probable mais dégage» -, je l’ai entendu murmurer en fronçant les sourcils d’un air perplexe : «invagination»?
« your P4nis will be more than $100″.
J’ai constaté que mon lexique de l’insulte n’avait pas été renouvelé depuis longtemps. Des suggestions?
Je suis à la maison à m’ennuyer de mon amoureuse qui est partie dans le nord avec son fils, faire une visite à ses amies d’adolescence. J’ai passé toute la journée à faire des commissions en beaucoup plus de temps que prévu. Je devais commencer à sérigraphier ce soir, on aura finalement le papier que demain. J’aurais pu sérigraphier des acétates pour les nombreux spectacles que nous ferons à l’automne. Ou faire un n-ième design de tshirt qui sera refusé par un collaborateur un peu trop client à mon goût.
Je suis resté chez moi à lire un livre bizarre en buvant des bières.
Je me rappelle avoir lu et beaucoup aimé malgré moi un autre livre de cet auteur: La maladie de Sachs. Comme je suis un sucker pour la pop de filles, je suis un sucker pour les autofictions sentimentalo-édifiantes écrites par des auteurs en quête d’universel. Ce livre que je lit me rappelle beaucoup le FAS. rédigé en feuilletons, sur internet, chaque récit de quelques pages se conclut par une série d’hyperliens que l’auteur tisse à l’interne entre ses souvenirs. Comme dans un Cool is class war, il tente de tirer de souvenir de sa vie une espèce de morale dans laquelle on se reconnaitrait. En moins Cool et en moins Class war, parce que l’auteur est écrivain-médecin, juif non pratiquant, rural et français, dont les crises d’adolescence se sont résolues par un mythologique échange scolaire d’un an avec un high school des États (unis). Rien à voir avec un adulescent qui émerge tant bien que mal de son rôle d’ado attardé et désabusé en faisant tant bien que mal une maîtrise en arts visuels, où il se fait somme toute dire: tu es un visionnaire, mais il faudrait que tu travailles à la hauteur de tes visions. Son blogue montre sa photo. Il a les cheveux en brosse et des lunettes rondes.
C’est ce que j’aime finalement de l’autofiction, comme des romans policiers. Leur médiocrité sous-jacente me touche. Parce que les visions, ça épuise. Elles arrêtent pas de venir et l’énergie pour les réaliser arrête pas de faire défaut.
Amygdale m’écrit pour me dire que la presse offset en carton sera jetée, qu’elle ne représente rien d’autre qu’un nicque à feu. Dommage. J’aime le FAS, mais seulement quand je déprime. À part ça, malgré toutes les visions créatives qu’il me procure, j’ai peine à y consacre plus de temps qu’il en est nécessaire, c’est à dire un minimum.mais nous vaincrons, malgré tout. Vivre c’est vaincre et je ne pense pas que je vais mourir un jour.
c’est un dimanche pour relire les fascicules du fas. après lecture, je constate que ces temps ci c’est pas mal plate sur le fas : il nous manque les triviales poésies d’Amygdale. Mysterious devrait partir plus souvent en voyage pour vivre de nouvelles aventures dans les bains. depuis que Mjack est en couple, on a des moins bons cool is class war… mes textes sont égal boiteux, ce qui a changé, la Poufiasse est plus là pour me pimper… c’était souvent la seule qui comprenait mes textes Freudien et sphincter… Zepoulpe aussi a crissé son camp, peut-être avec Poufiasse… Coco Acto a jamais rien à écrire, il dit « j’ai pas d’idées »… moi non plus j’ai pas d’idées, je m’empêche pas d’écrire pour autant… hé hé hé…
Diantre!
Moi qui ne prêche que par le mauvais goût et le mauvais mot, je fus pris à mon propre jeu aujourd’hui, un jeune ayant tenté d’attenter à ma toute nouvelle profession.
Vendredi après-midi, je fus convoquée par la direction du grandiose établissement où j’enseigne. Quelle ne fut pas mon angoisse de patienter trois jours pour connaître le sort qui m’attendait; j’en fis des cauchemars toute la nuit d’hier, imaginant les pires scénarios inimaginables, en bonne paranoïaque que je suis. À l’heure fatidique, j’entre dans le dit bureau; on ferme la porte derrière moi: TRÈS MAUVAIS signe. Sur le pupitre un dossier l’air inoffensif et moi déjà pleine de remords de ce qui m’attend. Je fus assez surprise de voir, le dossier s’ouvrant, ma photo de facebook. Le fameux dossier contenait plusieurs pages photocopiées avec sur chacune des pages mes obscénités et stupidités statuées en ligne surlignées en vert fluo. Toutes les belles saloperies prononcées depuis 2007 y étaient, à mon grand bonheur et celui de la direction. Je vous épargne les détails saugrenus de tout ce qui a pu sortir de ma bouche et se plaquer sur mon facebook, vous qui me connaissez, pouvez imaginer ce dont je veux parler.
Mon année se termine ainsi, sur une belle touche joyeuse, l’établissement entier m’attendant avec une brique pis un fanal l’année prochaine.
Belle main d’applaudissement pour ma grande intelligence.
J’ai déjà fait de la kétamine. Comme je suis une chaise, voire plusieurs, pour moi, faire de la kétamine, ça veut dire qu’il y a déjà eu de la kétamine qui a touché ma peau de plastique. Donc vous comprendrez que, pour moi, la drogue d’humain ce n’est pas très efficace. À la place, je regarde des trucs comme ça :
Amygdale est cachotier. il se tient sur des sites faisant la promotion de la dérive et du désordre public. Dépassant les tactiques décrites par de Certeau pour favoriser une action directe dans le tissu strié de l’espace urbain.
Afficher Passages sur la track du Mile End (Montréal) – Ways to cross the Mile End Track (Montreal) sur une carte plus grande
c’est bébé astronaute qui serait contente d’avoir cette carte.
Maintenant que j’ai presque une famille et que je ne sors plus de chez moi après 10h00 à moins de situations exceptionnelles, je me croyais à des lieues de l’éventualité d’écrire à nouveau des cool is class war. C’est pas que j’aie pas mes petits besoins en socialisation, mais habituellement, j’invite chez moi maintenant. C* m’a même dit qu’il ne sortait plus jamais de chez lui sauf pour venir souper chez moi avec son amoureuse.
Ce n’est donc pas sans une certaine ironie que je sois actuellement à écrire un scénario pour un court métrage intitulé toutes les histoires d’amour réunies, mettant en scène des jeunes adultes dont les relations personnelles s’établissent lors d’échanges sans paroles, par textos, likes sur les status facebooks, photos de party… G*, allez savoir pourquoi, a acroché sur le titre de cette idée et a décidé de m’aider à chercher du financement pour le produire. Je crois qu’elle s’est identifiée à ces histoires semblables à celles qui m’arrivaient dans les Cool is Class War.
Elle m’a invité à luncher l’autre jour, pour me dire ce qu’il me manquait pour déposer une demande de bourse pour écrire mieux mon scénario. Elle textait Y*, par qui je vis maintenant par procuration des histoires d’adulescent. Y* et elle sont ensemble maintenant, ce qui pour moi est assez surprenant. En plus de texter, elle était pas super contente. M* , l’ex de Y* depuis tellement longtemps que même moi j’ai couché avec, s’est pogné l’ex de G*. Jusqu’ici, rien d’extraordinaire, me direz vous. Mais ces histoires ne peuvent que dégénérer, surtout avec un angoissé d’approbation comme Y* Textos sur textos se sont envoyés, la rumeur a couru d’un échange de partenaires, et finalement est ressortie la question de savoir qui avait laissé qui en premier.
Watatatow. Cool is class war. J’espère que Y*, s’il lit ça, va comprendre que je ne suis pas méprisant, mais qu’au contraire une attitude attendrie et empathique. parce que ça va se rendre à elle, c’est sur. D’ailleurs tout le monde semble avoir une deuxième vie sur cette terre, même le facteur de B* ou C*, l’infirmière.
Ce matin, allant chercher un café froid chez les Olympico, je suis tombé sur un homme titubant habillé d’une jaquette d’hopital, avec un bras dans un plâtre de fortune. C’était un Indien délirant. Il semblait halluciner dans l’humidité étouffante du 26 mai 2010. Quand je suis arrivé à sa hauteur, il a repris son souffle et m’a dit dans un accent punjabi typique de ces bons sauvages:
- Can you tell me where i am?
- Outremont, Montréal
- And the next street what it is?
- Saint-Viateur
- Is that petite Italy?
- Not realy
- Is it far?
- Not realy but i’m pretty sure you will consider it far, in your condition.
Il a continué son chemin sous mes « good luck ». Je l’ai ratrappé pour lui proposer de lui payer un taxi, mais il ne me parlait plus.
Avant de partir dans le bois, T* a mis une annonce sur kijiji pour vendre le rack à échelles qu’il y avait sur sa van. Depuis, j’ai reçu au moins vingt-cinq téléphones – étrangement, tous des arabes – mais personne n’était intéressé à acheter le rack même pour 50$ parce que c’est un vieux modèle, qui se visse direct dans le toit, même si le nouveau modèle – sur rails – se vend usagé entre 250 et 1000$.
***
L’autre jour on s’est fait couper l’eau pendant quatre heures sur ma rue pendant que les bornes fontaines projetaient leurs jets puissants sur la chaussée et soudainement, tout les voisins se sont mis à se parler.
***
Vous trouvez pas que l’Île de Montréal, vue de haut, ressemble un peu à une craque dans l’asphalte?
C’est pas pour faire chier, mais la BD CACA RENTE de Martin Veyron, c’est vraiment de la merde…
Danse > Art > Communications
L’obèse lui aussi est en plein délire. Car il n’est pas seulement gros, de la grosseur qui s’oppose à la morphologie normale: il est plus gros que le gros. Il n’a plus de sens dans une opposition distinctive, mais dans son excès, dans sa redondance, dans son hyperréalité.
Il excède sa propre pathologie, c’est pourquoi il échappe aussi bien à la diététique qu’à la psychothérapie et rejoint cette autre logique, cette stratégie exponentielle où les choses privées de leur finalité ou de leur référence se redoublent dans une sorte de jeu en abyme.