Je suis à la maison à m’ennuyer de mon amoureuse qui est partie dans le nord avec son fils, faire une visite à ses amies d’adolescence. J’ai passé toute la journée à faire des commissions en beaucoup plus de temps que prévu. Je devais commencer à sérigraphier ce soir, on aura finalement le papier que demain. J’aurais pu sérigraphier des acétates pour les nombreux spectacles que nous ferons à l’automne. Ou faire un n-ième design de tshirt qui sera refusé par un collaborateur un peu trop client à mon goût.
Je suis resté chez moi à lire un livre bizarre en buvant des bières.
Je me rappelle avoir lu et beaucoup aimé malgré moi un autre livre de cet auteur: La maladie de Sachs. Comme je suis un sucker pour la pop de filles, je suis un sucker pour les autofictions sentimentalo-édifiantes écrites par des auteurs en quête d’universel. Ce livre que je lit me rappelle beaucoup le FAS. rédigé en feuilletons, sur internet, chaque récit de quelques pages se conclut par une série d’hyperliens que l’auteur tisse à l’interne entre ses souvenirs. Comme dans un Cool is class war, il tente de tirer de souvenir de sa vie une espèce de morale dans laquelle on se reconnaitrait. En moins Cool et en moins Class war, parce que l’auteur est écrivain-médecin, juif non pratiquant, rural et français, dont les crises d’adolescence se sont résolues par un mythologique échange scolaire d’un an avec un high school des États (unis). Rien à voir avec un adulescent qui émerge tant bien que mal de son rôle d’ado attardé et désabusé en faisant tant bien que mal une maîtrise en arts visuels, où il se fait somme toute dire: tu es un visionnaire, mais il faudrait que tu travailles à la hauteur de tes visions. Son blogue montre sa photo. Il a les cheveux en brosse et des lunettes rondes.
C’est ce que j’aime finalement de l’autofiction, comme des romans policiers. Leur médiocrité sous-jacente me touche. Parce que les visions, ça épuise. Elles arrêtent pas de venir et l’énergie pour les réaliser arrête pas de faire défaut.
Amygdale m’écrit pour me dire que la presse offset en carton sera jetée, qu’elle ne représente rien d’autre qu’un nicque à feu. Dommage. J’aime le FAS, mais seulement quand je déprime. À part ça, malgré toutes les visions créatives qu’il me procure, j’ai peine à y consacre plus de temps qu’il en est nécessaire, c’est à dire un minimum.mais nous vaincrons, malgré tout. Vivre c’est vaincre et je ne pense pas que je vais mourir un jour.
c’est un dimanche pour relire les fascicules du fas, c’est pas long parce c’est bon… après lecture, je constate que ces temps ci c’est pas mal plate sur le fas : il nous manque les triviales poésies d’Amygdale. Mysterious devrait partir plus souvent en voyage pour vivre de nouvelles aventures dans les bains. depuis que Mjack est en couple, on a des moins bons cool is class war… mes textes, eux, sont toujours aussi boiteux, mais ce qui a changé, la Poufiasse est plus là pour me pimper… c’était souvent la seule qui comprenait mes textes Freudien et sphincter… Zepoulpe aussi a crissé son camp, peut-être avec Poufiasse… je pense que ce serait possible. en tout cas, il aurait assez de tentacules pour la faire jouir. Coco Acto a jamais rien à écrire, il dit qu’il a pas d’idées… moi non plus j’ai pas d’idées, mais je m’empêche pas d’écrire pour autant… hé hé hé…
Diantre!
Moi qui ne prêche que par le mauvais goût et le mauvais mot, je fus pris à mon propre jeu aujourd’hui, un jeune ayant tenté d’attenter à ma toute nouvelle profession.
Vendredi après-midi, je fus convoquée par la direction du grandiose établissement où j’enseigne. Quelle ne fut pas mon angoisse de patienter trois jours pour connaître le sort qui m’attendait; j’en fis des cauchemars toute la nuit d’hier, imaginant les pires scénarios inimaginables, en bonne paranoïaque que je suis. À l’heure fatidique, j’entre dans le dit bureau; on ferme la porte derrière moi: TRÈS MAUVAIS signe. Sur le pupitre un dossier l’air inoffensif et moi déjà pleine de remords de ce qui m’attend. Je fus assez surprise de voir, le dossier s’ouvrant, ma photo de facebook. Le fameux dossier contenait plusieurs pages photocopiées avec sur chacune des pages mes obscénités et stupidités statuées en ligne surlignées en vert fluo. Toutes les belles saloperies prononcées depuis 2007 y étaient, à mon grand bonheur et celui de la direction. Je vous épargne les détails saugrenus de tout ce qui a pu sortir de ma bouche et se plaquer sur mon facebook, vous qui me connaissez, pouvez imaginer ce dont je veux parler.
Mon année se termine ainsi, sur une belle touche joyeuse, l’établissement entier m’attendant avec une brique pis un fanal l’année prochaine.
Belle main d’applaudissement pour ma grande intelligence.
J’ai déjà fait de la kétamine. Comme je suis une chaise, voire plusieurs, pour moi, faire de la kétamine, ça veut dire qu’il y a déjà eu de la kétamine qui a touché ma peau de plastique. Donc vous comprendrez que, pour moi, la drogue d’humain ce n’est pas très efficace. À la place, je regarde des trucs comme ça :
Amygdale est cachotier. il se tient sur des sites faisant la promotion de la dérive et du désordre public. Dépassant les tactiques décrites par de Certeau pour favoriser une action directe dans le tissu strié de l’espace urbain.
Afficher Passages sur la track du Mile End (Montréal) – Ways to cross the Mile End Track (Montreal) sur une carte plus grande
c’est bébé astronaute qui serait contente d’avoir cette carte.
Maintenant que j’ai presque une famille et que je ne sors plus de chez moi après 10h00 à moins de situations exceptionnelles, je me croyais à des lieues de l’éventualité d’écrire à nouveau des cool is class war. C’est pas que j’aie pas mes petits besoins en socialisation, mais habituellement, j’invite chez moi maintenant. C* m’a même dit qu’il ne sortait plus jamais de chez lui sauf pour venir souper chez moi avec son amoureuse.
Ce n’est donc pas sans une certaine ironie que je sois actuellement à écrire un scénario pour un court métrage intitulé toutes les histoires d’amour réunies, mettant en scène des jeunes adultes dont les relations personnelles s’établissent lors d’échanges sans paroles, par textos, likes sur les status facebooks, photos de party… G*, allez savoir pourquoi, a acroché sur le titre de cette idée et a décidé de m’aider à chercher du financement pour le produire. Je crois qu’elle s’est identifiée à ces histoires semblables à celles qui m’arrivaient dans les Cool is Class War.
Elle m’a invité à luncher l’autre jour, pour me dire ce qu’il me manquait pour déposer une demande de bourse pour écrire mieux mon scénario. Elle textait Y*, par qui je vis maintenant par procuration des histoires d’adulescent. Y* et elle sont ensemble maintenant, ce qui pour moi est assez surprenant. En plus de texter, elle était pas super contente. M* , l’ex de Y* depuis tellement longtemps que même moi j’ai couché avec, s’est pogné l’ex de G*. Jusqu’ici, rien d’extraordinaire, me direz vous. Mais ces histoires ne peuvent que dégénérer, surtout avec un angoissé d’approbation comme Y* Textos sur textos se sont envoyés, la rumeur a couru d’un échange de partenaires, et finalement est ressortie la question de savoir qui avait laissé qui en premier.
Watatatow. Cool is class war. J’espère que Y*, s’il lit ça, va comprendre que je ne suis pas méprisant, mais qu’au contraire une attitude attendrie et empathique. parce que ça va se rendre à elle, c’est sur. D’ailleurs tout le monde semble avoir une deuxième vie sur cette terre, même le facteur de B* ou C*, l’infirmière.
Ce matin, allant chercher un café froid chez les Olympico, je suis tombé sur un homme titubant habillé d’une jaquette d’hopital, avec un bras dans un plâtre de fortune. C’était un Indien délirant. Il semblait halluciner dans l’humidité étouffante du 26 mai 2010. Quand je suis arrivé à sa hauteur, il a repris son souffle et m’a dit dans un accent punjabi typique de ces bons sauvages:
- Can you tell me where i am?
- Outremont, Montréal
- And the next street what it is?
- Saint-Viateur
- Is that petite Italy?
- Not realy
- Is it far?
- Not realy but i’m pretty sure you will consider it far, in your condition.
Il a continué son chemin sous mes « good luck ». Je l’ai ratrappé pour lui proposer de lui payer un taxi, mais il ne me parlait plus.
Avant de partir dans le bois, T* a mis une annonce sur kijiji pour vendre le rack à échelles qu’il y avait sur sa van. Depuis, j’ai reçu au moins vingt-cinq téléphones – étrangement, tous des arabes – mais personne n’était intéressé à acheter le rack même pour 50$ parce que c’est un vieux modèle, qui se visse direct dans le toit, même si le nouveau modèle – sur rails – se vend usagé entre 250 et 1000$.
***
L’autre jour on s’est fait couper l’eau pendant quatre heures sur ma rue pendant que les bornes fontaines projetaient leurs jets puissants sur la chaussée et soudainement, tout les voisins se sont mis à se parler.
***
Vous trouvez pas que l’Île de Montréal, vue de haut, ressemble un peu à une craque dans l’asphalte?
C’est pas pour faire chier, mais la BD CACA RENTE de Martin Veyron, c’est vraiment de la merde…
Danse > Art > Communications
L’obèse lui aussi est en plein délire. Car il n’est pas seulement gros, de la grosseur qui s’oppose à la morphologie normale: il est plus gros que le gros. Il n’a plus de sens dans une opposition distinctive, mais dans son excès, dans sa redondance, dans son hyperréalité.
Il excède sa propre pathologie, c’est pourquoi il échappe aussi bien à la diététique qu’à la psychothérapie et rejoint cette autre logique, cette stratégie exponentielle où les choses privées de leur finalité ou de leur référence se redoublent dans une sorte de jeu en abyme.
voyez aussi:
Paru dans l’introduction au premier numéro du Fascicule du FAS, dans un élan de clairvoyance sur les problématiques sociales de son époque:
« Il ne faut pas s’y méprendre : le but n’est pas ici de proposer de contenus à des consommateurs mais bien de proposer à des consommateurs de produire des contenus, dans une attitude productive révolutionnaire permettant de faire plus avec moins »
C’est du moins ce que l’on pourrait croire en suivant le lien suivant:
http://www.drugrehabclinic.org/drug-intervention.php
Il n’est cependant pas évident que les auteurs du blogue sur les cliniques de réhabilitations soient réellement qualifiés pour traiter du sujet.
Federation of American Scientists
Quand j’ai un petit vague-à-l’âme, rien ne me fait davantage plaisir que de voir un enfant insupportable importuner ses parents dans l’autobus. Aujourd’hui, c’était un mox de sept ans qui enfilait les questions une à la suite de l’autre comme si le contrat de Markov se terminait demain. (suite…)
Il y avait un anachronisme flagrant entre la Jaguar de location qui filait à tombeau ouvert, en tressautant à chaque caniveau, le long de cette mauvaise route longeant les marécages, et le décor lui-même. Un décor figé, cimenté par le brouillard qui s’agglomérait en nappes sur les étendues palustres hantées par les corneilles et qui changeaient les rares arbres, privés de leur feuilles en cette fin d’automne, en autant de spectres noirs dressés comme pour lancer d’interminables malédictions. parfois montait le cri repoussant du courlis, qui s’enfonçait tel un poignard dans la chair fragile du silence.
Malgré la capote relevée et le chauffage, le brouillard pénétrait dans l’habitacle de la jaguar, faisant frissonner Anna Marischka- une sublime créature blonde au corps de rêve- en dépit de son épais duffel-coat payé un prix d’or avec sa carte de crédit Hbc.
-Brrr…Coco, un froid de canard dans ce maudit pays… Si seulement on savait comment il s’appelle!…
Coco Acto, qui pilotait d’une main sûre, tourna légèrement vers sa compagne un visage dur éclairé par des yeux de caramel fondant où fleurissait un soupçon de sourire narquois.
-C’est le nom du froid de canard ou de pays que tu voudrais connaître? interrogea-t-il.
-Le nom du pays, bien sûr…
Coco Acto haussa les épaules.
-Si je le savais, Anna, je pourrais te renseigner. Hélas…
Coco Acto, nouvellement fonctionnaire pour le gouvernement, avait profité de sa nouvelle crédibilité pour faire une collection de cartes de crédit diverses et de multiples marges de crédit dans plusieurs institutions bancaires et s’employait à dilapider ces fonds par diverses extravagances sans avoir aucunement l’intention de rembourser quoi que ce soit.
Depuis, toute la nuit ils avaient roulé à l’aventure saisis par cette soif d’inconnu qui, souvent, les poussait en avant, mus, eût-on dit, par la même fatalité qui pousse certains animaux à fuir droit devant eux, sans raison, jusqu’à l’épuisement. Ils avaient franchi des kilomètre de plaines, de montagnes, traversé des villages qui n’étaient marqués sur aucune carte, roulé sur des routes de plus en plus mauvaises, qui semblaient ne mener nulle part. Il y a encore ainsi en Mauricie, de ces régions quasi désertes qui réellement, semblent figée hors du temps.
-Oh! Coco!- A présent, le jour était venu pour leur offrir que le spectacle désolant, oppressant de ces marais qui s’étendaient à perte de vue. Quelque part, très loin, une barraque de crème glacée molle émergeait de la brume.
Aussi loin que le lui permettait le brouillard, Anna Marischka scrutait l’étendu d’eau stagnante coupée.
Soudain, Anna s’interrompit, pour hurler:
-Triple malédictions!…
La brusque recommandation de la manequin était inutile car le conducteur avait aperçu, lui aussi, la créature, un superbe spécimen de Rana catesbeiana siégeait au milieu de la route regardant d’un air désapprobateur le bolide foncer droit sur lui.
Les réflexes de Acto furent d’une rapidité foudroyante. En même temps qu’il freinait, il rétrograda de vitesse en une série de mouvement quasi automatiques. Mais c’était sans compter la route scélérate, de terre mouillée, détrempé par des semaines de pluie incessante. La voiture dérapa dans la fange du marécage terrorisant les créatures lacustres qui hantaient les nénuphars.
-Coco!!! Damné foie jaune!!! Où as-tu pris tes cours de conduite!?!
Par le Diable! Pourvu qu’elle ne soit pas trop secouée! Il se précipita pour ouvrir le coffre arrière du véhicule et en sortie une bouteille de Romané Conti grand Echezeaux 1983 payée un prix exubérant avec sa carte American Express Golds.
-C’est trop bête la vie est si courte! Buvons maintenant avant que la Camargue ne cogne à ma porte. Il déboucha le grand cru avec son Laguiole tour Eiffel de collection numéroté payé un prix à faire mourrir de rire un abstème avec sa carte Sears Mastercards. La terre détrempée chuintait sous les pas et, parfois, il fallait littéralement patauger, enfoncé jusqu’aux chevilles dans des flaques d’eau vertes
-Ah! Cher moustique! me voila trempé comme une soupe après un tel bain forcé dans cette eau glacée, je risque la mort. Songez au destin exceptionnel qui est le vôtre; vous apprécierez de boire le sang d’un personnage de légende agrémenté du mélange d’une bouteille qui ne l’est pas moins.
Coco!! Maudit Poivrot!! – Elle saisit la bouteille et l’envoya au loin au milieu du marais où elle flotta le culot à demi immergée.
La pluie se mis à tomber telle une rangée de hallebardes.
-Viens mon chéri allons manger une crème glacée; il y un kiosque là-bas…
A ce moment, à une distance qu’il était difficile d’évaluer à cause du brouillard qui changeait la portée des sons, une sorte de rire éclata. Un rire caverneux qui ressemblait autant à une série de coassements. Et à présent, devant l’incompréhensible de la scène dont ils avaient été à la fois témoins et acteurs, ils se sentaient comme écrasés, rendus muets par une vague terreur qu’ils ne parvenaient pas à chasser.
Au loin dans l’eau un digne amphibien, un ouaouaron rondouillard, sirotait à même le gouleau; le vin qui semblait depuis des siècles lui être destiné…
Mais qu’ai-je bien pu vouloir dire par là ? (suite…)
En sortant prendre l’air, entre deux victoires, à Expozine, j’ai croisé un couple avec leur enfant. Le môme, visiblement fasciné par l’apprentissage de la temporalité, leur demandait sans cesse, dans un anglais aussi suraigü qu’insupportable, si on était l’après-midi. (suite…)
Dans mon souvenir, il y a cette fille en cinquième année du primaire qui a des débuts de seins et un chum plus jeune qu’elle qui se fourre la face dedans à toutes les récrés. Elle porte presque toujours un t-shirt du Club Optimiste (par-dessus ses leggings). L’autre jour, je trouve un macaron du Club Optimiste dans un bazar. Je l’achète pendant que le vendeur me mate les seins.
Chaque printemps, on fait une sortie classe au port de P*. On observe les bernaches revenir de leur voyage dans l’sud. C’est plate alors pour nous appâter, les profs nous promettent une tournée générale à la fromagerie tout près du port, spécialiste en matière de « la crotte ». On se bourre la face aux frais de l’école (On saura plus tard que ce fromage n’a que l’apparence d’une denrée de sous-catégorie, sans en avoir le prix). Chaque printemps, c’est toujours la même sortie. Aujourd’hui, quand je contemple une envolée de bernaches, j’ai l’impression de voir des crottes de fromage fendre le ciel.
Un gars dans ma classe s’appelle Bertrand, on l’appelle Bernache pour rire, à cause de l’observation des bernaches. Un jour, il me donne une liste de tous les jeux de mots possibles avec mon nom de famille. La liste tient sur cinq pages. Aujourd’hui, quand je veux me punir d’une bévue, je me traite en silence de MacPuce, Marc’anus MariusPupus, Marcrotte…
Par une journée d’hiver post pijama-party orange-crush-crottes-de-fromage (les chips), je me fais traîner par un bigot quasi-inconnu (le père d’une nouvelle copine) à ma première messe. C’est l’affolement total : retard sur les mouvements de la foule, lipsinc laborieux. Une file s’allonge devant l’autel pendant que l’orange crush s’affère à une transsubstantiation en sueur dans mon pijama. J’espère me sauver la face en tirant la langue comme une pro devant « Le Pape », me fiant sur mon une expérience significative en matière de théâtre interactif (j’avais marché dans du Jello les yeux bandés au C* N* des Arts). Le moment venu, le bigot responsable de toute l’affaire me remorque violement par la corde de mitaine. Devant un public anxieux, il prononce ma sentence: « T’as-tu fait ta première communion mademoiselle ?» Ce à quoi je tente un « euh… j’pense que oui » incriminant. Aujourd’hui, le théâtre interactif me fait chier.
Une photo volée sur http://www.fotolog.com/500m/7967649

Notez, qui sort de la bouche du premier activiste, une langue en forme de bite.
J’ai assisté à la lente translation de mon prof de bio depuis l’esprit scientifique vers l’homéopathie. Translation douloureuse qui remettait en question sa sanité, sa foi en les nombres et son amour des éléments nobles du tableau périodique. Devant les objections faites grâce aux principes qu’il nous avait lui-même inculqués un peu plus tôt dans l’année, il répondait toujours la même chose « oui, mais ça marche avec les vaches! »
Mon prof de physique se disait neuro-diabétique. Il se vantait de ne pas ressentir la douleur dans ses cuisses. Se servant du matériel fourni par l’école, il se brûlait souvent, au fond de la classe, pendant les périodes d’exercices, sous les regards admiratifs des garçons réunis en conclave pendant que les filles travaillaient sur l’examen prochain, avec des pinces de métal chauffées à blanc, jusqu’à ce qu’une légère fumée nauséabonde de chair grillée se répande de la pièce.
Ma professeure d’atelier, de violon, de chant et d’arts plastiques avait une 13e passion : l’astronomie. En 1986, lors de l’éclipse de soleil, elle me donna une vitre qui me permettrait de regarder l’éclipse et d’établir, dès mes 7 ans, ma réputation de geek. Pendant l’éclipse, un exhibitionniste pénétra dans notre classe de mathématique et, dans la pénombre, nous avons tous aperçu son machin avant que le prof lui foutte une astique de volée, toujours dans la pénombre.
En secondaire 4, le responsable de pastorale et les profs de religion venaient faire du maraudage dans les classes de morale, histoire qu’on s’incrive en religion en secondaire 5, dernière année avant l’apocalypse. On a sauté sur l’occasion et on a profité de la crédulité de ces gens pour leur proposer un deal : on se met à cinq personnes, on est libéré de tous nos cours de religion pendant l’année et on vous fait une belle grosse recherche sur les cinq grandes religions (C*, J*, B*, I* et H*). On a donc eu tous nos cours libres où on allait fumer des joints dans les cubicules du département de musique et on a pondu un beau travail qui nous a pris une fin de semaine à faire. Je n’ai jamais cru en dieu, mais c’est à ce moment-là que j’en ai été le plus proche.
Un jour, un chien m’a jappé dessus et pendant 5 ans, j’ai fait le tour par une autre rue pour l’éviter même si on m’avait dit qu’il était mort.
Un jour, à onze ans, j’ai gagné tout seul à le revanche, mais en fait, j’avais perdu. J’ai pris ma revanche.
Quand j’avais neuf ans, je pensais que j’étais sourd. J’ai dit à mes parents que j’étais sourd et, devant le médecin, j’ai répété que j’étais sourd. Le pédiatre (un certain Dr P*), m’a regardé dans les yeux et m’a crié dans les oreilles que je n’étais pas sourd pentoute.
En secondaire 1, mon prof d’écologie refusait que les étudiants portent des vêtements roses. Si tu portais du rose, tu étais immédiatement exclus de la classe, sans possibilité d’appel. Un jour, on s’est organisés et les 36 étudiants, on portait un kangourou rose. Il avait fait la classe pareil. Plus tard, après le cours, alors qu’il refermait la porte de la classe en la prenant par la penture, quelqu’un (K*L* pour ne pas le nommer) la claqua violemment et le doigt du prof tomba, sectionné. Je l’ai revu 12 ans plus tard, il était aumonier à l’hôpital M*R*. Il m’a reconnu et a fui avec ses neuf doigts parce qu’une rumeur avait circulé comme quoi c’était moi qui avait claqué la porte.
Mon prof de chimie détenait un post-doctorat et chime nucléaire et travaillait part-time à Gentilly. Le problème, c’est qu’il était aussi atteint d’une terrible maladie de peau qui allait, on trouvait, toujours en s’empirant. 2+2 = 4.
Je ne suis jamais allé à mon party de retrouvailles parce que j’ai toujours pensé que quelques mois, c’est trop peu pour mettre de l’ordre dans ta vie.
FAS vaincra !
Notre tout dernier Fascicule du FAS, 10e de sa lignée. Nouveau look, nouvelle formule, même combat pour un quotidien délirant!
…à la vue de toutes mes fautes d’orthographe et grammaire, mais je m’en sens jamais la force de les corriger.
Aujourd’hui on refait le big bang à l’envers; la température monte, la lumière, aspirée par ton corps, se dissipe. Je vois pourtant clair dans le noir et je plonge de l’escabeau couvert par les nuages, dans mon plongeon à travers le brouillard je vois se dissiper le croissant de ta lune et j’alunis. Ta respiration syncopée me rappelle qu’en apesanteur l’oxygène se fait rare, chaque expiration est un risque mortel, mais peu importe, il est inévitable que nous crevions d’amour parmi les étoiles; pour que nos cœurs deviennent des astres ensanglantés comme ultime trace du choc d’une comète et d’une planète, où les lois de la physique furent transgressées.
Nous sommes revenus sur terre lorsque ma mère ouvrit brusquement la porte du cabanon – ignorante que ce sasse empêchait le vide d’entrer – nous sommes morts étouffés…
Sous le regard éhonté des grands nous défilions sans trop comprendre, mais déjà mon esprit pointait vers l’espace et cherchait un nouveau moyen de m’évader de cette planète; ton trou noir aspirerait mon corps à jamais, depuis je passe mon temps dans mon atelier à concevoir un vaisseau qui me permettrait de m’évader dans la voie lactée.
Aujourd’hui, dans un magasin de bobettes.
[la vendeuse, une vieille alpha cochonne] : celles-là sont en spécial, deux pour trois.
[moi] : ok. Le tissu a l’air confortable…
[la VAC] : sont faites en bambou
[moi] : ok. je vais les essayer *par dessus mes sous-vêtements*
- Plus tard, en sortant
[La VAC] : au revoir, et prenez soin de votre bambou
[Moi] : heuAheuAheueAh…
Hier, dans la rue :
-Toué avec tu sors d’un trip de béquilles?
- Pardon, c’est à moi que vous parlez?
-Ouin, tu sors d’un trip de béquilles, c’est ça?
-J’sais pas de quoi vous parlez.
-Oh scuse, c’est parce que tu riais…
-Non, je riais pas.
-Oh scuse, c’est parce que je pensais que tu riais en me voyant avec mes béquilles, faque j’me suis dit : « A rit parce qu’a doit comprendre c’que je vis, a doit sortir d’un trip de béquille elle avec »
- Non, désolée, je riais pas pis j’ai jamais eu de béquilles
-Oh scuse debord, j’pensais que… tsé… en tout cas…
Cette semaine, j’ai décidé de tout voir sous l’angle du défi….
Des scientifiques se sont rendus aux confins des océans pour visiter le continent de plastique. L’Atlantide serait-il un polymère?
http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8225125.stm
(crédits : Sire D’Oneilles)
… pour ne pas avoir élu un gouvernement conservateur majoritaire : Jacques Demers, sénateur.
Le donjon est l’endroit propre et brillant où chaque soir je me repose de ce quotidien délirant. Derrière ses portes de granite ancienne dont j’ignore la véritable ingénérie ou encore l’année où elles furent installées, d’ailleurs avaient elles été utilisées dans un autre endroit avant de devenir les barrières de mon repos? Derrière ces portes toujours entrouvertes, jamais closes, se cachent la tendresse de mon enfance et l’abri du corps d’une femme, que j’aimes. L’endroit est froid et sombre, je ne distingue que la silhouette de ma femme, l’absence de lumière m’oblige toujours à sombrer en moi-même sans aucune autre tâche que de me rappeler, il n’y a pas d’internet de l’autre côté des portes, il n’y a pas de livre ou de crayons, juste moi, mon enfance, ma journée et la femme qui m’aime.
Les souvenirs je ne les laisse pas venir par eux-même, ce ne serait pas sage, je les choisi pas thème et les laisse m’envahir pour les vivre à nouveau. Ce n’est que dans le donjon que je prends conscience de mon nom et mon histoire. Le quotidien délirant est trop éprouvant pour laisser le délir s’étendre jusque dans nos rêves. Quand la nuit tombe je deviens sérieux.
C’est vrai que j’ai dérangé quelques personnes. C’est aussi vrai que j’ai souvent dû donner des coups de boule, plus que je l’aurais voulu…
Et c’est vrai que les anciens Kommerads, j’ai dû les mater avec mes jointures. C’est vrai que les Irlandoches, j’ai dû les amincir avec mes paumes. C’est vrai que les Itale-riens, je leur ai solidement ramolli leur ardeur. C’est vrai que les Rusko-baves, j’ai dû leur faire comprendre qui est qui et quoi c’est quoi. C’est vrai que les Ukré-merdes, je les ai tempérés dans leur coin. C’est vrai que les Marseillouches, je les ai mis dans mes petits bas. C’est vrai que les Corée-trucs, j’ai dû en faire des confetti. C’est vrai que les Polonazes, je les ai réduis en poudre.
C’est vrai que les Hippies-poches, je leur ai transmis le goût du suicide. C’est vrai que les Punko-phages, je les ai niqués dans ce qu’ils avaient de plus précieux. C’est vrai que les Goth-ingras, je les ai ravallés au rang de sous-humains. C’est vrai que les Yuppissettes, je leur ai fait savoir que d’avoir des Air-miles ne faisait certainement pas d’eux des êtres humains. C’est vrai que les Anar-shit, j’ai dû leur dire que la société, c’était surtout devenu de la merde à cause d’eux.
Mais sinon, j’aime bien les gentils garçons…
Salut chair fassienne.
J’aimerais vous remercier pour la belle soirée de lancement. Ma jeune et belle épouse et moi avons beaucoup apprécié. C’est rare qu’on sorte de notre gated community (à part pour aller au power center et laissez-moi vous dire que c’est pas par plaisir) et j’ai toujours un peu peur des rencontres sociales, mais, là, je peux vous dire que « mondanité » n’a pas rimé avec « médiocrité ». Merci aussi beaucoup au gens de Royal Air Maroc qui ont mis de la belle musique. Que de plaisir aussi de voir nos personnages préférés en vrai! Je n’aurais jamais cru que Mysterious avait un si long nez (trompe?) et que Ze Poulpe avait la peau aussi grise et translucide (ce n’est pas comme à notre épicerie, mais on s’y fait). Merci encore même si c’est un peu en retard, mais on n’a pas tellement choix de ne pas de vivre dans notre bulle. With love. EDCAJ