Activités culturelles cool
Mysterious, 27/05/2010 [Activités culturelles cool, Théorie]

Des activistes du FAS armés et décidés seront présents ce samedi au Salon du livre anarchiste. Le tout nouveau fascicule du FAS « Déprimer c’est OK» y sera disponible en quantité hyper limitée, ainsi que des rééditions de plusieurs anciens fascicules (« Zone oubliée », « Hé, hé, hé… », « Probable, mais dégage », etc.)

Chers activistes et/ou sympathisants du FAS, nous espérons vous y voir en grand nombre.

Mais pourquoi au Salon du livre anarchiste? Parce que le FAS est une entité fondamentalement collectiviste, imprégnée de culture DIY, et jouant sur le mode mi-sérieux mi-ironique avec les codes esthétiques et politiques (c’est du pareil au même ?) des mouvements radicaux d’extrême gauche. Pis parce que l’anarchie, on aime ça.

Amygdale, faute d’aller (pour l’instant) sur Mars, sera ce même samedi à Québec au très chic Salon nouveau genre avec zines et fascicules en main.

Si le FAS ne sera  pas le genre humain (mais plutôt le genre céphalopode), il reste que la nouveauté, c’est nous. De fait, en luttant pour un quotidien délirant, il nous faut sans cesse nous projeter vers l’avenir, adapter nos comportements subversifs pour déjouer à répétition l’ennemi invisible.

Qui en doute ?

Nous vaincrons !

C’est pas pour faire chier, mais la BD CACA RENTE de Martin Veyron, c’est vraiment de la merde…

Mysterious, 27/04/2010 [Actions stupides, Activités culturelles cool]

Le FAS est comme l’hydre dont les têtes se multiplient au fur et à mesure qu’on les coupe ; il semble souvent terrassé par « l’ennemi », mais revient toujours en force. Ce printemps, ses activistes entrent dans une nouvelle phase d’effervescence.

• Un onzième fascicule du FAS est déjà en cours d’édition et les (célèbres) fascicules du FAS «Hé, hé, hé…», «Zone oubliée» et  «Probable, mais dégage» seront réédités sous peu.

• Des activistes du FAS seront présents au Salon nouveau genre et au Salon du livre anarchiste, où ils feront de la propagande sauvage, tenteront vainement d’expliquer c’est quoi militer pour un quotidien délirant et disserteront métaphysique expérimentale.

• Sera annoncée sous peu la création des tout nouveaux Fonds d’action stupide. En effet, mû par l’idéal collectiviste, un comité central autoproclamé du FAS a décidé de réunir les profits retirés de la vente des trois tomes des Annales du FAS afin de financer notre lutte révolutionnaire pour un quotidien délirant. Nous attendons déjà vos suggestions pour l’utilisation de ces fonds. Plus d’information à venir.

• Passant de la théorie à la pratique, des activistes du FAS militeront bientôt sur la place publique. Une gigantesque presse au service de notre propagande devrait ainsi être activée au milieu de badauds aveuglés par l’éclat hypnotique du quotidien délirant.

Nous vaincrons!

Mysterious, 27/03/2010 [Activités culturelles cool]

Chers activistes et/ou sympathisants du FAS,

Cette semaine aura lieu le Gala des prix Expozine 2009. Rappelons-nous l’édition 2006 où nous connûmes la gloire, les femmes faciles et l’argent vite dilapidé. Cette année encore allons faire acte de présence, en tenue militante ou en tenue civile, et propageons la parole révolutionnaire du FAS.

Nous vaincrons!

Ensemble de chaises a jardin, 23/03/2010 [Activités culturelles cool]

Salut les artistes,

La musique c’est bon, c’est merveilleux, c’est de l’air devenu matière, du vide qui nous remplit. Il y a de ça quelques temps il avait été question d’établir la trame sonore de notre émancipation. Dans cet esprit, je vous propose cette anti-critique de disque :

Michel Magne & Jean Yanne – Moi Y’en A Vouloir Des Sous (1973)

Il y a des choeurs et des percussions et des cuivres et surtout un propos d’une pertinence à découvrir. Le monsieur il a fait tout plein de trucs comiques comme Des nouvelles du bon dieu et Deux heures moins le quart…

Tu cliques sur le lien et tu peux faire après ta propre critique!

http://pauldurango.blogspot.com/2008/11/michel-magne-jean-yanne-moi-yen-vouloir.html

Ensemble de chaises a jardin, 06/03/2010 [Activités culturelles cool]

Salut les artistes, dimanche le 7 mars c’est Paranormal dans la ville. Un concours de photo ayant pour thème la ville et le parnormal. Ça vous étonne? C’est à 17h00 et c’est ouvert à tous.

mjack, 05/03/2010 [Activités culturelles cool]

Récemment mis au fait des résultats de ventes des Annales… les statistiques nous stupéfient et nous propulsent dans un champ de possibles infini. Entièrement libres, nous devons mainteant choisir ce en quoi nos énergies doivent vraiment être dépensées. Qu’a-t-il toujours manqué aux annales? L’action. Nommés Front d’action stupide, nous sommes surtout campés derrières nos ordinateurs à réécrire notre quotidien pour en extraire ce qu’il a de délirant. À une ère de réseaux sociaux nous sommes un réseau d’asociaux. Partageant en secret notre vision délirante, nous nous tenons en retrait des forces qui pourraient propulser le monde dans un processus infini de reéinterprétation délirant.

Et si on faisait des 5 à 7 thématiques, pour disséminer l’action stupide parmi une population moins engagée?

batissons ensemble sur l’idée de SPRIT DUPLICATA, et compilons ensemble une sélection de pièces typiques de l’esprit du FAS

france gall: résiste
georges moustaki: la philosophie
jeans team: das zelt

Bon, ça fait une bonne année déjà que je songe à recevoir pour Noël, c’est-à-dire caller un Noël des mal-aimés***. (suite…)

Je cherche présentement des images d’intérieurs bourgeois — non pas bourgeois: classiques, victoriens, baroques, ce genre de shit. Je dois en faire l’illustration que je projette projeter grâce à un rétroprojecteur sur du mobilier et du décor mélamine pour le métamorphoser en mobilier et décor bourgeois. Concept malade… l’art commercial à son meilleur.

Pour ce genre de recherches, l’internet s’est avéré être une mauvaise ressource. J’essaie donc la seule autre possibilité que mon expérience de recherchiste me laisse: la Grande Bibliothèque. En chemin, je me demande comment je pourrais faire pour faire à cette institution nationale la demande de l’achat des trois tomes du FAS. Je me demande s’il vaut la peine d’entreprendre cette démarche. Je pense à autre chose, une vision sur la rue me fait perdre mon idée.

À la bibliothèque, j’arrête devant le rayon des nouveautés. je ne sais pas par ou commencer ma recherche alors je lambine. Je pense à la bibliothèque de S* où il était si facile de prendre n’importe quel livre au hasard dans les chariots de livres en attente de classement qui traînaient. Ici, tout est rangé. Impossible de trouver un livre sans l’avoir cherché. Je me rabat sur la section actualités. Au moins là les livres ne sont classés selon aucun critère à part celui d’être «actuels». romans, livres sur le design, récits durs de domination d’un homme sur deux femmes, monologues d’ados mâles… whatever. Oh! tiens… Les annales du FAS tome 1: le Quotidien délirant. C’est moi qui ai fait ça? Je suis un magicien du réel.

Hé, hé, hé…

Bébé Astronaute, 24/05/2009 [Activités culturelles cool, Cool is Class War]

Un monsieur en complet noir, avec des lunettes cerclées de métal et une moustache comme celle de Steiner dans Corto Maltese, s’approche de notre table et nous demande si nous prenons Visa. J’ai la profonde certitude qu’il appartient au très sélect Club de Richmond.

Notre plus fervent admirateur nous avoue être passé à deux doigts de la folie après qu’un soir de brosse, il ait échappé la collection complète des fascicules du FAS dans le bain. Heureusement pour lui, nous étions là pour l’aider à remettre sa santé mentale sur les rails en lui procurant derechef les trois premiers tomes de nos Annales.

Un jeune éphèbe s’arrête longuement devant notre stand, absorbé dans sa lecture du fascicule spécial « hé hé hé ». Mysterious et moi décelons dans son oeil brillant la lueur caractéristique d’un futur sympathisant du FAS. Toujours prêt à corrompre la jeunesse, Mysterious saisit l’opportunité de lui offrir en prime le spécial « baleiner l’imbaleinable » le premier, m’évitant de justesse l’humiliation de passer pour une vieille croulante devant notre public cible. Julia Kristeva serait fière de moi.

Une mystérieuse pancarte à l’entrée des toilettes nous avise de « laisser nos sacs à la cuisine ». Assise sur la cuvette, je m’interroge en vain sur la nature des trésors que recèlent les toilettes de l’église et dont je pourrais m’emparer et dissimuler avidement dans mon sac.

Je jubile ! J*D* achète un cahier fait par E* avec une de mes sérigraphies. Je lui avoue combien j’ai été fascinée de retrouver les ateliers où je travaille dans son Journal, et combien j’étais passée près de me croire en train de vivre dans son univers de fiction. C* semble surpris que j’aie deviné qu’il était l’homme à la tête d’ours.

E* rencontre son sosie, qui ne se rend compte de rien.

Mjack est obnubilé par ce qui me semble être un petit animal non apprivoisé et non domestiqué. À mon avis, il a décidément fait le bon choix de s’inscrire à la maîtrise.

Le gars des annonces de téléphone achète à Mjack « Souvenir du Continent », une superbe sérigraphie dépeignant les drapés d’un sac de plastique.

Les serveuses du Madrid avouent à J* qu’elles « font toutte », ce qui stimule son imagination débordante. De mon côté, je me demande si les filles qui parlent de magasinage dans les toilettes font partie de « l’expérience Madrid ».

Mysterious, 20/05/2009 [Activités culturelles cool, Mourir au Canada]

Le samedi 23 mai, de 11h à 18h, se tiendra la troisième édition du Rendez-Vous des Publications Parallèles (RVDPP) dans le (fameux) sous-sol de l’église St-Jean-Baptiste à Québec (470 rue St-Jean). Des activistes du FAS y seront, armés de leurs  AK-47 en foam authentique du Continent de plastique. Dans le sous-sol de cette église se cachent, sous des piles de fanzines cathos imbibés de bière, des petites bêtes non apprivoisables dont les pupilles ont la forme du Zepoulpe. La rumeur veut aussi qu’Henri H., le fondateur du célèbre Club de Richmond, y vive reclus, enfermé dans un confessionnal. Mon âme (cette salope) y ère aussi, parfois. Je l’ai perdu, un soir d’ivresse, en récitant de la triviale poésie la tête plongée dans un bénitier.

Maman, dis-moi, pourquoi dois-je y retourner? FAS vaincra!

Samedi après-midi, c’est le Salon du livre anarchiste de Montréal et, en soirée, c’est le lancement de l’anthologie de la Conspiration dépressionniste, coéditée par LUX et Moult. Cet ouvrage contient des illustrations et des textes d’activistes du FAS (ces parasites). Comme quoi toute est dans toute. Apportez votre breuvage et votre tenue de fête. Mysterious y sera (sans doute déguisé en «hipster»).

flyer-16mai-2009

Ensemble de chaises a jardin, 19/04/2009 [Activités culturelles cool, Bidons et autres contenants]

Salut chair fassienne.

J’aimerais vous remercier pour la belle soirée de lancement. Ma jeune et belle épouse et moi avons beaucoup apprécié. C’est rare qu’on sorte de notre gated community (à part pour aller au power center et laissez-moi vous dire que c’est pas par plaisir) et j’ai toujours un peu peur des rencontres sociales, mais, là, je peux vous dire que « mondanité » n’a pas rimé avec « médiocrité ». Merci aussi beaucoup au gens de Royal Air Maroc qui ont mis de la belle musique. Que de plaisir aussi de voir nos personnages préférés en vrai! Je n’aurais jamais cru que Mysterious avait un si long nez (trompe?) et que Ze Poulpe avait la peau aussi grise et translucide (ce n’est pas comme à notre épicerie, mais on s’y fait). Merci encore même si c’est un peu en retard, mais on n’a pas tellement choix de ne pas de vivre dans notre bulle. With love. EDCAJ

Mysterious, 19/04/2009 [Activités culturelles cool, Mourir au Canada]

Le samedi 25 avril, à L’Escogriffe (4467, rue Saint-Denis, Montréal, au Canada, ce pays où l’on meurt), se tiendra le très chic concert de rock apocalyptique suivant :

BRIGITTE BORDEL (dont le nom, m’a-t-on dit, inspire la terreur) ;

PEDO PEDRO ET SES ENFANTS
(PP, c’est l’avenir du rock, la combinaison parfaite entre la pureté de l’adolescence et un anarcho-primitivisme à la Rock « Moïse » Thériault) ;

J’AI LE CANCER (un groupe de Trois-Rivières, ville natale de ma mère et haut lieu de poésie).

Mais ce concert, c’est peut-être avant tout cette incroyable affiche :

pedro4mars09-copie2

J’ai fait un petit montage inspiré par les séries éliminatoires!

http://i402.photobucket.com/albums/pp109/mordicus23/HigginstueLucic.jpg

À consomer en HD, sinon les poils du chest se confondent dans une mer de pixel c’est alors qu’on rate l’essentiel!

Mysterious, 26/02/2009 [Activités culturelles cool, Art is Evil]

Le FAS, c’est bien connu, est une entité planétaire, transculturelle, transgénique et transgénérationnelle qui cherche même à étendre ses tentacules jusqu’à Mars et jusqu’au Continent de plastique. Des activistes du FAS s’activent partout. Il n’existe pas d’endroit où militer pour un quotidien délirant soit dénué de sens.

Les trois tomes des Annales du FAS seront donc présentés au Off Salon du livre de Bruxelles (du 4 au 8 mars prochain) par nos frères (ennemis ?) de La Conspiration dépressionniste/Moult Éditions et du Pressier qui y tiendront une table de vente. Lecteurs belges, voilà l’occasion rêvée de tout savoir sur :

• L’élément disjonctif irréductiblement hostile et sauvage ;
• La conspiration Kraft + psychiatre = nazi ;
• La vie secrète et mystique de Julia Kristeva ;
• La supériorité des étudiantes en art et/ou en danse ;
• Les conséquences de la consommation de mescaline dans le nord de l’Ontario;
• L’art poétique en milieu humide ;
• La géopolitique du logis ;
• La migration du zepoulpe ;
• Le chat sans peau de Joël Legendre ;
… et plus encore !

FAS vaincra !
(Salutations et française juteuse à La Consdep)

admin, 20/01/2009 [Activités culturelles cool]

mmmh rub my refresh button…

http://www.elsewhere.org/pomo/

Mysterious, 16/01/2009 [Activités culturelles cool, Julia Kristeva]

Le 20 janvier prochain, Philippe Sollers répondra aux questions des internautes lors d’un «chat» sur Le Monde.fr. N’est-ce point là l’occasion rêvée de demander à l’Ogre de Vincennes si Julia Kristeva est vraiment pliée à l’intérieur d’elle-même et si c’est à elle qu’elle se trouve confrontée lorsqu’elle s’invagine dans un mouvement autoréflexif ou plutôt à elle-même elle? Philippe Sollers nous dévoilera-t-il enfin les aspects les plus secrets de la vie sauvage et mystique de notre intellectuelle bulgare préférée?

C’est vraiment la semaine des actes manqués. Dimanche au bar :

-Qu’est-ce que tu fais le 25 ? Moi j’hésite à caller un nowel des malaimés.

-Ben nous autres on ouvre le 25, y va avoir de la musique. Je pense que je t’ai envoyé le event sur Facebook ou sinon tu viendras sur ma face… euh. Ma page.

Les torontois ont le don de transformer les petits plaisirs de la vie en bonne raison de payer 12piastre.

Rock on les filles.

The Pillow Fight League presents A Christmas Quarrel, live in Montreal, at Petit Campus (57 Prince Arthur E.), Dec. 20, doors at 8 p.m. Advance tickets $10 at Sound Central and Oblique, $12 at the door. For league info and player profiles, visit,
www.gopfl.com.

 

je reviens du salon nouveau genre, ça mit un peu de temps à lever côté ambiance, beaucoup de matantes au début et je craignais de me retrouver au salon des métiers d’art, (les premiers curieux m’ont tous reproché les petis caractères difficiles à lires pour leur début de presbytie) mais finalement un flot de jeunes gens appétissants sont débarqués en converse et manteaux de cuir et se sont littéralement jetés sur votre cher Joseph, avides de connaître l’essence et la définition du mot FAS… Chaleureux échanges avec les dépressionnistes, admiration sans borne du public pour le mjack et ses sérigraphies… les flyers ont volés comme des petits pains !

Combien d’activistes du F.A.S. ont envie de promouvoir nos annales à l’occasion d’une émission de radio… Je crois que c’est CISM… je pense que ca se passerait début janvier. L’animatrice en question voudrait avoir 3 ou 4 activistes dans le studio en même temps. C’est dire.

À nous la gloire et le caviar de Zepoulpe. Vraiment, c’est de plus en plus clair qu’on va vaincre, à court ou à moyen terme.

Pris dans le dilemme de s’immiscer dans tous les interstices ou de rester à montréal parce qu’il y a trop de neige partout, nous étions anxieux de ne pas remplir correctement notre mission. Heureusement, Le FAS n’est pas totalement métropocentriste et projette ses rhizomes jusque dans la capitale nationale provinciale. Joseph sera notre représentant au Salon nouveau genre. Espérons qu’il saura recruter de nombreux sympathisants à la lutte pour un quotidien délirant.

LE SALON NOUVEAU GENRE
zine + art + mode + musique + métiers d’art

Le Jeudi 18 décembre 2008 de 17h à 21h
À l’édifice de La Fabrique
295, boulevard Charest Est

Québec, le 11 décembre 2008 – Juste à temps pour le magasinage de Noël, nous sommes contents de vous convier à la première édition du SALON NOUVEAU GENRE qui regroupe une vingtaine de créateurs locaux dans un même espace convivial. Ces créateurs oeuvrent dans les domaines du zine, des arts, de la mode, de la musique et des métiers d’art.
Vous pourrez y découvrir et vous procurer des oeuvres et des produits uniques ou à tout le moins exceptionnels.

Le BOB + La Conspiration Dépressionniste + Diane Charuest
+ Ève Lavoie + Le Front d’action stupide+ Iza Straightshooter
+ Jackalop + Katapulpe + Linéaire Arbre-Évolution
+ Marianne Chevalier +  materia prima + Mathieu Plasse
+ OBV + P572 + Perruche et perruque + Le Philistin
+ PisHier + Les Raboussiers + Tricotin R&D + Zazai
+ plusieurs autres

http://www.lephilistin.net

http://lesraboussiers.blogspot.com

J’ai mal à la tête. Je mets la touche finale aux couverture et aux trois tomes des Annales. Hier avec Christophe nous avons fait une performance d’Organ Mood à un party de bureau organisé par La Centrale, Dare-Dare, Articule et Skol. Notre salaire: alcool gratuit. Comme je disais, j’ai mal à la tête.

Cet évènement, c’était pour moi comme un eldorado, quoi. Plein de monde à qui montrer ce que je fais, dans un contexte totalement informel. Plein de gens bizarre et intéressants. Plein de musique bizarre. Plein de filles en Art. Alors, j’ai fait des public relations. Comme on devait ramener notre matériel au local à la fin de la soirée, il n’y avait aucune chance que je profite de la situation pour finir la soirée avec une fille, alors j’ai plutôt fait des expériences de personnages.
J’ai appris que N* avait regardé des photos de moi sur facebook avec son amie J* et qu’elle me trouvait cute, mais un peu gay (si vous vous demandiez à quoi servent les services de réseaux sociaux). Selon lui, je devais m’essayer, c’était assuré que si je réussissais à briser sa carapace de glace je la faisais fondre. J’ai mis l’information en réserve, pour plus tard peut-être, parce qu’elle est quand même assez attirante, mais que j’ai bien l’impression que ce qui lui plaît de moi c’est mon attitude de drague constante, jamais consommée et extrèmement distante, que j’entretenais avec elle il y a quelques années, quand on se croisait toujours par hasard.
À travers une discussion avec elle que j’avais provoqué pour des raisons imprécises, j’ai appris que V* avait 32 ans, ayoye, j’aurais jamais cru, avec sa petite face ingénue et ses yeux qui donnent l’impression de regarder en haut à gauche en souriant…
Calins de E*. Il s’en est fallu de peu pour que je laisse mes rétroprojecteurs à l’espace Jean Brillant, Christophe tout seul avec ses gros amplis, et que je m’en aille avec elle. Mais je me suis retenu et j’ai réussi à maîtriser ma dépendance affective aux prix d’efforts surhumains que je regrette presque. Quand je lui ai dit que j’en avais envie mais que je ne pouvais pas me permettre que ça arrive, elle m’a répondu: «Éloigne-toi de moi alors.» Elle joue dur.
J’ai aussi appris que A* avait un petit kick sur P*, qu’elle était vachement déçue d’apprendre que non, ça marcherait jamais parce qu’il aimait pas les filles avec des petites faces de gâteau, mais les mecs. Probablement les jeunes emo à calotte, j’avais l’impression qu’il essayait de draguer W*, avec une approche vraiment détournée caractéristique des angoissés et des artsy. Ou ça c’est toutte passé dans ma tête?
Ah pis le gars que j’ai croisé à Graff, qui m’a dit qu’il me connaissait de quelque part. Je me demandais vraiment d’où ça pouvait être. A*, la petite face de gâteau, m’a tout expliqué. Il m’avait vu dans ses rêves, et ç’a été à son tour d’être déçu. Tristesse. Incompréhension.

Donc j’ai mal à la tête et j’écoute une playlist trouvée sur P45, compil de punk français ultra pop super cute. Ça me rappelle le livre Les mouvements de mode expliquée aux parents, ouvrage à l’ironie subtile, fondateur dans le développement de mon humour autodestructiviste.

filliation globale des punks

Communiqué, pour diffusion immédiate.

Expozine 2008, le septième salon annuel des fanzines, bandes dessinées et petits éditeurs aura lieu les samedi et dimanche 29 et 30 novembre, de 12h à 18h, au 5035, rue Saint-Dominique (Église Saint-Enfant-Jésus, entre Laurier et Saint-Joseph, métro Laurier). Comme d’hab, le FAS y sera.

Des activistes du FAS, en tenue de ville ou de campagne, y vendront (à perte) les fascicules suivants :

• Spécial Julia Kristeva ;

• Spécial non apprivoisable et non domesticable ;

• Spécial hé, hé, hé…

• Spécial baleiner l’imbaleinable ;

• Spécial André Serouille ;

• Spécial « Probable, mais dégage. »

Mjack exposera aussi ses nouvelles sérigraphies d’activistes en action.

Notre table d’exposition sera un lieu ouvert où il nous fera plaisir d’accueillir différents activistes et sympathisants du FAS : Poufiasse, Rhaaaa(rgl), Clark Gabeul, Sire d’oneilles, Bébé Astronaute, Robodrigue et tous les autres, soyez des nôtres ! C’est l’occasion rêvée de signer des dédicaces à vos fans en furie.

Sera, par ailleurs, annoncée la sortie prochaine des 3 premiers livres du FAS, constitués à partir de textes puisés sur nos annales :

• Tome 1: Le Quotidien délirant ;

• Tome 2 : Vers un nouvel exotisme ;

• Tome 3 : Le Continent de plastique.

Chers fasciens et fasciennes, à quoi bon en douter : nous vaincrons !

mjack, 22/11/2008 [Activités culturelles cool]

Je ne suis pas allé lire les personals de craigslist plus loin que celles qui ont été citées sur les annales. Ce que j’ai lu m’avait l’air d’une recette secrète pour une déprime solide. J’imagine les filles cachées derrières leur clavier, rêvant du gars qui va partager ses air miles avec elles…
Une petite fringale et elles sortent s’acheter des gogosses bio pas cher au segal, mon épicerie préférée. Là, les commis s’engeulent entre eux dans un mélange anglais/whatever; les marchandises en over sont placées au millieu des allées et cotoient les poubelles pleines de légumineuses; ce qu’on entend le plus souvent c’est excusez/sorry, alors que les client qui on l’air de vivre dans le mile-end se frottent involontairement les surfaces.
Je retourne chez moi, sur internet, les images ont envahi les annales du front d’action stupide. Qui a montré à tout le monde en même temps le bouton en haut à droite dans l’éditeur visuel?

22 août:

boire illégalement de la bière dans un parc lors de la frénésie de la Main en laissant s’échapper une lancinante flatulence qui fait déguerpir le sympathique poilu de Zéphyr Artillerie auquel on faisait jusqu’ici la conversation pour camoufler (sans succès) son intérêt omnibulant pour la poitrine de Giseeelllllle libre dans sa robe d’été un peu trop slaque pour la brise ambiante.

23 août:

ne pas réussir à convaincre des touristes anglo-suisses  que la ville souterraine c’est une arnaque et finir dans la piscine hors-terre de sa soeur à Laval car on a raté l’appel des potes pour une virée vers un lac loin de Babylone-P.Q.-la-maudite.

24 août:

se la saouler douce au pic nic électronique, prétexter habilement une obligation familliale pour se débarasser d’un autre poilu Irlandais trop content de nous voir boire une Kilkenny pour finalement devoir se pousser loin de la fête et des filles parceque ses vieux veulent pas garder sa progéniture trois jours sans vêtements de rechange (c’est ça qu’il fallait mettre dans le sac avec la bière!) et se prendre dans l’engrenage du souper en famille dans un resto poche près du stade parce que là-bas, au moins, y’a du parking pour leur van au moins, là-bas.

-

un gros merci à myspace pour les illustrations.

Bon, je suis un peu deçu que le sexe vende plusse que la bière, mais quand même content de voir que vous avez tous développé une passion pour le handball. Je vous invite maintenant à développer une passion pour Anita Görbicz (quel plomb!) et à m’aider à trouver un endroit pour écouter les finales olympiques.

Comme je disais: je me suis fait embarquer dans le délire olympique et je me disais que ca serait donc une activité culturelle cool d’écouter du handball olympique en buvant de la bière. Les détails sont ici. Go brésil Go!

Au programme: un sport de contact méconnu et mes impressions controversées sur le dopage sportif.

Les finales sont en aprem, le 23 août.

Ci-dessous, une passe au pivot.

Allemagne vs. Montenegro

Mysterious, 07/03/2008 [Activités culturelles cool]

Le Gala des Prix Expozines, c’est un peu comme le prix Goncourt de l’édition alternative. Les gagnants ne sont choisis qu’au terme de transactions douteuses, mais se méritent gloire, richesse et plaisirs de la chair. L’année dernière, il nous fallut soudoyer les membres du jury pour remporter les plus hautes récompenses : «Donnez-moi du zepoulpe en conserve de la mer Caspienne et vous aurez le prix». Nous eûmes nos moments de gloire, mais le FAS a depuis sombré de nouveau dans l’oubli. Nous avons épuisé nos réserves de zepoulpe, nos fascicules de se vendent plus, les filles faciles ont remarqué les comédons qui obstruent les pores de nos peaux et la calvitie qui parsème nos chevelures. Nous poursuivons pourtant nos activités subversives dans l’ombre, plus que jamais convaincus de la stupidité fondamentale de nos actions. Cette année, point de victoire à l’horizon, mais l’occasion rêvée d’aller représenter le FAS en public. Il paraît qu’il y aura de caviar de zepoulpe nain de la Louisiane. Nous vaincrons !

Le lundi 10 mars 2008, à 21 heures, au Mainline Theatre, 3997, boul. Saint-Laurent. L’entrée est gratuite.

Après six années de promotion du milieu de l’édition alternative à Montréal, Expozine récompense les meilleurs artisans pour une troisièm eannée consécutive, avec les Prix Expozine de l’édition alternative. Le comité organisateur a demandé à chacun des presque 300 exposantsd’Expozine de soumettre leur meilleure création. Le maître de cérémonie Jean Giscagne animera la soirée, au cours de laquelle le groupe Dan D Lyons viendra délirer sur scène, ainsi que le monologuiste Simon Paquet!

Pour obtenir de plus amples informations sur les prix et connaître la liste des finalistes, consultez www.expozine.ca

Mysterious, 14/12/2007 [Activités culturelles cool]

Les activistes du FAS, ces as de la subversion, mènent plusieurs vies en parallèle. Ainsi certains d’entre eux s’adonnent à la musique du monde issue des caniveaux, à la sauvagerie punk, au messianisme apocalyptique du rock’n’roll, au pop-rock lubrique pour adolescentes… Le samedi 15 décembre trois activistes du FAS monteront sur la scène du très chic Barfly (4062, rue St-Laurent) au sein de deux formations différentes. Tentez de les identifier derrière leurs costumes de rockers, cherchez à éveiller leurs pulsions les plus sauvages, parvenez à identifier Amygdale, Mysterious et Ensemble de chaises pour jardin parmi les membres des quatre formations suivantes :

Le Monde dans le feu (Frou!)
Brigitte Bordel (jolis vestons et perdition)
Pedo Pedro et ses enfants (amis des trous petits)
Dance Electric (clic-clic-clac-clac-zwi)

Ensemble de chaises a jardin, 04/12/2007 [Activités culturelles cool]

Le 8 décembre au Bal du Lézard dans Limoilou à Québec, il va y avoir de la passion, de l’amour, de l’extase, le ciel va se fendre et il va y avoir des pluies de préservatifs qui vont pleuvoir pour écrire en lettres de latex sur l’hôtel de ville de Québec : «Pédo Pedro + dd/mm/yyyy + Ma grand mère en bikini, 6$, 21h00 ».

Mysterious, 21/11/2007 [Activités culturelles cool]

Mysterious, Mjack et Amygdale y seront. Nous invitons les activistes, sympathisants, commentateurs professionnels du FAS, amis et ennemis à se joindre à nous. Nous lancerons pour l’occasion deux nouveaux fascicules du FAS : les numéros spéciaux «Baleiner l’imbaleinable» et «André Serouille» (dont la seule évocation fit mouiller notre ami Clémentine).

Expozine 2007 : sixième foire annuelle des petits éditeurs, bandes dessinées et fanzines de Montréal (texte tiré de www.expozine.ca)

Expozine aura lieu samedi et dimanche, 24 et 25 novembre 2007, de 12h à 18h, au 5035, rue Saint-Dominique (Église Saint-Enfant Jésus, entre Laurier et Saint-Joseph, près du métro Laurier) carte. Entrée gratuite.

Cliquez ici pour voir la liste des exposants cette année.

Cette célébration culturelle indépendante réunit plus de 250 créateurs de la chose imprimée — du livre et fanzine à l’œuvre d’art en passant par l’affiche de concert, en anglais comme en français—pour une des plus grande foire de Montréal.

Depuis les six dernières années, Expozine s’est développé de manière exponentielle, à travers ses milliers de visiteurs, devenant ainsi une figure de proue dans son domaine. Les participants proviennent d’aussi loin que Chicago, Ottawa, Québec et Toronto pour venir exposer à l’une des plus grandes foires bilingues de l’édition indépendante en Amérique! Cette année, face à la demande sans cesse croissante, la foire se tiendra pendant deux jours.

La force majeure de cette foire réside dans le fait que tout ce qui y est présenté est quasi exclusif et n’est disponible que rarement ailleurs, du moins certainement pas réuni au même endroit en même temps! C’est donc le moment idéal pour venir découvrir une multitude de productions émergentes et de vous enquérir des nouvelles des gagnants des Prix Expozine de l’Édition Alternative de l’an passé. C’est un rendez-vous à ne pas manquer!

Mysterious, 07/10/2007 [Activités culturelles cool]

Ce soir, tandis que les yeux de millions de Québécois seront rivés sur leurs téléviseurs, des activistes du FAS passeront à l’action. Dans la tanière de Mjack aura effectivement lieu une séance extraordinaire de découpage et de brochage de fanzines alors que nous rééditerons le Fascicule du FAS spécial non-apprivoisable et non-domesticable. Soyez des nôtres. Nous vaincrons !

Là-bas nous attendait Ramone Vitesse, assis sur sa bécane, la crête dans le vent (précisons que Ramone Vitesse, ce drôle d’oiseau, n’est pas un gallinacé, mais une sorte de punk anarchiste père de famille et propriétaire à Cowansville). Ramone Vitesse, c’est un peu un super héros : il a été de toutes les guerres (pour être si punk aujourd’hui) et, parfois, il se transforme en Bibliovélo. Il enfourche alors sa bécane, à laquelle il accroche une remorque débordant de livres, et il part à travers la ville (jadis Montréal, aujourd’hui Cowansville) à la recherche de jeunes avec qui il discute, auxquels il prête des livres et qu’il incite à « faire des choses » : écrire, dessiner et – pourquoi pas ? – autoproduire des fanzines. Ramone nous a donc – stupidement – invité dans son patelin afin de pervertir la belle jeunesse de nos régions en lui montrant ce qu’est un fanzine et en l’incitant à en produire (« C’est facile, man, tu pognes du papier, tu plies, tu découpes, tu colles pis tu broches »). Il s’agissait d’un atelier ambulant portant sur la réalisation de fanzines. Alors que nous marchions dans la ville, Mjack trouvait la réalité un peu floue : au réveil, il n’était pas parvenu à mettre la main sur ses lunettes (je lui laisse le soin de vous expliquer pourquoi). Je lui décris le décor : l’impressionnante concentration de restaurants grecs au centre-ville, de très rares passants, des maisons victoriennes directement sorties d’un roman de Mazo de la Roche, un mystérieux graffiti : « Tout ce qui est blanc n’est pas bon à manger »… La bécane de Ramone grinçait en roulant. Nous croisâmes des jeunes ayant d’autres choses à faire avant d’aboutir au skate park de Cowansville. Les skaters du coin aiment bien Ramone qui les a aidés à faire des pochoirs de logos de marques de skates. Je ne sais trop par quelle magie, il les convainc de faire un fanzine avec nous, drette là, sur le champ, assis sur une rampe de skate. J’en profite pour écrire les aventures de Julia Kristeva au skate park ; Mjack fait de jolis dessins ; une jeune fille explique comment faire pousser ses cheveux avec de l’eau. En fin de journée, on a même croisé un couple qui a dessiné à deux mains une chauve-souris dans le fanzine. Cet exemplaire unique du Fascicule du FAS sera exposé à la bibliothèque de Cowansville qui est située sous une rue (on entend les voitures rouler au-dessus quand on s’y installe pour lire La Semaine), en face du centre d’achat. Dans l’autobus qui nous ramenait à Montréal, j’ai réalisé que j’avais distribué des fascicules « spécial Julia Kristeva » (auteur du roman d’aventures Le Samouraï) à des skaters de douze ans. J’espère que leurs parents vont les surprendre entrain de livre un dialogue entre Euj et Nism. Avant qu’on parte, y’en a un qui m’a dit, avec une lueur de sincérité dans l’oeil : « C’est vraiment cool ce que vous faites les gars. » Cool is class war.

Le FAS, c’est comme la bohème : le génie se confondant avec l’innocence la plus juvénile. Les activistes du FAS se dénudent devant leurs lecteurs, ils étalent leurs vies misérables sur les pages de leurs annales, ils soufflent l’air (nauséabond) du temps au visage du monde… et ils vivent dans la misère, anonymes et méprisés du public, mais ils n’en souffrent pas trop, profondément conscients que le FAS ça ne veut rien dire du tout. S’ils passent des nuits insomniaques à reformuler leurs phrases tentaculaires, ils savent que c’est en vain. Pourtant, brillent au loin des horizons glorieux. FAS vaincra ! Argent, zepoulpe et succès ! Le FAS s’expose de plus en plus sur la place publique. De belles inconnues détournent le regard (intimidées) lorsqu’elles me croisent dans la rue. Je reçois des lettres enflammées. Amygdale m’a confié qu’il cadenasse sa porte tous les soirs de peur d’être agressé par des femmes avides de son corps chétif. Bientôt, des hordes lubriques marcheront à nos côtés, travaillant de tout coeur pour pour que s’ouvre enfin l’éventail multicolore du quotidien le plus délirant.

La prochaine étape sur les chemins de la gloire est la suivante :
Le Rendez-vous des publications parallèles

L’événement se tiendra à Québec le 5 mai prochain dans le sous-sol de l’église Saint-Jean-Baptiste rue Saint-Jean. Moi et Mjack y serons. Vous êtes tous conviés à vous y présenter. D’ici là, il nous faut produire au plus vite un cinquième Fascicule du FAS. Tel que proposé par Mjack, ce sera un spécial « hé, hé, hé ». On s’y met en fin de semaine. FAS vaincra ! (et nous reviendrons un jour consulter les pages jaunies de nos annales, empreints de nostalgie, touchés comme des vieillards par nos outrances juvéniles et entre les dents trop blanches de nos dentiers se glissera sournoisement un strident « hé, hé, hé » ).

Je crois, par ailleurs, que la ville de Québec a particulièrement besoin d’être tâtée par la tentacule fasienne.

Mysterious, 16/04/2007 [Activités culturelles cool, Nouvelles]

Le FAS, c’est comme la bohème : le génie se confondant avec l’innocence la plus juvénile. Les activistes du FAS se dénudent devant leurs lecteurs, ils étalent leurs vies misérables sur les pages de leurs annales, ils soufflent l’air (nauséabond) du temps au visage du monde… et ils vivent dans la misère, anonymes et méprisés du public, mais ils n’en souffrent pas trop, profondément conscients que le FAS ça ne veut rien dire du tout. S’ils passent des nuits insomniaques à reformuler leurs phrases tentaculaires, ils savent que c’est en vain. Pourtant, brillent au loin des horizons glorieux. FAS vaincra ! Argent, zepoulpe et succès ! Le FAS s’expose de plus en plus sur la place publique. De belles inconnues détournent le regard (intimidées) lorsqu’elles me croisent dans la rue. Je reçois des lettres enflammées. Amygdale m’a confié qu’il cadenasse sa porte tous les soirs de peur d’être agressé par des femmes avides de son corps chétif. Bientôt, des hordes lubriques marcheront à nos côtés, travaillant de tout coeur pour pour que s’ouvre enfin l’éventail multicolore du quotidien le plus délirant.

La prochaine étape sur les chemins de la gloire est la suivante :
Le Rendez-vous des publications parallèles

L’événement se tiendra à Québec le 5 mai prochain dans le sous-sol de l’église Saint-Jean-Baptiste rue Saint-Jean. Moi et Mjack y serons. Vous êtes tous conviés à vous y présenter. D’ici là, il nous faut produire au plus vite un cinquième Fascicule du FAS. Tel que proposé par Mjack, ce sera un spécial « hé, hé, hé ». On s’y met en fin de semaine. FAS vaincra ! (et nous reviendrons un jour consulter les pages jaunies de nos annales, empreints de nostalgie, touchés comme des vieillards par nos outrances juvéniles et entre les dents trop blanches de nos dentiers se glissera sournoisement un strident « hé, hé, hé » ).

Je crois, par ailleurs, que la ville de Québec a particulièrement besoin d’être tâtée par la tentacule fasienne.

mjack, 09/04/2007 [Activités culturelles cool]

J’ai eu cette idée de fanzine / graphzine / projet d’art thérapie cet après midi en marchant sous un ciel presque pluvieux. le titre serait quelque chose comme « fameux poseurs de la scène montréalaise» et le sous-titre serait quelque chose comme «j’espère que vous vous reconaîtrez».

Vous avez des suggestions de poseurs particulièrement célèbres ou particulièrement gossants? Il faudrait des sujets dont on peut trouver la photo sur internet. Je me vois mal inviter un poseur à poser pour moi.

J’ai eu cette idée de fanzine / graphzine / projet d’art thérapie cet après midi en marchant sous un ciel presque pluvieux. le titre serait quelque chose comme « fameux poseurs de la scène montréalaise» et le sous-titre serait quelque chose comme «j’espère que vous vous reconaîtrez».

Vous avez des suggestions de poseurs particulièrement célèbres ou particulièrement gossants? Il faudrait des sujets dont on peut trouver la photo sur internet. Je me vois mal inviter un poseur à poser pour moi.

Seuls mes intimes savent que j’ai vu le jour dans une communauté religieuse, ai été enfant de choeur et figurant dans une crèche vivante. J’étais un bon catholique, la croix pendue au cou. Je faisais ma prière tous les soirs. J’offrais mon poisson à Dieu avant d’attaquer mon repas. J’avais une superbe collection de la vie des saints en bande dessinée. Je faisais des exposés oraux sur Jeanne d’Arc à l’école secondaire. C’est une époque révolue. FAS et religion ne font pas (toujours) bon ménage. Comment ai-je perdu la foi ? Ce fut un long processus, une traversée du désert, une succession de désillusions. Comment l’ai-je retrouvé ? C’est l’histoire d’une soirée.

Je me trouvais dans un village de Franche-Comté dont je tairai le nom. À l’aube, moi et des amis nous étions aventurés dans des alpages couverts d’un brouillard à couper au couteau (ce pourquoi, nous avions apporté nos canifs) afin d’aller ramasser de petits champignons magiques qui poussent dans la bouse de vache (authentique). La récolte fut abondante. De retour chez mes amis, nous avions passé la journée à organiser notre soirée, cuisinant, achetant du vin en quantité déraisonnable, plaçant les champignons dans une grande assiette au milieu de la table. La soirée vint. Nous commençâmes à boire et mangeâmes d’abord quelques champignons, puis, légèrement enivrés, avalâmes tous les autres. Les détails de la soirée importent peu. Seul un événement compte ici, un moment fondateur, une crise essentielle, qui aurait pu bouleverser mon existence, mais qui n’eut finalement que peu de conséquences.

Je m’en étais allé marcher seul dans le village. Le ciel était couvert d’étoiles. Les grillons chantaient dans les prés. Au loin, un mouton bêlait. Je crus voir un renard traverser la rue. Mes pas résonnaient superbement sur les vieilles dalles couvrant les rues du village. L’ombre des maisons de pierres était fantasmagorique. Le bruit enchanteur d’un écoulement d’eau vint titiller mon oreille. J’arrivai bientôt à une source qui coulait dans un bassin au centre de la place du village. Je joins mes mains pour recueillir l’eau et en asperger mon visage. Je bus. Une eau fraîche et limpide ; j’étais comme purifié. Il me semblait être habité d’un souffle nouveau. L’existence relevait soudain du sublime. Derrière moi, je sentis comme une présence et me retournai. L’église du village était sise sur la place, me dominant en contre-plongée. Elle m’interpellait : je retrouvai instantanément la foi et me mis à rire aux éclats, comme un enfant. Mon coeur battait pour Dieu mon seigneur, des prières oubliées me revenaient en tête. C’était beau. Un peu plus tard, de retour à la fête, je tus ma révélation, craignant peut-être qu’on la prenne pour une crise mystique passagère ou qu’on me cause matérialisme dialectique, mais au fond de moi j’en étais convaincu : Dieu existe, il est bon, il est la vie, nous existons par lui et en lui. Amen.

Le lendemain, j’avais très mal à la tête et reperdu la foi. Je ne sais si je dois qualifier cette expérience d’« édifiante ». Qui sait, j’aurais pu devenir chroniqueur pour un magazine chrétien.