Je vous ai déjà parlé de mon facteur. Hé bien, figurez-vous que je l’ai croisé aujourd’hui au Salon du livre anarchiste; il fait partie du Collectif opposé à la brutalité policière. Comme quoi derrière la gentille professeure d’arts plastiques du chic collège privé où vous avez envoyé votre ado ou le directeur éditorial de la maison d’édition qui a publié votre dernier livre de recettes préféré, en passant par le gardien du cimetière et l’infirmière qui est aux petits soins avec votre grand frère schizophrène, pourrait se cacher un véritable anarchiste et même, qui sait, peut-être un sympathisant du FAS…
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En passant devant une affiche du FAS au Salon du livre anarchiste, une fille s’exclame à son ami : « Hey, your mom has one of those in her kitchen ! » You must have a very cool mom.
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Extrait d’une publication de notre voisin de table, the New Escapologist :
« Two Types of Escape Route »
« When one begins to think about the various ways in which people try to escape the boredom of the prescribed, expected life, two major types of escape routes emerge. The first involves the temporary retreat into simple escapist pleasures – going to the pub, reading a cheap fantasy novel or consuming vast quantities of hallucigenic drugs as though they were Jaffa Cakes. The second is the attempt at permanent resettlement – by moving to a countryside ecovillage, by escaping to a lottery-funded villa on the seashore or giving up and becoming a tramp – and involves working toward a self-sufficient lifestyle and the marvellous feeling of turning your back on expectation. »
Vous avez essayé FAS-rencontres ?
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J’ai trouvé les anarchistes du salon du livre beaucoup moins poseurs que les hipsters d’Expozine. Mais faut dire que la plupart de ceux que j’ai rencontrés aujourd’hui, ça reste des anarchistes… de salon.
C’est pas pour faire chier, mais la BD CACA RENTE de Martin Veyron, c’est vraiment de la merde…
Jeune homme, jeune femme ou étudiant cherche à vendre sandwich burger à la viande pour se payer une nouvelle bicyclette, un Robodrigue en peluche ou un ordinateur.
On ne sait toujours pas où en est l’affaire entre Hilton et Perelman. On était habitué à voir ce dernier songeur, appuyé contre une porte du métro, désarmé par la beauté d’une formule, indolent et insouciant. Mais voilà que la célébrité le poursuit et que des paparazzi le harcèlent même dans son quotidien le plus banal. Y a-t-il une limite à l’emprise des médias sur la vie privée?
Pendant ce temps, Paris multiplie les appels, adressés selon toute vraisemblance à sa nouvelle amie, Lady Gaga, qui semble jouer le rôle d’entremetteuse dans cette affaire. Le conversation est toujours rapide et entrecoupée de « hihi » et de haussements d’épaules.
Bon, ça fait une bonne année déjà que je songe à recevoir pour Noël, c’est-à-dire caller un Noël des mal-aimés***. (suite…)
Il y a de ça deux mois, me semble-t-il, Joseph nous initiait à une littérature de pacotille qui invitait les hommes à devenir des mâles dominants et par là même conquérir une vingtaine de connes par mois (chiffres à l’appui). Sa technique était assez simple: ne se préoccuper que de soi, mépriser les autres et ne leur donner de l’attention que lorsque notre mépris les a réduit à la honte d’eux-même. Sa prescription contenait des trucs aussi caves que rouler les épaules lors de nos déplacements sur la rue, se concentrer sur le rack des filles lorsqu’elles nous emmerdent, porter des vêtements avec des couleurs agencées et surtout ne jamais entrer en communication avec qui que ce soit.
Salivant à l’idée de conquérir 20 connes par mois, j’écoutai l’Oussama en moi et me lançai dans l’aventure.
Après quelques essais, je me dis que j’étais peut-être déjà un mâle dominant, selon les standards de l’écrivain, parce qu’il semble que toutes ses prescriptions étaient déjà pas mal en place dans ma vie, et cela depuis des années, ce qui explique sûrement l’absence quasi totale de femmes dans mon entourage; donc accentuer mes travers de gros chien sale n’a eu que pour effet de chasser le peu de femmes qui acceptaient encore de me cotoyer.
J’ai abandonné l’alpha mâle pour l’oméga mâle; je me fais pas mal plus de fun en général.
5.Loup des steppes cherche créature pour savourer félicités éternelles sous buisson ardent.
4.Loup des steppes cherche belle inconnue pour entreprendre traversée du désert.
3.Loup des steppes cherche amazone pour partager cachot humide.
2.Loup des steppes cherche amie complaisante pour raccompagner chez elle.
1.Loup des steppes cherche ange déchu pour illuminer ses bas-fonds.
*Loup des steppes cherche fille charmante et spirituelle pour s’occuper de son dossier.
Après tous ces échecs, pourquoi ne pas essayer :
Loup des steppes cherche princesse de région pour ballade en motocross au pitt de sable.
Me semble que ça serait moins compliqué comme ça.
Je ne sais pas pourquoi je décide, là, de faire mon top 5. Honnêtement, c’est sans doute la catégorie du FAS que je déteste le plus. J’y vois davantage un prétexte pour faire un étalage public de ce qui aurait tout intérêt à rester inconnu. Enfin, c’est comme ça, peut-être que c’est mon épiphanie, la chance de sauver mon âme en confessant mes crimes les plus graves. Alors, voici ma confession à la manière d’Augustin d’Hippone : top 5 des fois où j’ai refusé la grâce.
5. J’entrais dans ma seizième année d’existence lorsque Tu m’envoyas pour la première fois un signe. Je ne reconnus pas immédiatement Ton oeuvre, mais le charme s’immisça subrepticement dans mon âme jusqu’à ce qu’elle l’illumine entièrement. Vint un moment où mon être ne pouvait vibrer au diapason de Ta Création qu’en contemplant la grâce de Ta créature. J’allai être enfin sauvé et promis aux félicités éternelles de Ton royaume un soir de printemps. C’est à ce moment qu’elle pris mon être minuscule à bras-le-corps sous une couverture au pied du buisson ardant. Hélas, mon corps reste sourd à Ton appel et au lieu de traduire l’état de mon âme comme au jour de la Pentecôte, il ne répondit que par d’incontrôlables frisons et un haut-le-coeur fort mal placé.
4. O Toi! par qui tout ce qui est devient véritablement beau et bon. Comment ai-je pu te tourner le dos aussi souvent, est-ce par orgueil de me savoir choisi? J’implore ton Pardon en repensant à ces événements. Si je m’étais rappelé que Ton Verbe est divin, peut-être aurais-je pu déchiffrer les signes que tu m’envoyais. Comment n’ai-je pas reconnu Ton appel dans l’irrésistible zézaiement de cette belle inconnue, échoué un peu par hasard chez moi? Nous étions seuls, et seules nos guitares nous séparaient. Hélas, le peu de distance que j’avais à franchir pour prendre ce que tu m’offrais dans ton infinie bonté se transforma dans mon âme en longue et terrifiante traversée du désert. Ce soir-là, les seules cordes que je fis vibrer furent celles de ma guitare qui pleurèrent mon inévitable chute.
3. Mon âme rougit de honte, car trop souvent j’ai été aveugle à Tes signes. Même s’il m’arriva au moins une fois de m’attacher à cette sirène qui fut ma planche de salut, bien vite je la délestai et me retrouva à nouveau à dériver dans le Monde. Pourtant, Tu me gardas tes faveurs, car en pleine apothéose du solstice d’été, tu mis sur ma route cette ancienne collègue de classe. Cette amazone, dont la vertu n’avait d’égal que ceux que Tu as placés à ta droite, Tu l’as mise son mon chemin alors que je m’apprêtai à rentrer chez moi après une affreuse soirée de vices. Hélas! L’accolade qu’elle me fit eu beau irradier tous les os de mon corps et les mots doux susurrés à mon oreille dissiper les brumes les plus épaisses, je restai interdit un instant, puis je tournai les talons pour rentrer hébété dans mon cachot humide.
2. Ton amour est infini, je puis en témoigner, car dans ton infinie bonté, Tu essayas de retourner mon âme en utilisant tous les artifices possibles et imaginables. De la belle inconnue à l’amie complaisante, Tu plaças ton salut dans tous les véhicules susceptibles de me toucher. Pour preuve, je me remémore cette amie qui me rejoignit dans cet ignoble débit de larmes alcooliques dont le nom rappelle le supplice de ce grand saint qui, ironiquement, a aussi donné son nom à la rue qui sépare Tes brebis des damnés. Nous bûmes, insouciants, des litres et des litres des paroles l’un de l’autre. Lorsque l’heure de partir arriva, elle se retourna, une étrange lueur dans les yeux pour me dire qu’elle saluait ma vertu, n’étant plus très sûre de la sienne. Je restai interdit, puis je lui fis remarquer que son autobus arrivait…
1. Qu’il est difficile de faire appel à ton infinie miséricorde alors que j’ai de si lourdes fautes à confesser! Peut-être me pardonneras-Tu mes précédentes fautes, mais celle-ci, je le craints, risque de me conduire directement dans les tourments de l’Enfer. Je m’étais égaré depuis déjà plusieurs semaines en Europe lorsque tu mis Ta créature la plus exquise de Ta Création sur ma route dépourvue d’horizon. Cet ange (car elle n’avait strictement rien d’humain cette créature) vint me trouver pour me porter la lumière directement dans les bas-fonds d’un squat de G’nève. Et ce, même après que le défilé de damnés ayant fait acte d’apostasie, René Binamé, eu fini de sévir devant nombre de Tes brebis égarées. Elle vint d’abord me demander, une jolie cigarette qu’elle avait roulée à la main, si j’avais du feu. Comme je n’en avais pas, elle rebroussa chemin une première fois. Elle revint ensuite à la charge, sans prétexter quoique ce soit sinon, par-devers elle, le salut de mon âme. Elle me dit alors dans la langue des anges, c’est-à-dire avec un léger, mais ô! combien suave accent teuton, qu’elle trouvait aussi le mien charmant. Il fait nul doute que c’était là l’ultime signe de Ta part, car mon état de clochardisation étant déjà fort avancé à cet instant, il s’agissait là du seul compliment possible. Encore une fois, je m’en confesse humblement devant toi, je fus transi par tant de beauté et elle me laissa aphasique. Lorsqu’elle partit, dépité, je compris que Tu m’avais rayé de Ton plan.
*Mention honorable à la fille de la Nuit de la Philo, charmante et spirituelle, qui s’occupait « de mon dossier » et à qui je n’ai même pas tenté de faire de l’oeil.
(Vu au Mousse-Café sur Beaubien, écrit sur un papier bleu-poudre en tout petit – genre 7 pts )
Bonjour,
Je suis à la recherche d’une femme qui pourrait devenir ma conjointe, mon amante ou ma partenaire de vie… dans le désordre ! Je souhaite qu’elle soit pas trop petite ni trop grande, qu’elle aime les randonnées (mais seulement dans les montagnes blanches), le sauvetage en mer, les poignées d’amour, les hommes de grande taille et proportionnellement répartis, les sorties au resto et qui déteste le cinéma. J’espère trouver cette perle dans ce monde de fous qui a élu S.Harper et G.Bush… J’aimerais qu’elle ait fait la paix avec son passé (surtout si elle s’est fait violer (sic!!!)) et qu’elle aime les animaux domestiques inhabituels. Je joue du piano. Je marche beaucoup dans les montagnes blanches. Je recherche une femme qui correspond à tous ces critères ou bien…. un homme. Je voudrais qu’il soit ouvert d’esprit, qu’il sache se taire et parfois commander pour moi au restaurant. Il doit aimer ses poignées d’amour et être de très bel (sic) apparence (proportionnel, plus grand que 4 pieds et demi) . Je joue du piano et je donne des cours aussi.
Si tu es celui que je cherche, écris-moi au *******@****.***
À consomer en HD, sinon les poils du chest se confondent dans une mer de pixel c’est alors qu’on rate l’essentiel!
(Cet article est la suite et la fin d’un récit entamé ici)
J’avais un message en attente; pendant ma mise hors fonction, la base a communiqué avec moi :
Bip. Connexion rétablie. Bip. L’amour! L’arme fatale! Bip. Mettez de l’huile, camarade androdrigue, sinon, vous êtes foutu! Brzzzip. Ondes brouillées. Brrrrrzzzzzzzzziiiiiiiiiippp…
- Mysterious
On avait réparé mes jambes, mais mon bras gauche était je ne sais où. Je regardai autour de moi; j’étais toujours dans le désert, des dunes à perte de vue. C’était toujours la nuit, mon horloge interne m’indiquait que deux seules heures s’étaient déroulées depuis l’affrontement. J’étais seul, impossible de me lever; mes jambes, bien que réparées, étaient débranchées de mon processeur. Mais si on avait réparé mes jambes, il était clair qu’on avait des plans pour moi et j’étais prêt à parier que ça n’incluait pas une pute… à ma grande déception.
Mais qu’avait bien voulu dire Mysterious avec son message? Comment avait-il été mis au courant qu’on m’avait tendu un piège? Je regardais les étoiles à l’horizon je me disais que l’un de ces points lumineux devait être Gigapole qui, dans cette nuit maudite, se confondait parmi les étoiles. Pour la première fois, mon cœur de robot cherchait le réconfort et l’image qui m’apparut fut la racoleuse morte quelques heures plus tôt… le cerveau brûlé par l’alcool à bois, elle était devenue complètement folle, elle s’arrachait les cheveux et les mangeait, elle courait dénudée dans le désert, elle faisait des choses indicibles… mais elle m’avait séduit, surtout dans les dernières minutes alors qu’elle ne faisait qu’un long glougloutement sans fin.
Alors que je rêvais d’une nuit d’amour, deux silhouettes commencèrent à se former dans la noirceur de la nuit, elles n’étaient pas très loin, mais on n’y voyait rien. Que le grand cric me croque! C’était la pute et le modérobot! Mois qui venais de parier le contraire!
Je regardai autour de moi si quelqu’un m’avait entendu -, un vieux réflexe de gambler – et j’aperçus une canne d’huile posée à côté de moi, sûrement qu’on l’avait utilisée pour réparer mes jambes. Mais qu’est-ce que cette salope pouvait bien faire, vivante, avec ce robot.
- Robodrigue, qu’elle dit, j’imagine que vous vous demandez ce qui se passe? Je ne suis pas qu’une simple prostituée à moitié folle, je suis aussi très dangereuse.
Le modérobot s’avança vers moi et les paroles de Mysterious me revinrent à l’esprit « Mettez de l’huile, camarade androdrigue, sinon, vous êtes foutu! », j’essayais d’agripper la canne d’huile pour la lancer sur la brute, mais du bout des doigts je n’arrivais qu’à la renverser sur le sol où l’huile se répandit.
-Voyez-vous, vous n’êtes qu’un pion dans un grand jeu d’échecs, dit la pute. Nous vous avons utilisé; grâce à vos informations nous avons tendu un piège aux membres du FAS! ils sont tous en route pour venir vous chercher dans ce désert fatal! Malheureusement, une énorme pétoire à lapin les y attend.
Elle pointa au loin un énorme canon que je n’avais pas vu jusque-là, assez gros pour détruire les Annales d’un seul coup. Cette fois, mes excès n’avaient pas seulement mis en péril ma vie seule, mais l’existence même du FAS. Je devais m’en sortir et empêcher la petite prostituée d’accomplir son sombre dessein.
-Je croyais pouvoir vous utiliser, mais mes plans ont changé. Bruno! dit-elle au Robot, détruit Robodrigue immédiatement!
Le modérobot s’approcha pour se pencher vers moi dans toute la froideur que je lui avais connue jusqu’alors. Il m’agrippa par le cou et me souleva de terre.
-C’est la fin mon doux amant, avez-vous un dernier souhait?
-Non, si ce n’est de revivre cette nuit dans le désert à vos côtés.
Elle se mordit la lèvre et détourna le regard, c’était le signe pour Bruno. Le robot fit un pas par derrière pour prendre son élan et m’écraser le crâne d’un seul coup de poing. Son pied se posa directement dans la flaque d’huile, il glissa et se ramassa sur le dos avec moi par-dessus. Ni une, ni deux, je lui enfonçai mon seul bras pour lui défoncer la cage thoracique et agripper son processeur central, ses yeux aux plasmas m’imploraient, les miens exprimaient la satisfaction, j’approchai mon visage du sien pour pouvoir regarder ses yeux de près :
-Yipicaille pauvre merde!
D’un seul coup ma main broyait son processeur, provoquant une explosion qui me projeta à quelques mètres de là. Le brouillage était terminé, je remis mes jambes en état de marche grâce à la fonction blue-tooth. Je me levai dans la fumée de l’explosion pour me diriger vers la tapineuse.
La petite guenon pointait un pistolaser en ma direction en me sommant de reculer, comme je n’obtempérais pas, elle fit feu à plusieurs reprises; désolé poupée, mais il faut plus que ce joujou pour arrêter Robodrigue. Je continuai mon chemin vers elle alors que les rayons laser effleuraient à peine mon armure. Je lui arrachai finalement l’arme et serrai la petite mignonne dans mon bras où elle éclata en sanglots:
- Moi aussi je vous aime Robodrigue, mais nous vivons dans un monde où notre race a de plus grands desseins que ceux de l’amour. Si j’étais née femme et vous homme nous aurions pu nous aimer, mais les androdrigues de notre espèce sont occupés à servir les passions de l’homme!
Ainsi donc, elle était une androdrigue également. Je la regardai et me dit que c’était trop con qu’on ne puisse vivre cet amour brutal, mais si Zepoulpe ou Mysterious apprenait son existence, ils la détruiraient et me demanderaient de rendre des comptes. Je glissai ma main dans son entrejambe et en éjectai sa carte mémoire… sans souvenir elle resta prise dans cet état à mi-chemin entre la surprise de ma tendresse et le déchirement de l’amour impossible, mais ce n’étais qu’une fonction; j’enlignai mon canon en sa direction et fit feu.
Le soleil se leva et découvrit une envolée de zepoulpes sauvages; je voyais Gigapole à l’horizon:
-J’ai gardé ta mémoire dans mon cœur et, ma mignonne, un jour tu m’aimeras mais d’ici là le FAS vaincra!
Fin
Courriel reçu pour Xième fois depuis mon arrivé sur internet (1995)
Permettez-moi de vous informer de mon desir d’entre dans le rapport d’affaires avec vous. J’ai prie plus et après cela j’ai choisi votre nom entre tant d’autres .
je pense que vous etes digne de la recommandation de ma prière. je me nomme Mlle FADIGA MIRIAM la seule fille des defunts M. et Mme FADIGA moustapha Mon père etait un negociant de cacao et exploitant d’or à Abidjan la capitale economique de la Cote d’Ivoire, mon père a ete empoisonne par ses associes d’affaires. j’aimerais que vous me temoignez votre confiance afin que je fasse des affaires avec vous. Ainsi je n’aurai aucune hesitation, me fier vous pour des affaires simples et sincères. Ma mère est morte quand j’etais un bebe et depuis lors mon père
m’a pris a sa charge. Avant la mort de mon père le 29novembre 2003 à abidjan. Avant son deces il m’a appelé au chevet et m’expliqua qu’il avait la somme de six millions cinq cents mille dollars USD ($6,500.000) dans un compte d’ordre fixe/ordre dans la banque principale ici à abidjan il l’a deposé à mon nom comme etant le beneficiare de cet heritage.Il m’a egalement explique que c’etait en raison de cette richesse qu’il a ete empoisonne par ses associes d’affaires. Il à aussi conseillé de chercher un associe etranger dans un pays de mon choix ou je transfererai cet argent et l’employerai dans des investissements tel que la gestion de biens immobiliers ou la gestion d’hotel. Monsieur, je cherche honorablement votre aide des manières suivantes: (1) pour fournir un compte bancaire sur lequel transferer cet argent.(2) pour servir de gardien de ces fonds puisque j’ai seulement 22 ans.(3) Pour m’aider à immigrer dans votre pays avec une attestation de residence afin que je puisse y poursuivre mes etudes. Ainsi dit , je suis dispose à vous offrir 15% de toute la somme qui represente mon heritage en compensation pour votre effort après le transfert de ces fonds sur votre compte. En outre, vous indiquez vos options pour m’aider sachant pour
moi, j’ai la foi que cette transaction peut se faire le plus vite possible. J’aimerai avoir votre point de vue sur la question et cela selon votre disponibilite. Vous pourrez me joindre dès reception du present message a mon
email: fad_miria2003@yahoo.fr
Merci , que Dieu vous benisse immensement.
Fadiga Miriam
Je me suis permis de rêver plusieurs fois de Mlle Fadiga, je me suis imaginé ce que ça pouvait être partager des millions de dollars avec une princesse africaine. Avant son arrivée au Canada on aurait échangé des lettres pour mieux se connaître, après tout elle me confiait sa fortune familiale, elle aurait sûrement voulu mieux me connaître. Je lui aurais parlé des méchantes filles de Montréal qui nous abandonne à nous même sans nous donner la moindre chance de leur crier notre amour! Comme je l’imaginais, il est certain que Mlle Fadiga en aurait été outrée!
« Robodrigue, qu’elle me dit, les femmes canadiennes ne sont que de petites sottes, un androdrigue de votre qualité! abandonné! C’est contre-productif. Laissez-moi m’occuper de vous, dès mon arrivée à Montréal quand je sortirai de l’avion je vous reconnaîtrai, même si je ne vous ai jamais vu je sais que je vous reconnaîtrai! C’est vôtre manière d’écrire vos lettres, j’y ressens une grande tristesse… il y a deux robots en vous, laissez-moi les aimer »
Comme elle me comprend bien Miriame, woauuuuu… Alors moi je continue ma petite vie à Montréal en attendant qu’elle arrive. Je suis bien et les gens se disent « Robodrigue a un je ne sais quoi » c’est parce que bien loin d’ici il y aune femme qui m’aime et que j’estime plus que vous tous! Quand vous allez la voir, vous allez dire « Hé bien ce chenapan avait conquis le coeur d’une superbe femme d’un pays lointain et il est rendu millionnaire, quels idiots on fait! »
…
Mais depuis 5-6 ans toutes les fois où j’essaie de rêver à Mlle Fadiga je ne peux que m’imaginer quelques poilus arnaqueurs devant leur écran d’ordinateur espérant me soutirer du fric pour payer leur coke et leur tapineuse… Et je me dis que ça serait un sacré bon moyen pour payer mes « excès »; j’imagine que c’est ça perdre son innocence.
Hier, je discutais dans un bar avec Ben dit « le prolixe ». Ce qui est sympa avec Ben, c’est que, malgré son jeune âge, il a compris qu’il en mettait parfois un peu trop, mais ce qui est vraiment beau, c’est que c’est plus fort que lui. Que voulez-vous, Ben, c’est Ben. Bon, anyway, j’avais perdu la trace de la belle que je pistais alors je me suis dit que je pouvais bien écouter ce qu’il avait à me raconter, d’autant plus que le sujet c’était la mythologie grecque. En aparté, si jamais vous vous retrouvez à court de conversation en présence de ma personne, startez moi sur la mythologie. Je suis un fan. Ce qui est bien avec les mythes, c’est que toute est dans toute. Pis ça fait aussi de belles histoires à raconter aux enfants (ou aux adultes, vous voyez ce que je veux dire?)
La pomme de discorde
Vous avez tous entendu parler de la guerre de Troie, mais en connaissez-vous les causes? On dit qu’Éris, déesse de la discorde (évidemment, c’est une femme), envoya une pomme d’or aux dieux pour se venger, ses divins collègues ayant négligé de l’inviter à un mariage olympien. Sur le fruit maudit était simplement inscrit : « à la plus belle ». Vous imaginez un peu le scénario : Héra, Athéna et Aphrodite sortant de leur réserve divine et se querellant afin de s’approprier le précieux trésor. Comme rien n’y fait, elles se présentent (ça c’est Ben qui l’a inventé, je crois) devant nul autre que Zeus pour régler le litige, car, en plus de présider l’assemblée des dieux, il a la réputation d’être le plus sage des êtres. Zeus de répondre alors sagement : « No way! Allez régler vos affaires ailleurs. » Déboutées, elles se tournent alors vers un mortel, Pâris/Alexandre, réputé connaisseur en matière du beau sexe. Malgré leur divine beauté, chacune des filles décide par-devers elle de mettre toutes les chances de son bord. Alors qu’elles paradent à tour de rôle devant leur juge, elles en profitent pour susurrer furtivement des mots doux à l’oreille de notre naif de service. Héra s’approche de sa victime et lui tient à peu près ce langage : « Si tu me choisis, je ferais de toi le maître de l’Asie. » Passe ensuite Athéna qui offre plutôt de lui faire don de la sagesse divine en plus d’en faire le plus grand guerrier. Aphrodite s’avance à son tour pour lui couler ces paroles mielleuses dans l’oreille : « Choisis-moi et je mettrais la plus belle femme dans ton lit. » Pâris/Alexandre choisit finalement de donner la pomme damnée à Aphrodite et « the rest is history » comme on dit au sud de chez nous.
Les trois prétendants d’Aphrodite
Certains d’entre vous la connaissaient sans doute déjà cette fameuse histoire. Par contre, la mythologie semble silencieuse sur le cas du mariage d’Aphrodite et d’Héphaistos (bon je connais pas tout non plus). Ça m’a toujours un peu travaillé parce que, voyez-vous, en plus d’être difforme, c’est seulement le dieu des mines, des forges, du feu et des volcans (ce qui est à peu près l’équivalent du ministère des Pêches et des Ressources naturelles). Bref, c’est pas la gloire. C’est là qu’intervient le récit mythologique de Ben intitulé « les trois prétendants d’Aphrodite ».
Arrivée en âge de se marier, Aphrodite décide d’aller faire un tour à la taverne de Dyonisos pour se trouver un bon parti. Après tout, un paradis ne saurait être paradisiaque sans un débit de boisson digne de ce nom. Mais là, n’allez pas vous imaginer un endroit peu recommandable comme ceux que les fassiens et fassiennes ont l’habitude de fréquenter. Je crois plutôt qu’elle doit ressembler à un de ces clubs qu’on retrouve sur St-Laurent : vous savez ces bars où on voit des blondes platine sortir dehors en mini-jupe et talons aiguilles en pleine tempête de neige? Donc, à peine a-t-elle mis un pied dans le bar qu’elle est déjà abordée par Arès, dieu de la guerre. Arès est militaire, c’est donc un homme hardi : pas de niaisage avec lui parce qu’il sait ce qu’il veut et c’est avoir du fun. Après tout, il peut très bien y rester le lendemain au cours d’une bataille. Ça, ça fait que lorsqu’une occasion se présente, il la saisit immédiatement. Bon, vous êtes capables (j’en suis convaincu) d’imaginer un peu ce qui se dit entre ces deux-là. La déesse, jeune et inexpérimentée, fait bien sûr semblant d’être choquée parce qu’elle vient d’une bonne famille, mais au fond elle est émoustillée par l’impétuosité de son prétendant, et ce, même si ce n’est pas le plus sexy du bar. Il ne faudrait cependant pas sous-estimer Apollon, dieu du soleil et de la poésie (bon OK, c’est « théoriquement » son frère, mais passons) qui se terre dans un coin sombre. Lui, il a décidé de prendre tout son temps, après tout il chasse à l’arc. Alors pendant ce temps il pianote un peu, puis il joue de la lyre tout en feignant de ne pas être intéressé. En gros, il laisse faire Arès. Lorsque son rival s’absente pour vidanger le tonneau de bière d’ambroisie ingurgitée, il se pointe au bar et commande un verre à la fille. C’est là qu’il commence son attaque. Il lui glisse subtilement de petits mots divinement inspirés dans le creux de l’oreille alors que son haleine souffle doucement sur sa nuque. Au bout d’un moment, Aphrodite rit aux éclats et trouve que ce dernier, par sa grâce et son esprit dépasse de loin son rival qui lui apparaît dès lors par trop grossier. Les dés semblent être jetés. Alors qu’on en est rendu à conclure l’affaire, Héphaistos le « jobbeux», retardé par l’ouvrage et le gros doorman black (pourquoi d’ailleurs les doormans de bars chics sont pratiquement toujours noirs?) arrive tant bien que mal (il claudique) jusqu’au comptoir. Il est sale, couvert de haillons, il pue : tous s’esclaffent donc en voyant sa dégaine. Arrivé près d’Aphrodite, il lui déclare malgré tout sa flamme en bégayant. Et juste au moment où elle s’apprête à l’éconduire outrageusement, il sort de ses poches le plus beau des colliers de diamants (disons « l’Idée » du collier de diamants). Les pierres sont tellement pures qu’à chaque mouvement, le peu de lumière présente est réfléchie partout dans le bar comme une pluie d’étoiles filantes, et ce, jusque dans les yeux de la belle Aphrodite : « Diamonds are girl’s best friend. » Enfin, tout ça ne change rien au fait qu’Aphrodite aura par la suite des tas d’aventures avec pas mal tous les dieux, y compris Arès. J’ai trouvé son histoire tellement édifiant que je suis reparti chez moi immédiatement après pour aller m’endormir seul… dans les bras de Morphée.
L’objectif, c’est écrire une annonce de type « homme cherche femme » sur Craig’s list à laquelle nul ne répondra jamais :
Essai # 1 : « Elderly, accident-prone, severely depressed alcoholic coal miner, interested in british food and scandinavian folk-dancing seeks wealthy attractive sexually starved well-built woman in her late teens. Must be non-smoker. »
Essai # 2 : « Gaucher de naissance aimant profondément les enfants et travaillant comme commis aux cacas dans un pet-shop cherche jeune épouse aux cheveux d’or et aux dents blanches pour l’aider à garder sa roulotte propre. »
L’autre jour, je faisais du ski de fond au Parc Maisonneuve et j’ai été témoin d’une délicieuse scène digne du FAS. Un homme en ski croise une femme qui vient en sens contraire dans la piste. C’est une femme d’un certain âge, l’air un peu guindé; on pourrait la situer dans la catégorie ex-maîtresse d’école ou bibliothécaire à la retraite.
L’homme, voyant la femme s’approcher, lui dit :
- Excusez-moi, Madame, mais faut-il dire « À n’envers » ou « À l’envers« ?
- Mais voyons, Monsieur, il faut dire « À l’envers » !!!
- Ben c’est exactement ça que vous êtes, Madame : à l’envers de tout le monde…
La femme est sortie des pistes pour laisser passer le Monsieur et, vachement pincée et offusquée comme seule une vraie petite-bourgeoise peut l’être, a rapidement fui l’environ.
je reviens du salon nouveau genre, ça mit un peu de temps à lever côté ambiance, beaucoup de matantes au début et je craignais de me retrouver au salon des métiers d’art, (les premiers curieux m’ont tous reproché les petis caractères difficiles à lires pour leur début de presbytie) mais finalement un flot de jeunes gens appétissants sont débarqués en converse et manteaux de cuir et se sont littéralement jetés sur votre cher Joseph, avides de connaître l’essence et la définition du mot FAS… Chaleureux échanges avec les dépressionnistes, admiration sans borne du public pour le mjack et ses sérigraphies… les flyers ont volés comme des petits pains !
Cette fille préfère les rats à Jesus:
Théo-limites : Chroniques de théologie contextuelles post-punk
Personnellement, je préfère finir quatrième en luge aux jeux du commonwealth que de me faire dire : je t’aime en deuxième, tout juste derrière tous les rats de la terre. Mais je crois savoir Jésus assez magnanime…
Damned, la catégorie qui traitait de bestioles et autres vermines a disparu. C’est le N.-A. et le N.-D. qui la remplace, c’est ca ?
Enfin la paix entre Amygdale et Robodrigue!
Bon, je suis un peu deçu que le sexe vende plusse que la bière, mais quand même content de voir que vous avez tous développé une passion pour le handball. Je vous invite maintenant à développer une passion pour Anita Görbicz (quel plomb!) et à m’aider à trouver un endroit pour écouter les finales olympiques.
Comme je disais: je me suis fait embarquer dans le délire olympique et je me disais que ca serait donc une activité culturelle cool d’écouter du handball olympique en buvant de la bière. Les détails sont ici. Go brésil Go!
Au programme: un sport de contact méconnu et mes impressions controversées sur le dopage sportif.
Les finales sont en aprem, le 23 août.
Ci-dessous, une passe au pivot.
En naviguant sur coeurdamour.com, j’ai trouvé un calendrier perpétuel. Je ne sais pas à quoi ca sert, mais ca ressemble à ça. Plus tard, j’ai trouvé cette perle: une dame qui se pose la même question, mais à propos du couple. Les guillemets dans le titre ne sont pas de moi. Juste comme ça, coeur d’amour offre l’abonnement et le désabonnement gratuit!
Ma question peut vous sembler bête, mais pourtant je me la pose.
Voilà, j’ai 28 ans, j’ai eu de nombreuses relations, qui se sont mal passées et depuis 1 an je suis célibataire. N’ayant jamais vécu avec un homme, et ne me sentant pas malheureuse seule, je me demande à quoi sert une relation en fin de compte.
Pourquoi cherche t-on sans cesse à se mettre avec quelqu’un? Pourquoi vouloir construire avec ce quelqu’un?
Même si j’ai envie des fois d’avoir un copain, je me vois très mal, par exemple, vivre avec, je trouverai ça bizarre.
Quand j’étais plus jeune, j’avais envie de faire ma vie avec quelqu’un, vivre avec et fonder une famille (j’étais complètement obsédé par le fait de devenir mère), mais ça m’a complètement passé, au point ou je me demande ce que je recherchais vraiment à vouloir ça. Maintenant quand j’ai un copain, je ne pense plus à ces choses là, j’en vient même à préférer les relation d’un soir, et je vais même jusqu’à me dire, quand je dois aller voir mon copain « oh ça me saoule, j’ai la flemme, je vais trouver une excuse pour rester chez moi », préférant une soirée en tête à tête avec mon PC.
Pourtant je vois ma sur ou mon frère fonder une famille, mais ça ne me donne pas du tout envie. Et les copine se marient, se fiancent, mais ça ne me fait ni chaud ni froid.
Avez-vous déjà été dans ce cas? Pensez-vous que ce n’est qu’une passade? Merci de m’aider à y voir plus clair.
En règle générale, plus les animaux sont grands, peu vulnérables, bien protégés, ou même venimeux, plus ils peuvent s’exposer à de longues parades… L’homme est une exception, qui consacre une part non négligeable de son temps à ses relations amoureuses. Favorisés par une réceptivité féminine qui sort de l’ordinaire et par la prodigalité, même relative, des attributs mâles tant que femelles, le comportement humain offre de nombreuses originalités incitatrices.
- Jacques Legrand, Histoires insolites de la reproduction, p. 102, 1991
« Parasite intempestif cherche cheveu sur la soupe pour vivre à contretemps. »
Article un tant soit peu impertinent cherche un ou plusieurs commentaires pour avoir l’air intéressant en public. Le FAS étant dans sa phase «Alma» (3 articles pour un commentaire), l’article en question est prêt à verser une compensation financière ou autre au commentaire sus-nommé, pour peu que ce dernier évite d’être désobligeant ou diffamatoire devant la visite ou le scan des engins de recherche.
contactez la boîte à commentaires.
Cosmonaute en partance demain matin pour 18 mois dans l’espace recherche jeune fille dans ce bar-ci pour relation rapide avant de partir vers la planète rouge. La jeune fille peut être n’importe quelle fille, mais disons que la jolie rousse qui joue au baby-foot serait grandement appréciée. En outre, la jeune fille en question doit être disponible, peu attachée au mariage ou à quelque manifestation d’engagement que ce soit, porter la jupe ou du moins habiter dans l’environ. Peut aimer le cinéma, la littérature et le patins à roues alignées, mais pas grave si elle pas, tant qu’on.
On demande Pouffiasse, boîte vocale 1245281.
Alain prend son pied en faisant ce que tout le monde est incapable de faire : ouvrir les portes d’une voiture qui ne lui appartient pas, prendre le contrôle d’un cellulaire à distance et le faire composer un numéro 1-976, décrocher un contrat avec une boîte de pubs pour la conception d’un spot de céréales (même s’il ne conçoit pas de pubs), fabriquer un bijou en or de 5 kilos, déboulonner les wagons de métro, démonter un moteur de tondeuse et le remonter pour en faire un bateau télécommandé, fabriquer un skate à moteur que les Japonais veulent acheter, etc.
Le plus drôle, c’est que personne ne sait vraiment ce qu’Alain fait dans la vie. On m’a déjà dit qu’il était producteur d’événements (et c’est vrai que son téléphone sonne souvent) et aussi qu’il faisait des «gros coups d’argent par ci, par là». La cousine de ma blonde affirme qu’il «vend des affaires», mais elle ne se sait pas quoi. Ses horaires semblent variables, voire atypiques. Ses colocs, invariablement des Français en échange, doivent bien le savoir, mais dès qu’on m’en présente un et que je viens pour lui demander, zooouup, il est reparti en France !
En plus - et je pèse mes mots - il semble que TOUTE la ville connaisse Alain… Des vieux amis du secondaire que j’avais totalement oubliés m’appellent pour me dire qu’ils prennent une bière avec Alain, ma mère connaît Alain, mon médecin connaît Alain, ma soeur connaît Alain et je n’ai même pas de soeur. Les électriciens connaissent Alain, les soudeurs connaissent Alain, les profs de français connaissent Alain, les Colombiens connaissent tous Alain; les ratons-laveurs sous ma galerie s’arrêtent de creuser pour me demander des nouvelles d’Alain, un pompier pris dans un arbre a déjà été sauvé par Alain et la plus petites des plus petites babouchkas m’a dit l’autre jour, en sortant du ventre de sa grande soeur/mère « tu salueras Alain pour moi, c’est un vieux pote ».
Facebook a bien entendu été créé à la demande d’Alain et est conçu à partir d’une photographie de son agenda. Alain a plus d’amis que Denis Coderre et Philippe Schnobb réunis. Les créateurs de FB appellent Alain avant de faire un changement à leur profil. Si tu invites Alain à quoi que ce soit, tu gagnes automatiquement 22000 armés, trois z et six o, 1 million de chips au poker, toutes tes games d’échecs, tu signes automatiquement toutes les pétitions et tu deviens ami avec tout le monde. Kim-Jung ill a demandé d’être ami avec Alain pour des raison géostratégiques. Obama a gagné parce qu’Alain a mentionné son nom dans un message texte, une fois. Quand tu cherches quelque chose sur Google, le système demande d’abord à Alain son avis. L’entrepôt d’E-bay, c’est le garde-robe d’Alain (et il reste de la place en masse). Alain a un député qui ne représente que lui à Ottawa et à Québec; oui, Alain est officiellement une circonscription.
Alain = André Sérouille + santé mentale + vie sociale
Veuve des bois cherche orignal pour barbecue
Le FAS aurait tout avantage à envahir purement et simplement les commentaires sur RDS. Anyway, on a déjà des pseudonymes.
Et pour la plupart (sauf Normand Touche-Seins), ceux-ci décrivent mieux l’âme du partisan que les pseudonymes du réseau de Pierre et Yvon. Quelques exemples :
Miss Koivu
imbattable
Habs4life92
j’ai hâte
la relève
jab44
habsrule !
goducksgo
prolétaire
zesecret
honda98
tour du chapeau
boutchone
fullmoon
ti-fouine
le king des gros
Remarques en vrac :
J’ai de la misère à imaginer Prolétaire et Honda98 ensemble, mais pas de problème à imaginer honda98 avec boutchone, casquettedecôté et cellulaireàlaceinture .
Le king des gros travaille-t-il encore chez Léon, c’est la question qui nous brûle tous les lèvres… Et miss Koivu est clairement un gars… et j’ai hâte est un casseur qui rêve de péter des vitres de chars.
FAS vaincra !
Soldat inconnu cherche spectre exhibitionniste pour folies bergères au site de Vimy.
Je me suis créé une page FASbook. Pour un quotidien délirant. En quelques jours, je me suis fait un tas d’amis. Il y a Zepoulpe, Rha, Mjack, Amygdale, Joseph, et plusieurs autres que je ne connais pas, mais il n’y a pas Ensemble de chaises à jardin. Je me suis rapidement initié aux arcanes de ce vaste réseau social. P. vient de confirmer publiquement qu’il va au show super secret du Miskatonic University Big Band. P. est un gars cool. Il sait être là où il faut. Je confirme sans tarder ma présence à cette super soirée, mais je sais que je n’y serai pas : j’ai ce soir là une réunion du Club de Richmond. Amygdale vient de m’attaquer avec un zepoulpe enragé. Il m’a encore battu. J’ai perdu un point. En fouinant, j’ai découvert que Clark Gabel se déguise en princesse pour faire des attouchements à des robots. Il a quant à lui trouvé ma photo sur la page de gens que je ne connais pas. Mon ancienne amie K. est l’amie de B., F. et P. qui sont mes amis, mais pas de Z., G. et W. qui sont aussi mes amis. Joseph m’a envoyé un gros nounours avec de la morve au nez. Je l’ai renvoyé par erreur à tous mes amis. Tiens, G. ne sort plus avec F. J’ai répondu au questionnaire : «Quelle intellectuelle bulgare êtes-vous ?» Je fais parti de trois cent soixante-trois différents groupes d’affinité. Il y a la ville où je suis né, les trois écoles où je suis allé au primaire, l’équipe de hockey dans laquelle j’ai joué une demi-saison, le fan-club d’Euj et Nism, les Adorateurs du Zepoulpe en poudre, les Adorateurs du Zepoulpe en conserve, les amoureux fous de Julia Kristeva, le club de bowling des inapprivoisables, les lecteurs de Clémentines… Je suis un peu fatigué. Mjack vient de signaler aux membres de son réseau social qu’il a mal dormi hier. J. a vu un beau gars la veille dans un bar branché. E. a hâte de nous montrer sa nouvelle coupe de cheveux, ce soir dans un lieu chic. J’ai mis une photo de moi avec un casque de poil puis une moustache à la Fred Chichin, pour faire cool. Amygdale vient encore de m’attaquer avec un zepoulpe enragé. Il m’a battu. J’ai perdu un point. Je suis vraiment très fatigué. Je crois que je vais aller faire un tour sur FAS.Rencontres. L’avez-vous essayé?
Robodrigue,
Enregistré dans :FAS – Rencontres, Le non apprivoisable et le non domesticable, Art Is Evil
Il est une forme d’art fort dépréciée depuis la deuxième partie du siècle dernier: la danse. Bien qu’on croit la connaître pour avoir fréquentés des établissements de mauvais aloi dans notre jeunesse (et peut-être en d’autres occasions si l’ivrognerie a atteint un niveau de non-retour), la danse nous mystifie même quand on la pratique tout de tissu vêtu -étudiante en danse-. Ce qui en rend le spectacle si attrayant c’est de voir de si jolies jeunes femmes s’adonner à ce spectacle de façon si abandonnées, se révélant, alors, totalement à nous. Ayant quittés nos villages ou citées dortoirs pour aller découvrir la ville et la beauté de l’art, la croyance aveugle en nos possibilités, nous croyions avoir abandonnée nos vieux rêves d’adolescants avides de sexualité sauvage avec les femmes qui s’accrochent aux poteaux avec le même acharnement que nos ex petites amies au fait que nous soyons des salauds; la réalité en est toute autrement. Que nous soyons petits bourges asceptisés ou quatre-cinq-zéros débauchés, qu’elles soient cultivées et vêtues ou cochonnes et dévêtues nous tombons toujours pour elles.
Ultimement elles rejoindront les hordes de danseuses à Las Vegas, à travers les lumières multicolores de la Strip, le bleu, l’orange, le jaune, le rouge, le vert, le turquoise, le doré et l’argenté, elles nous commanderont de danser à leurs côtés et par programation C++ nous serons changés en M.C.. Laissant libre cours à nos corps nous engagerons une danse éternelle qui entrainera le reste de l’humanité dans une breakdance humiliante où nous tournerons sur nos têtes jusqu’à l’abrutissement accompli; pénétrés par le spectacle nous en deviendrons un: un spectacle vivant, il n’y aura plus que ça: le spectacle, nous en serons les atomes; la terre comme dancefloor intersidéral, parce qu’après tout la réalité subjective n’est qu’une question de décorum.
Tu vois l’ami, les apparitions en danse elles ne s’attrapent pas à la mouche dans les bars de la Main, c’est notre lâcheté qu’il faut donner pour toucher à l’absolu festif.
Libre ! Enfin libre la belle Paris, sautillant entre les cordons de police comme un oiseau sortant de sa cage, ou comme dit la journaliste (évidemment jalouse) de la BBC : «se déambulant comme sur un catwalk». Exceptée qu’au bout de la piste, il n’y a pas de contraposto et de demi-tour, mais les bras chaleureux de maman…
Comme mon coeur se réjouit ! je trépigne à la vue de cette pétulance si candidement affichée ! Je suis persuadé que dans son appartement humide et froid, Grigori rend grâce à la justice américaine. D’ailleurs, son pays est de plus en plus irrésitiblement tendu vers le glamour, au point de produire de pâles ersatz de Paris, comme Ksenia Sobtchak. Mais parions qu’il ne s’y laissera pas prendre…
Jeune artiste en vogue recherche femme artiste aimant ses oeuvres (à lui) pour séduction qui ne mène nulle part. Bien de sa personne, type hippie épilée aimant l’épeautre, la jeune femme devra prétendre être cochonne, mais sans l’être au moment d’enlever ses verres de contact. L’abstinente devra en outre être dans un constant rapport de séduction avec les autres hommes de sexe opposé et mimer la fellation avec la bouche.