À mon maître Amygdale, cela va comme suit…
Tu vas vers le boulot
Quand j’embrasse le goulot
Quand tu prends le métro
Moi, je prends l’apéro
Continent de plastique, polymère atoll
Golfe persique et du Mexique
Rutilants de sombre opal, pétrole
Laque des eaux toxiques
Marre du fioul, des plottes à gaz
Le kérosène jouissant des bas-fonds
Sucé sous les nappes – extase
Souille de sa nocturne pollution
Là un pélican d’envergure
Que le poids courbature
Couvert de mazout
De son goitre en entonnoir
Contre les séraphins noirs
Sors un cri qui dégoute
[Par Ensemble de chaises à]
Le précariat triomphant
Les samares me smashent dans face
Une épidémie de bronzage
Frappe au Jean Coutu
Je retire lentement le vélo du support
Et l’enfourche, mains sur le guidon
Roulant déjà, car de prime à bord
Je n’ai rien à faire dans cet endroit bidon
Je vois que sur moi recule une voiture
Prestement, m’aplatissant presque
Je souffle un mot contre sa voilure
Un petit «hep» poussé par réflexe
Mais le chauffard, sûr de son droit
Me fait bravade dans son miroir
Gaiment, je lui montre un doigt
Reprenant aussitôt ma trajectoire
Le voilà qui m’invective, tant
Et si bien, que je me retourne;
Il n’en fallait pas tant
Pour qu’il sorte de sa minoune
Il s’approche, résolu à m’affronter
Aussitôt qu’il m’atteint, me pousse
Et moi je riposte, effronté
Bien loin d’en vouloir à cette gousse
Et vlan! et re-vlan, c’était donc ça
Que tu voulais, me frapper
Depuis le départ, et en-deçà
De ma mâchoire un brin disloquée
Le voilà qui se retourne, penaud
Croyant m’avoir fait comprendre
Mais je ne laisserai pas le salaud
Sans la monnaie de sa pièce, lui rendre
Entre-temps une fille en courant
Se pointe, qui m’enjoint à déguerpir
Mais j’ai encore un argument
En entre-met à lui servir
Mon pied visite son arrière-train
Violemment; voilà sa pitance
Cela me coûte encore quelques pains
Que je déguste en silence
Las! C’en est assez, allons-nous-en
Je n’y suis pas pour apprendre aux voyous
Le code de la route, et ces enfants
Savent mieux que moi porter les coups
Je reprends ma bécane, toujours calme
Et je repars tranquillement, vers
Un endroit plus poli, un coin plus alme
Pour mettre à l’endroit, cette histoire en vers.
C’était valonneux.
Un vallon, on pourrait dire que ce n’est rien d’autre qu’un long trou entouré de montagnes, mais ce serait mal connaître la susceptibilité des gens de la région de Thetford Mines lorsqu’on parle de trous…
La mine, ce n’est pas franchement ce qui est impressionnant : ça, c’est un gros trou sans ambition. Ce qui l’est par contre, ce sont les immenses tas de roches sortis au cours du dernier siècle de pelletage et qui jonchent la région à la manière de mastodontes inanimés. Une pelletée pour un lingot.
Mais Saint-Pierre-de-Brougthon, où on s’est réunis pour une festivité champêtre, n’est pas un trou. Non. C’est un beau petit village de 800 habitants, sis au fond d’un vau et peuplé de gens sympathiques dont certains sont presque ouverts d’esprit.
C’est dans cet environnement bucolique que nous prîmes pied, un jour de septembre pour y rencontrer de la boisson et des gigots que je m’apprêtais à faire en méchoui. SPDB est situé quelque part dans Chaudière-Appalaches, entre la Beauce et la région de Thetford.
Lorsque je me suis enquéris auprès de la caissière du dépanneur pour savoir si on était bel et bien en Beauce, elle s’est arrêtée de vendre des gratteux une seconde, s’est retournée vers moi et m’a dit d’un drôle d’air : « Ça, personne ne le sait…. » (En fait, elle a plutôt dit quelque chose comme « Chat, parchone le chavent », mais on se comprenait moi pis elle.) Ensuite, elle a rajouté : « Moi, si j’étais vous, je ne poserais pas trop cette question-là aux alentours… » (Moiche, chi ch’tais toé, je chierais pas trop dans ces champs-là »).
Reprenant nos denrées et poursuivant notre chemin, nous rencontrâmes deux vieillards qui discutaient :
- Ouais ben, je peux-tu dire qu’on a pris une sacrée rince hier soir?
- Mets-en !
- Entre toi pis moi, je me suis réveillé à matin pis QUELQU’UN avait chié dans mes culottes !
- Ça, ça se fait pas.
- Je peux pas te dire qui c’était, sauf qu’il aimait vraiment le maïs.
On a finalement pas posé la question et continué notre chemin.
Une amie, fort cultivée et intéressante – comme il en faut dans un chalet conçu pour recevoir un maximum de sept personnes lorsqu’on est treize, – tomba sur un recueil de poèmes de Rimbaud. S’exclammant bruyamment toute seule dans le noir d’un salon attenant, nous la priâmes de venir partager avec le groupe le résultat de ses lectures. Elle entreprit donc de nous lire Le sonnet du trou du cul de Roger Rimbaud (ou était-ce Kevin?). Ça donnait ceci :
Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d’amour qui suit la pente douce
Des fesses blanches jusqu’au bord de son ourlet.
Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous l’autan cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse,
Pour s’en aller où la pente les appelait.
Ma bouche s’accoupla souvent à sa ventouse ;
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.
C’est l’olive pâmée, et la flûte caline ;
C’est le tube où descend la céleste praline :
Chanaan féminin dans les moiteurs éclos !
Charmés devant tant de magie, nous soupâmes en paix en méditant la profondeur des mots de ce grand homme.
Ah oui ! Les gigots étaient parfaits.
Contexte
Comment faire valser la langue jusqu’à ce qu’elle ait le tournis et qu’elle nous remercie nous vomissant au visage ? Voici quelques indices.
Une figure de style se répand au Québec comme la gangrène autour d’un membre gangrené. Elle consiste à s’amuser avec les mots en substantivant des verbes et en les accolant à des compléments du nom insolites. Dans ce style, un chanteur québécois nous avait déjà proposé un chic barbouilleur de parchemin. On a trouvé ça charmant, sans savoir que le trépas stylistique approchait.
Vous penserez subitement à ce conteur québécois, F* P*, qui est tombé dans ce MSG poétique quand il était petit. Il titille notre imaginaire et nous fait voyager dans des contrées lointaines à l’aide d’expressions telles que parcourreur d’extraordinaire. Je croyais à un phénomène isolé jusqu’à tout récemment, alors que je fus interloquée par l’utilisation de cette même figure par un documentariste à qui je dois un grand respect. Il m’a servi un sillonneur de paysage, dans une prononciation allongée et complaisante. Si bien qu’hier, en me réveillant, une interjection me prit d’assaut ; « Parcelle de soleil ! » m’écriais-je. Ça y était : j’étais sous l’emprise des enfirouapeurs de merveilleux.
Il nous faut connaître cette figure de style de l’intérieur pour mieux la combattre. Voici pourquoi je vous propose ce jeu. Certains d’entre vous penseront peut-être: « c’est une renfrogneuse d’initiatives, une enliseuse de liberté ! » À vous je réponds : « Vous n’êtes que des pas gameux de jeux d’enfant »
À vous de jouer
Instructions : Parmi la liste suivante, choisissez un verbe, transformez-le en substantif, et joignez-le à un complément du nom.
Ex : Lessiveur de poulardes
Verbes
Lessiver
Brandir
Tergiverser
Inonder
Éternuer
Raidir
Compléments du nom
De vinasse
De poignées de portes
D’individus prépubaires
De poulardes
De rimbambelles
De choux-fleurs pourris
De mondes cosmiques
De craque de boules
…
La famille des courges,
avec les mouches en quadrille,
se plaît à en découdre
et à partir en vrille.
…
Les galets du chemin,
tournent toujours le dos,
à ce qui les à vu naître,
à ce qui les garde au chaud.
…
Les asperges se rassemblent,
au grand dam des lucioles,
qui se frottent le ventre,
mais préfèrent les fagots.
…
Les laitues cessent
immédiatement d’être belles,
à l’arrivée des tortues,
qui les prennent d’assaut.
…
Les tomates se gonflent et se font pansues,
dans l’unique but de se montrer plus grosses
que la citrouille ou la pomme ou du moins la voisine,
parce que, pour une tomate, être grosse c’est aussi être vue.
…
Devant chez moi, deux obèses défient les règles de la triviale poésie :
Côté Ouest de la rue
Accotés sur le hood
Deux obèses se tâtent
Les poignées d’amour
Parkés en parallèle
Bumper à bumper
![]()
Biom biom biom biom biom
(Frout-frout)
Biom biom biom biom biom
(Frout-frout)
![]()
Cui-da dui-ka da-cui
….. ||| …. \\\ …….
Pouit pouet poulet
(Frout-frout) : da?
![]()
ama em te elav
mus ogre otigoc
irev muligis xelpmis
Frout-frout?
lol
Je me demande quoi faire, ou ne
Pas faire; me trouver une pitoune
Qui me cuisinerait de la sloune?
L’appeler « chouchoune », ma poupoune
Embaumant la guidoune
Dans son Barbourjacke en doudoune?
Mais elle serait un peu nounoune
Et une fois devenue toutoune
Elle me ferait la baboune
Dans ses gougounes.
Alors, je lui chanterais la toune :
«Es-tu tombée su’a noune ?»
Je partirais sur une balloune
Au volant d’une vieille minoune
Transhumant comme un Pachtoune
Moi qui n’est pas une moumoune
J’irais me faire griller les foufounes
Aussi loin que je peux, tiens: à Oune
Le poulpe, qui n’a pas de sang, et enchevêtre
dans le creux des rochers son noeud de tentacules
en changeant ses couleurs, je le hais…
Ion, fragment.
J’ai fait un petit montage inspiré par les séries éliminatoires!
http://i402.photobucket.com/albums/pp109/mordicus23/HigginstueLucic.jpg
Lorraine Ipsum dolor sit amet,
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sed diam nonumy eirmod tempor invidunt ut labore.
Glané sur un gabarit de newletter sur le site d’un fournisseur de courriéleur gérant des envois massifs, cette triviale poésie m’a semblé émaner un puissant effet d’inquiétante étrangeté. Dans une démarche tout aussi étrange, j’ai ajouté les virgules et permuté « Lorem » pour « Lorraine ».
À consomer en HD, sinon les poils du chest se confondent dans une mer de pixel c’est alors qu’on rate l’essentiel!
sur les berges d’un canal, je me promène, je croise ses yeux, couleurs d’une viande grillée très saignante, vous avez deviné, des yeux d’une couleur comparable à celle d’un ciel ensoleillé sans nuages. je lui fait un salut, elle me le rend, dans un mouvement de danse bien évoquant. tout cela est bien inspirant mais dans ma tête un monsieur veut me parler, il faut se conduire comme un monsieur.
Une pelote de l’aine
Si grosse en effet
Qu’une fois écorchée
Puis tannée
On eu pu en couvrir
L’armure d’un guerrier;
Fût-elle blonde
Jason lui-même
L’aurait jalousé
J’y ai ouvert les cuisses
Et l’ai renvoyée aux vers
Ceinte à son désir favori
Empalée sur un grigri
Sur ta panse ondulante recouverte
D’un épais lainage de sphaigne verte
Tel un chat je te masse et sur toi me meus
Au coeur de la taïga, tourbière tu m’émeus
C’est fatal; les remous de ce grand lit d’eau
Attisent, par sympathie, mon indolente libido
Soudain tu perces sous mes pas somnambules
Et le sang afflue dans mes ventricules
Alors, me voilà fait, pris comme un cierge
Mon nez à hauteur d’un sabot de la vierge
Non que je répugne à ce milieu humide
Ou que me gêne son atmosphère torride
Je souffrirais bien une nuit sa pestilence
Pour voir les feux follets ses flatulences
Mais je crains fort que l’instant d’un spasme
Ait suffit à m’étreindre à jamais en ses miasmes
Bel oasis, mais je trouve un peu tristes
Tes méphitiques répliques à cet oaristys!
(Je ne puis me mouvoir et me sens m’engloutir
En ce poème, qui ne trouve pas l’heur d’aboutir)
Horreur! Qu’est-ce qui, outre cette succion de plotte
S’agrippe à ma jambe et tire sur ma botte?
Serait-ce une momie blottie au fond du bassin
Voulant m’entraîner dans son tombeau abyssin?
***
J’aurais pu y périr, mais une décharge crépitante
M’a téléporté hors de cette boue palpitante.
QUOI de plus trivial et stupide, au fond, que l’amour, la mort, la liberté et le divin? La triviale poésie, en se privant de ces thèmes, ne cherche-t-elle pas à se sublimer d’une certaine façon, à se faire jouir par strangulation?
Y a des moments comme ça… On sait pas trop pourquoi…
Tu es là, je te « voix » mais tu ne m’entend pas.
L’œil invisible qui guette le chasseur… La proie qui glisse entre les tes doigts…

Ne te fait pas douleur, reste avec moi j’ai froid.
petit exercice de diction pour analphabètes, en un seul verbe.
Un urubu barbu
Chut su’l sue
sous le d’sous
d’bras d’Barbara
tête en bas
T.H.C* et autres critiques grasses
Dis-moi petit pot de leurres.
Quand te dé-petit-pot-de-leurreras-tu?
Je me dépetitpotdeleurrerai tout à l’heure!
*Théories Humanistes Cohérentes
Comme maintes baies séchées
Les bleues, au creux de ma main
Sont entre toutes mes préférées;
C’est pourquoi j’en prend huit chaque matin
Puis, réconcilié avec le mobilier
Devenu chat, nature animalière
Je sors, et va comme l’écolier
Faire dans les rues l’école buissonnière
Je caresse les arbustes, j’épie les bosquets
Je fais mon Liban de cette haie de cèdres
Mes jardins suspendus de ce joli bouquet
Et tout mon quartier devient un polyèdre
Gemme aux milles aspects
Dé roulant sur ses faces
Grand Œil de l’insecte
Temple de Samothrace
Prenant soudain conscience
Des tyrannies de la faim
Pour satisfaire ma panse
Je dois stopper en train
Comme par bonheur,
Se trouve là une beignerie,
Aussitôt, j’entre en sueur
Lupus dans une bergerie
M’approchant du comptoir,
Sachant pourtant que j’ai tors,
Je fonde tous mes espoirs
Sur la pensée d’un mol tore
Combien de choix! Combien de saveurs!
Je ne puis un instant mon appétit différer
Qu’aux baies l’on me gâte, par faveur!
Je demande les bleues, mes préférées
Je jette encore un coup d’œil
Vers la frange bleutée des vitrines
Une fleur en plastique je me cueille
Qui rappelle la robe d’une ballerine
Te quittant fontaine, vieillard étique
Et croissant lustrés, je m’enfonce
Dans cette obscurité magnétique
Vers une énigme absconse
Ici, nul article d’un bonheur occasionnel
Mais grondement du métro sempiternel
À la noirceur des lieux je m’accoutumai
Plus vite qu’un toucan que l’on eut déplumé
La lumière me parvient par la fissure svelte
Wie für Kepler unter seinem sternen Zelt
Et comme lentement la lune pour lui se dessine
Dans la pénombre, ce décor que je devine :
Là des sacs de plastiques
Sans doute une poubelle
Ici des tablettes métalliques
Remplis de mauvaises nouvelles
Plus loin, des caisses renforcées
Dont reluit la serrure
Et des chariots alignés
Sur leurs roues peu sures
Une décharge en contrebas
Puis, un escalier vers l’étage
L’arrière boutique d’une Casbah ?
Non, les égouts du quartier chinois…
Un barbu un peu crépu mais, pas du tout poilu, marchait nue dans la rue…
Oh! S’il avait su que des gens à l’esprit tordu, voir obtus et même incongru, disaient de lui qu’il était un troue-du-cul il ne l’aurait sûrement pas cru.
Faut dire qu’au chant du turdus, il connaissait bien Monsieur Pointue par le biai de sa bru.
Je tente ici de rester «politicaly correct» pour éviter de me retrouver sous les projectiles tirés à partir d’une vielle Lincoln noir immatriculé «GOUV» fuyant en trombe vers l’on ne sait ou! (peut-être vers la zone 51 à PortCartier ou Nataskwan)
Sunglasses in the dark
In my eye the spark
Oh, baby! I’m a shark
Graffiti lu dans un autobus de planteurs à Ogoki, dans le nord de l’Ontario. Je repense à ce poème régulièrement et je soupçonne Amygdale de l’avoir composé.
Calcul erroné
Fracture du péroné
T’as mal fait tes maths
T’en subit les aftermaths
Tu te dis qu’ça s’fait tout seul
Pis c’est là qu’tu pètes la gueule
Yo
Man
Chill
Out™
Tu veux sauter les étapes
Mais y’a comme un gap
Entre un escalier
Pis un catwalk
D’un ou deux pieds
Que t’as dans l’plât’e
Yo
Man
Chill
Out™
Sis sur une pierre aux abords du chaudron
Ma tête dardée des rayons du soleil
Tandis que j’épie le trajet d’un moucheron
Comme une idée sur la conscience en éveil
Il s’agit d’une patineuse, ou gerris lacustris
Ce ciseau délicat, qui va tout à sa guise
Effleurant l’onde, comme le prophète de l’église
Taillant des habits aux eaux réfractrices
Miracle! En cette nef de fougères et d’arbustes
Je dégaine un grand ahan, comme un glaive de mon buste
Et la paix m’envahit, comme si j’étais mon bourreau
Et que le conflit se trouva en mon cœur ce fourreau
Songeant alors à une fleur, à sa jolie robe
Je suis léger, et ma main superhydrophobe
Posée sur sa corolle, glisse par effet lotus
D’un vallon à son delta, à cet angle obtus
Ah! Milieux humides! Que mon bras vous protège
Des fâcheux qui vous drainent et vous assiègent
De ces bulldozers, qui vous remblaient de bêtises
Et des condominiums, qui font votre hantise
tchang
tchong
J’évacue le sang de mons corps non seulement par lâcheté mais aussi par hygiène.»
«Mustafari revient en grandes pompes ce matin, il a l’air hors de lui… peut-être n’aurais-je pas dû prendre de bain.»
Citation de Vander Dénis – L’Homme de Buillion (jamais publié, jamais critiqué, jamais écrit, en fait Vander Dénis n’existe pas)
Voici un poème rhapsodique composé par le comité de modification de la charte de l’ADÉPUM 2007-2008 qui sert de pièce explicative à la nouvelle charte. Bien sûr, il a été adressé à tous les étudiants du département de philosophie de l’UdeM. FAS gagne du terrain!
Vive les émotions
Voici 13 émotions basées sur le comportement lunaire lors de déplacement de la légion étrangère:
Joie
Colère
Épanouissement
Béatitude
Excitation
Tristesse
Affliction
Désarroi
Espoir
Auto-détermination du moi
Puissance
Radio-oncologie
Conscience de classe
C.Q.F.D.
Psychiatrie kraft = nazi
hylê/eidos
666
1.
Ville, reine de pluie
Repiquant le venin
endormi dans le train
2.
Plotte, noune, dick, gueraine
Poisson dans un sac
rentre et sort
3.
Fée t’es sur mon pied
Te kicke dans’ face
Avec mon dentier
4.
Changeant sa couche
L’enfant riant me demande
“Fred, est que c’est ça la vie?”
Comme la vision d’un nuage de lait qui se forme dans un café,
d’entre les arbres je vois se défricher ce qui sera la messe de ma trachée
Cabane à sucre, ou plus justement cabane à lipides porcins
Reste à voir si l’érable y foisonne en égale quantité que la graisse du verrat
Pour cela les crêpes frites n’ont en aucun cas les vertus du quinoa
Mais nous en sommes ignorants autant que, de la civilisation, l’est l’Algonquin
Après avoir cherché en vain la céleste cruche de sirop
Celle qui me permettra de rendre comestible cette saline mixture de mort
J’interpelle la serveuse en l’implorant de donner son miel à ce porc
C’est après avoir servies ses crêpes fatales qu’elle m’apporte le pot
Tu rends l’ignoble
Noble
Ô divin sirop d’érable
Tu trouveras toujours place sur ma table
Blug blug blug, tes hanches mouillent
l’araignée froide, vipère obscure
sang glacé bing! et patatra!
les étoiles restent et les murmures
sinon ceux et celles qui soufflent
dans ton cortex les corbeaux
use le bec, noir animal
danse cette farandole
règle ton pas
creuse des trous
fait des forages
imagine
la feuille d’impôt
les joints tirés
la peinture sèche
ne sont que glaces envolées
regarde au miroir
le maure qui s’annonce
et on pleure, déjà
Comme la salamandre dans la marre je glisse
Me gréant ainsi d’une parure d’immondices
Embrassant dans l’ombre fraîche la boue lisse
Je vais droit au fond où s’est tapie l’écrevisse
Je louvoie comme un crapaud entre les nénuphars
Paradant comme lui mes deux grands ronds de fard
« Brebitt ! Brebitt ! » entouré de pétulantes patineuses
Mon estomac pétille comme ces bulles marécageuses
Ah! boue, miasmes et chœur chantant des grenouilles
Portez pour votre coryphée par-delà les quenouilles
Votre chant aphrodisiaque et mes voeux sibyllins
Pour que le crique après la marre redevienne cristallin
Toi mon ami, qui est dyspepsique et las de toi-même
Ne va pas au Rhin, aux bains, pour ton nouveau baptême
Mais tâte une bonne fois, (je le déclare en grande pompe) :
De la caresse algale — du philtre mystérieux de la swompe !
Le vrombissement du drain de piscine
Ne se soumet qu’à celui de la tondeuse
Les arômes de gazon frais officinent
Des dépôts herbeux dans la balayeuse
La haie de cèdre arrive à la hauteur
Des seins de Lucie debout sur le deck
Luisante de crème solaire dont l’odeur
Capiteuse fait concours au barbec
Depuis que mon fureteur
est open source
Je watche ben relax
les cotes de la bourse
Un matin de grand soir
un lézard décharné
bondit de sa chaire
sur sa proie désarmée
D’un spasme de géant
la bête s’est trouvée
le visage ruisselant
su’l prélart étoilé.
La devise de Socrate « Connais-toi toi-même.
La race irritable des poètes.
La furie française, l’impétuosité.
Comme on dit « hâte-toi lentement», tu arriveras plus vite à un
travail bien fait.
Un homme qui possède parfaitement son sujet.
Pourquoi m’avez-vous abandonné?
Nous sommes de la même farine, il n’y a pas de doute là-dessus.
Tant que tu seras heureux, tu compteras beaucoup d’amis.
Je suis savant avec le livre, je puise mes idées dans les ouvrages des autres.
.
Finir une phrase par «J’ai dit». Il n’y a alors aucune réplique possible.
La fin ne répond pas au commencement.
Je le crois parce que c’est absurde
Le bon vin réjouit le cœur
Telle œuvre ne plaira qu’une fois
Exécrable faim de l’or !
Le souffle populaire
À la maison, Tout (est) droit.
Fais ce que tu fais et laisse tomber le reste
Cette petite chose
Fragile ?
Par un mouvement de colère, du fond de la poitrine.
Le temps mal mène, la dernière seconde tue.
Comme un cadavre
Qui, quoi, où, par quels moyens, pourquoi, comment, quand ?
Quel bonté, grand monsieur, artiste de surcroit. Périt ou non dans ce
bordel. En admettant qu’il y soit. Moi j’y suis, à sa place, pour
deux.
FIN
Un goût de girofle en bouche
Chanson nostalgique
M’a râtellée
C’est-à-dire, non.
C’était vraiment un spectacle curieux