Je vous ai manqué?
Poufiasse, lors d’une entrée récente, s’interrogeait sur le temps nécessaire à laisser passer avant de pouvoir (de nouveau) faire des blagues sur Haïti. Ma réponse était claire : 6 semaines (voir mon commentaire ici). Mais comme je sais que l’attente est, en soi, vachement terrible, voici un gag incroyablement cosmopolite que j’ai inventé (ou qui m’a été conté, who cares ?) :
___
C’est un Chinois et un Juif qui se parlent pour la première fois. Le Juif demande au Chinois :
- Tu t’appelles comment?
- Chen.
- Ouain, mais en tout cas, moi je vous ai jamais pardonné à vous autres les Coréens pour avoir bombardé Pearl Harbor.
- Euh… d’abord je ne suis pas Coréen, je suis Chinois et deuxièmement ce ne sont pas les Coréens mais les Japonais qui ont bombardé Pearl Harbor.
- Ouais-ouais… Chinois, Japonais, Coréens, de toute façon c’est toutte pareil…
- (après une pause) Moi je n’ai jamais pardonné aux Juifs d’avoir coulé le Titanic.
- Quoi!?! Mais c’est un iceberg qui a coulé le Titanic!
- Goldberg, Steinberg, Iceberg, de toute façon c’est toutte pareil…
« My drug addiction became the worst it has ever been, » he says. « I didn’t want to wake up in the morning any more. It was just too painful to keep on. »
For about a year he stayed in bed, wrestling the depressive side effects of hepatitis C medication. He stopped writing songs, playing the guitar, seeing friends.
« The good thing is that my life finally became so intolerable that I could no longer be bothered to go out and buy drugs, » he concludes with a parched cackle that shakes his wraithlike body. « As a consequence, in the last year and a half, a lot of good things have started to happen to me. »
source: Michael Dwyer (http://www.smh.com.au/news/entertainment/arts/still-the-boy-next-door/2008/10/31/1224956299409.html)
Dear Pat Robertson,
I know that you know that all press is good press, so I appreciate the shout-out. And you make God look like a big mean bully who kicks people when they are down, so I’m all over that action.
But when you say that Haiti has made a pact with me, it is totally humiliating.
I may be evil incarnate, but I’m no welcher. The way you put it, making a deal with me leaves folks desperate and impoverished. Sure, in the afterlife, but when I strike bargains with people, they first get something here on earth — glamour, beauty, talent, wealth, fame, glory, a golden fiddle. Those Haitians have nothing, and I mean nothing. And that was before the earthquake. Haven’t you seen « Crossroads »? Or « Damn Yankees »? If I had a thing going with Haiti, there’d be lots of banks, skyscrapers, SUVs, exclusive night clubs, Botox — that kind of thing. An 80 percent poverty rate is so not my style. Nothing against it — I’m just saying: Not how I roll.
You’re doing great work, Pat, and I don’t want to clip your wings — just, come on, you’re making me look bad. And not the good kind of bad. Keep blaming God. That’s working. But leave me out of it, please. Or we may need to renegotiate your own contract.
-Best, Satan
source: The Star Tribune
Mais qu’ai-je bien pu vouloir dire par là ? (suite…)
Je n’ai pas d’idées précises, c’est plutôt une émotion, une intuition, une vague vision, que je développe, en tâtonnant; c’est que je n’ai pas de mémoire, pratiquement aucune, j’oublie tout, chaque détail, les raisons, les gens, leurs histoires, tout comme mes cours d’histoire, ma culture générale, les règles des jeux de cartes, les livres et films que je regarde, sauf ceux visionnés cent fois, encodés par la force. les visages me disent quelque chose, j’essaie de comprendre d’où ils me viennent, qu’est-ce qu’ils me signifient, il faut qu’on m’aide à me souvenir. Je ressens un vide cervical, dans ces moments là, il faut que je me frotte le dessus de la tête avec vigueur, comme pour stimuler quelque chose, ce qu’il reste, ce qui fonctionne encore. Est-ce que j’ai pris trop de drogue ? Est-ce ma tête qui cherche à me protéger de mes pires souvenirs, ou est-ce que j’ai juste trop bouffé de sandwichs emballés dans du papier d’aluminium ?! Comme ma grand-mère, vais-je finir sénile, alzheimer, radotant, inquiet et agressif. Je lis «un roman français» de Beigbeder, il parle justement de son amnésie, et comme moi, il en souffre. Puis il y a ces gens oubliés qui pensent qu’on se fous d’eux, que c’est par snobisme, par mauvaise foi, si on se souvient plus de les avoir frenchés en secondaire 4. pourtant ça n’a rien à voir, c’est comme s’il faut vraiment que ça brasse fort pour rester imprimé et si ça brasse trop, on l’oublie aussi. Ça me réconforte de ne pas être seul à oublier, je ne me souviens absolument pas de mon enfance et j’ai perdu des grands bouts de mon adolescence, alors il y a cette phrase tout de même qui a attirée mon attention et retenue mon approbation, dans la lecture du Beigbeder, elle parle de la musique, cette musique qui, profonde et hallucinante, sait mieux que n’importe lequel exercice de mémoire, faire remonter des vagues de souvenirs enfouies dans les abysses de ce drôle d’intestin crânien, où tout à coup des bribes de conversations ou d’émotions vives, reliées à un passé incertain, ressurgissent sans qu’on ne comprenne trop pourquoi tout à coup, ça y est… il est écrit «la musique reste mon véhicule temporel préféré, le plus rapide moyen de ruminer le passé : je suis convaincu que ma collection de 45 tours grésillants contient l’histoire dont mon cerveau m’a dépossédé.» Pour avoir souvent pleuré sans prévenir, à l’écoute de certains vieux tubes, je pense que c’est pas mal ça.
À l’occasion du rendez-vous des publications paradoxales 2009 (à Québec), des activistes du FAS sous le couvert de l’anonymat ont fait une :
Lecture publique du manifeste du FAS
En aucun cas… des fois, par exemple… pas tout le temps… juste quand ça nous tente… FAS vaincra!
C’est une vieille caucasienne à la taille forte et à la voix stridente, mais elle a la grâce du cygne qui balbutie ingénument ses premières envolées. Notre première rencontre, il y a de cela deux ans, fût décisive : je savais qu’elle me traînerait aux confins de l’ascétisme, que pour elle, je me saignerais à blanc.
Ma nouvelle maîtresse de ballet a un patronyme qui se termine en ov. Un détail le fun qui incarne sans nuance la tradition. (Et ça tombe bien car je cherche dans mes activités quotidiennes ce brin d’exotisme qui puisse me consoler de ne pas pouvoir voyager quand bon me semble.) Son français est approximatif son anglais est un amalgame de mots français prononcés avec ce qu’elle croit être un accent anglais. Quant à son russe, je n’ai eu qu’à prêter l’oreille aux « insides jokes » qu’elle partage avec une des étudiantes, dont toutes les deux sortent hilares, pour conclure qu’elle maîtrise au moins cette langue correctement. Mais jamais je n’aurais douté que mes attentes en matière d’exotisme seraient comblées de façon aussi peu subtile. Ma foi, j’ai été servie. Et cette semaine, elle a atteint le sommet de cette gloire que je lui confie secrètement.
« Les garçons, les filles ! Pour faire les pirouettes, il faut penser que vous êtes le soldat ! Dur, dur, tronc solide, jambes comme les matraques! pensez que vous avez la kalachnikov dans les mains et Ratatatatatatatatatatatatatatatatatat !!!!! »
« Les garçons, les filles ! Pour faire le port de bras, il faut le bras solide. Toi, viens, frappe mon bras. Plus fort, plus fort, plus fort, plus fort, je veux avoir l’ecchymose. Choisissez, l’honneur ou le goulag ! »
« Les garçons, les filles ! Pour faire Adagio, il faut la mémoire. Pour avoir la mémoire, mangez le caviar! »
Juste pour ça, je la laisse me taper les fesses et me déboîter une jambe en public de temps en temps.
Ps : bulle pétée : Je « google-image » Vaslav Nijinski, figure mythique du ballet, dans le souhait de revoir quelques unes de ces gravures sur feuilles d’or qui datent du début du siècle et qui représentent le virtuose dans des poses et des déguisements assi magnifiques qu’improbables. Mais, horreur, je tombe sur une photo de sa tombe au cimetière de Montmartre. OUACHE !!! Ils ont transformé mon idole en un paillasse déchu avec des bottes de cow boy.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Vaslav_Nijinsky_tombstone.jpg
Pour rameuter les bougaloos: Est-ce que vaincre c’est être récuperés?
YÉYÉ *
*Lien codé direct en html (this is so getting me laid)
Je roule sur des corps que mon regard attise,
un champ de chair offerte à l’infini de l’oeil,
Et j’entends par millier des voix tendres qui disent
« La nuit commence ici, tu ne sera plus jamais seul »
- Gilles Vigneault
L’environ était à première vue assez décevant. Quelques maisons revêtues de clabord beige, des jardinières ronflantes, des chalets agglutinés, des pins plantés trop près les uns des autres et qui, en poussant, avaient dû jouer du coude pour pogner de la lumière; côté grands singes, on apercevait des enfants (BEAUCOUP d’enfants) et des Ontariens qui croyaient sincèrement (nous allions l’apprendre plus tard) que les festivités de Canada Day ont une importance symbolique réelle dans le canadian-state-of-mind.
Pourtant, au loin, il y avait du potentiel : un lac formait un large bras qui entourait l’isthme sur lequel on avait construit le domaine. Ce lac était connecté à un autre lac par une petite rivière, puis à un autre lac, etc., et l’ensemble permettait d’anticiper une certaine forme de rêverie champêtre. N’eût été des crisses de mouches à chevreuil (pique-moi pis décalisse viarge!), on aurait presque pu parler d’un environnement charmant propice aux lamartinages.
C’est au moment où je m’avançais vers ce semi-éden (mais sans personne assez à l’aise avec sa nudité pour défier Dieu), conduisant la voiture de ma belle-mère, que j’eus souvenance d’un adage cité par un ami, fan de feu Trank Spiroberg : « Quand c’est si beau si jeune, ça peut juste aller vers plus lette en vieillissant ».
Et en effet, un événement d’une grande laideur s’en allait survenir juste là-là.
Les bureaux de la réception étaient mal indiqués et nous dûmes nous stationner dans un endroit interdit aux civils et strictement réservé aux employés. Au feeling, il ne me semblait pas que le taux de criminalité soit très élevé à St-Émile (population : 126) et je me dis que le nombre de membres bedonnants et inefficaces de la SQ et le nombre de remorqueuses devaient être à l’avenant. Personnellement, j’allais rapidement découvrir que pas pentoute; collectivement, nous allions l’apprendre plus tard…
La jeune fille de la réception – une beauté lacustre de 21 ans avec des belles fesses et une attitude genre « c’est moi qui dit à Dieu de ramasser ses bas sales » – nous expliqua tout ce qu’il fallait savoir sur St-Émile-de-Suffolk (ça tenait sur le recto d’un feuillet noir et blanc) et nous informa sur les attractions du camp familial. Nous apprîmes ainsi que des dizaines de sports étaient physiquement à portée de main : kayak, pétanque, tennis, canot, badminton, volleyball, basketball, vélo, shuffleboard (!), natation, freese-bee, etc.
Elle en était à nous dire l’heure des repas (bordel, QUI soupe entre 17h30 et 18h30 à l’extérieur d’un centre hospitalier!??) quand nous vîmes passer le véhicule rouge dans lequel nous arrivâmes (et qui appartient toujours à ma belle-mère), rempli de tous nos bagages; le véhicule en question était curieusement monté sur une remorqueuse de fortune, genre de tracteur rouge-hémorroïde avec un treuil qui semblait s’en aller vers autre part dans un nuage de fumée bleue et nauséabonde.
N’écoutant que mon impolitesse, j’interrompis la fille lacustre et me précipitai dehors pour stopper la manœuvre. Mais trop tard ! Un gros con, parfaitement sûr de lui, s’en allait sans s’arrêter, même si je rattrapais son putain de tracteur en joggant ! Même en lui criant que mon insuline était dans la voiture, bien rangée en compagnie de mon défibrillateur, de ma seringue d’épinéphrine, de mes retro-viraux, de mes médicaments contre la pression, de mon ventolin, de ma pompe à dick et de mes boules chinoises, rien n’y fit et l’insensible continua son pout-pout de chemin.
Mothafucka…
Je revins vers la réception dans un état psychologique qui ressemble à celui dans lequel je me trouve quand je lis les commentaires donnés à ma vidéo sur FAS-rencontre.
La jeune fille lacustre, tentant probablement de dédramatiser la situation, projeta de nous rassurer en nous affirmant que « Bob est toujours comme ça avec les étrangers qui tentent de contourner les réglements… » Peu enclins à croire cette jeune plotte de campagne, et surtout peu enclins à rester dans nos suits de voyage (dans mon cas, un super one-piece en coton ouaté beige : conçu pour une femme sur le BS, mais assez fort pour un homme comme Zepoulpe !), nous nous informâmes du lieu pour trouver le Bob en question.
« Il reste pas loin, une couple de milles vers Namur, 6 ou 7 max. »
« Ok, mais comment on fait pour aller à Namur avec pas de char? »
« Hihohi! C’est vrai, on vient de vous le tower ! »
« C’est ça oui. »
« Le mieux, c’est de demander à Bob de vous emmener. »
« Bob, c’est pas celui qui vient de nous tower? »
« Ouain pis? »
« … »
« Il revient quand Bob qu’on y jase sérieux? »
« Dès qu’il aura démonté votre char. »
« Quand tu dis démonter, tu parles de le descendre par terre ou de le démonter pour vendre les pièces? »
« Euhhhh… »
« Laisse faire. »
… J’attendais moi-même la suite (que nous allions apprendre plus tard) …
« Combien d’artistes de performance ça prend pour changer une ampoule ? »
« Je ne sais pas, je suis partie après la cinquième heure. »
Dévoué pour la cause – pas de temps mort ni de repos
Réveil à six heures du mat. Rendez-vous à huit heures à la place E*G*. J’y arrive, traînant avec moi la fameuse valise du FAS débordante de livres et de fanzines. M’y attendaient Mjack, Bébé Astronaute et plusieurs exposants du RVPP. Vroum. Départ pour Québec dans un véhicule dirigé d’une main de maître par Mjack. Nous nous retrouvons, par une belle journée de printemps, dans le sous-sol humide de l’église où, cette année encore, a lieu le RVPP. Joseph, Coco Acto et Nicoloutre nous y rejoignent bientôt. Notre propagande est sauvage – notre victoire ne fait pas de doute. Plusieurs personnes, n’ayant souvent jamais entendu parler du FAS, achètent nos livres et nos fanzines.
Salutations aux frères qui tomberont au combat
Salutations, d’abord, à ce lecteur fidèle du FAS qui, par une nuit d’ivresse (peut-être pris d’un accès de moralité) a jeté sa collection de fanzines dans son bain. L’intégrale des fascicules du FAS a failli y passer, mais fut miraculeusement rescapée, le lendemain, à grands coups de séchoir. Notre lecteur, pris de regrets, a, cette année, pu acquérir les trois tomes des Annales du FAS. Nous l’invitons maintenant à se joindre à notre lutte pour un quotidien délirant. Il est comme Noé rescapé du déluge ; nous représentons les espèces emportées avec lui sur son arche. Saura-t-il nous mener jusqu’au Continent de plastique ?
Salutions, aussi, aux plusieurs personnes qui ont manifesté le désir d’écrire sur nos Annales. Notre site est un gouffre sans fond. Il faut savoir s’accrocher aux aspérités de ses parois (les catégories dans lesquelles nos textes sont classés, leurs thèmes récurrents, etc.) pour éviter d’y sombrer. Y plonger est risqué, mais nous savons, qu’à terme, nous vaincrons. Parcourez nos archives. Commentez les textes. Fondez une cellule du FAS. Passez à l’action dans le réel ou dans la fiction.
Les gars, lâchez pas vos études
J’ai lu dans un fanzine : « C’est ton deuxième post-doc ? Je vénère ton pénis ! Ton sperme est un nectar [dessin d’une jolie fille qui boit dans une tasse, un sourire espiègle aux lèvres]. J’aime aussi ton style vestimentaire. Défonce-moi. Yeah !!! » Ça s’appelle Séduction académique et c’est fait par des filles en art.
Vivre dans la fiction
Je sais, je sais, je suis, mais où suis-je ? Au RVPP, j’ai cru habiter les pages du Journal (fait de textes, d’images et de collages) de JD*, que j’ai lu ce printemps. Elle était assise, en chair et en os (je ne l’avais jamais vue que dessinée), à quelques mètres de nous, où elle vendait des livres et des objets d’art. Avec elle, il y avait BC*, que JD* dessine avec une tête de chat dans son Journal. Chaque fois que je le voyais, une tête féline en noir et blanc venait se superposer sur sa tête bien ronde et rose. Comme Bébé Astronaute le suggérait, il y a peu, peut-être vivons-nous, en réalité, dans les univers fictionnels de JD* ?
Un château fort espagnol gardé par des monstres préhistoriques
Retour tardif. Fourgonnette pleine d’exposants, dont le fameux J*, auteur du classique The Orgies of Abitibi. Humour. Tension. Odeurs. Autoroute 20. Arrêt au Madrid où nous découvrons, cachée derrière les murailles d’une forteresse, une turbine secrète qui transforme les excréments des dinosaures en engrais. Saurons-nous l’employer pour rendre fertiles les terres de polypropylène du Continent de plastique ? Plus loin, nous nous égarons dans le domaine privé du Club de St-Paul, une branche déviante du Club de Richmond. Ses membres y vivent nus au milieu d’un troupeau de cerfs qui, l’hiver, les réchauffent de leur haleine. Du lichen leur pousse sur la peau. Ils sont comme statufiés et, lorsqu’ils bougent, leurs articulations grincent. Shiiiiiiiiiiit. Je m’égare. Bah. Bof. Arrivée tardive à Montréal. Je dépose la valise du FAS chez moi. Moment de doute : j’ai vraiment dépensé autant d’énergie pour un truc qui s’appelle le Front d’action stupide ? Quelque part, j’aime ça. Est-ce l’impression de combattre le mal par le mal ? Trop de questions pour rien. Je repars : show (quatre bands) dans un appart. Plein de sales rockers qui écrasent leurs mégots sur un plancher en bois franc. D’autres qui s’écroulent, ivres, sur des piles de sacs de poubelle. Quelques activistes du FAS en tenue civile. Une fille avec un joli nez. Je tente de convaincre Al Hakim de la séduire (sans succès). Un quotidien délirant. À quoi bon dormir? FAS vaincra !
La matinée est fraîche, et le sommeil est bon.
on comprendraient que notre « Terre d’Émeraude » est le lieu où les esprits ou âmes s’incarnent pour tenter d’acquérir le plus de maturité possible, leurs permettant ainsi d’avoir la possibilité d’opter pour une région plus édénique avec leur famille, lors d’une prochaine incarnation.
Ce qui signifie que, selon le bilan de vie d’un(e) esprit ou âme lors d’un passage incarné(e) ici-bas, le choix de la région et des conditions dans lesquelles on aura à se réincarner peut être plus ou moins varié, justement en fonction de cette évaluation. Alors, les esprits ou âmes qui se sont mérités(es) de subir les affres infernales de lieux comme les régions visées par cette Association Québécoise des Organismes de Coopération Internationale ou A. Q. O. C. I., ce sont des esprits ou âmes qui ont agi pour se mériter de tels passages incarnés(es) infernaux pour expier les fautes commises antérieurement.
Donc, dans ces lieux d’enfer, on retrouvent des esprits ou âmes qui ne peuvent se réincarner avec les membres de leur famille, parce qu’ils / elles ont commis(es) de Graves Erreurs dans l’utilisation de leur « Libre-Arbitre », lors d’un ou de plusieurs passage(s) incarné(e) antérieur(s). Comme nous nous incarnons ICI-BAS pour acquérir de la Maturité dans le « libre-choix » d’actions, de pensées ou d’omissions de passer à l’action alors, les gens qui ont à subir ces désagréments doivent vivre de telles « punitions », avant d’espérer pouvoir retrouver les leurs, dans des lieux plus édéniques.
D’ailleurs, c’est une des raisons pour laquelle ces régions infernales ont peu d’ordre dans leur tentatives de se sortir de la misère car, ce sont des esprits ou âmes qui, pour la plupart, n’ont aucun lien filial donc, aucun passé commun qui permettrait de mettre sur pieds une Organisation quelconque de leur activités, pour espérer Évoluer dans leurs conditions vitales…
Alors, si on comprenaient cette Vérité Rédemptrice des esprits ou âmes vivants de telles conditions misérables, on comprendraient que c’est involutif de la part de Pays bien Structurés comme les Nôtres, de chercher à allouer des montants d’argent toujours plus importants, d’une année à l’autre, quand il est assuré que ÇA ne sert qu’à retarder l’Épreuve d’Expiation que ces bougres ont à transcender pour pouvoir retrouver la possibilité de s’incarner dans un lieu édenique avec les autres membres de leur filiation.
Les explications précédentes doivent être comprises pour que Nous puissions cesser de gaspiller notre argent dans ces gouffres sans fond alors, qu’il y a tant à faire Chez-Nous pour sortir une bonne partie de notre population de la misère dans la quelle elle est « engluée ». Souvenons-Nous toujours que: « Charité bien ordonnée, doit toujours commencer par SOI-MÊME ! »
Merci de votre Attention & c’est si simple pourtant…!
Votre Ami, SAGE, lui,
MAURICE MONETTE
Biologiste #939
Spécialité Écologie
Grande Rivière
(En réponse à l’invitation de l’AQOCI à faire pression sur Ottawa pour l’augmentation de l’aide au développement, et publié sur le site internet du Devoir).
J’ai fait un petit montage inspiré par les séries éliminatoires!
http://i402.photobucket.com/albums/pp109/mordicus23/HigginstueLucic.jpg
J’ai trouvé cette perle dans la délicieuse Gazette de la Gendarmerie Royale du Canada.
« Nous n’enquêtons pas seulement sur des crimes, nous faisons réellement partie de la collectivité »
-Le caporal Ben Sewell, Gazette de la GRC, Vol. 71, no. 1, 2009, p.11
Ach! Je me pose toujours les mêmes question lorsque je me retrouvre dans la région zéro-cinq : comment-ça La Tribune existe encore ? qui la lit ? Mais surtout, son charme provient-il des inepties qu’on y écrit ou des inepties qu’on y relate ? Beaucoup des deux sans doute. Voici donc la perle de la fin de semaine, pravda-style, en gros titre, entre guillemets et en page 2 svp !
« Notre eau est 100% parfaite »
-Michel Cyr, chef de division Gestion des eaux, ville de Sherbrooke.
«Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est-il? Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment en rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire?»
- G. Perec, l’infra-ordinaire.
Copié d’un courriel envoyé par Ensemble de chaise à jardin.
Ça faisait longtemps que je voulais vous cuisiner un bon gâteau Bb astronaute ! Alors voilà, je suis heureux de vous le présenter aujourd’hui car depuis que c’est la mode de cuisiner de bons gâteaux sur le FAS, je ne peux m’empêcher, les trois quarts du temps, d’avoir cette pensée joyeuse pour l’aphorisme qui sous-tend l’existence du Fas depuis ses touts débuts : «Pour des gâteaux délirants».

Je vous épargne l’horrible image de gâteau.
La question m’apparaît cruciale.
Je me suis réveillé la tête dans le cul. Affamé, j’ai mangé du cassoulet pour le p’tit dej en écoutant en boucle l’incroyable album «sur le bord de l’absolument fantastique» du Monde dans le feu. J’ai plus d’emploi depuis hier, mais, ce matin, la secrétaire de mon ancienne job m’a appelé parce qu’elle parvenait pas à utiliser Outlook. J’étais vraiment un employé indispensable. J’ai mal au coeur. Je m’invagine. Ai-je la tête dans le cul ou le cul dans la tête? Ravale ta saison. J’vas t’la crache dans face.
Hier, je discutais dans un bar avec Ben dit « le prolixe ». Ce qui est sympa avec Ben, c’est que, malgré son jeune âge, il a compris qu’il en mettait parfois un peu trop, mais ce qui est vraiment beau, c’est que c’est plus fort que lui. Que voulez-vous, Ben, c’est Ben. Bon, anyway, j’avais perdu la trace de la belle que je pistais alors je me suis dit que je pouvais bien écouter ce qu’il avait à me raconter, d’autant plus que le sujet c’était la mythologie grecque. En aparté, si jamais vous vous retrouvez à court de conversation en présence de ma personne, startez moi sur la mythologie. Je suis un fan. Ce qui est bien avec les mythes, c’est que toute est dans toute. Pis ça fait aussi de belles histoires à raconter aux enfants (ou aux adultes, vous voyez ce que je veux dire?)
La pomme de discorde
Vous avez tous entendu parler de la guerre de Troie, mais en connaissez-vous les causes? On dit qu’Éris, déesse de la discorde (évidemment, c’est une femme), envoya une pomme d’or aux dieux pour se venger, ses divins collègues ayant négligé de l’inviter à un mariage olympien. Sur le fruit maudit était simplement inscrit : « à la plus belle ». Vous imaginez un peu le scénario : Héra, Athéna et Aphrodite sortant de leur réserve divine et se querellant afin de s’approprier le précieux trésor. Comme rien n’y fait, elles se présentent (ça c’est Ben qui l’a inventé, je crois) devant nul autre que Zeus pour régler le litige, car, en plus de présider l’assemblée des dieux, il a la réputation d’être le plus sage des êtres. Zeus de répondre alors sagement : « No way! Allez régler vos affaires ailleurs. » Déboutées, elles se tournent alors vers un mortel, Pâris/Alexandre, réputé connaisseur en matière du beau sexe. Malgré leur divine beauté, chacune des filles décide par-devers elle de mettre toutes les chances de son bord. Alors qu’elles paradent à tour de rôle devant leur juge, elles en profitent pour susurrer furtivement des mots doux à l’oreille de notre naif de service. Héra s’approche de sa victime et lui tient à peu près ce langage : « Si tu me choisis, je ferais de toi le maître de l’Asie. » Passe ensuite Athéna qui offre plutôt de lui faire don de la sagesse divine en plus d’en faire le plus grand guerrier. Aphrodite s’avance à son tour pour lui couler ces paroles mielleuses dans l’oreille : « Choisis-moi et je mettrais la plus belle femme dans ton lit. » Pâris/Alexandre choisit finalement de donner la pomme damnée à Aphrodite et « the rest is history » comme on dit au sud de chez nous.
Les trois prétendants d’Aphrodite
Certains d’entre vous la connaissaient sans doute déjà cette fameuse histoire. Par contre, la mythologie semble silencieuse sur le cas du mariage d’Aphrodite et d’Héphaistos (bon je connais pas tout non plus). Ça m’a toujours un peu travaillé parce que, voyez-vous, en plus d’être difforme, c’est seulement le dieu des mines, des forges, du feu et des volcans (ce qui est à peu près l’équivalent du ministère des Pêches et des Ressources naturelles). Bref, c’est pas la gloire. C’est là qu’intervient le récit mythologique de Ben intitulé « les trois prétendants d’Aphrodite ».
Arrivée en âge de se marier, Aphrodite décide d’aller faire un tour à la taverne de Dyonisos pour se trouver un bon parti. Après tout, un paradis ne saurait être paradisiaque sans un débit de boisson digne de ce nom. Mais là, n’allez pas vous imaginer un endroit peu recommandable comme ceux que les fassiens et fassiennes ont l’habitude de fréquenter. Je crois plutôt qu’elle doit ressembler à un de ces clubs qu’on retrouve sur St-Laurent : vous savez ces bars où on voit des blondes platine sortir dehors en mini-jupe et talons aiguilles en pleine tempête de neige? Donc, à peine a-t-elle mis un pied dans le bar qu’elle est déjà abordée par Arès, dieu de la guerre. Arès est militaire, c’est donc un homme hardi : pas de niaisage avec lui parce qu’il sait ce qu’il veut et c’est avoir du fun. Après tout, il peut très bien y rester le lendemain au cours d’une bataille. Ça, ça fait que lorsqu’une occasion se présente, il la saisit immédiatement. Bon, vous êtes capables (j’en suis convaincu) d’imaginer un peu ce qui se dit entre ces deux-là. La déesse, jeune et inexpérimentée, fait bien sûr semblant d’être choquée parce qu’elle vient d’une bonne famille, mais au fond elle est émoustillée par l’impétuosité de son prétendant, et ce, même si ce n’est pas le plus sexy du bar. Il ne faudrait cependant pas sous-estimer Apollon, dieu du soleil et de la poésie (bon OK, c’est « théoriquement » son frère, mais passons) qui se terre dans un coin sombre. Lui, il a décidé de prendre tout son temps, après tout il chasse à l’arc. Alors pendant ce temps il pianote un peu, puis il joue de la lyre tout en feignant de ne pas être intéressé. En gros, il laisse faire Arès. Lorsque son rival s’absente pour vidanger le tonneau de bière d’ambroisie ingurgitée, il se pointe au bar et commande un verre à la fille. C’est là qu’il commence son attaque. Il lui glisse subtilement de petits mots divinement inspirés dans le creux de l’oreille alors que son haleine souffle doucement sur sa nuque. Au bout d’un moment, Aphrodite rit aux éclats et trouve que ce dernier, par sa grâce et son esprit dépasse de loin son rival qui lui apparaît dès lors par trop grossier. Les dés semblent être jetés. Alors qu’on en est rendu à conclure l’affaire, Héphaistos le « jobbeux», retardé par l’ouvrage et le gros doorman black (pourquoi d’ailleurs les doormans de bars chics sont pratiquement toujours noirs?) arrive tant bien que mal (il claudique) jusqu’au comptoir. Il est sale, couvert de haillons, il pue : tous s’esclaffent donc en voyant sa dégaine. Arrivé près d’Aphrodite, il lui déclare malgré tout sa flamme en bégayant. Et juste au moment où elle s’apprête à l’éconduire outrageusement, il sort de ses poches le plus beau des colliers de diamants (disons « l’Idée » du collier de diamants). Les pierres sont tellement pures qu’à chaque mouvement, le peu de lumière présente est réfléchie partout dans le bar comme une pluie d’étoiles filantes, et ce, jusque dans les yeux de la belle Aphrodite : « Diamonds are girl’s best friend. » Enfin, tout ça ne change rien au fait qu’Aphrodite aura par la suite des tas d’aventures avec pas mal tous les dieux, y compris Arès. J’ai trouvé son histoire tellement édifiant que je suis reparti chez moi immédiatement après pour aller m’endormir seul… dans les bras de Morphée.
Philippe Sollers : La question est évidemment stupide, puisqu’on ne peut pas dire qu’un écrivain soit de droite ou de gauche. C’est un bon ou un mauvais écrivain.
Vouloir des enfants, c’est vouloir se venger de son passé. C’est pour la femme faire don à sa propre mère de sa haine et pour l’homme rivaliser avec son père ou avec Dieu dans le fantasme imbécile d’une postérité. Et c’est pour chaque couple un remède au désespoir. Quand la vie a trompé nos attentes, quand on a renoncé à se créer soi-même, quand on present que tout est foutu, alors, plutôt que de se rendre à la morgue, on convie sa famille et ses proches dans un lieu plus sinistre encore, parce que plus kitch : la maternité.
Sur les basses besognes de l’humanité, le secret doit régner. Le nihilisme commence là où cesse la volonté de se tromper soi-même. Mais sans cette volonté, nous n’aurions ni l’ivresse ni l’art ni l’amour. Alons faisons « comme si »… et que la fête commence! De sa magnificience dépendent l’entendue de nos naufrages et l’éclat de notre lucidité. Et peut-être serons-nous assez forts un jour pour aimer nos minuits commes nous aimons l’aurore!
-Rolland Jaccard
5. The trouble with jogging is that the ice falls out of your glass. (suite…)
Wow. Ces gars-là trippent vraiment avec leur gâteau en forme de dragon.
J’ai su grâce à la magie des outils de marketing réseautage social qu’un ancien collègue de travail avait reçu pour nowel des condoms à l’effigie de Sarah Palin. Devinez ce qu’ils ont écrit sur l’emballage ?
D’aucuns nieront l’origine démoniaque de l’inquiétante créature qu’est la femme. Les trois grandes monothéïstes nous l’ont d’ailleurs rappellé plus souvent qu’à leur tour.
Mais voilà qu’on s’attarde à le prouver mathématiquement. Force est de constater que la preuve est écrasante.
Je fais bien de rester chez moi. Qui sait ce qui pourrait arriver si je croise ma voisine. Ses yeux bleus, sous leur candeur apparente, cachent un noir dessein. J’en suis maintenant persuadé.
You taught us the difference between perogie and proroguing (…)
-Josh Freed, la Gazette , january 3rd 2009 (suite…)
Au téléjournal ce soir : chienne de vie
Radio-Can annonçait hier soir en manchette que la vie était une chienne. En mortaise, on voyait bien qu’il s’agissait d’un chacal. J’ai l’impression qu’on me ment. Déçus vous aussi de la qualité et/ou du traitement des informations internationales de notre télé/radio d’état et des autres médias nationaux ? C’est qu’il faut se renseigner ailleurs. Oscillant entre déprimant et insignifiant, le flot médiatique québécois est certain, à terme, de nous rendre tous fous. La main invisible s’est coupé un doigt ou deux: on veut pas le savoir… on veut le voir!
Se renseigner soi-même, c’est complexe. C’est pourquoi on a besoin de journalistes pour ajouter des marqueurs de relations aux communiqués de presse ou aux dépêches des grandes agences et pouvoir chiâler que ça sait même pas écrire. Si on allait tous chercher de l’information crédible en ligne, le métier de journaliste disparaîtrait et on aurait plus personne à qui envoyer nos communiqués de presse. Ce serait aussi la fin des mots-croisés dans le métro; la galle quoi.
La presse lusophone montréalaise
L’antidote pour cesser d’avoir l’impression de vivre la pire époque (à crédit en plus) sans faire le scab médiatique, c’est la presse lusophone montréalaise. La langue portugaise sait apporter une dose de sensualité et d’amour aux sujets les plus glacials :
A medida foi anunciada pela ANMP e visa minimizar os efeitos da crise financeira. Apesar de o presidente da instituuiçao, Fernado Ruas, garantir que a quebra de receitas nao impedirà os municipios de « continuar a assegurar as suas competências », a decisao nao satisfaz todos os autarcas.
-A Voz de Portugal, segunda-feira 29 de Dezembro de 2008
Ah. Ce rythme, ces accents : grave! J’ai presque envie d’inviter la crise financière à souper. Même l’évocation des élections de Jean Charest, en janvier dernier, a un petit quelque chose de kinky dans les mots de la presse lusophone:
Jean Charest propunha passar os meses seguintes a trabalhar « em coabitaçao » com os partidos de oposiçao para relançar a economia do Quebeque, o que pasaria, segundo el, pela adopçao do orçamento de Março de 2008.
-Idem
Mmm mmm mmm. J’hésite soudainement entre prendre ma carte du parti libéral et FAS-rencontres. Moi qui croyait qu’Herby Stup était le seul journaliste moustachu à parler des vraies affaires. La preuve la semaine prochaine : « DOSSIER-CHOC : QUAND PLAYBOY IRRITE L’ÉGLISE MEXICAINE, LE FRONT D’ACTION STUPIDE SE GRATTE ».
L’autre jour je suis allée chez Fichtre! pour trouver un cadeau à Mjack. En plus de Noël, c’était sa fête aussi le 27 alors je devais me forcer un peu, surtout que lui me fait toujours des super beaux cadeaux. J’ai choisi une bédé de J*D*, son auteure de bandes dessinées préférée. C’est assez volumineux, comme livre, mais je n’ai pas pu m’empêcher de le lire au complet avant de l’emballer. C’est le journal de son année 2003. C’est drôle, parce qu’elle parle souvent de Graff, l’atelier où je travaille depuis quelques années. En fait, quand je dis travaille, je parle de mes projets d’art, mais je travaille aussi dans le bureau depuis l’automne, comme employée, ce qui me permet de grappiller par-ci par-là quelques rumeurs sur l’histoire du lieu.
Je me souviens, une des premières fois que j’y suis allée, j’ai rencontré J*D* et j’étais vraiment impressionnée, mais je ne me souviens pas ce que je lui a dit ou même si je lui ai parlé. Elle a vraiment pas l’air trash qu’on imagine, en fait elle a l’air d’une personne normale. En tous cas, je ne l’ai jamais revue. Elle a arrêté d’aller à Graff pas très longtemps après, je crois. Moi, j’étais partie sur une balloune et je ne suis pas retournée pour environ six mois, alors je ne peux pas dire, vraiment, ce qui s’est passé. Dans la bédé, J*D* parle souvent de D*, à qui j’avais parlé aussi une fois à Graff et que vous avez sûrement déjà vue en spectacle avec les G*L*. Je lui avais dit que je lisais ses bédés quand j’étais ado à S**. Je pense qu’elle était rendue assez loin de Z*Z*, son alter ego, et ça a eu l’air de la gêner. En tous cas, elle non plus elle ne vient plus aux ateliers, ni J*, que j’ai vue un peu plus souvent, et que Mjack connait à cause de E*. Elles ont on atelier ensemble maintenant, à ce qu’il parait (J*D*, D* et J*). J*D* parle aussi de M*E*, avec qui j’ai suivi un cours à l’université. Je crois bien que c’est elle, parce que la chronologie concorde et le dessin est assez ressemblant. C’est drôle, parce qu’en classant les copies d’atelier à Graff, l’autre jour, je suis tombée sur le livre qu’elle ont fait ensemble à M** (J*D* en parle dans son journal) et c’est vrai qu’il n’est pas super beau. J’ai vu aussi toutes sortes d’autres objets que j’aime bien, que J*D* a fabriqués durant cette année-là et dont elle parle dans son journal. Elle parle aussi quelques fois, sans les nommer, de L* et C*, avec qui je travaille. C’est fou, je n’avais jamais remarqué que L* portait des lunettes. Et le stratagème pour camoufler C* (un autre) en le dessinant en ours, pfff, même si je ne l’ai vu que quelques fois (à
Expozine), je peux dire qu’il a vraiment une tête d’ours.
Quand je suis déménagée à Montréal, la première fois, je trippais parce que je voyais le nom des rues, des parcs, des bars que j’avais lu dans des livres ou entendus dans des chansons. Pareil quand je suis allée en France. Mais là, c’est autre chose. De lire dans un livre acheté au magasin, pas dans un fanzine broché ni un blogue, des descriptions de lieux que je connais comme ma poche, de reconnaître en dessin des personnes que j’ai déjà vues, mais que je ne connais pas, c’est vraiment bizarre. C’est comme si mon propre monde devenait un monde de fiction.
«Le blogue est une invention merveilleuse qui permet aux fainéants fatigués de s’inventer une vie palpitante essentiellement dans le but de faire rire leurs amis.»
- Antoine Peuchmaurd
Une photo d’activistes du FAS en action volée sur le site du dernier kilomètre.
«Bonjour, nous sommes le Front d’action stupide.
Nous militons pour un quotidien délirant.
Et nous vaincrons. »
- Un activiste du FAS
Cette fille préfère les rats à Jesus:
Théo-limites : Chroniques de théologie contextuelles post-punk
Personnellement, je préfère finir quatrième en luge aux jeux du commonwealth que de me faire dire : je t’aime en deuxième, tout juste derrière tous les rats de la terre. Mais je crois savoir Jésus assez magnanime…
Damned, la catégorie qui traitait de bestioles et autres vermines a disparu. C’est le N.-A. et le N.-D. qui la remplace, c’est ca ?
« Moi, Julius Puech, qui suis-je à présent?
Eh bien, je suis la tête pensante et le nerf de la guerre de la F.A.S. Je règne, dérisoire et dangeureux, sur dix individus de sexe mâle, pareillement haineux et suicidaires. Animés par la grande intelligence de ceux qui roulent au bord du ravin gris de la mort éventuelle, nous philosophons avec la gloire éphémère, en accord avec le monde qui nous entoure.
Là, dans le magirus, comme la route est droite, silencieux dans ma tête, je vais essayer de me souvenir. Ces Hégéleux de merde, ils souffriront encore plus si j’essaie de me rappeler pourquoi nous leur cavalons après, sur cette poussière, sur ce goudron mou qui longe les champs d’épandage.
autour de nous, flotte l’odeur de la péniciline et du straphylocoque en rut. »
Jean-Bernard Pouy dans Spinoza encule Hegel
Vous savez déjà que je suis obsédée par les fautes d’orthographes, de conjugaison, de grammaire et les structures de phrases boiteuses. Vous ne savez peut-être pas pourtant que Mysterious et moi avons terminé il y a un peu plus d’une semaine la double révision des trois tomes des Annales du FAS, soit environ 450 pages non sans douleur ni émotion. C’est peut-être pas parfait parfait mais ça suffit comme ça.
Une des choses les plus amusantes lorsqu’on se lance dans la correction d’un tel ouvrage est de découvrir les tics d’écriture des auteurs : il va sans dire que l’intrication d’incises et de parenthèses sont propres à Al Hakim ; que l’utilisation de l’astérisque, sans être exclusive à Mjack, réfère automatiquement à son style ; que Rhaa aime écrire les mots anglais avec un orthographe francisé ; que Robodrigue aime inventer des néologismes pour décrire son monde futuriste et qu’Amygdale utilise sans cesse des mots allemands. Mais il y a une chose que je n’aurais jamais remarquée sans me taper la lecture d’autant d’articles les uns à la suite des autres : c’est l’étonnante propension de Zepoulpe à utiliser la locution « à la manière de … ».
À un certain point, je suis devenue tellement stupéfaite devant les trésors d’imagination qu’il a dû déployer pour dénicher de telles comparaisons que je n’ai pas pu m’empêcher de les prendre en note. Hors contexte, certaines d’entre elles me semblaient si incongrues qu’elles m’ont inspiré un petit jeu.
J’ai donc décidé de vous mettre au défi d’improviser un article, à la manière de Zepoulpe, en utilisant l’une ou l’autre, ou plusieurs de ses perles :
« … à la manière mandarine… »
« … à la manière d’un truisme… »
« … à la manière de canards obéissants… »
« … à la manière d’un ouragan sur les côtes de l’Alabama… »
« … à la manière d’un quintette de tubas débutant dans le répertoire classique… »
« … à la manière de contractions masculines qui provoquent force grimaces et rictus embarrassés… »
« … à la manière d’un horrible choeur grec (ayant mangé de la tzatziki jaunâtre)… »
et le dernier, et non pas le moindre :
« … à la manière de ces protoplasmes qui ne se nourrissent pas, mais qui absorbent littéralement l’objet de leur convoitise… »
Cette fois c’est confirmé, Adolf Hitler était mono-testiculaire. C’est ce que reporte le journal anglais The sun. Le leader nazi aurait perdu un testicule pendant la Bataille de la Somme de 1916, selon un document retranscrivant une conversation datant de 23 ans auparavant entre un médecin allemand, Johan Jambor, et son prêtre Franciszek Paawlar. http://expresse.excite.fr/news/2766/-Hitler-etait-monotesticulaire-