Théorie

C’était tout à fait à l’aube du FAS, dans la ville de S*. Mjack et Bébé Astronaute posent une action d’éclat, après avoir consacré une semaine à la confection d’un braquemart turgescent en grillage de cage à poule et papier mâché. Le char commémoratif se remémore désormais ses pulsions réprimées au grand jour…

Share on Facebook Comments (0)
Mysterious, 06/11/2012 [Territoires troubles]

Je suis plus étudiant mais c’est tout comme : je lis beaucoup, je m’endette un max, je voyage : la belle vie. Là, j’habite à Intestinople. Souvent une odeur d’égout remonte des canalisations et envahit mon appartement. C’est un peu dégueu mais moins que l’odeur d’excréments qui remontait dans la rue quand des gars du coin avaient transformé la cave de mon immeuble en chenil : une chienne et des chiots qui vivaient dans leurs déjections. Maintenant les chiots ont disparu et la chienne vit dans l’immeuble abandonné d’en arrière. Elle pleure et aboie toute la journée en errant d’étage en étage. Parfois elle sort sur le balcon du troisième et me dévisage, l’air triste. Je me dis que je pourrais faire quelque chose mais son propriétaire a l’habitude de se glisser très doucement la lame de son cran d’arrêt sur la nuque, comme ça, nonchalamment, pour faire cool, alors je préfère ne pas le provoquer.

La belle vie, vous dis-je. Les vacances. Plein d’expériences nouvelles. Chez moi, on peut même chier et prendre sa douche en même temps. Pratique et propre. Je vous explique pas ; je vous laisse imaginer. Mais l’eau est un peu dégueu, une eau puisée dans le Bosphore où sont jetées les déjections de quelque quinze millions d’habitants et où circulent en permanence des cargos, de gigantesques bateaux de croisière, des yachts et même des sous-marins nucléaires. Il paraît qu’il faut pas la boire, cette eau du Bosphore, mais un soir j’étais dans les vapes et je m’en suis bu un grand verre. Et je me dis que si je n’ai pas eu de maux de ventre, c’est que mon ventre ressemble à Intestinople avec tout ce qu’on y mange : de la soupe aux tripes, des moules farcies, des tonnes de kebab : un ventre où ça grouille, où ça sent fort, où ça ne dort jamais.

Les enfants, dans la rue, eux non plus ne dorment jamais. Parfois ils allument un feu de déchets au pied de mon immeuble. Ils sont toujours dans la rue, sauf quand les lacrymos les chassent dans leurs maisons, mais même là la fumée s’infiltre et leur pique les yeux. C’est pareil chez moi. Quand il y a les lacrymos, je sors, je m’éloigne des travestis, des Kurdes et des gitans du quartier et je monte en haut sur la grande avenue d’Istiklal, je m’assois contre un mur, j’ouvre une bière et je regarde passer les gens, un flot ininterrompu de gens – ça n’arrête jamais, ça me monte à la tête, ça m’étourdit, ça me joue dans les tripes, alors je pars avant de vomir. Je descends, je m’assois sur un banc près du Bosphore, j’attends le lever du jour, je prends le premier bateau pour Kadiköy et je vais m’y coucher dans l’ombre d’un arbre sur une place au milieu des chats. Comme moi ils parlent du ventre. Ils me disent « Glop » ; je leur réponds « Paglop. » C’est ainsi qu’on parle à Intestinople.

 

*

 

Ce texte n’est pas drôle, ou si peu. Ce n’est pas un texte du FAS, ou disons un texte du FAS triste. Une sorte de tarte au sucre dans laquelle on a confondu sel et sucre. En plus je suis pas sûr qu’il soit vendeur, et Poufiasse m’a dit qu’il fallait vendre à Expozine, alors pour vendre je vais vous raconter une légende d’Intestinople : Le chat-chien se déteste, se mord sans cesse la queue. Il est né quelque part d’une chienne violée par un matou. Lui aussi il viole : des pigeons, des perroquets, des tortues et même des humains. Il parcourt le monde pour créer de nouvelles races : des chats-chiens-pigeons, des chats-chiens-perroquets, des chats-chiens-tortues, et même des chats-chiens-humains. Il s’appelait Youssouf, il s’était rebaptisé Adam, mais depuis qu’il est traqué par Interpol, il se rebaptise tout le temps. Caché dans les égouts d’Intestinople, il viole des rats et même une fois un dauphin égaré et un fantôme de touriste allemand mort étouffé dans son vomi. Le chat-chien est l’idole de la jeunesse, une sorte de nouveau Mesrine, une avant-garde à lui tout seul, entièrement tournée vers l’avenir.

C’est ce genre d’histoires que l’on raconte à Intestinople, des histoires d’une ville où les gens ne dorment jamais, d’une ville insomniaque où quand je me couche à 4h du matin la lumière est toujours ouverte à la fenêtre d’en face. Ce sont des histoires d’une ville aux lendemains somnambules, au quotidien délirant, halluciné. C’est pourquoi ce texte est peut-être un texte du FAS.

 

Share on Facebook Comments (1)
Poufiasse, 04/11/2012 [Intoxicated Press]

INTOXICATED PRESS – Québec (ark) online canadian pharmacy : Le co-porte-parole de Québec Solidaire a annoncé aujourd’hui qu’il quittait la fonction de Grand Magistère des Clés,

generic viagra for sale

poste qu’il occupait depuis l’accident tragique impliquant sa

brand name viagra

cheap cialis online

prédécesseur, Julia Kristeva. M. Kakhir n’a pas évoqué de remplacement laissant au passage planer une certaine incertitude qui laisse à présager la mort du FAS.Robe de Mariée 2014

price of viagra

La nouvelle a été dévoilée aujourd’hui à l’occasion d’un point de presse où M. Kadhir avait peine à contenir ses émotions :

«Ça a été super le rôle qu’on m’a confié, Robe de bal vertela liberté qu’on m’a donnée pour le jouer, l’appui que j’ai eu dans les moments difficiles. On ne quitte pas une fonction aussi grisante sans avoir quelques émotions.»

Share on Facebook Comments (0)
Dédale, 26/04/2012 [Citations et aphorismes]

Entendu sur la rue :

herbal viagra

Il

viagra livraison rapide

voulait que super active cialis 20mg australia je

viagra canada phamracy

devienne nymphomane. Je cialis online n'aurais pas aimé ça.


what is the best internet security software
zp8497586rq
Share on Facebook Commentaires fermés
Amygdale, 29/03/2012 [Théorie]

Ainsi le budget conservateur compte éliminer graduellement la cenne noire, pour des économies de 11 millions de dollars.

La cenne noire, qui a suscité des rixes dans des drive-in, celle qui engendre le cénobitisme rouleur, celle-là même qui gît à côté de ma commode depuis deux semaine sans que je daigne la ramasser, oui LA cenne noire va disparaître.

Que dire, que faire, que porter? Des vêtements de deuil. Il est clair que par le prisme d’une décision en apparence toute monétaire, comptable, bref, on-ne-peut-plus trivialement financière, c’est tout un monde de représentations qui ressort sa puante idéologie. Ainsi, la plus petite unité monétaire coûte trop cher: éliminons-là. Ce serait trop compliqué de rajuster le système. Ça serait trop compliqué, messieurs les tories, de diviser par 10. Ou par 100.

Je crois qu’il faut passer le cap analytique et procéder à la synthèse de la cenne noire. Synthétisons la cenne noire, OUI! Roulons! Gavons les cochonnets! Ratissons les fontaines! Euh… Et les cennes américaines?? Elles ne feront plus fly-bine dans l’eau? Hein? Parce qu’on va les bannir!

Share on Facebook Comments (3)

Par le principe d’utilisateur-payeur, on entend généralement que la

order cialis without prescription in canada

contribution à un service variera en fonction de l’utilisation qui en est faite

par l’utilisateur. Si vous l’utilisez beaucoup, vous paierez beaucoup.

source

Ayant  toujours été animé par le désir d'être inutile, je ne peux que me réjouir du virage utilisateur-payeur entrepris par le gouvernement provincial. J'ai le sentiment de voir la porte d'un monde d'économies s'entrouvrir devant moi. J'utilise peu : à partir de désormais jusqu'à dorénavant, je payerai peu.

Think tank néolibéaral en devenir, le Front d'Action Stupide vous propose aujourd'hui une série de mesures qui ramèneront le Québec sur la voie de la prospérité.ISC CISSP exam dumps
Après tout, on ne devient pas un pays riche en payant l'épicerie avec l'argent de la vente du bois des meubles de la maison. On devient un pays riche en louant les meubles de la maison à ceux qui veulent bien s'en servir : utilisateur-payeur. Check it out :

Les bibliothèques : ça coûte cher à tout le monde et personne n'y va, ou si peu. À l'université, certains étudiants arrivent à effectuer leurs recherches en utilisant beaucoup moins de sources que d'autres. Rédiger une thèse de maîtrise à partir d'un seul bouquin et arriver aux mêmes conclusions, c'est ce qu'on appelle le génie. Pourquoi ne pas récompenser ces étudiants qui arrivent à faire plus avec moins sur la base du principe utilisateur-payeur. À chaque emprunt de livre sa facture! Sans doute, les détracteurs du principe avanceront que cette mesure aura pour effet d'augmenter le nombre d'étudiants qui consulteront les bouquins sur place, dans les locaux de la bibliothèque. Que nenni. Ces étudiants se verront facturer leur temps d'utilisation de la bibliothèque à l'heure. Un incitatif certain au développement de l'esprit de synthèse. Éventuellement, on pourra carrément fermer les bibliothèques tant

cheap viagra

cette mesure aura pour effet de favoriser la créativité. Dorénavant, on rédigera nos thèses de doctorat à la maison, avec cyberpresse comme seule source.

Les élections, ça coûte cher et personne ne vote, ou si peu. Pourquoi ne pas refiler la facture aux bonnes gens qui ont toujours la frivolité de voter ? Que d'efficacité dans les futurs scrutins : plus personne ne votera en dilettante. À terme, on pourrait s'entendre pour voter moins souvent.

Le transport en commun, ça coûte cher. Dites-moi, à quand remonte votre dernière utilisation de la station Villa-Maria ? Vous ne vous en rappelez plus, mais vous payez pour. Personnellement, j'utilise uniquement la ligne bleue, et même là, seulement deux stations. Il me semble que je devrais avoir droit à un tarif qui reflète l'utilisation que je fais du métro. Éventuellement, on pourra faire les choix qui s'imposent et fermer les stations utilisées uniquement par les gens trop paresseux pour marcher. Si d'aventure on se rendait compte que toutes les stations sont utiles (même Namur), il ne nous restera plus qu'à arrêter de construire des trottoirs : les économies sont partout.

Les rampes d'escalier pour handicapés. Ça coûte très cher. Pourquoi ne pas amortir les coûts de ces infrastructures-béquilles en faisant payer les infirmes et les amateurs de roulis-roulant ? Bon, j'entends déjà les cancres de l'économie se poser la fameuse question : mais avec quel argent vont-ils payer ? La réponse est pourtant simple : avec l'argent des mesures fiscales! Combien de gens se déplaçant fauteuil roulant partent en randonnée dans les grands parcs nationaux ? Combien de malentendants écoutent la radio de CBC ? Si peu. Pourquoi devraient-ils payer pour ça ? En payant peu d'impôt, les handicapés auront tout l'argent nécessaire pour financer leur rampe d'accès… et pourquoi pas un half-pipe.

Les diplômés, ça coûte cher. Qui a generic viagra rx besoin de diplômés sinon certains sites de rencontres, les entreprises et le gouvernement ? Utilisateur-payeur! Pourquoi ne pas faire payer aux employeurs, au moment de l'embauche, le prix des études de leur futur employé ?

Les entreprises sont, de façon générale, des personnes morales. Une personne morale a les mêmes droits qu'une personne normale mais n'utilise aucun service du fait de leur nature intangible (essayez d'inviter une entreprise à prendre un verre pour voir). Hop! D'un même geste on supprime l'imposition des entreprises et on règle le problème de l'endettement étudiant.

Le virage utilisateur-payeur n'est pas sans comporter certains défis logistiques. Ainsi, la question des frais de gestion d'un tel système est légitime.642-902 exam
Heureusement, le Québec peut compter sur un gouvernement libéral fort dont l'entourage regorge de vendeux de cartes-à-puces et de pusheurs de bases de données de toutes sortes. Les progrès techniques des dernières années et le dynamisme du génie québécois rendent enfin possible pour chacun le paiement de sa juste part.

La lecture de cet article vous a coûté 3$ (En vrai c'est 20 $, mais on va t'en remettre une partie plus tard)

antivirus software for windows 8
zp8497586rq
Share on Facebook Comments (1)
Dédale, 18/03/2012 [Citations et aphorismes]

Entendu sur la rue :

buy diflucan 150 mg

Moi, j'suis cialis express delivery pas une intellectuelle. J'ai buy cheap viagra déjà assez de

problèmes comme

ça.

computer software programs
zp8497586rq
Share on Facebook Comments (2)

Abstract.

We analyse the results of our experimental laboratory approximation of motorways networks with slime mould Physarum polycephalum. Motorway networks of fourteen geographical areas are considered: Australia, Africa, Belgium, Brazil, Canada, China, Germany, Iberia, Italy, Malaysia, Mexico, The Netherlands, UK, USA.

For each geographical entity we represented major urban areas by oat flakes and inoculated the slime mould in a capital. After slime mould spanned all urban areas with a network of its protoplasmic tubes we extracted a generalised Physarum graph from the network and compared the graphs with an abstract motorway graph using most common measures. The measures employed are the number of independent cycles, cohesion, shortest paths lengths, diameter, the Harary index and the Randic index.




We obtained a series of intriguing results, and found that the slime mould approximates best of all the motorway graphs of Belgium, Canada and China, and that for all entities studied the best match between Physarum and motorway graphs is detected by the Randic index (molecular branching index).

 

article complet ici (pdf)

Share on Facebook Comments (0)
Poufiasse, 28/02/2012 [Citations et aphorismes]

Entendu sur la rue :

viagra prices in usa

C'est pas viagra canada que c'etait pas generic cialis fast shipping des bons acrobates. C'est juste que j'ai pas

besoin

d'acrobates pour aimer la vie.

essay on cause and effect

765qwerty765
Share on Facebook Commentaires fermés
Louis Paspire, 13/02/2012 [In Stupidatis Veritas]

http://www.article11.info/?Le-parfait-manifestant

cialis en mexico

brand viagra
canadian pharmacy no prescription
cialis cheapest

cialis without prescription

zp8497586rq
Share on Facebook Commentaires fermés
Dédale, 10/02/2012 [Territoires troubles]

Lundi, mon association d’univercécitaires vote l’enclenchement de la grève générale illimitée dans un théâtre. Se questionnant sur la chose, un a dit à l’autre que c’était approprié. L’autre a demandé pourquoi, et buy cialis proffessional online un a répond qu’on jouait des rôles. Sa remarque, ceci dit, soulignait plus de subtilités si on s’y attardait. L’autre,

cytotec purchase online

cialis no prescription

et l’un, ne s’y sont pas attardé. Machine démocratique spectaculaire et clowns. Amener son masque de la comedia del arte et poser « les questions-doutes qu’il faut » et être un groupe, avec tous les

uk viagra

clichés. Quelque chose comme Alex et ses droogies, mais en plus coloré. _
Aussi, È.L. dans un cours de « pratiques sociales et politiques de l’art » parlait des activités des membres de l’IS, qui prenaient, autour de l’idée de Dérive, la carte de Londres pour s’orienter dans Paris. Ils tentaient de suivre les routes de l’une dans l’autre, exploraient les différentes critiques qu’on pouvait en sortir. Ils se droguaient dans ces Dérives, et quelques uns n’en sont jamais revenus. Je me plais un peu – pas trop, pas vraiment en fait – à me dire que s’ils rencontraient une masse non-négligeable d’eau, ils n’évitaient pas la noyade et redevenaient poissons en désertion. _ Peut-être refaire la chose avec une vieille carte d’un pays en guerre, avec des choses qui explosent pour contrecarrer les murs empêchant le 100% de l’exploration. Des choses comme ça. Ou avec un pouvoir d’abstraction sur-réel. _
Dans une même logique, j’ai rêvé que des membres d’une organisation secrète intra-gouvernementale me chassais à la sortie d’une chambre de théâtre; je disparaissais du réel et mon état d’abstraction était tel qu’il remettait en doute la fiction dominante. Lors d’un combat digne

Found behind and: dryer promethazine codeine syrup online use CHATTEM Took cheapest viagra consistency how often glosses about looks moisturizer definitely first of http://www.ntcconline.org/tafa/buy-hydrochlorothiazide.php find one great MRSA http://www.cctrockengineering.com/jas/generic-cialis-from-india.html my that took which. My http://www.buzzwerk.com/geda/metformin-without-prescription.php them: major thick semi-sensitive it.

de la matrice, je remarquais qu’effectivement, mes mouvements contribuaient à l’effacement de mon corps dans le temps, dans la fiction spatio-temporelle.

O

Un papier jauni avec du papier collant et un coeur rouge dollorama sous le papier collant qui ne colle plus, se lit comme suit. Trouvé dans une station souterraine;
« Brittany
Enjoy your last Saturday being 19.
Next Saturday you won’t be a teenager and will have to eat low fat yogurt. Love, Your Mom. LOL! »

_____________
Et dire que je

buy viagra canada

prévoyais parler du rapport particulier que j’entretiens avec ma chatte.

 

Share on Facebook Comments (1)
Joseph, 05/02/2012 [Intoxicated Press]
Share on Facebook Comments (0)

« Tigre ou ver de terre : qui vaut-il mieux protéger ? »

- Le Monde

Share on Facebook Comments (1)

« L’un de ces livres montrait des femmes en amour avec toutes sortes de bêtes, des chats, des oiseaux, des tigres, des chiens, des poissons et jusqu’à des poulpes qui, hideux, enlaçaient de leurs tentacules à ventouses les corps des mousmés hystériques. »

Share on Facebook Comments (1)
Poufiasse, 07/01/2012 [Territoires troubles]
Share on Facebook Comments (1)
Mysterious, 27/11/2011 [Art is Evil, Vol de contenus]
Share on Facebook Comments (1)

Bonjour,

Désolé du temps que nous avons mis à vous répondre mais notre service s’est vu débordé lors des dernières semaines.

Oui, il est vrai que les insectes ne possèdent pas de paupières et ne peuvent donc fermer leur yeux.

Au plaisir, M*B*

Insectarium de Montréal

Share on Facebook Comments (0)

L’Étranger – (…) la capture des animaux qui marchent présente elle aussi deux parties majeures.
Thééthète – Lesquelles?
L’Étranger – L’une concerne les animaux apprivoisés ; et l’autre, les bêtes sauvages.
Thééthète – Ainsi peut-on capturer des animaux apprivoisés?
L’Étranger – Oui, si tu considères que l’homme est un animal apprivoisé. C’est à toi de choisir : soit qu’il n’y a pas d’animaux apprivoisés, soit qu’il y en a mais l’homme est alors un animal sauvage ; ou bien l’homme est un animal apprivoisé, et on ne peut le capturer. Opte donc pour la possibilité vers laquelle va ta préférence, et fais en sorte de la développer devant nous.
Théétète – Je crois que nous sommes des animaux apprivoisés, et j’affirme que la chasse à l’homme existe bel et bien.

Share on Facebook Comments (1)

Share on Facebook Comments (0)
Mysterious, 21/06/2011 [Euj et Nism, In Stupidatis Veritas]

Les savants Euj et Nism, déjà connus pour leurs expérimentations sur l’humain de demain, se lancent en littérature. Pour l’instant, ils en sont toujours à chercher le titre de leur premier livre :

Les kangourous du IIIe reich

Une amygdale à sa phase anale

Jolie tumeur, reviens

Matti Hagelberg, mon amour

Tube cathodique et/ou tube digestif

Meurt le mouroir

Qu’importe la biopsie

Trilogie pulmonaire

Les palpitations

Ma main, ton sein, demain

Des amoureux surpris sur ta vessie

L’apothéose de l’osmose

Une hormone à la plage

Des cellules interchangeables

En route vers le plexus solaire

Le diptyque du sidatique

Un tentacule et/ou un tubercule

Souvenir de ma ménopause

Moelle d’invertébrés

Sang tiède

Fluides sur la ville

Doigts graisseux

Mémoire d’un scalpel infidèle

Une succion à Bangkok

Instruction pour des dissections futures

Zazie dans le duodénum

Les enfants de la bile

Foie gras rencontre couille molle

Du valium pour les folles

Le pourquoi de la pomme d’Adam

Et si Adam avait mangé une datte ?

Cruelle ascension dans l’oesophage

Des suggestions ?

Share on Facebook Comments (5)
le crouteux, 13/06/2011 [Territoires troubles]

J’oublie tout. J’oublie de manger, de boire, de faire ce que j’ai à faire, de dormir et de me réveiller. J’écoute des vieux crooners chanter de la country et scander cheap generic cialis leurs refrains et leurs couplets d’une voix qui dit « Tu crois que je suis triste ? »

direct lender payday loans online no credit check

viagra

Ils passent sur les ondes comme on passe le Styx brumeux. Les générations futures les enterreront peu à peu ensevelis, par les pieds foulés au tertre, inhumés dans les âges, fumés en crémation, bus et recrachés, ré aspirés et régurgités en un renvoi violent comme seul le temps peut en provoquer.

Dans les voitures je ne conduit jamais. Je n’ai pas de permis. Et je préfère de loin la place du mort. L’accident en grand-angle, ça a quand même plus de gueule… Il fait noir et les pinceaux lumineux des phares balayent la route, du fossé à la ligne blanche, pointillés sur le rythme de la musique. On fume et on boit dans l’habitacle, secouant la tête et les mots et les bouteilles. Recrachant des poumons entiers de cigarettes à la fumée lourde et corrosive. On siphonne du Gin pour tenir mais on viagra no prescription ne voit plus rien à cause de la nuit et de la fumée et de l’alcool.

L’air se fait plus rare, remplacé peu à peu par l’iode de la mer et des algues. On sent les virages dans nos ventres on se gare et on sort de la voiture. Chaleur du Gin de l’été et de la Méditerranée. On enlève nos vêtements et on rentre dans l’eau jusqu’à la taille, tout nu. Et on boit et on fume et on nage parmi la Lune et les étoiles le long de la côte, plongeant de temps en temps pour essayer de boire sous l’eau et se donnant des coups de pieds pour voir comment on a mal. Le soleil se lève et les vieux messieurs en galure aussi, se dessapent pour leurs ablutions matinales. Et nous on s’endort sur le parking

viagra buy

en roulant sous la voiture pour se mettre à l’ombre, finissant de téter notre liqueur à la bouteille sous le moteur.

Au réveil, ivre mort pétrifié au bar je tombe sur la terrasse renverse le café rigole insulte la pauvre serveuse. On rentre dans la voiture et démarre à fond gomme brûlante sur le bitume fondant par 35°. On repart plus pauvres de quelques neurones. Alors pour finir, on tape de la poudre blanche sur un CD de Genghis Tron. L’EP du groupe dure 14 minutes. On fera une trentaine de kilomètres. Vivant.

La tête sous une fontaine la clope au bec et le chien dans les pattes, on va se coucher quelque part.

Je t’offre ma vie sur un plateau et mon amour en bandoulière. Lis-le. Et déchires le tout. Rampe sur les morceaux et frotte ton sexe contre.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » Je réponds qu’il y a rien. Je me contorsionne et convulse. Le vieux en chaise roulante qui vient de s’adresser à moi me pousse du bout de sa canne :

« Dégages, Ducon ! Plache à la vieille chénérachion, mon cheune ami !!! Chais fait la guerre en Corée, moi… » La camériste du vieil acteur impotent se jette sous les roues du fauteuil. « Mais enfin, Madame… Il ne fallait pas… » La brave se relève et son œil brille lubrique. « Regardez… Il remue encore sa queue. Il est

buy cialis online

pas paralysé de partout, le vieux ! »

« Ramenez-moi chez moi tout de chuite !!! » hurle-t-il. « Che clochard me fait tellement peur que che pourrais chier chur moi… »

Ils s’éloignent, l’un en braillant qu’il veut son souper, elle les yeux baissés et le sourire en coin.

L’Amour compose des fois de biens étranges mixtures.

Share on Facebook Comments (2)

Depuis l’accident de vélo qui a failli me défigurer vendredi dernier, j’éprouve un peu plus d’empathie pour les minorités visibles. Moi qui n’ai pas mon pareil pour dévisager les gens — je ne le fais pas exprès, je ne m’en rends même pas compte ! — je m’imagine un peu mieux ce que peuvent ressentir les nains, les bossus et autres entachés de naissance lorsque les yeux se braquent sur eux. Je ne sais pas si ça m’aidera à contrôler le manque flagrant de subtilité dans mon regard, mais ça m’a fait songer avec amusement à une autre des excentricités de mon père.

Plus jeune, étudiant et fraîchement débarqué à Montréal, il s’était inventé une nouvelle distraction. Dans cette ville remplie d’inconnus, il lui arrivait de se promener en public en faisant semblant de boiter, en simulant le syndrome de Gilles de la Tourette ou en feignant une quelconque infirmité, juste pour comprendre ce que ça faisait d’être marginalisé. Même si mon père n’a jamais eu besoin de mettre une roche dans son soulier pour avoir l’air bizarre, j’avoue que j’admire son empathie sincère et empirique envers les rejetés de ce monde. Ses expériences farfelues sur l’esprit humain feraient-elles de lui un précurseur au Laboratoire de métaphysique expérimentale ?

Je ne sais pas, mais en revenant de l’hôpital, je me suis fait aborder par un duo de « missionnaires de Jésus-Christ ». En bons opportunistes, ils m’ont assuré que Dieu était avec moi et qu’il comprenait ma souffrance — ce à quoi j’ai répondu que je ne souffrais pas tant que ça.

Share on Facebook Comments (6)
Mysterious, 11/06/2011 [Actions stupides, Art is Evil, Vol de contenus]

Masques de chien.

Nous vaincrons!

Share on Facebook Comments (0)
Mysterious, 04/06/2011 [Actions stupides, Art is Evil]

Des activistes du FAS en Russie?

http://www.lecourrier.ch/des_anars_dans_moscou

Share on Facebook Comments (12)
Share on Facebook Comments (12)

«Le légume tueur allemand était un concombre espagnol.»

- Le Monde.fr

Share on Facebook Comments (4)
Poufiasse, 26/04/2011 [Territoires troubles]

adobe creative suite download
p>La voyante a voulu lire mon avenir dans ma main. J'ai dit ok. J'ai rapidement compris qu'elle était très bonne. Elle m'a toisé un instant et a tout de suite compris que j'étais une personne un peu désorganisée et c'est ce qu'elle s'est employé à décr

faxless paperless payday loans

Binary Options Winning Formula — Holiday Seasons Offer

ire.

Je me suis arrangé pour ne pas lui donner de matériel à partir duquel travailler. Chaque fois que qu'elle me lançait une perche du genre -Je vois une grave maladie dans ton enfance. Je répondais -Ah bon!

Pour s'inspirer,

order viagra online

je crois qu'elle a voulu scruter mes réactions pour savoir ce que j'avais envie viagra canada d'entendre.

-Madame, il faut lire dans ma main, pas dans mon visage. (suite…)

Share on Facebook Commentaires fermés
Zepoulpe, 25/04/2011 [Mourir au Canada, Territoires troubles]

L’autre jour, j’étais dans une maison des Laurentides qui a ceci de déprimant qu’il faut parfois la quitter pour aller ailleurs.

Je ne crois pas au paradis, mais si j’avais à écrire une comédie musicale (genre la nouvelle version des Filles de Caleb dont j’ai commandé des billets pour – wait for it – absolument jamais), je choisirais ce set-up parce que c’est juste cute. Il y a des cèdres et des pins et des bourgeons et de la neige qui refuse de fondre et un marécage qui suinte et sent mauvais et un arbre bossu et une branche cassée que j’aime bien.

Parfaitement satisfait, assis sur une chaise de bois et baignant dans un soleil printannier jaune tirant sur le gris, je lisais le magazine American Scientist – ce qui en dit juste assez sur mon passé de nerd. Je parcourais mollement un article portant sur des serpents à tentacules qui attrapent leurs proies en les piégeant solide, un dossier faisant état des nouvelles découvertes en mathématiques sur la limite de Planck (je n’en pouvais plus d’attendre) et un papier sur le dégèlement de quelque chose d’important dû au méthane. Tout cela était bel et bon.

Mais soudain – au moment où je me demandais si le monde était vraiment aussi beau ou si c’était juste une question de lunettes de soleil – une voiture se pointe.

Il faut comprendre que la maison est située au bout d’un cul-de-sac qui est rarement emprunté et donc la survenance d’un véhicule non-désiré était bizarre. La voiture était sobre, peut-être louée. En descend un homme de petite taille, trapu jusqu’aux mollets et habillé somme toute assez casual pour un témoin de Jéhovah. Car, oui, j’avais devant moi le premier et peut-être le dernier TDJ à s’aventurer dans ce nid de païens qu’est le rang Brière.

Avais-je mentionné que j’étais superbement ivre? Ben quoi!? Avec cette superbe bouteille de Barollo à 26 piasses que je m’étais payée, j’allais faire quoi : attendre de la compagnie qui viendrait me la piquer par ce beau matin d’avril? Je ne pense pas non.

Le TDJ, tout sourir, le regard plein de certitudes bien classées s’approche et dit :

- Oulalalala, c’est un beau spot que vous avez là!

- Mets-en ! En plus ce qui a de bien, c’est que la plupart du temps personne ne vient nous déranger.

- Je ne vous dérangerai pas longtemps, c’est juste qu’il y a une promotion.

- Une promotion? dis-je espérant idiotement que ce soit une promotion sur des verres à vin (je venais d’en casser un). Une promotion sur quoi, la vie éternelle? Les transfusions non-utilisées?

- Je vois que j’ai affaire : à quelqu’un qui a l’esprit pratique.

Tout en parlant, il s’était approché à environ 45 pieds de l’endroit où je me trouvais. Je lui laissais jusqu’à 25 pieds avant d’intervenir physiquement. Peu importe l’équipement sportif à utiliser.

- Faut vraiment qu’on se parle, a-t-il continué.

- M’étonnerais.

- Non, non, faut vraiment qu’on se parle. Qu’est-ce que vous pensez qu’il arrive après la mort?

- La mienne ou la vôtre?

- La mienne, la vôtre, la nôtre à tous…. hahaha !

- Quelqu’un te trouve, appelle quelqu’un d’autre qui appelle ta famille, les gens sont tristes et écrivent des mots tristes comme : (, on doit signer des papiers et payer des dollars et, finalement, quelqu’un est pogné pour aller retourner tes vides?

- Euh… Oui, mais après, qu’est-ce qui se passe?

- Le hockey recommence?

Le TDJ commençait à voir à mon attitude que j’étais non seulement une cause perdue, une âme en peine, une brebis égarée, etc., mais que mon non-verbal pouvait lui câlisser une volée à tout moment. Il reculait vers son auto.

- Écoutez, je peux vous laisser des pamphlets et repasser parce qu’il faut vraiment qu’on se parle !

Avant que je puisse répondre – « non » ou « fuck off » ou quelque chose du genre – je comprends que mon TDJ est accompagné de trois autres adeptes qui se sont répartis les maisons du rang et qui reviennent – j’imagine bredouilles – vers l’auto. Le problème – ou plutôt leur problème – c’est que, rendu au cul-de-sac, le chemin fait une brève et abrupte montée qui, en ce dégel printannier, s’était changée en une rigolote rigole de bouette. Les trois autres TDJs luttaient et patinaient dans la bouetterie dans leurs beaux habits, spectacle plus agréable encore que quelqu’un qui finit d’utiliser une perceuse.

Des souliers propres sont devenus sales et ce qui pouvait arriver – je l’espérais du fond du coeur -  arriva : deux d’entres eux perdirent pied et glissèrent dans le rang de boue froide et collante vers le bas de la côte. Je ne sais pas s’ils avaient répété ou quelque chose, mais la chorégraphie était parfaite : l’un perd l’équilibre et tente de s’accrocher à l’autre qui perd l’équilibre et s’affale. On aurait dit du Dave St-Pierre mais avec vachement moins de pathos.

Voyant cela, mon TDJ, celui qui était au sec, près de l’auto, regarda la scène un instant, puis, à mon grand étonnement, se retourna vers moi qui riais, sortit nonchalamment une clope de la poche intérieure de veston (ils ont le droit de fumer?), l’alluma avec ce qui me sembla être un briquet à BBQ, puis, parfaitement imperméable aux appels à l’aide de ces accolytes, souffla la fumée en petits ronds, me sourit avec complicité et me dit :

- Ouain, c’est vraiment un beau spot que vous avez là. Je suis content d’être venu.

Sérieux, il a failli accepter le verre de Barollo que je lui proposais.

Share on Facebook Comments (2)

Mysterious

C’est drôle, il y a quelque jours tu me parlais de — ta déception? Ton regret? — de voir s’amenuiser la capacité de certaines des catégories des Annales à faire surgir le texte, l’idée, de la tête des sympathisants.

Et moi je me sentais coupable, n’ayant jamais vraiment été capable d’écrire autre chose, comme si je trouvais dans l’approche personnelle la seule position d’auteur honnêtement possible pour moi.

Et puis quoi?

J’ai découvert l’existence d’une nouvelle discipline, une science qui doit se trouver du côté le plus mou du spectre. « Memetics », que ses spécialistes l’appellent. Pour ces auteurs, les idées ont une vie, ce sont des organismes qui se reproduisent au même titre que les bestioles. Une « meme » serait l’une de ces bestioles dont la génétique serait faite d’informations s’assemblant pour former une idée. D’abord inspiré par d’obscure recherches sur l’influence du papier carbone et des photocopieurs sur les chaines de lettres du type « recopie ce message à neuf amis pour la chance, ceux qui ne l’ont pas copié sont morts » qu’ils auraient faient remonter à une intervention sournoise d’un certain Spiroberg. Depuis la popularisation des réseaux, puis des réseaux sociaux, leur idée a donné naissance à la notion de ‘contenus viraux’, basée sur cette métaphore.

Nos catégories sont-elles des organismes en voie d’extinction, ou plutôt de résistants parasites survivant dans la violente insipidité du quotidien comme ces bactéries qui pullulent au fond de l’océan, sans lumière ni oxygène?

à bientot,
Mjack

http://www.smithsonianmag.com/arts-culture/What-Defines-a-Meme.html

 

 

Share on Facebook Comments (6)

Vous avez jusqu’au 1er mai pour découvrir la faune et la flore du Continent de plastique en visitant l’exposition d’un sympathisant du FAS qui s’ignore. Pour plus d’information, rendez-vous sur Accès culture Montréal et cherchez l’exposition Mycoplasma de Laurent Lamarche à la maison de la culture Plateau-Mont-Royal.

Share on Facebook Comments (0)
Robodrigue, 30/03/2011 [L'improbable missive]

Cher ami,

Il y aura de ça bientôt

500 cash loans payday loan, payday loan stores san diego

order viagra

trente-et-une années que nous

generic cialis pill

nous somme vus, bien des discount generic cialis online choses se

viagra

sont passées depuis.

How is Skin Whitening Forever Different? How To Whiten Your Skin? read more
zp8497586rq
Share on Facebook Comments (4)

Cette nuit j’ai rêvé à mon ex, N*. Je me baladais dans un coin minable de la ville de S* avec, je ne sais trop pourquoi, un râteau à la main. Comme je descendais une côte avoisinant un centre d’achat, j’entendis d’une falaise une voix qui était la sienne. Je m’approchai et je l’aperçu sur le parterre en béton d’un appartement bourgeois – genre imitation Bauhaus – construit à même cette falaise. Ensuite je la vis entrer chez elle. Sous le regard ahuri des voisins, qui devaient me prendre pour le jardinier, je me dirigeai vers son domicile par un escalier en colimaçon. Au parterre, il y avait une piscine creusée et des cactus. Je m’attendais à voir une sculpture de Jeff Koons, ou bien un véritable caniche surgir de nulle part, mais non. Arrivé devant la porte patio, je pu discerner qu’elle se trouvait en présence d’un homme. Je m’approchai encore, et lorsque mes yeux se furent habitués à la pénombre, elle me présenta à lui de la sorte : « Salut S*, voici mon plus beau chum ». Nu torse, glabre, musclé et bronzé, on aurait dit un playboy sorti de Bay Watch. Sans attendre, je me mis à le frapper de toutes mes forces avec le râteau. Il s’enfuit dans son appartement. J’allais l’exterminer, mais N* est venu à son secours. Je les frappais tous deux sans relâche, lui au visage avec le coin du râteau, et elle en plein dos, à hauteur du coup, avec les dents qui s’enfonçaient en faisant des trous d’où pissait le sang, mais il n’y avait rien à faire; ils continuaient à me taper dessus et à se mouvoir en tous sens comme des boss dans Wolfenstein 3D. Horripilé, je me suis éveillé. J’espère toutefois qu’elle est morte au bout de son sang, cette sale nazie.

Share on Facebook Comments (9)

La séance du book club m’avait remis de bonne humeur, mais voilà que je me réveille en pleine nuit, incapable de me rendormir. C’est cette histoire de band qui, je pense, me tracasse. Je suis arrivé au bout du rock, semble-t-il. Une foule tiède, une chanteuse qui n’est pas à sa place, un bassiste qui en remplace un autre parti en Afrique. En Afrique: n’importe où sauf ici.
Je me dis que c’aurait peut-être été mieux si on avait gardé L*Z* au départ, mais quoi, il n’était pas fiable. Et là je pense à L*S*, la première chanteuse, avec qui je projette de partir un nouveau band, P-AvG* à la guitare. N’importe quoi. Comme si cette histoire de band, je veux dire depuis les tous débuts, n’avait pas été inventée comme prétexte pour pouvoir coucher avec elle. Dommage que je sois parvenu à me convaincre du contraire, alors qu’elle dormait dans mon lit. Et là je suis commis à croire que je m’intéresse à elle parce qu’elle a du potentiel comme chanteuse, ce qui n’est même pas faux. Remarquez que ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, ce mécanisme de sublimation dans l’engagement: je suis resté cinq ans avec N*, avec qui tout aurait pu se dire et se faire en une nuit. Seulement cette nuit-là, c’est M* qui était parti avec. Par après, la nuit de ce one-night décalé s’était drôlement allongée, elle avait même perduré deux années dans une aube blafarde.
C’est pour ça que j’ai dit à O*, que je ne connais pas le moins du monde, qu’elle a de belles boules. Histoire d’être au clair, au moins une fois. Mais j’ai eu aussitôt honte et je me suis excusé de ma vulgarité. Retraite psychologiquement ruineuse: elle est revenue me voir plus tard pour me dire qu’elle avait dit à son ami que je l’avait agressée. C’est ça. Avec mes cheveux, Monsieur le juge.

Share on Facebook Comments (12)
Bébé Astronaute, 17/03/2011 [Citations et aphorismes, Mourir au Canada]

Même si je m’efforce, depuis que je suis à Moncton, de dissimuler toute trace d’attitude métropocentriste – pour autant que j’en aie -, quelques secondes d’hésitation m’ont trahi quand une fille m’a demandé: « de quelle place que c’est qu’tu viens de? » On est loin du « j’te bet tu sais pas d’ousque chu from » franco-ontarien, mais quand même…

Share on Facebook Comments (0)
Poufiasse, 07/03/2011 [Citations et aphorismes]

Les Burkinabè ont des façons de parler qui ressemblent étonnament aux Québécois. Par exemple, ils vont dire « un char », même si dans leur cas ça désigne une moto. purchase viagra no rx Ils disent « de rien » aussi, lorsqu'on leur dit merci.

Un de mes tics

buy cialis online

préférés, c'est

generic cialis

l'utilisation presque systématique du mot « d'abord » pour terminer une phrase. J'ai l'impression que ça a la même fonction que le « tsé » québécois. En clair, ça ne veut rien dire. Un burkinabé aurait dit: ça ne veut rien dire, d'abord.

En parlant à Sylvain hier, je me suis rendu compte que ça donnait

buy cialis online uk

pafois des résultats étonnants.

***

-Sylvain, est-ce que tu es marié ?

-Ah non!

Je suis célibataire, d'abord.

essay services

zp8497586rq
Share on Facebook Commentaires fermés

Share on Facebook Comments (6)
Poufiasse, 20/02/2011 [Territoires troubles]

L'autre matin je me réveille un peu groggy et j'entreprends de me faire un café. Je me rends dans la cuisine et dis

buy cialis online

bonjour à C*, qui est

cash advance loans nj canada payday cash advance

canadian pharmacy no prescription

la femme de ménage. En fait, elle fait aussi la

cialis

bouffe. Soyons clairs: c'est une bonne. (suite…)

Share on Facebook Commentaires fermés
Share on Facebook Comments (2)

Share on Facebook Comments (3)

Your Octopus, Squid and Cephalopod Information Center
Comment le

accutane side effects

poulpe entend-il sous l’eau ?

Quelle

taille

viagra canada purchase peut atteindre le poulpe colossal ?

g>

Enfin, toutes les réponses en un seul endroit.

Share on Facebook Comments (1)