Théorie
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« Tigre ou ver de terre : qui vaut-il mieux protéger ? »

- Le Monde

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« L’un de ces livres montrait des femmes en amour avec toutes sortes de bêtes, des chats, des oiseaux, des tigres, des chiens, des poissons et jusqu’à des poulpes qui, hideux, enlaçaient de leurs tentacules à ventouses les corps des mousmés hystériques. »

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Poufiasse, 07/01/2012 [FAS - Rencontres, Territoires troubles]

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Poufiasse, 16/12/2011 [Citations et aphorismes, Cool is Class War]

« Es-tu Français ? »

« Ben oui, c’est clair, heille, j’rentre chenous le soir, première affaire qu’euj fais, c’est cartonner vachement, toé ? »

 

 

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Poufiasse, 16/12/2011 [Art is Evil, Le best-seller, Vol de contenus]

Vous connaissez le principe. On a fait un cadavre exquis sur Facesnatch. Mais comme personne n’arrive à plier son écran pour voir juste la dernière ligne, ben on triche un peu et ça donne ça :

 

En l’an de grace 2006, les agneaux se sacrifiaient pour mon grand plaisir dans un… (suite…)

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Mysterious, 27/11/2011 [Art is Evil, Vol de contenus]
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Bonjour,

Désolé du temps que nous avons mis à vous répondre mais notre service s’est vu débordé lors des dernières semaines.

Oui, il est vrai que les insectes ne possèdent pas de paupières et ne peuvent donc fermer leur yeux.

Au plaisir, M*B*

Insectarium de Montréal

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L’Étranger – (…) la capture des animaux qui marchent présente elle aussi deux parties majeures.
Thééthète – Lesquelles?
L’Étranger – L’une concerne les animaux apprivoisés ; et l’autre, les bêtes sauvages.
Thééthète – Ainsi peut-on capturer des animaux apprivoisés?
L’Étranger – Oui, si tu considères que l’homme est un animal apprivoisé. C’est à toi de choisir : soit qu’il n’y a pas d’animaux apprivoisés, soit qu’il y en a mais l’homme est alors un animal sauvage ; ou bien l’homme est un animal apprivoisé, et on ne peut le capturer. Opte donc pour la possibilité vers laquelle va ta préférence, et fais en sorte de la développer devant nous.
Théétète – Je crois que nous sommes des animaux apprivoisés, et j’affirme que la chasse à l’homme existe bel et bien.

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Depuis quelques mois déjà, Mysterious et moi menons des recherches très poussées en biologie – d’ailleurs, un livre rassemblant nos travaux les plus révolutionnaires devrait paraitre sous peu. Ce matin, j’étais en train de suivre une hypothèse sur l’apparition de nouvelles formes d’organismes vivants et j’ai fait cette étrange découverte :

Dans l’environnement immédiat de l’image, on peut aussi trouver l’hymne officiel du Pastafarisme francophone (que l’on doit chanter sur l’air de Funky Town).

L’univers entier a une
origine unique

Une origine vraiment chouette
et que moi j’aime beaucoup

J’y pense tous les jours

Pense tous les jours
Pense tous les jours
Pense tous les jours
Pense tous les jours, pense tous les jours
à à lui

Il faut y croire
Il faut y croire
Il faut y croire

Dieu est un Monstre
en Spaghettis

Oh Dieu est un Monstre
en Spaghettis

Oui Dieu est un Monstre
en Spaghettis

Baby Dieu est un Monstre
en Spaghettis

(Répéter)

 

http://site.lesdoigtsbleus.free.fr/monstre_spaghettis.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pastafarisme

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« Tereza se souvenait des premières journées de l’invasion. Les gens retiraient les plaques des rues de toutes les villes et arrachaient des routes les panneaux indicateurs. Le pays était devenu anonyme en une nuit. Sept jours durant, l’armée russe avait erré à travers le pays sans savoir où elle était. Les officiers cherchaient les immeubles des journaux, de la télévision, de la radio pour les occuper, mais ne pouvaient les trouver. Ils interrogeaient les gens, mais les gens haussaient les épaules ou indiquaient de fausses adresses et une fausse direction. » (Kundera)

Prendre un quartier relativement achalandé et en retirer les titres et autres nominations (tout en noir) servant à l’orientation. Au matin, voir les automates simplement fonctionner. Et les nouvelles tronches se présenter pour se perdre. Et celles-ci chercher l’orientation et demander aux autres, qui devront (ré)apprendre les détails du quartier. _ Plusieurs variantes possibles et à développer en observation des premiers essais et/ou buts à atteindre. _ À suivre.

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Mysterious, 21/06/2011 [Euj et Nism, In Stupidatis Veritas]

Les savants Euj et Nism, déjà connus pour leurs expérimentations sur l’humain de demain, se lancent en littérature. Pour l’instant, ils en sont toujours à chercher le titre de leur premier livre :

Les kangourous du IIIe reich

Une amygdale à sa phase anale

Jolie tumeur, reviens

Matti Hagelberg, mon amour

Tube cathodique et/ou tube digestif

Meurt le mouroir

Qu’importe la biopsie

Trilogie pulmonaire

Les palpitations

Ma main, ton sein, demain

Des amoureux surpris sur ta vessie

L’apothéose de l’osmose

Une hormone à la plage

Des cellules interchangeables

En route vers le plexus solaire

Le diptyque du sidatique

Un tentacule et/ou un tubercule

Souvenir de ma ménopause

Moelle d’invertébrés

Sang tiède

Fluides sur la ville

Doigts graisseux

Mémoire d’un scalpel infidèle

Une succion à Bangkok

Instruction pour des dissections futures

Zazie dans le duodénum

Les enfants de la bile

Foie gras rencontre couille molle

Du valium pour les folles

Le pourquoi de la pomme d’Adam

Et si Adam avait mangé une datte ?

Cruelle ascension dans l’oesophage

Des suggestions ?

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le crouteux, 13/06/2011 [Territoires troubles]

J’oublie tout. J’oublie de manger, de boire, de faire ce que j’ai à faire, de dormir et de me réveiller. J’écoute des vieux crooners chanter de la country et scander leurs refrains et leurs couplets d’une voix qui dit « Tu crois que je suis triste ? »

Ils passent sur les ondes comme on passe le Styx brumeux. Les générations futures les enterreront peu à peu ensevelis, par les pieds foulés au tertre, inhumés dans les âges, fumés en crémation, bus et recrachés, ré aspirés et régurgités en un renvoi violent comme seul le temps peut en provoquer.

Dans les voitures je ne conduit jamais. Je n’ai pas de permis. Et je préfère de loin la place du mort. L’accident en grand-angle, ça a quand même plus de gueule… Il fait noir et les pinceaux lumineux des phares balayent la route, du fossé à la ligne blanche, pointillés sur le rythme de la musique. On fume et on boit dans l’habitacle, secouant la tête et les mots et les bouteilles. Recrachant des poumons entiers de cigarettes à la fumée lourde et corrosive. On siphonne du Gin pour tenir mais on ne voit plus rien à cause de la nuit et de la fumée et de l’alcool.

L’air se fait plus rare, remplacé peu à peu par l’iode de la mer et des algues. On sent les virages dans nos ventres  on se gare et on sort de la voiture. Chaleur du Gin  de l’été et de la Méditerranée. On enlève nos vêtements et on rentre dans l’eau  jusqu’à la taille, tout nu. Et on boit et on fume et on nage parmi la Lune et les étoiles le long de la côte, plongeant de temps en temps pour essayer de boire sous l’eau et se donnant des coups de pieds pour voir comment on a mal. Le soleil se lève et les vieux messieurs en galure aussi, se dessapent pour leurs ablutions matinales. Et nous on s’endort sur le parking en roulant sous la voiture pour se mettre à l’ombre, finissant de téter notre liqueur à la bouteille sous le moteur.

Au réveil, ivre mort pétrifié au bar je tombe sur la terrasse renverse le café rigole insulte la pauvre serveuse. On rentre dans la voiture et démarre à fond gomme brûlante sur le bitume fondant par 35°. On repart plus pauvres de quelques neurones. Alors pour finir, on tape de la poudre blanche sur un CD de Genghis Tron. L’EP du groupe dure 14 minutes. On fera une trentaine de kilomètres. Vivant.

La tête sous une fontaine la clope au bec et le chien dans les pattes, on va se coucher quelque part.

Je t’offre ma vie sur un plateau et mon amour en bandoulière. Lis-le. Et déchires le tout. Rampe sur les morceaux et frotte ton sexe contre.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » Je réponds qu’il y a rien. Je me contorsionne et convulse. Le vieux en chaise roulante qui vient de s’adresser à moi me pousse du bout de sa canne :

« Dégages, Ducon ! Plache à la vieille  chénérachion, mon cheune ami !!! Chais fait la guerre en Corée, moi… » La camériste du vieil acteur impotent se jette sous les roues du fauteuil. « Mais enfin, Madame… Il ne fallait pas… » La brave se relève et son œil brille lubrique. « Regardez… Il remue encore sa queue. Il est pas paralysé de partout, le vieux ! »

« Ramenez-moi chez moi tout de chuite !!! » hurle-t-il. « Che clochard me fait tellement peur que che pourrais chier chur moi… »

Ils s’éloignent, l’un en braillant qu’il veut son souper, elle les yeux baissés et le sourire en coin.

L’Amour compose des fois de biens étranges mixtures.

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Depuis l’accident de vélo qui a failli me défigurer vendredi dernier, j’éprouve un peu plus d’empathie pour les minorités visibles. Moi qui n’ai pas mon pareil pour dévisager les gens — je ne le fais pas exprès, je ne m’en rends même pas compte ! — je m’imagine un peu mieux ce que peuvent ressentir les nains, les bossus et autres entachés de naissance lorsque les yeux se braquent sur eux. Je ne sais pas si ça m’aidera à contrôler le manque flagrant de subtilité dans mon regard, mais ça m’a fait songer avec amusement à une autre des excentricités de mon père.

Plus jeune, étudiant et fraîchement débarqué à Montréal, il s’était inventé une nouvelle distraction. Dans cette ville remplie d’inconnus, il lui arrivait de se promener en public en faisant semblant de boiter, en simulant le syndrome de Gilles de la Tourette ou en feignant une quelconque infirmité, juste pour comprendre ce que ça faisait d’être marginalisé. Même si mon père n’a jamais eu besoin de mettre une roche dans son soulier pour avoir l’air bizarre, j’avoue que j’admire son empathie sincère et empirique envers les rejetés de ce monde. Ses expériences farfelues sur l’esprit humain feraient-elles de lui un précurseur au Laboratoire de métaphysique expérimentale ?

Je ne sais pas, mais en revenant de l’hôpital, je me suis fait aborder par un duo de « missionnaires de Jésus-Christ ». En bons opportunistes, ils m’ont assuré que Dieu était avec moi et qu’il comprenait ma souffrance — ce à quoi j’ai répondu que je ne souffrais pas tant que ça.

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Mysterious, 11/06/2011 [Actions stupides, Art is Evil, Vol de contenus]

Masques de chien.

Nous vaincrons!

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Mysterious, 04/06/2011 [Actions stupides, Art is Evil]

Des activistes du FAS en Russie?

http://www.lecourrier.ch/des_anars_dans_moscou

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Kraft+pepsi+nestlé+biotech=nazi

http://lesforlife.blogspot.com/2011/04/pepsi-boycott-announced-by-prolife.html

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«Le légume tueur allemand était un concombre espagnol.»

- Le Monde.fr

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La voyante a voulu lire mon avenir dans ma main. J’ai dit ok. J’ai rapidement compris qu’elle était très bonne. Elle m’a toisé un instant et a tout de suite compris que j’étais une personne un peu désorganisée et c’est ce qu’elle s’est employé à décrire.

Je me suis arrangé pour ne pas lui donner de matériel à partir duquel travailler. Chaque fois que qu’elle me lançait une perche du genre -Je vois une grave maladie dans ton enfance. Je répondais -Ah bon!

Pour s’inspirer, je crois qu’elle a voulu scruter mes réactions pour savoir ce que j’avais envie d’entendre.

-Madame, il faut lire dans ma main, pas dans mon visage. (suite…)

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Zepoulpe, 25/04/2011 [Mourir au Canada, Territoires troubles]

L’autre jour, j’étais dans une maison des Laurentides qui a ceci de déprimant qu’il faut parfois la quitter pour aller ailleurs.

Je ne crois pas au paradis, mais si j’avais à écrire une comédie musicale (genre la nouvelle version des Filles de Caleb dont j’ai commandé des billets pour – wait for it – absolument jamais), je choisirais ce set-up parce que c’est juste cute. Il y a des cèdres et des pins et des bourgeons et de la neige qui refuse de fondre et un marécage qui suinte et sent mauvais et un arbre bossu et une branche cassée que j’aime bien.

Parfaitement satisfait, assis sur une chaise de bois et baignant dans un soleil printannier jaune tirant sur le gris, je lisais le magazine American Scientist – ce qui en dit juste assez sur mon passé de nerd. Je parcourais mollement un article portant sur des serpents à tentacules qui attrapent leurs proies en les piégeant solide, un dossier faisant état des nouvelles découvertes en mathématiques sur la limite de Planck (je n’en pouvais plus d’attendre) et un papier sur le dégèlement de quelque chose d’important dû au méthane. Tout cela était bel et bon.

Mais soudain – au moment où je me demandais si le monde était vraiment aussi beau ou si c’était juste une question de lunettes de soleil – une voiture se pointe.

Il faut comprendre que la maison est située au bout d’un cul-de-sac qui est rarement emprunté et donc la survenance d’un véhicule non-désiré était bizarre. La voiture était sobre, peut-être louée. En descend un homme de petite taille, trapu jusqu’aux mollets et habillé somme toute assez casual pour un témoin de Jéhovah. Car, oui, j’avais devant moi le premier et peut-être le dernier TDJ à s’aventurer dans ce nid de païens qu’est le rang Brière.

Avais-je mentionné que j’étais superbement ivre? Ben quoi!? Avec cette superbe bouteille de Barollo à 26 piasses que je m’étais payée, j’allais faire quoi : attendre de la compagnie qui viendrait me la piquer par ce beau matin d’avril? Je ne pense pas non.

Le TDJ, tout sourir, le regard plein de certitudes bien classées s’approche et dit :

- Oulalalala, c’est un beau spot que vous avez là!

- Mets-en ! En plus ce qui a de bien, c’est que la plupart du temps personne ne vient nous déranger.

- Je ne vous dérangerai pas longtemps, c’est juste qu’il y a une promotion.

- Une promotion? dis-je espérant idiotement que ce soit une promotion sur des verres à vin (je venais d’en casser un). Une promotion sur quoi, la vie éternelle? Les transfusions non-utilisées?

- Je vois que j’ai affaire : à quelqu’un qui a l’esprit pratique.

Tout en parlant, il s’était approché à environ 45 pieds de l’endroit où je me trouvais. Je lui laissais jusqu’à 25 pieds avant d’intervenir physiquement. Peu importe l’équipement sportif à utiliser.

- Faut vraiment qu’on se parle, a-t-il continué.

- M’étonnerais.

- Non, non, faut vraiment qu’on se parle. Qu’est-ce que vous pensez qu’il arrive après la mort?

- La mienne ou la vôtre?

- La mienne, la vôtre, la nôtre à tous…. hahaha !

- Quelqu’un te trouve, appelle quelqu’un d’autre qui appelle ta famille, les gens sont tristes et écrivent des mots tristes comme : (, on doit signer des papiers et payer des dollars et, finalement, quelqu’un est pogné pour aller retourner tes vides?

- Euh… Oui, mais après, qu’est-ce qui se passe?

- Le hockey recommence?

Le TDJ commençait à voir à mon attitude que j’étais non seulement une cause perdue, une âme en peine, une brebis égarée, etc., mais que mon non-verbal pouvait lui câlisser une volée à tout moment. Il reculait vers son auto.

- Écoutez, je peux vous laisser des pamphlets et repasser parce qu’il faut vraiment qu’on se parle !

Avant que je puisse répondre – « non » ou « fuck off » ou quelque chose du genre – je comprends que mon TDJ est accompagné de trois autres adeptes qui se sont répartis les maisons du rang et qui reviennent – j’imagine bredouilles – vers l’auto. Le problème – ou plutôt leur problème – c’est que, rendu au cul-de-sac, le chemin fait une brève et abrupte montée qui, en ce dégel printannier, s’était changée en une rigolote rigole de bouette. Les trois autres TDJs luttaient et patinaient dans la bouetterie dans leurs beaux habits, spectacle plus agréable encore que quelqu’un qui finit d’utiliser une perceuse.

Des souliers propres sont devenus sales et ce qui pouvait arriver – je l’espérais du fond du coeur -  arriva : deux d’entres eux perdirent pied et glissèrent dans le rang de boue froide et collante vers le bas de la côte. Je ne sais pas s’ils avaient répété ou quelque chose, mais la chorégraphie était parfaite : l’un perd l’équilibre et tente de s’accrocher à l’autre qui perd l’équilibre et s’affale. On aurait dit du Dave St-Pierre mais avec vachement moins de pathos.

Voyant cela, mon TDJ, celui qui était au sec, près de l’auto, regarda la scène un instant, puis, à mon grand étonnement, se retourna vers moi qui riais, sortit nonchalamment une clope de la poche intérieure de veston (ils ont le droit de fumer?), l’alluma avec ce qui me sembla être un briquet à BBQ, puis, parfaitement imperméable aux appels à l’aide de ces accolytes, souffla la fumée en petits ronds, me sourit avec complicité et me dit :

- Ouain, c’est vraiment un beau spot que vous avez là. Je suis content d’être venu.

Sérieux, il a failli accepter le verre de Barollo que je lui proposais.

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Mysterious

C’est drôle, il y a quelque jours tu me parlais de — ta déception? Ton regret? — de voir s’amenuiser la capacité de certaines des catégories des Annales à faire surgir le texte, l’idée, de la tête des sympathisants.

Et moi je me sentais coupable, n’ayant jamais vraiment été capable d’écrire autre chose, comme si je trouvais dans l’approche personnelle la seule position d’auteur honnêtement possible pour moi.

Et puis quoi?

J’ai découvert l’existence d’une nouvelle discipline, une science qui doit se trouver du côté le plus mou du spectre. « Memetics », que ses spécialistes l’appellent. Pour ces auteurs, les idées ont une vie, ce sont des organismes qui se reproduisent au même titre que les bestioles. Une « meme » serait l’une de ces bestioles dont la génétique serait faite d’informations s’assemblant pour former une idée. D’abord inspiré par d’obscure recherches sur l’influence du papier carbone et des photocopieurs sur les chaines de lettres du type « recopie ce message à neuf amis pour la chance, ceux qui ne l’ont pas copié sont morts » qu’ils auraient faient remonter à une intervention sournoise d’un certain Spiroberg. Depuis la popularisation des réseaux, puis des réseaux sociaux, leur idée a donné naissance à la notion de ‘contenus viraux’, basée sur cette métaphore.

Nos catégories sont-elles des organismes en voie d’extinction, ou plutôt de résistants parasites survivant dans la violente insipidité du quotidien comme ces bactéries qui pullulent au fond de l’océan, sans lumière ni oxygène?

à bientot,
Mjack

http://www.smithsonianmag.com/arts-culture/What-Defines-a-Meme.html

 

 

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Vous avez jusqu’au 1er mai pour découvrir la faune et la flore du Continent de plastique en visitant l’exposition d’un sympathisant du FAS qui s’ignore. Pour plus d’information, rendez-vous sur Accès culture Montréal et cherchez l’exposition Mycoplasma de Laurent Lamarche à la maison de la culture Plateau-Mont-Royal.

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Robodrigue, 30/03/2011 [Déprimer c'est ok, L'improbable missive]

Cher ami,

Il y aura de ça bientôt trente-et-une années que nous nous somme vus, bien des choses se sont passées depuis.

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Cette nuit j’ai rêvé à mon ex, N*. Je me baladais dans un coin minable de la ville de S* avec, je ne sais trop pourquoi, un râteau à la main. Comme je descendais une côte avoisinant un centre d’achat, j’entendis d’une falaise une voix qui était la sienne. Je m’approchai et je l’aperçu sur le parterre en béton d’un appartement bourgeois – genre imitation Bauhaus – construit à même cette falaise. Ensuite je la vis entrer chez elle. Sous le regard ahuri des voisins, qui devaient me prendre pour le jardinier, je me dirigeai vers son domicile par un escalier en colimaçon. Au parterre, il y avait une piscine creusée et des cactus. Je m’attendais à voir une sculpture de Jeff Koons, ou bien un véritable caniche surgir de nulle part, mais non. Arrivé devant la porte patio, je pu discerner qu’elle se trouvait en présence d’un homme. Je m’approchai encore, et lorsque mes yeux se furent habitués à la pénombre, elle me présenta à lui de la sorte : « Salut S*, voici mon plus beau chum ». Nu torse, glabre, musclé et bronzé, on aurait dit un playboy sorti de Bay Watch. Sans attendre, je me mis à le frapper de toutes mes forces avec le râteau. Il s’enfuit dans son appartement. J’allais l’exterminer, mais N* est venu à son secours. Je les frappais tous deux sans relâche, lui au visage avec le coin du râteau, et elle en plein dos, à hauteur du coup, avec les dents qui s’enfonçaient en faisant des trous d’où pissait le sang, mais il n’y avait rien à faire; ils continuaient à me taper dessus et à se mouvoir en tous sens comme des boss dans Wolfenstein 3D. Horripilé, je me suis éveillé. J’espère toutefois qu’elle est morte au bout de son sang, cette sale nazie.

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La séance du book club m’avait remis de bonne humeur, mais voilà que je me réveille en pleine nuit, incapable de me rendormir. C’est cette histoire de band qui, je pense, me tracasse. Je suis arrivé au bout du rock, semble-t-il. Une foule tiède, une chanteuse qui n’est pas à sa place, un bassiste qui en remplace un autre parti en Afrique. En Afrique: n’importe où sauf ici.
Je me dis que c’aurait peut-être été mieux si on avait gardé L*Z* au départ, mais quoi, il n’était pas fiable. Et là je pense à L*S*, la première chanteuse, avec qui je projette de partir un nouveau band, P-AvG* à la guitare. N’importe quoi. Comme si cette histoire de band, je veux dire depuis les tous débuts, n’avait pas été inventée comme prétexte pour pouvoir coucher avec elle. Dommage que je sois parvenu à me convaincre du contraire, alors qu’elle dormait dans mon lit. Et là je suis commis à croire que je m’intéresse à elle parce qu’elle a du potentiel comme chanteuse, ce qui n’est même pas faux. Remarquez que ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, ce mécanisme de sublimation dans l’engagement: je suis resté cinq ans avec N*, avec qui tout aurait pu se dire et se faire en une nuit. Seulement cette nuit-là, c’est M* qui était parti avec. Par après, la nuit de ce one-night décalé s’était drôlement allongée, elle avait même perduré deux années dans une aube blafarde.
C’est pour ça que j’ai dit à O*, que je ne connais pas le moins du monde, qu’elle a de belles boules. Histoire d’être au clair, au moins une fois. Mais j’ai eu aussitôt honte et je me suis excusé de ma vulgarité. Retraite psychologiquement ruineuse: elle est revenue me voir plus tard pour me dire qu’elle avait dit à son ami que je l’avait agressée. C’est ça. Avec mes cheveux, Monsieur le juge.

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Bébé Astronaute, 17/03/2011 [Citations et aphorismes, Mourir au Canada]

Même si je m’efforce, depuis que je suis à Moncton, de dissimuler toute trace d’attitude métropocentriste – pour autant que j’en aie -, quelques secondes d’hésitation m’ont trahi quand une fille m’a demandé: « de quelle place que c’est qu’tu viens de? » On est loin du « j’te bet tu sais pas d’ousque chu from » franco-ontarien, mais quand même…

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Poufiasse, 07/03/2011 [Citations et aphorismes]

Les Burkinabè ont des façons de parler qui ressemblent étonnament aux Québécois. Par exemple, ils vont dire « un char », même si dans leur cas ça désigne une moto. Ils disent « de rien » aussi, lorsqu’on leur dit merci.

Un de mes tics préférés, c’est l’utilisation presque systématique du mot  « d’abord » pour terminer une phrase. J’ai l’impression que ça a la même fonction que le « tsé » québécois. En clair, ça ne veut rien dire. Un burkinabé aurait dit: ça ne veut rien dire, d’abord.

En parlant à Sylvain hier, je me suis rendu compte que ça donnait pafois des résultats étonnants.

***

-Sylvain, est-ce que tu es marié ?

-Ah non! Je suis célibataire, d’abord.

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Poufiasse, 20/02/2011 [Géopolitique du logis, Territoires troubles]

L’autre matin je me réveille un peu groggy et j’entreprends de me faire un café. Je me rends dans la cuisine et dis bonjour à C*, qui est la femme de ménage. En fait, elle fait aussi la bouffe. Soyons clairs: c’est une bonne. (suite…)

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Poufiasse, 16/02/2011 [Art is Evil, Manger pour «vivre»]

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Your Octopus, Squid and Cephalopod Information Center
Comment le poulpe entend-il sous l’eau ?

Quelle taille peut atteindre le poulpe colossal ?

Enfin, toutes les réponses en un seul endroit.

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Poufiasse, 04/02/2011 [Art is Evil, Vol de contenus]

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Aujourd’hui, je dois me rendre au Comissariat de la Police Nationale. En me rendant sur leur site web, en plus de trouver de suberbes gifs animés, j’ai eu l’agréable surprise de trouver un poème, directement sur la première page. Je le reproduis plus bas, mais vous pouvez trouver l’original ici.

Notre cher Amygdale aurait-il proposé ses services à la Police Nationale du Burkina Faso sous le pseudonyme OUÉDRAOGO Jean ?

- Hommage à toi, Police Nationale du Burkina Faso ! Tu naquis le 28 décembre 1949 à Bobo Dioulasso ; Et depuis lors, attachée à la sacralité du service public, Ton travail au quotidien garantit la République.- En tout temps, en tout lieu, tu procures quiétudes et sécurité ; Parfois mal comprise mais toujours avec fermeté et maturité, Tu t’engage avec professionnalisme et sans réserve, Au profit de tous, grands et petits, que tu préserves.

- Oh ! Police de nos valeurs ancestrales ! Majestueuse et fière, telle une cathédrale ; Paix et sécurité sont pour toi, un sacerdoce, Et ta garde, jamais baissée, veille loin des noces.

- Oh ! Police des collines et des plaines ! Dans les villes et campagnes, tu sèmes ta graine ; Et aux populations soucieuses de toutes les extrémités, Patiente et persévérante, tu proposes ta proximité.

(suite…)

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Bobo, c’est un peu l’équivalent burkinabè de la ville de Québec.  Un peu à l’extérieur de la ville, on peut trouver le village de Dafra. Là, on peut trouver un endroit assez glauque qui ressemble à un mélange entre les gorges de Coaticook et le repaire du colonel Kurtz dans Apocalypse Now.

En vrai, c’est un lieu sacré où l’on trouve des poissons géants, à qui l’on peut lancer des poulets. Des crisses de grosses barbottes finalement. L’endroit est glauque à cause de tout le sang et les plumes de poulet qui traînent partout. Quelques peaux de mouton aussi qui restent d’anciennes offrandes… (suite…)

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Poufiasse, 29/01/2011 [Art is Evil, FAS - Rencontres]

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