Cette seconde révolution moderne est celle qui, réconciliée avec ses principes de base (la techno-sciences, la démocratie, les droits de l’homme, le marché) est emportée par un processus hyperbolique de modernisation de la modernité elle-même.
C’était la meilleure de 2009. Elle s’est fait attendre longtemps. Jusqu’au 31 décembre 2009, en vrai. Contrairement à mon habitude, je suis arrivé le premier, à temps pour les hors-d’oeuvre. T*, arrivé en deuxième, était visiblement surpris/content de me voir, et en a profité pour faire une entrée tout en interjection, me lançant enthousiasmé et le plus naturellement du monde : – Ça fait un LAMPADAIRE que je ne t’ai pas vu!
Moi: (!?)
Lui: (…), euh, un lustre… ça fait un lustre!
Tous (à l’unisson) : ÇA FAIT DES LUSTRES !
***
Quelqu’un m’a d’ailleurs fait remarquer qu’un lampadaire est beaucoup plus long qu’un lustre. Depuis, je ne dors plus.
«Kilgore Trout avait écrit une nouvelle, dont le sujet était un dialogue entre deux micro-levures. Celles-ci discutaient ensemble des buts essentiels de l’existence, tout en mangeant du sucre et en étouffant dans leurs excréments. Du fait de leur intelligence limitée, elles n’arrivaient jamais à comprendre qu’elles étaient en train de fabriquer du champagne. »
- Kurt Vonnegut Jr, Le breakfast du champion
En sortant prendre l’air, entre deux victoires, à Expozine, j’ai croisé un couple avec leur enfant. Le môme, visiblement fasciné par l’apprentissage de la temporalité, leur demandait sans cesse, dans un anglais aussi suraigü qu’insupportable, si on était l’après-midi. (suite…)
Cat’s back on the track, but I let him out of the shack, and now meow it doesnt want to come back… Im having a heart attack… When I get him ill tear his little body apart…
Ça, c’est l’intégrale du courriel le plus étrange qui ne m’ait jamais été envoyé. Je pense que c’est une version féline de Back in Black. Mention spéciale à Lou pour le courriel des côtes cassées, qui vient en deuxième. Damned, trois de plusse et ça fait un top 5.
Je roule sur des corps que mon regard attise,
un champ de chair offerte à l’infini de l’oeil,
Et j’entends par millier des voix tendres qui disent
« La nuit commence ici, tu ne sera plus jamais seul »
- Gilles Vigneault
De la bouche d’un bonhomme qui visiblement, n’avait pas l’air d’un grand buveur d’eau:
-Heille! Faut pas dire : je ne boirai jamais de ton eau!
Je me suis retenu de lui préciser la formulation exacte du proverbe ; je crois qu’il parlait carrément de la fontaine.
Sur la Plaza Saint-Hubert, un grand noir sort d’une boutique et s’exclame triomphalement, les bras levés au ciel :
« Michael Jackson est mort et c’est moi qui le remplace. Je m’appelle Patrick et je suis le plus grand danseur de tous les temps ! »
Quotidien délirant.
Ce groupe d’amis qui devisent joyeusement et plaisantent en buvant du vin rosé sous l’érable, peut-on vraiment croire que chacun d’eux a connu l’effroi, l’angoisse, la passion et la tentation glaciale du suicide?
- Éric Chevillard
» Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes, ont sacro-sanctifié le travail.
Dans la société capitaliste, le travail est la cause de toute dégénérescence intellectuelle, de toute déformation organique.
Les ouvriers ne peuvent-ils donc comprendre qu’en se surmenant au travail, ils épuisent leurs forces et celles de leur progéniture; que, usés, ils arrivent avant l’âge à être incapables de tout travail; qu’absorbés, abrutis par un seul vice, ils ne sont plus des hommes mais des tronçons d’hommes; qu’ils tuent en eux toutes les belles facultés pour ne laisser debout et luxuriante, que la folie furibonde du travail. »
« En effet la vie humaine dépensée consiste à exclure chaque partie ignoble, abjecte, ordurière, mais à exclure non pour rejeter dans l’inexistence: l’exclusion crée au contraire la valeur positive grâce à laquelle il devient possible de disposer de violente réaction affectives. Dans la vie sexuelle, les éléments abjects même niés, jouent le rôle déterminant d’agents de l’attraction érotique, et à partir de cet exemple, il est possible d’apercevoir que la valeur de tels éléments repose sur la possibilité, toujours latente, de transformer la répulsion en attraction. Il en est de même de la guerre dont la valeur attractive ( indéniable dans une certaine limite) est liée à la mort et aux cadavres. En fait, il n’existe pas d’activité susceptible de soulever violemment les hommes à la base de laquelle l’action des éléments ignobles ne joue pas un rôle déterminant. Mais il est difficile de déceler cette action parce qu’elle doit être niée pour être efficiente. En effet, dans la plupart des cas, la rtansformation de répulsion en attraction se produit seulement lorsque la charge affective liée primitivement à l’élément abject a pu être déplacé et lié à un élément voisin. Ainsi, dans l’activité érotique, la charge se dséplace des organes sexuels d’une femme à ses différents charmes (physiques ou moraux); dans la guerre, des cadavres et du sang à l’attirail militaire glorieux. »
Le poulpe, qui n’a pas de sang, et enchevêtre
dans le creux des rochers son noeud de tentacules
en changeant ses couleurs, je le hais…
Ion, fragment.
Le legging est le Guantanamo du désir, un voile médiatico-légal de la chair nue.
Qu’est-ce que le Québec?
Une longue route ennuyante entre 2 St-Hubert BBQ ; hypostase du plaisir dans le regard lumineux de deux Boomers débarquant de leur moto joufflue.
J’ai trouvé cette perle dans la délicieuse Gazette de la Gendarmerie Royale du Canada.
« Nous n’enquêtons pas seulement sur des crimes, nous faisons réellement partie de la collectivité »
-Le caporal Ben Sewell, Gazette de la GRC, Vol. 71, no. 1, 2009, p.11
Ach! Je me pose toujours les mêmes question lorsque je me retrouvre dans la région zéro-cinq : comment-ça La Tribune existe encore ? qui la lit ? Mais surtout, son charme provient-il des inepties qu’on y écrit ou des inepties qu’on y relate ? Beaucoup des deux sans doute. Voici donc la perle de la fin de semaine, pravda-style, en gros titre, entre guillemets et en page 2 svp !
« Notre eau est 100% parfaite »
-Michel Cyr, chef de division Gestion des eaux, ville de Sherbrooke.
La notion d’échelle
Le bruit de fond n’est qu’un rapport de distance à un « fond » défini de façon arbitraire. Il suffirait que je m’approche pour que le fond passe à l’avant-plan. Le bruit est question de distance, ou bien, ce qui revient au même, d’échelle. Les clapotis de la mer font, pour un organisme vivant à leur échelle, davantage de bruit que la plus haute vague, car celle-là, il ne l’entendent pas.
Le « bruit » comme notion générale
Dans un contexte expérimental, le bruit prend parfois un sens plus large, et s’applique à toute perturbation, sonore ou non, qui est susceptible de brouiller les résultats. Il constitue un peu l’envers des « traces », ces résidus de certaines réactions chimiques que l’on néglige parce qu’elles n’influencent que ce qui suit la virgule.
L’effort comme bruit
Le bruit de fond est dans un rapport d’interférence et d’échelle par rapport à nous; il est là, mais on juge, en général, qu’il n’a pas d’importance, on l’ignore. Cependant, pour l’ignorer, nous déployons un effort de concentration supplémentaire, et cet effort constitue lui-même une perte, et peut-être un bruit, mais un bruit d’avant-plan cette fois, que l’on reconnaît à ceci, qu’il donne une gravité démesurée à des événements qui n’auraient autrement qu’une importance négligeable.
Pure spéculation
Le bruit de fond, c’est la sollicitation permanente de nos capacités infra-conscientes. J’ai récemment entendu parler de tests acoustiques menés sur les systèmes d’aération d’un immeuble; il semblerait que le niveau de décibels atteint par ces machines est proprement stupéfiant. Cependant, comme les ondes sont trop basses, nous ne les percevons guère. Peut-être les percevons-nous malgré tout, de manière mécanique. Comme lorsque nous sommes trop près d’une caisse de son, nous vibrons. De la même manière, peut-être notre métabolisme perçoit-il de la sorte ces bruits et s’est-il habitué à vivre selon les pulsations de ces monstres au diesel, qui vivent sous les stationnements des tours à bureaux.
Le bruit de fond comme réconfort
Nous vivons à proximité de ces monstres et de bien d’autres, dans la sphère de leur influence. Nous qui vivons prisonniers dans cette sphère, mais nous nous entêtons néanmoins à endurer ce bruit incessant, parce que nous avons appris à vivre à leurs rythmes, et leur agitation nous est un réconfort. Elle nous prévient en effet d’une chose bien plus assourdissante: le silence.
«Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est-il? Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment en rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire?»
- G. Perec, l’infra-ordinaire.
Copié d’un courriel envoyé par Ensemble de chaise à jardin.
« La jeunesse tourbillonne dans une grasse soupe de sexe. Ô clitoris, je t’extrais de ton bas de soie. Ô clitoris, je fais ourler ton duvet de sensation avec la caresse d’une plume d’autruche de la nature du délire à carreaux. La jeunesse est en nous et nous sommes la jeunesse. Une touffe de poil crève l’oeil du voyeur en dépit de son lorgnon. Rions. Le con qui baye fait penser à une tranche de melon. Il n’y a pas de dessert plus succulent qu’entre les genoux d’une jolie fille. Vivent les pionniers qui plantent des poteaux de téléphone dans la brousse! »
Philippe Sollers : La question est évidemment stupide, puisqu’on ne peut pas dire qu’un écrivain soit de droite ou de gauche. C’est un bon ou un mauvais écrivain.
Vouloir des enfants, c’est vouloir se venger de son passé. C’est pour la femme faire don à sa propre mère de sa haine et pour l’homme rivaliser avec son père ou avec Dieu dans le fantasme imbécile d’une postérité. Et c’est pour chaque couple un remède au désespoir. Quand la vie a trompé nos attentes, quand on a renoncé à se créer soi-même, quand on present que tout est foutu, alors, plutôt que de se rendre à la morgue, on convie sa famille et ses proches dans un lieu plus sinistre encore, parce que plus kitch : la maternité.
Sur les basses besognes de l’humanité, le secret doit régner. Le nihilisme commence là où cesse la volonté de se tromper soi-même. Mais sans cette volonté, nous n’aurions ni l’ivresse ni l’art ni l’amour. Alons faisons « comme si »… et que la fête commence! De sa magnificience dépendent l’entendue de nos naufrages et l’éclat de notre lucidité. Et peut-être serons-nous assez forts un jour pour aimer nos minuits commes nous aimons l’aurore!
-Rolland Jaccard
Là où ça sent la merde, ça sent l’être. L’homme aurait très bien pu ne pas chier, ne pas ouvrir la poche annale. Mais il a choisi de chier, comme il aurait choisi de vivre, au lieu de consentir à vivre mort. C’est que pour ne pas faire caca, il aurait fallu consentir à ne pas être, mais il n’a pas pu se résoudre à perdre l’être, c’est à dire à mourir vivant. Il y a dans l’être, quelque chose de particulièrement tentant pour l’homme et ce quelque chose est justement le caca.
UN étrange orgueil nous pousse non seulement à posséder l’autre, mais à forcer son secret, non seulement à lui être cher, mais à lui être fatal. Volupté de l’éminence grise: l’art de faire disparaître l’autre. Cela exige tout un cérémonial. D’abord suivre des gens au hasard, dans la rue, une heure, deux heures, des séquences brèves, inorganisées- l’idée que la vie des gens est un parcours aléatoire, qui n’a pas de sens, qui ne va nulle part, et qui pour cette raison même est fascinant. Le réseau de l’autre est utilisé comme façon de vous absenter de vous-même. Vous n’existez que dans sa trace, à son insu, en fait, vous suivez votre propre trace, presque à votre insu. Ce n’est donc pas pour découvrir quelque chose de l’autre, ni où il va, ce n’est pas non plus « la dérive » en quête de parcours aléatoire: tout cela, qui correspond à diverses idéologies contemporaines, n’est pas particulièrement séduisant. Alors que cette entreprise, elle, relève tout entière de la séduction. Vous vous séduisez de n’être plus que le miroir de l’autre qui ne le sait pas. Vous vous séduisez d’être le destin de l’autre, le double de son parcours qui, pour lui, a un sens, mais qui, redoublé, n’en a plus. C’est comme si quelqu’un, derrière lui, savait qu’il n’allait nulle part.
- Washington DC, 12 May, 2008
« In terms of the economy, look, I inherited a recession, I am ending on a recession. »
—Washington, D.C., Jan. 12, 2009
Click here to see video of Bush’s comments. The Bushism is at 13:48.
kif-kif
« Our enemies are innovative and resourceful, and so are we. They never stop thinking about new ways to harm our country and our people, and neither do we. »
—Washington, D.C., Aug. 5, 2004
un classique.
« I know the human being and fish can coexist peacefully. »
Saginaw, Michigan, 29 Septembre 2000.
Pour tenir l’esprit en éveil, il n’y a pas que le café, la maladie, l’insomnie ou l’obsession de la mort; la misère y contribue en égale mesure, égale sinon plus efficacement: la terreur du lendemain tout comme celle de l’éternité, les ennuis d’argent de même que les frayeurs métaphysiques, excluent le repos et l’abandon. -Toutes nos humiliations viennent de ce que nous ne pouvons nous résoudre à mourir de faim. Cette lâcheté, nous la payons cher. Vivre en fonction des hommes, sans vocation de mendiant! S’abaisser devant ces ouistitis vêtus, chanceux infatués! être à la merci de ces caricatures indignes du mépris! C’est la honte de solliciter quoi que ce soit qui excite l’envie d’anéantir cette planète, avec ses hiérarchies et les dégradations qu’elle comporte. LA SOCIÉTÉ n’est pas UN MAL, elle est un DÉSASTRE: quel stupide miracle qu’on puisse y vivre! Lorsqu’on la contemple, entre la rage et l’indifférence, il devient inexpliquable que personne n’ait pu en démolir l’édifice, qu’il n’y ait pas eu jusqu’à présent des esprits de bien, désespérés et décents, pour la raser et en effacer la trace.
- Déclinant l’offre des journalistes au Sommet des Amériques, Québec, 21 avril 2001.
Mysterious est muet comme une carpe ces derniers jours; il est lost in redaction, ma parole ?! «Inspiration, aspirations, inspiration, disparition : c’est la respiration du poète.» disparition Fasienne, pas une disparition comme être mort là, ni comme être en manque d’inspiration là, non le trop plein d’inspiration qui renvoit à la disparition Fasienne… Comme le Fas ressent chaque fois qu’un de ses enfants s’éloigne. Rien qu’un peu.
« So long as I’m the president, my measure of success is victory — and success. »
on Iraq, Washington, D.C., April 17, 2008
Comme le dirait Denise Bombardier, Notre culture est vulgaire et déliquescente.
« This « risqué » blues was recorded in 1939 in Chicago. It can be found on the CD « Raunchy Business: Hot Nuts & Lollypops » in the Columbia Roots ‘n’ Blues series. »
HE’S JUST MY SIZE (Lillie May Kirkman/Curry)
I met a man last night, people he was just my size (x 2)
I taken him home with me, to bake my cakes and pies
He’s a kitchen mechanic, and he makes my biscuits rise (x 2)
He use the best bakin’ powder, and his biscuit’s just my size
That man makes my bread rise, [way] late hours of the night (x 2)
The kind of bread he serves me, I swear is out of sight
People people, I found my type of man at last (x 2)
And he’s just my size, and he ain’t too doggone fast
He don’t run around with women, he don’t ride in taxi cabs (x 2)
And he treats me better, than the man I used to have
(suite…)
»I know what I believe. I will continue to articulate what I believe and what I believe — I believe what I believe is right. »
—Rome, July 22, 2001
« The ambassador and the general were briefing me on the… the vast majority of Iraqis want to live in a peaceful, free world. And we will find these people and we will bring them to justice »
- Washington D.C., 27 Octobre 2003.
5. The trouble with jogging is that the ice falls out of your glass. (suite…)
You taught us the difference between perogie and proroguing (…)
-Josh Freed, la Gazette , january 3rd 2009 (suite…)
Au téléjournal ce soir : chienne de vie
Radio-Can annonçait hier soir en manchette que la vie était une chienne. En mortaise, on voyait bien qu’il s’agissait d’un chacal. J’ai l’impression qu’on me ment. Déçus vous aussi de la qualité et/ou du traitement des informations internationales de notre télé/radio d’état et des autres médias nationaux ? C’est qu’il faut se renseigner ailleurs. Oscillant entre déprimant et insignifiant, le flot médiatique québécois est certain, à terme, de nous rendre tous fous. La main invisible s’est coupé un doigt ou deux: on veut pas le savoir… on veut le voir!
Se renseigner soi-même, c’est complexe. C’est pourquoi on a besoin de journalistes pour ajouter des marqueurs de relations aux communiqués de presse ou aux dépêches des grandes agences et pouvoir chiâler que ça sait même pas écrire. Si on allait tous chercher de l’information crédible en ligne, le métier de journaliste disparaîtrait et on aurait plus personne à qui envoyer nos communiqués de presse. Ce serait aussi la fin des mots-croisés dans le métro; la galle quoi.
La presse lusophone montréalaise
L’antidote pour cesser d’avoir l’impression de vivre la pire époque (à crédit en plus) sans faire le scab médiatique, c’est la presse lusophone montréalaise. La langue portugaise sait apporter une dose de sensualité et d’amour aux sujets les plus glacials :
A medida foi anunciada pela ANMP e visa minimizar os efeitos da crise financeira. Apesar de o presidente da instituuiçao, Fernado Ruas, garantir que a quebra de receitas nao impedirà os municipios de « continuar a assegurar as suas competências », a decisao nao satisfaz todos os autarcas.
-A Voz de Portugal, segunda-feira 29 de Dezembro de 2008
Ah. Ce rythme, ces accents : grave! J’ai presque envie d’inviter la crise financière à souper. Même l’évocation des élections de Jean Charest, en janvier dernier, a un petit quelque chose de kinky dans les mots de la presse lusophone:
Jean Charest propunha passar os meses seguintes a trabalhar « em coabitaçao » com os partidos de oposiçao para relançar a economia do Quebeque, o que pasaria, segundo el, pela adopçao do orçamento de Março de 2008.
-Idem
Mmm mmm mmm. J’hésite soudainement entre prendre ma carte du parti libéral et FAS-rencontres. Moi qui croyait qu’Herby Stup était le seul journaliste moustachu à parler des vraies affaires. La preuve la semaine prochaine : « DOSSIER-CHOC : QUAND PLAYBOY IRRITE L’ÉGLISE MEXICAINE, LE FRONT D’ACTION STUPIDE SE GRATTE ».
C’est vraiment la semaine des actes manqués. Dimanche au bar :
-Qu’est-ce que tu fais le 25 ? Moi j’hésite à caller un nowel des malaimés.
-Ben nous autres on ouvre le 25, y va avoir de la musique. Je pense que je t’ai envoyé le event sur Facebook ou sinon tu viendras sur ma face… euh. Ma page.
« Mais je vous le répète pour la centième fois, il y a un seul cas, un seul, où l’homme peut exprès et consciemment désirer quelque chose de nuisible, de bête, de très bête même. Lequel? Celui d’avoir le droit de se vouloir la chose la plus bête et de ne pas être entravé par l’obligation de ne désirer que des choses intelligentes ».
In Dostoïevski, Notes d’un souterrain.