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	<title>Les Annales du FAS &#187; Le non-apprivoisable et le non-domesticable</title>
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	<description>Le site des sympathisants du Front d'Action Stupide pour un quotidien délirant</description>
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		<title>Baigneur et Biker&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 15:57:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cool is Class War]]></category>
		<category><![CDATA[Le non-apprivoisable et le non-domesticable]]></category>
		<category><![CDATA[Nos amis requins]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>je tourne subitement le coin de la rue, sur mon supra bolide, le maillot de bain encore humide, collé à la peau, emmitouflé, vaguement, dans un pardessus qui s&#8217;attache devant, il donne un air décent à l&#8217;entre-jambe. je pédale bien relaxe, j&#8217;arrive sur le coin d&#8217;Everett, ce coin miteux près de la plaza haute, près de ce bouiboui de musique du monde où on sert n&#8217;importe quoi à n&#8217;importe qui. un presque gang bang de crétins -et pédés par dessus le marché- me lorgnent du coin de l&#8217;œil&#8230; ce qui n&#8217;arrange rien, ils sont Mexicains. ça, ça veut dire que la sauce piquante leur dégouline sur le menton en permanence, qu&#8217;ils ont des yeux brûlés par le désir et une espèce de moustache perverse&#8230; z&#8217;avez jamais vu un type sortir de la piscine et se promener à bécane ?! de parfaits imbéciles, en gougounes, en plus&#8230; je sais que c&#8217;est bien connu, mais tu peux juste pas être crédible en gougounes et avec une moustache&#8230;</p>
<p>juste avant, le gamin qui a vomi dans la piscine, hier, il était encore là ce matin&#8230; coudonc criss&#8230; c&#8217;est dégueulasse, ils le font exprès, il va pas s&#8217;y remettre&#8230; par cette chaleur, le vomis et les mexicains, c&#8217;est trop de saveurs&#8230; j&#8217;ai entendu le père dans le vestiaire, il disait à qui voulait l&#8217;entendre que son fiston devait pas rester traumatisé, que dans ce temps là il faut vite remonter&#8230; il voulait surtout se justifier d&#8217;avoir ramené le gamin alors qu&#8217;on a vidé des tonnes de litres d&#8217;eau infestés de vomi, hier, par sa faute. j&#8217;adore certains enfants, mais pas quand ils vomissent dans l&#8217;eau de piscine, un jour de canicule&#8230; &laquo;&nbsp;mon fiston doit pas rester traumatisé, dans ce temps là il faut vite remonter&nbsp;&raquo;&#8230; remonter ? ah plonger, tu veux dire, innocent&#8230; </p>
<p>moi remonter, moi oui j&#8217;ai remonté. me suis remis à la bécane, il y a quelques jours à peine. toute ma vie j&#8217;avais chevauché la ville de briques rouges, tel un bachibouzouk&#8230; je roulais dans toutes les directions, parfois à contre courant, walk-man sur une oreille, je dévalais les pentes, je montais péniblement la Sherbrooke, la côte Ste-Catherine&#8230; j&#8217;étais passablement cool sur ma bécane. j&#8217;emmerdais personne. j&#8217;étais chic sur la route. souple et rapide. j&#8217;ai tout de même eu le gros crash : un nid de poule gargantuesque, mauditement bien caché dans l&#8217;ombre d&#8217;une rue sombre&#8230; a toute vitesse, une main en moins sur le guidon -j&#8217;étais à 2 secondes de mon ancien logis- ni vu ni connu, j&#8217;ai bumpé dedans. au dernier moment j&#8217;ai eu juste le temps de penser &laquo;&nbsp;tu vas avoir mal&nbsp;&raquo;&#8230; le vélo de montagne aplati comme une galette, les minutes dans le flou, une dame en voiture qui s&#8217;arrête et vient me demander si ça va, si j&#8217;ai besoin d&#8217;aide pour m&#8217;enlever du chemin car elle peut plus circuler&#8230; ça va pauvre cloche, je me lève&#8230; c&#8217;était la nuit, on voyait rien ou presque. pendant des semaines, les bleus sur tout le corps&#8230; on me disait que j&#8217;étais Pretty sexy. «Joseph, mmm&#8230; tu es pretty sexy avec tes bleus»&#8230; ce doit encore être cette bonne vieille fascination chrétienne pour le pathétique, le meurtri&#8230; bref, j&#8217;étais pretty sexy avec mes bleus. tellement que 5 ans plus tard j&#8217;avais toujours pas remonté&#8230;. maintenant ça y est. me suis dit, y&#8217;a rien de plus con que de ne plus faire de bécane sous prétexte que la bécane peut être dangereuse. qu&#8217;est-ce qu&#8217;une vie sans le moindre risque ? alors j&#8217;ai toléré la petite vomissure latente qui pataugeais dans l&#8217;eau, de l&#8217;autre côté de la cloison où je faisais mon crawl&#8230; Il a vomi hier, maintenant il replonge&#8230; wow, c&#8217;est une analogie de situation particulièrement savoureuse&#8230; vous admettrez.</p>
<p>je vais tenter de me trouver une combinaison de plongeur, ainsi en sortant de la piscine, en maillot de bain, sur ma bécane, par une chaleur torride, l&#8217;uniforme humide et collant encore sur le corps, m&#8217;offrant un peu de fraicheur quand je pédale, aucune bande de parfaits imbéciles -pédés et Mexicains- ne pourra commencer à me lorgner l&#8217;entre-jambe, sous prétexte que c&#8217;est humide ou que ça coule&#8230; il y avait semblait-il une blague là-dessous, un jeux de mot, quelque chose&#8230; ark&#8230; âhh les pd mexicains&#8230;</p>
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		<title>Un bon geste&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 04:13:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joseph</dc:creator>
				<category><![CDATA[Géopolitique du logis]]></category>
		<category><![CDATA[Le non-apprivoisable et le non-domesticable]]></category>
		<category><![CDATA[Mourir au Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Territoires troubles]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;qui se passe avec pétasse ? Pardon je voulais parler de Poufiasse, elle a complètement disparue de la carte, où est-elle allée se foutre ? Avec qui ? Faudrait organiser une battue et pour le moins retrouver son corps, elle mérite peut-être pas de vraies funérailles catholiques, mais un coup on pourrait fermer les yeux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;qui se passe avec pétasse ? Pardon je voulais parler de Poufiasse, elle a complètement disparue de la carte, où est-elle allée se foutre ? Avec qui ? Faudrait organiser une battue et pour le moins retrouver son corps, elle mérite peut-être pas de vraies funérailles catholiques, mais un coup on pourrait fermer les yeux et lui chanter l&#8217;Ave Maria en oubliant son passé de catin&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Oh pardon</title>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2010 01:14:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lou Scandale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le non-apprivoisable et le non-domesticable]]></category>

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		<description><![CDATA[Madame tout le monde comme madame fait les courses, madame chie et madame se coupe les ongles des pieds. Madame mange un yaourt dans l&#8217;train, madame se rase les t&#8217;ssous d&#8217;bras, madame a envie de pisser. Madame est triste, madame se demande, madame se retourne dans le lit, madame a chaud mais en fait faim, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Madame tout le monde comme madame fait les courses, madame chie et  madame se coupe les ongles des pieds. Madame mange un yaourt dans  l&#8217;train, madame se rase les t&#8217;ssous d&#8217;bras, madame a envie de pisser.  Madame est triste, madame se demande, madame se retourne dans le lit,  madame a chaud mais en fait faim, madame fait pitié.</p>
<p>Madame  t&#8217;emmerde.</p>
<p>Madame voudrait bien que tu dresses la table  correctement, que tu remettes des bûches et qu&#8217;est ce que c&#8217;est que tête  ?!</p>
<p>Puis tiens, pendant que vous y êtes, vous me passerez un peu  le balais à la cave et vous irez vous débarbouiller.</p>
<p>Madame est  rentrée.</p>
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		<title>Anarchistes en action 1 : refuser</title>
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		<pubDate>Thu, 13 May 2010 11:07:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Amygdale</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le non-apprivoisable et le non-domesticable]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://frontdactionstupide.net/wp-content/uploads/2010/05/El-Wollo.jpg"><img src="http://frontdactionstupide.net/wp-content/uploads/2010/05/El-Wollo-300x157.jpg" alt="" title="El Wollo" width="300" height="157" class="aligncenter size-medium wp-image-2683" /></a></p>
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		<title>Bâtisseur de tours d&#8217;ivoire</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Apr 2010 14:47:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mjack</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art is Evil]]></category>
		<category><![CDATA[Le non-apprivoisable et le non-domesticable]]></category>
		<category><![CDATA[Théorie]]></category>

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		<description><![CDATA[Notes pour une présentation élaborée dans le cadre d&#8217;un séminaire sur l&#8217;écologie des représentation, dans le cadre de ma maîtrise en atrst visuels et médiatiques. Introduction, un parcours : Cette présentation se penche sur la pratique de deux collectifs qui recyclent des esthétiques contestataires. Moins qu’une thèse au sens strict du terme, elle est un parcours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notes pour une présentation élaborée dans le cadre d&#8217;un séminaire sur l&#8217;écologie des représentation, dans le cadre de ma maîtrise en atrst visuels et médiatiques.</p>
<p><strong>Introduction, un parcours :</strong></p>
<p>Cette présentation se penche sur la pratique de deux collectifs qui recyclent des esthétiques contestataires. Moins qu’une thèse au sens strict du terme, elle est un parcours parmi le paysage mental qui sert de niche écologique à ces deux manifestations artistiques.</p>
<p>Elle est également une réflexion sur les liens entre l’évolution des pratiques de ces deux collectifs et celle du paysage mental qui leur a permis de se développer.</p>
<p>L’atelier Van Lieshout, toujours en activité, a connu une grande popularité lors de l’établissement d’AVL-ville, décrit comme un territoire autonome situé à Rotterdam aux pays bas</p>
<p>Sans jamais y engager plus de temps que nécessaire, le Front d’action stupide mène, dans la fiction et dans la réalité, une combat pour un quotidien délirant qui se poursuivra jusqu’à la victoire.</p>
<p><span id="more-2601"></span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>AVL-Ville</strong></p>
<p>En Avril 2001, L’atelier Van Lieshout annonce la création d’AVL-ville, un territoire autonome situé dans le port de Rotterdam.<br />
<sub>Allen, Jennifer. « Up the organisation ». <em>Artforum</em> (U.S.A.), vol 39 no 8, avril 2001, pp. 104-111</sub></p>
<p>Joep Van Lieshout caresse ce projet projet depuis quelques années déjà, et l’évoque régulièrement dans des entrevues sur ses projets de maison mobiles, de kits de bâtiments autonomes, et autres installations à la frontière entre l’art et l’architecture.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Retour aux années 90</strong></p>
<p>En 1987, j&#8217;ai voulu rendre le travail encore plus minimal et j&#8217;ai commence a fabriquer des meubles extremement simples. En 1990, j&#8217;ai decide de rendre mon art encore plus minimal en reduisant mon role d&#8217;artiste à celui de fournisseur. Cela signifiait que je ne fabriquais plus aucun produit, mais que je construisais juste des salles de bain, cuisines et autres, que des personnes exterieures voulaient.<br />
Morineau, Camille. «Atelier Van Lieshout: du recyclage comme oeuvre d’art» <em>Art Press</em>, no 310, 2005</p>
<p>In a direct challenge to the value assigned to unique works within the traditional fine art market, Lieshout produced these &laquo;&nbsp;Collections&nbsp;&raquo; in unlimited multiples.</p>
<p>commissions soon became a natural extension of this program. In 1990, he built a bar for serving drinks within the Museum Boijmans van Beuningen, Rotterdam. This led to bars and restroom facilities for Rem Koolhaas&#8217;s Grand Palais Convention Center in Lille (1994), busing stations for the cafeteria in the Museum of Modern Art in New York (1995), and a renovation for the Alliance Francaise in Rotterdam (1995-1996), among others.<br />
<sub>Dimling, Rebecca. «Atelier Van Lieshout<em>» Sculpture</em> (Washington), vol 18 no 212-213, 1999</sub></p>
<p>Je me suis alors rendu compte que dix à quinze personnes travaillaient pour moi, et qu&#8217;il serait bien pour elle qu&#8217;elles soient représentees. Le choix conceptuel suivant a consiste à officialiser tout cela, toute cette entreprise qui faisait ces objets: c&#8217;est devenu l&#8217;Atelier Van Lieshout.<br />
Morineau, Camille. «Atelier Van Lieshout: du recyclage comme oeuvre d’art» <em>Art Press</em>, no 310, 2005</p>
<p>en d’autre temps, la justification aura été différente:</p>
<p>The decision was initially practical: &#8216;We were working in France [with Remn Koolhaas/OMA at the Grand Palais iII Lillel, van Lieshout says, 'and we needed to have a firm because thcv dolit do business with airtists. So we invented Atelier van Liteshout<br />
Lafuente, Pablo. «Designs on your lifestyle» <em>Art Review</em>, no 56, 2006</p>
<p>Joep Van Lieshout reconnaît ce travail d’une manière qui n’est pas innocente, Il veut conserver le contrôle de la direction artistique: plutôt que de parler de collectif il fonde un atelier.</p>
<p>Traditionally, an "atelier" was an artist's workshop, where apprentices carefully crafted works by hand under the tutelage of a master. Atelier van Lieshout is, in fact, an apt moniker for the studio that the Dutch artist Joep van Lieshout established in 1995. Filled with a variety of artisans working on several different projects, the Rotterdam space is not merely a house of production. It is a place where the unique vision of a talented group of people comes to life.<br />
<sub>Dimling, Rebecca. «Atelier Van Lieshout<em>» Sculpture</em> (Washington), vol 18 no 212-213, 1999</sub></p>
<p><strong>Pendant ce temps, au Mexique…</strong></p>
<p>Après dix années de préparation et d'organisation clandestine dans les villages de la jungle (selva) et des hauts plateaux (los altos) du Chiapas <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le:R%C3%A9f%C3%A9rence_n%C3%A9cessaire/Explication">[réf. nécessaire]</a>commence, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1er_janvier">1er</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Janvier_1994">janvier</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1994">1994</a>, une insurrection indigène. Ce soulèvement a lieu le jour même de l&#8217;entrée en vigueur de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ALENA">ALENA</a> entre les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis">États-Unis</a>, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Canada">Canada</a> et le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mexique">Mexique</a>,</p>
<p>À partir de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cembre">décembre</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1994">1994</a>, les zapatistes constituent peu à peu des communes autonomes, indépendantes de celles gérées par le gouvernement mexicain. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sous-commandant_Marcos">Marcos</a> décrit comment ces communes mettent en œuvre des pratiques concrètes d&#8217;autogestion pour rendre sa fierté au peuples indigènes, pauvres et qu&#8217;ils jugent trop méprisés par le pouvoir. Ainsi, l&#8217;EZLN met en œuvre des services de santé gratuits, des écoles là où il n&#8217;en existait pas, un système de justice, un système de police, tout cela avec le support de partenaires<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_zapatiste_de_lib%C3%A9ration_nationale#cite_note-23">[24]</a>. Ces municipalités autonomes sont regroupées par caracol</p>
<p>Les zapatistes font, à partir de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Janvier_1996">janvier</a> <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1996">1996</a>, un appel à l&#8217;organisation d&#8217;une rencontre internationale : elle se concrétise en juillet par une <em>première rencontre intercontinentale pour l&#8217;humanité et contre le néolibéralisme</em> (elle est aussi connue sous le nom de <em>rencontre intergalactique pour l&#8217;humanité et contre le néolibéralisme</em>), qui s&#8217;est tenue à Aguascalientes en juillet-août 1996<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_zapatiste_de_lib%C3%A9ration_nationale#cite_note-14">[15]</a>.</p>
<p>(wikipedia)</p>
<p>Propulsés par un outil de communication émergeant (Netscape Navigator est lancé en 1994) les Zapatistes galvanisent un mouvement de contestation qui influencera autant les Cultures Jammers rassemblés autour d’Adbusters, les Altermondialistes de la Bataille de Seattle et du sommet de Québec, que les mouvements des chômeurs en europe.</p>
<p>Les institutions artistiques respirent l’air du temps. Nicolas Bourriaud publie en 1998 <em>Esthétique Relationnelle</em> aux presses du réel</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Hit the road</strong></p>
<p>La critique du marché de l’art suffit plus? Les compagnons de l’atelier parviennent malgré tout à influencer le maître? L’œuvre de Van Lieshout prend un tournant en prenant la route. L’atelier se concentre maintenant sur les architectures mobiles, l’expérience acquise en confection de meubles se réorientent vers la conception de mobilier et d’intérieurs autonomes.</p>
<p>À la liberté utopique et impliquée socialement des zapatistes, Van Lieshout répond  par une liberté individualiste et rock and roll. Commandité autant par des musées que par des acheteurs privés, Il produit avec son atelier une série d’unités d’habitations mobiles et de dessins qui évoquent la manière dont L’artiste entrevoit leur utilisation : Sexe, Drogues et Rock and Roll</p>
<p>Pensez aux œuvres : Mobile home, The autocrat, Pionneer Set,</p>
<p>La mobilité de ses installations lui donnent confiance. Fermées par les autorités, elles peuvent être déplacées ailleurs où ses propositions sont mieux tolérées.</p>
<p>in Rabastens, France entitled &laquo;&nbsp;The Good, The Bad + The Ugly.&nbsp;&raquo; The show included a desultory compound of mobile, containerized buildings, a selection of primitive, explanatory drawings, and a customized Mercedes pick-up truck with an Atelier-designed cannon mounted on a tripod in its bed. The compound was composed of group habitations (with beds designed for group sex) and various outbuildings (a still, a shop, an infirmary, a forge), all of which were clearly intended to make the compound mobile and self-sustaining. As an architectural exhibition, it was a pretty messy affair and a naughty one as well. Three days after its opening, the mayor of Rabastens took one look and closed the show down by decree, maintaining that it constituted &laquo;&nbsp;a provocation to the French people and a catalyst for youth criminality.&nbsp;&raquo; The show was later reopened (fittingly enough) in the parking lot of a shopping center nearby, and a spin-off of the exhibition, sponsored by the University of South Florida in Tampa, is currently touring the United States.<br />
Hickey, Dave «Joep Van Lieshout’s rebel housing: Architecture as rock and roll» Art Issues no 60, pp. 18-23, 1993</p>
<p>Un groupe de femmes commissionne également une clinique d’avortement flottant permettant d’avorter des femmes dans le respect des lois hollandaises dans des pays européens où les lois sont moins clémentes.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Autarcie</strong></p>
<p>Une fois la tournée des installations plus grandes que nature terminée, il faut bien les mettre quelque part. Van Lieshout glisse de la liberté accordée par le mouvement à la liberté face aux lois et constitue, à l’image du sous commandant Marcos, un territoire libre qu’il nomme AVL-Ville.</p>
<p>Van Lieshout, en brouillant avec autant de brio les frontières avec l’art et la vie, attire le respect de ceux qui défendent la potentialité d’un sens politique à l’art. Ses interviews laconiques sèment le doute sur ses intentions, et si aux états unis ils sont plutôt placés dans l’univers des survivalistes, en europe, l’ambivalence est maintenue  et Paul Ardenne invite AVL à l’exposition Micropoiltiques.</p>
<p>Wandering among the Atelier&#8217;s products, one can&#8217;t help but recall the far-flung empire of crash-pads, communes, methlabs, dope farms, rock festivals, and urban squats&#8211;now lost and by the wind grieved&#8211;whose daily operations would have benefited mightily from the Atelier&#8217;s design skills, from its killer app&#8217;s and &laquo;&nbsp;return to basics&nbsp;&raquo; ideology. Because, even then, in the lost and antique sixties, absolutely primary ex-urban skills like building a forge or a still, like manufacturing a weapon or slaughtering a hog had fallen to the status of lost arts. The fact that the inhabitants of these lost, improvisational redoubts would have benefited from the Atelier&#8217;s production, however, is less interesting to me now than my sense that these rebels probably would have accepted the Atelier&#8217;s products in the impudent spirit in which they are offered. They would have understood, I think, that the primary virtue of the Atelier&#8217;s project derives not so much from the &laquo;&nbsp;look&nbsp;&raquo; of its product, or even its utility, as from the mode and manner of its production. One need only hang around with these dudes and dudettes for a couple of nights to confirm for oneself what their objects teach us: that the Atelier van Lieshout, in its shaggy democracy, its bad fashion and devotion to primary values, functions less like a &laquo;&nbsp;design group&nbsp;&raquo; than a rock band. For both, it&#8217;s the noise and joy that matter, the sex and drugs, the democracy and mobility. Matters of arrangement are secondary and contingent. Things must be arranged and probably should be, but freedom is primary. Everything else follows from that imperative according to the tumultuous logic of sense and circumstance.<br />
Hickey, Dave «Joep Van Lieshout’s rebel housing: Architecture as rock and roll» Art Issues no 60, pp. 18-23, 1993</p>
<p><strong>Changements Historiques, retraite…</strong></p>
<p>11 septembre 2001, les tours jumelles s’écroulent et l’Occident bascule dans un délire sécuritaire. L’art Relationnel bascule vers l’art Furtif.</p>
<p><strong>(Les commensaux : Quand l&#8217;art se fait circonstances </strong>Sous la direction de Patrice Loubier et Anne-Marie Ninacs Centre des arts actuels SKOL, Montréal, 2001 240 pages, 150 illustrations couleur et noir et blanc.)</p>
<p>La ville de Rotterdam fait finalement fermer AVL  en 2002, à cause d’un permis de bar manquant que AVL a voulu détourner par le mouvement, en créant un ponton pour accueillir le bar et éviter la loi. Van Lieshout en a marre des territoires autonomes. Son œuvre quitte progressivement la frontière entre l’art et la vie pour se repositionner dans les installation, les sculptures  et les dessins plus traditionnels, emplis de la plus value du capital symbolique d’AVL-ville</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Niche</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>À ce titre, la production de l’atelier m’intéresse parce qu’elle met en lumière les mécanismes de <em>niche market</em>. Bien qu’en français le terme utilisé soit <em>créneau</em>, l’utilisation du mot anglais met en évidence comment cette comparaison entre la production d’AVL et celle d’un produit de <em>niche market</em> se soutient jusque dans l’aspect formel.</p>
<p>Les marchés niches sont des manifestations limites du capitalisme, toléré à la fois parce que le défi qu’il lance à sont fonctionnement est minime, et parce que son fonctionnement peut produire des échanges et des revenus.</p>
<p>À ce titre, malgré les revendications de Joep Van Lieshout, il faut se rendre à l’évidence que la production d’habitations, de voitures, d’armes, de drogues et de d’objets reliés à l’industrie du sexe sont en fait la base même de la production capitaliste.</p>
<p>Les réflexions d’Horkeimer et Adorno sur l’industrie culturelle, autant que celle de Dan Graham dans des textes comme <em>The artist as Producer</em> et <em>Punk : political pop</em> peuvent aisément se transférer vers ces phénomènes de marchés de niches</p>
<p><strong>Web 2.0, Médias Sociaux</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Lev Manovitch, Dans un article intitulé <em>The practice of everyday (Media) life : From Mass Consumption to Mass Cultural Production?</em> S’intéresse au glissement de l’industrie culturelle du <em>Mainstream</em> vers les marchés niches sous l’influence des outils de communication Web 2.0.</p>
<p>Manovich, Lev «The Practice of Everyday (Media) Life: From Mass Consumption to Mass Cultural Production? » Critical Inquiry, vol 35 no 2, pp. 319-331, 2009</p>
<p>S’inspirant de la réflexion de Michel de Certeau dans L’<em>Invention du quotidien</em>, Lev Manovitch rappelle son modèle : les entreprises et les institutions utilisent des <em>stratégies </em>pour se maintenir, alors que les individus doivent user de <em>tactiques</em> pour résister aux pressions que les institutions leurs imposent. Il note que souvent, influencés par ce modèle, les théoriciens des médias tendent à associer le contenu généré par les utilisateurs à un contenu alternatif et progressif</p>
<p>(wikipedia : the practice of everyday life)</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un Quotidien délirant</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Deux ans à peine après l’Atelier Van Lieshout, le <em>Front d’action stupide (FAS)</em> voit le jour à Sherbrooke, sous l’influence des grèves générales d’étudiants de 1996. À la fois fascinés par leurs expériences de grèves et d’occupations et un peu déprimés par le manque d’originalité des grèves et des slogans, ses premiers sympathisants marquent la naissance du FAS par des actions directes au caractère ridicule, qui comme pour celles de l’Atelier Van Lieshout semblent motivées surtout par la disponibilité d’un mécanisme permettant leur réalisation :</p>
<p>Il fabriquent un immense pénis de papier mâché dont ils recouvrent le canon d’un tank commémoratif d’un parc populaire de Sherbrooke,</p>
<p>En court-circuitant à l’aide d’un fil de rallonge électrique les rails d’une voie de chemin de fer, ils bloquent pendant trente minutes la rue King, une des artères principales de la ville. Le groupe d’une dizaine de personnes, déguisés avec des boites de carton évoquant un petit train, revendiquent des transports en communs gratuits pour les étudiants.</p>
<p>Les mouvements de grèvent prennent fin, les membres du FAS obtiennent leur diplôme d’études collégiales, partent et quittent finalement presque tous Sherbrooke pour étudier à Montréal. Le Front d’Action Stupide entre en période de dormance et n’existe plus qu’à l’état de blague privée, évoqué à l’occasion dans des publications auxquelles prennent part certains sympathisants du FAS.</p>
<p>C’est en 2000 que le FAS reprend vie sous la forme d’une <em>liste de diffusion</em>, et consolide à nouveau un noyau de sympathisants répartis dans différentes régions du Québec grâce à l’utilisation furtive du <em>courriel</em>. En 2003, le FAS adopte le modèle du <em>blogue</em>, et continue sa consolidation par le détournement des outils du web 2.0 décrit par Manovitch. Par des contributions sporadiques de ses participants, ils parviennent à générer suffisamment de contenu pour publier environ deux fois par année un <em>fanzine</em>, petite publication autogérée. Les actions du FAS sont publiques, mais invisibles.</p>
<p>En ce sens, les activités du FAS ne sont pas loin de correspondre aux <em>tactiques</em> décrites par Michel de Certeau : Les sympathisants du FAS agissent sans objectif autre qu’on Quotidien délirant, un vague projet évoqué par le slogan « FAS Vaincra! », afin de gérer les pression des institutions auxquelles ils ont à faire face : université, milieu des communications, travail saisonnier de planteurs d’arbres, gouvernement libéral.</p>
<p><strong>Faire plus avec moins : qui emploie les tactiques?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>En 2005, Le FAS se paie un serveur web et y installe le logiciel <em>open source</em> WordPress pour assurer lui-même la gestion de son blogue. Cette prise de contrôle des moyens de production résulte en une prise de conscience de l’ambiguïté de leur démarche. L’introduction au premier <em>Fascicule du FAS</em> nous avertit : « Il ne faut pas s’y méprendre : le but n’est pas ici de proposer de contenus à des consommateurs mais bien de proposer à des consommateurs de produire des contenus, dans une attitude productive révolutionnaire permettant de faire plus avec moins »</p>
<p>Sans le formuler, les sympathisants prennent conscience du changement de paradigme que causent les médias sociaux.  Manovitch décrit comment plusieurs entreprises capitalistes emploient des <em>stratégie </em>qui ressemblent de plus en plus à des <em>tactiques </em>: en permettant aux individus de s’exprimer par la publication de contenus (blogues, youtube, facebook), d’adapter radicalement leurs interfaces pour s’y sentir plus à l’aise (firefox, google) ou de « customiser » leurs achats de produits de consommation de masse (Toyota Scion, Nike, Adidas et Puma pour les vêtements),</p>
<p>Manovitch évoque même la possibilité que les médias sociaux puissent être vus comme une façon de fournir une utilité aux nouveaux produits médiatiques disponibles (caméras hd, appareils photos numériques, logiciels de montage)</p>
<p>Certains proposent même un modèle qui décrit «the use of distributed mass labor as a new form of &laquo;&nbsp;artificial&nbsp;&raquo; <strong>Al </strong>(humans as cheap computers)»</p>
<p>«“Playbor” on the Internet» <em>Afterimage</em> vol. 37 no 4, 2010</p>
<p>Petit à petit, les Sympathisants du FAS tirent profit des outils du Web, mais s’engagent dans une mise en abime et une autoréférentialité de ces outils :</p>
<p>Ils créent des catégories pour classifier les textes qu’ils écrivent et en proposer une relecture ambiguë et une constante réénergisation des textes précédents.</p>
<p>Ils mélangent la notion d’utilisateur (user) la notion d’auteur et d’identité en utilisant des pseudonymes et en écrivant sous des identités flottantes structurées par les « utilisateurs » dont ont besoin les outils de blogue pour fonctionner.</p>
<p>Ils tirent profit de la notion d’hypertexte pour tisser entre leurs textes une toile de références intertextuelles</p>
<p>Ils utilisent des médias riches qu’ils produisent eux–mêmes ou qu’ils pillent.</p>
<p>La durée est la force principale du FAS, et est rendue possible par l’asynchronicité du web 2.0. Un des sympathisants du FAS travaillant chez un éditeur mineur est à l’origine du parasitage du système subventions aux éditeurs permettant de publier une série de trois ouvrages. Le glissement s’est fait dans la poursuite de la démarche autocritique du FAS : un noyau de membre fondateurs a recyclé les contenus produits de 2005 à 2007 pour produire ces livres, en insistant sur l’ambivalence de la démarche. La rédaction d’un manifeste  autocritique met en évidence la critique que les Sympathisants font du système de médias sociaux malgré qu’ils soient entièrement redevables des outils qu’il met en place pour assurer son existence. Depuis, les Sympathisant du FAS continuent de s’infiltrer et de profiter d’occasions offertes dans le monde réel, pour poursuivre la démarche consolidée sur le web.</p>
<p>Tout comme l’Atelier Van Lieshout, le FAS est tributaire d’un système économique et politique qui permet son existence. Alors que L’Atelier Van Lieshout a fait le choix d’un rôle de rebelles dans un univers d’échange de capital extrêmement négocié, le FAS, conscient d’évoluer dans un contexte très libre du fait de sa virtualité, ironisent sur les limites de leurs action, tout en se donnant le outils pour réécrire et se rapproprier leur quotidien dans une démarche proche des <em>tactiques</em> de Michel de Certeau. Ils mettent ainsi en lumière les évolution qui on eu lieu dans le domaine des marchés niches depuis l’avènement du web 2.0, les limites aux espoirs utopiques que certains lui associent, tout en conservant une attitude cohérente avec son discours.</p>
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		<title>Tu aimes la poésie</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 20:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ensemble de chaises a jardin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actions stupides]]></category>
		<category><![CDATA[Laboratoire de Métaphysique Expérimentale]]></category>
		<category><![CDATA[Le non-apprivoisable et le non-domesticable]]></category>

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		<description><![CDATA[Hé salut. On se parle comme ça très librement. Je lisais hier soir le dernier livre de Virginie Beauregard D.: l&#8217;homme sans bras a encore perdu son sac à dos J&#8217;aime beaucoup la poésie. Jeune, je m&#8217;étais dit que toute ma vie serait poésie. Je ne sais pas si vous vous êtes déjà dit ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hé salut. On se parle comme ça très librement. Je lisais hier soir le dernier livre de Virginie Beauregard D.:</p>
<blockquote><p><strong>l&#8217;homme sans bras</strong></p>
<p>a encore</p>
<p>perdu</p>
<p>son sac à dos</p></blockquote>
<p>J&#8217;aime beaucoup la poésie. Jeune, je m&#8217;étais dit que toute ma vie serait poésie. Je ne sais pas si vous vous êtes déjà dit ce genre de choses? On se dit des choses pareilles et on parle différemment, on s&#8217;habille d&#8217;une autre façon. Vous voyez le genre? Ça rend le quotidien plutôt délirant. Et ben, il m&#8217;arrive quelque chose d&#8217;un peu étrange depuis quelques temps. Ma peau se couvre de bidules étranges qui poussent habituellement sur le bois pourri. J&#8217;ai le corps couvert d&#8217;écailles fibreuses et ça gonfle. Ça fait un peu peur, mais d&#8217;un autre angle je me dis que je deviens une nouvelle forme de vie et c&#8217;est en soi pas mal poétique: je deviens comme une souche humaine. Une cellule souche? Un humain tronc, un être-tronc? En tout cas, je ne me suis pas décidé à aller voir le médecin (ou un agronome? un bucheron?). Est-ce que l&#8217;inaction stupide fait partie du front d&#8217;action stupide?</p>
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		<title>DINDE VS. DINDE.</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 01:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poufiasse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités culturelles cool]]></category>
		<category><![CDATA[Cool is Class War]]></category>
		<category><![CDATA[Déprimer c'est ok]]></category>
		<category><![CDATA[FAS - Rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique du logis]]></category>
		<category><![CDATA[L'improbable missive]]></category>
		<category><![CDATA[Le non-apprivoisable et le non-domesticable]]></category>
		<category><![CDATA[Manger pour «vivre»]]></category>
		<category><![CDATA[Mourir au Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon, ça fait une bonne année déjà que je songe à recevoir pour Noël, c&#8217;est-à-dire caller un Noël des mal-aimés***. Quelqu&#8217;un m&#8217;a proposé le 27 décembre, ce à quoi j&#8217;ai été forcé de répondre qu&#8217;un Noël des mal-aimés le 27, c&#8217;est pas un Noël des mal-aimés, c&#8217;est juste un autre party. C&#8217;est aussi l&#8217;anniversaire du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, ça fait une bonne année déjà que je songe à recevoir pour Noël, c&#8217;est-à-dire <em>caller</em> un Noël des mal-aimés***.<span id="more-2238"></span></p>
<p>Quelqu&#8217;un m&#8217;a proposé le 27 décembre, ce à quoi j&#8217;ai été forcé de répondre qu&#8217;un Noël des mal-aimés le 27, c&#8217;est pas un Noël des mal-aimés, c&#8217;est juste un autre party. C&#8217;est aussi l&#8217;anniversaire du FAS, donc on oublie ça.</p>
<p>Donc les choix demeurent restreints. Soit le 24 ( La Noche Buena) ou encore le 25 (Navidad). Personnellement, je suis davantage de l&#8217;école Noche Buena mais je suis prêt à faire preuve d&#8217;ouverture pour les puristes du 25. Des préférences parmi les activistes du FAS ? Le débat est lancé.</p>
<p>***Personne t&#8217;aime : t&#8217;es invité.</p>
<p>**************************************************************</p>
<p>**************************************************************</p>
<p><em>Je préfère rester seule pour Noël, j&#8217;ai horreur des sapins.</em></p>
<p><em><span style="font-style: normal;">-Julia Kristeva.</span></em></p>
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		<title>DEUX TERRE-NEUVIENS CHEZ SEARS.</title>
		<link>http://frontdactionstupide.net/bidons-et-autres-contenants/deux-terre-neuviens-chez-sears/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 22:21:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poufiasse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bidons et autres contenants]]></category>
		<category><![CDATA[Le non-apprivoisable et le non-domesticable]]></category>
		<category><![CDATA[Vol de contenus]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais qu&#8217;ai-je bien pu vouloir dire par là ? Quelqu&#8217;un se rappelle du gag auquel je faisais référence? Je me pose la question parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai voulu écrire LES NOCES DE LA PdR ( Princesse de Région). Il s&#8217;agit d&#8217;un cool is class war que j&#8217;hésite à écrire depuis un certain temp, où dindon et farce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mais qu&#8217;ai-je bien pu vouloir dire par là ?<span id="more-2205"></span> Quelqu&#8217;un se rappelle du gag auquel je faisais référence?</p>
<p>Je me pose la question parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai voulu écrire LES NOCES DE LA PdR ( <a href="http://frontdactionstupide.net/pratique/fas-rencontres/confessions-dun-loup-des-steppes -un-resume/#comments">Princesse de Région</a>). Il s&#8217;agit d&#8217;un<a href="http://frontdactionstupide.net/archives/categories/"> cool is class war</a> que j&#8217;hésite à écrire depuis un certain temp, où dindon et farce se confondent et où personne ne se fait fourrer. Je me suis dit qu&#8217;avant d&#8217;entreprendre ce nouveau projet, je devrais terminer ceux qui sont en plan et c&#8217;est ainsi que je me suis retrouvé à faire le tour d&#8217;anciennes ébauches de textes destinés au FAS.  L&#8217;exercice s&#8217;est avéré plus douloureux que prévu. Plusieurs questions persistent toujours, dont : WTF ? Deux newfies chez sears ?</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>J&#8217;ai fait une petite recherche de type google et je suis tombé sur ceci :</p>
<p> </p>
<blockquote><p>Deux Newfies regardent le catalogue SEARS et voient les mannequins.   </p>
<p>L&#8217;un dit à l&#8217;autre : </p>
<p>-As-tu vu les belles filles qu&#8217;il y a dans le catalogue ?</p>
<p>-Oui, elles sont  belles en tabarouette !  As-tu  vu le prix ?   </p>
<p>-En effet, elles sont vraiment pas chères. À ce prix, moi je m&#8217;en achète une.   </p>
<p>-Bonne idée, commande-la et si elle est aussi belle que dans le catalogue, moi aussi je m&#8217;en achète une.   </p>
<p>Trois semaines plus tard, le Newfie demande à son chum:</p>
<p>-Coudon, la fille que tu as commandé dans le catalogue SEARS, est-elle arrivée ?</p>
<p>-Non ! Mais ça devrait pas tarder car j&#8217;ai reçu son linge hier.</p>
<p> </p></blockquote>
<p>On est loin de la qualité du gag du hibou et je doute que c&#8217;est ce que j&#8217;avais envie de partager. Quoiqu&#8217;en vérifiant, le gag provient de frizou.org, ça demeure donc possible. Mais qu&#8217;en est-il des autres activistes et sympathisants du FAS ? Les titres de leurs brouillons jamais terminés ne laissent guère de place à l&#8217;équivoque.</p>
<p>MONSIEUR LE JUGE, LE FAS M&#8217;A POUSSÉ AU CRIME. Énigmatique, quel aveu Mysterious était-il sur le point de faire avec un article au titre pareil ? Dans quel abysse cosmique Bébé astronaute s&#8217;était-il plongé pour se lancer dans la rédaction d&#8217;un texte intitulé POUR UN QUOTIDIEN PATHÉTIQUE ? S&#8217;agissait-il simplement d&#8217;une volonté de parler du virage-chroniqueur de La Presse ? Aussi, qui se cache sous le pseudonyme &#8216;Ensemble de chaise à jardin&#8217; ? Et pourquoi vouloir laisser Julia Kristeva chatouiller nos inconscients tranquille ? </p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p>Ces questions resteront sans doute sans réponse mais l&#8217;exercice m&#8217;aura toutefois permis de retrouver cette perle de commentaire qui se passe absolument de contexte:</p>
<p>Commentaire par Agent Botany 500, 09/02/2009:</p>
<p><em> T’aimerais bien avoir choisi de prendre l’autre pillule, Néo-Amygdale… trop tard!</em></p>
<p>De même que cet excellent <a href="http://frontdactionstupide.net/pratique/manger-pour-vivre/potage-a-la-grenouille/">potage aux grenouilles</a>, qui lui, sied aux contextes suivants:  jour de fête ou réunion de famille.</p>
<p> </p>
<p>Merci coco acto.</p>
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		<title>Dans le doute, abstinence</title>
		<link>http://frontdactionstupide.net/theorie/in-stupidatis-veritas/dans-le-doute-abstinence/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 22:14:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Amygdale</dc:creator>
				<category><![CDATA[In Stupidatis Veritas]]></category>
		<category><![CDATA[Le non-apprivoisable et le non-domesticable]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi, je suis passé voir une projection « spécial sexe » présenté par le Douteux.org au pub Brouhaha dans Rosemont. Un des nombreux faits saillants (ce fut trois heures de faits saillants) m&#8217;a semblé être le vidéo montrant un groupe d&#8217;Africains qui se font une petite partouse en forêt. Sauf qu&#8217;ils sont entièrement peints en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi, je suis passé voir une projection « spécial sexe » présenté par le Douteux.org au pub Brouhaha dans Rosemont.  Un des nombreux faits saillants (ce fut trois heures de faits saillants) m&#8217;a semblé être le vidéo montrant un groupe d&#8217;Africains qui se font une petite partouse en forêt.  Sauf qu&#8217;ils sont entièrement peints en bleu cobalt et portent des bonnets blancs, à l&#8217;exception de l&#8217;un d&#8217;eux qui porte un bonnet rouge et une barbe blanche.  Ils s&#8217;enfilent à tour de rôle une femme avec une perruque blonde sous son bonnet, tout en fredonnant « la la la schtroumpf la-la. »</p>
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		<item>
		<title>LE VÉLO-BOOMERANG OU LA VOISINE A POGNÉ LE VOLEUR, PRESQUE.</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Sep 2009 18:27:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poufiasse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cool is Class War]]></category>
		<category><![CDATA[Le non-apprivoisable et le non-domesticable]]></category>

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		<description><![CDATA[Le vélo-boomerang, c&#8217;est un Giant. Et tout commence avec ce son que je déteste : la sonnerie de la porte. C&#8217;était l&#8217;été dernier.*** Tiens, une voisine que je n&#8217;ai jamais vue. Là il y a eu un moment étrange où elle a tenté de m&#8217;expliquer que le vélo mauve garé juste en face de nos domiciles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le vélo-boomerang, c&#8217;est un Giant. Et tout commence avec ce son que je déteste : la sonnerie de la porte. C&#8217;était l&#8217;été dernier.<span id="more-586"></span>***</p>
<p>Tiens, une voisine que je n&#8217;ai jamais vue. Là il y a eu un moment étrange où elle a tenté de m&#8217;expliquer que le vélo mauve garé juste en face de nos domiciles est le sien et que c&#8217;est problématique parce que mon cadenas est barré après.</p>
<p>***</p>
<p>Comme dans toute bonne histoire de matins sinistres, le tout a commencé la veille . J&#8217;avais repéré un vélo qui traînait. C&#8217;était sur Châteaubriand, je crois. Il était juste assez scrappe pour qu&#8217;on puisse imaginer que quelqu&#8217;un veuille s&#8217;en départir, mais encore bon pour rouler ; juste assez garroché là pour se dire qu&#8217;il est au chemin avec les poubelles qui le côtoient, mais juste assez éloigné de la pile d&#8217;ordures pour se dire que finalement, quelqu&#8217;un l&#8217;a peut-être juste laissé là nonchalamment le temps d&#8217;aller faire une course.</p>
<p>Je décide donc d&#8217;aller moi-même faire une <em>course</em>. (Je préciserai un autre jour la nature de ces italliques). Je me dis qu&#8217;au retour, si le vélo y est toujours, c&#8217;est qu&#8217;il est aux ordures, et par extension à moi. De retour chez moi, je me dis que la chose sage à faire serait de monter le vélo dans la shed, qu&#8217;il ferait ainsi un excellent projet de printemps. Mais j&#8217;étais déjà courbaturé et j&#8217;opte plutôt pour le barrer en bas.</p>
<p>***</p>
<p>Je ne suis pas certain que mes explications aient suffit à convaincre ma voisine que je n&#8217;avais pas volé son vélo au marché J*-T*. J&#8217;avais envie de lui dire qu&#8217;elle avait un excellent karma, et que ce karma c&#8217;était moi mais je me suis contenté de lui débarrer sa bécane. Je n&#8217;ai pas eu droit à un merci, pas même un<em> c&#8217;est quand même incroyable! </em>C&#8217;est pourquoi je lui préfère depuis la voisine qui est gênée  quand elle rentre saoûle.</p>
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