In Stupidatis Veritas
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Mysterious, 21/06/2011 [Euj et Nism, In Stupidatis Veritas]

Les savants Euj et Nism, déjà connus pour leurs expérimentations sur l’humain de demain, se lancent en littérature. Pour l’instant, ils en sont toujours à chercher le titre de leur premier livre :

Les kangourous du IIIe reich

Une amygdale à sa phase anale

Jolie tumeur, reviens

Matti Hagelberg, mon amour

Tube cathodique et/ou tube digestif

Meurt le mouroir

Qu’importe la biopsie

Trilogie pulmonaire

Les palpitations

Ma main, ton sein, demain

Des amoureux surpris sur ta vessie

L’apothéose de l’osmose

Une hormone à la plage

Des cellules interchangeables

En route vers le plexus solaire

Le diptyque du sidatique

Un tentacule et/ou un tubercule

Souvenir de ma ménopause

Moelle d’invertébrés

Sang tiède

Fluides sur la ville

Doigts graisseux

Mémoire d’un scalpel infidèle

Une succion à Bangkok

Instruction pour des dissections futures

Zazie dans le duodénum

Les enfants de la bile

Foie gras rencontre couille molle

Du valium pour les folles

Le pourquoi de la pomme d’Adam

Et si Adam avait mangé une datte ?

Cruelle ascension dans l’oesophage

Des suggestions ?

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La voyante a voulu lire mon avenir dans ma main. J’ai dit ok. J’ai rapidement compris qu’elle était très bonne. Elle m’a toisé un instant et a tout de suite compris que j’étais une personne un peu désorganisée et c’est ce qu’elle s’est employé à décrire.

Je me suis arrangé pour ne pas lui donner de matériel à partir duquel travailler. Chaque fois que qu’elle me lançait une perche du genre -Je vois une grave maladie dans ton enfance. Je répondais -Ah bon!

Pour s’inspirer, je crois qu’elle a voulu scruter mes réactions pour savoir ce que j’avais envie d’entendre.

-Madame, il faut lire dans ma main, pas dans mon visage. (suite…)

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«La stratégie d’intégration verticale d’American Apparel est directement inspirée du fonctionnement des boulangeries de bagel et des restaurants de smoked meat uniques à Montréal.» Certes, et l’organisation des boulangeries de bagel et des restaurants de smoked meat s’inspire du troc pratiqué par les chasseurs-cueilleurs amérindiens qui, lui, s’inspire des coups de hache donnés par les explorateurs vikings, qui, eux, s’inspirent des anges qui passent et qu’on encule.

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Mysterious, 30/07/2010 [In Stupidatis Veritas]

Hey, Robodrigue, pour en manger des filles en danse, t’as pensé à prendre des cours de ballet jaws?

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J’ai déjà fait de la kétamine. Comme je suis une chaise, voire plusieurs, pour moi, faire de la kétamine, ça veut dire qu’il y a déjà eu de la kétamine qui a touché ma peau de plastique. Donc vous comprendrez que, pour moi, la drogue d’humain ce n’est pas très efficace.  À la place, je regarde des trucs comme ça :

En tus tierras bailaré

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Bébé Astronaute, 03/06/2010 [In Stupidatis Veritas]

L’autre soir à l’émission 275-allo, l’animatrice A* D* pose sa question du jour à des enfants de Val D’Or : « Comment savez-vous que vos parents s’aiment? »

Un jeune garçon lui répond : « Ben, ils couchent ensemble! »

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C’est pas pour faire chier, mais la BD CACA RENTE de Martin Veyron, c’est vraiment de la merde…

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Vendredi, je suis passé voir une projection « spécial sexe » présenté par le Douteux.org au pub Brouhaha dans Rosemont. Un des nombreux faits saillants (ce fut trois heures de faits saillants) m’a semblé être le vidéo montrant un groupe d’Africains qui se font une petite partouse en forêt. Sauf qu’ils sont entièrement peints en bleu cobalt et portent des bonnets blancs, à l’exception de l’un d’eux qui porte un bonnet rouge et une barbe blanche. Ils s’enfilent à tour de rôle une femme avec une perruque blonde sous son bonnet, tout en fredonnant « la la la schtroumpf la-la. »

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Mysterious, 13/08/2009 [In Stupidatis Veritas]

Si j’ai pas dormi, je peux-tu dîner pareil ?

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Mysterious, 09/08/2009 [In Stupidatis Veritas]

Un nouveau fascicule du FAS, compilé par les soins généreux d’Amygdale et de Poufiasse, est en cours d’édition. Le débat fait actuellement rage parmi les plus influents des auteurs du FAS sur le titre à donner à ce déjà célèbre ouvrage. Je transmets à nos lecteurs certaines des suggestions déjà émises, les pires comme les meilleures. Notez que la plupart font référence à des choses que je ne comprends pas ou que j’ai préféré oublier. Comme le FAS (cette utopie collectiviste) ne parle que d’une seule voix, j’ai ici évité d’indiquer qui avait suggéré quoi. Il va de soi que d’autres suggestions pourraient s’ajouter. À quand un spécial suggestions?

Donc, le prochain fascicule du FAS pourrait être un :

Spécial asymptotiquement nul ;
Spécial combines invaginescentes ;
Spécial tyrannie newtonienne ;
Spécial Chinois blanc d’Amérique ;
Spécial j’crosse rienque ;
Spécial travail, famille, patrie ;
Spécial oeuvre de maturité ;
Spécial là où tout ce qui démoralise s’énergise ;
Spécial la planète de l’espace ;
Spécial philosophie de vie ;
Spécial philosophie personnelle ;
Spécial intéressant ;
Spécial intriguant ;
Spécial des pauvres ;
Spécial plus de Logo moins de Sophie ;
Spécial ben là, c’est ça ;
Spécial Charlotte sometimes ;
Spécial Le Bilan ;
Spécial asymptotiquement winner ;
Spécial sexe abordable (vendeur !) ;
Spécial Down avec le facteur humain ;
Spécial vous divaguez, les gars ! ;
Spécial franc et authentique (Cool is Class War !) ;
Spécial presque ;
Spécial chien gourou ;
Spécial saison morte ;
Spécial vague à l’âme ;
Spécial « Bob, c’est pas celui qui vient de nous tower? » ;
Spécial le facteur les connaît par coeur (équivoque) ;
Spécial flâner aux alentours du viaduc Van Horne ;
Spécial le monde entier se jacuzzise (dur à prononcer) ;
Spécial ironie du double exact (trop bon, à garder pour plus tard) ;
Spécial belle petite table pliante (vendeur ET winner) ;
Spécial parler des vraies affaires ;
Spécial on s’en câlisse du monde de Québec ;
Spécial inerme mais dangereux ;
Spécial douce infection ;
Spécial plus peut le moins ;
Spécial brunch ;
Spécial Heal the world ;
Spécial bassin méditerranéen ;
Spécial ni putes ni soumises ;
Spécial Babylone P.Q. ;
Spécial voir Montréal… et vomir ;
Spécial l’amour aux temps du VIH
Spécial chômage, célibat, cité (Vichy ça me fait peur) ;
Spécial critique de la raison fascienne ;
Spécial l’invisible, l’indicible et l’impensable ou encore «ni vu  ni connu» ;
Spécial l’idée était bonne… ;
Spécial héliocentrisme ou la révolution c’est les autres ;
Spécial l’amour au temps du cholestérol ;
Spécial l’invisible, l’indicible et l’invaginable (Le zine qu’on ne voit pas, dont on ne dit mot et dont le repli sur lui-même est impossible.)

Comme l’écrivait Poufiasse : « Ça fait déjà une pas pire trawlée, doit bien en avoir un pour vaincre. »
Le débat est ouvert.

FAS vaincra !

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Zepoulpe, 25/07/2009 [In Stupidatis Veritas]

En lisant Histoire d’UTÉRUS de la grosse, je n’ai pu m’empêcher de passer en revue ma longue feuille de route de consultations médicales. J’ai alors moi aussi pris conscience que je me suis souvent fait complimenter par des médecins pour des qualités que, franchement, je ne soupçonnais pas et dont je me passerais presque.

Ça a donné lieu à des phrases à la limite du hors-jeu :

« Wow, vous avez vraiment une vessie de jeune homme! »

« Avec une prostate de même, vous n’avez pas à vous plaindre mon cher. »

« Votre taux de bilirubine est tout ce qui a de plus charmant. »

« Mon bon Monsieur, votre circulation sanguine ferait pâlir d’envie l’Amazone. »

Etc…

Mais le plus gênant, c’est quand votre cas devient l’objet d’un intérêt de la part de la communauté scientifique. Les médecins deviennent alors complètement excités, commencent à bavasser auprès des collègues et finissent immanquablement par se présenter à votre chambre en banc serré de 8 ou 9 résidents, armés de clip-boards et de stéthoscopes non-utilisés. Bandés durs sous leurs sarraus, ils mouillent juste à l’idée de tomber sur LE pustule qui les rendra célèbres, LE syndrome qui portera leur nom.

C’est seulement dans ces moments-là que tu peux vraiment te rendre compte que ton individualité est un accessoire dans cette belle marche vers le progrès. Ta vie intérieure (celle que d’autres ont appelé la conscience) joue au mieux le rôle de faire-valoir de ta verrue, de straight-man de ton infection urinaire, de troisième roue dans la date entre la science et ton insuffisance cardiaque…

Mais le pire, c’est qu’on accepte toujours de bon coeur de se faire tripoter par des inconnus. En y repensant, j’aurais aimé être assez vite pour répondre quelque chose comme :

« Fuck you doc, je ne crois pas à ça le progrès. »

« Je te montre le mien à condition que tu me montres les tiens. »

« Si tu veux voir, c’est 20$, mais pour toucher, c’est 40$ »

J’ai quasiment hâte d’être malade presque.

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la grosse, 23/07/2009 [In Stupidatis Veritas]

Aujourd’hui, je suis allée passer une bonne partie de cette magnifique journée à aller lire des revues actuelles et écouter du monde râler dans le fond d’une salle d’attente de clinique d’hôpital inhospitalière. Chacun son petit numéro, sa petite lettre, il faudra un temps fou pour parvenir à me faire spéculumer le fond de l’utérus.

Une heure d’attente

Voilà que se pointe un garçon, visiblement plus jeune que moi, marqué comme un pamphlet publicitaire de la tête aux pieds. Il me nomme. Iichhhh, me dis-je ,un peu nerveuse, me l’imaginant  se foutre la tête entre mes jambes. Non. Rien. Juste des yeux sur un papier, pas de mains dans une fente de jaquette. Un simple infirmier qui me trie des autres patients. Sur sa petite feuille, moi qui suit venue pour un stérilet, il coche que je suis un homme. Super. Ça donne le moral d’avoir l’air d’un mec. (électrolyse? oestrogène?)

 Retour dans la salle d’attente.Une demie-heure.

Un autre homme fait son entrée. Du haut de ses sept pieds et de son stéthoscope, il me nomme dans un murmure, un souffle, certains diraient qu’il « parle dans sa gueule ». Tout gentiment il m’explique qu’il est un apprenti médecin; d’ailleurs ici, à Verdun, ils se plaisent habituellement à se nommer eux même « bébés -médecins» pensant que la communauté verdunnoise est probablement trop stupide pour savoir ce qu’est un médecin résident. Bref, l’apprenti (ce qui est déjà beaucoup moins condescendant) veut me faire remplir un foutu sondage sur les services reçus, là, tout de suite, avant même que je n’aie reçu mon service. Processus inversé. Ok.  D’un coup, il me dit qu’il aurait autre chose à me dire, complètement hors contexte dit-il, et que je dois lui dire que je ne le poursuivrai pas pour cette phrase. Intriguant. Alors là, dans une salle de consultation médicale, face à face avec un médecin, je me fais complimenter, sourire, et tout cet espace exigu devient un temps très court un « meat market » où je semble être LA « meat ». J’en reviens pas. N’importe quoi cet hosto pourri. En plus, toujours pas vu le médecin en question.

 Retour dans la salle d’attente, questionnaire à la main et questionnements sur mes allures d’homme et l’urgence de prendre des hormones rejetées.

Enfin, une jeune femme se pointe, toute en dents, avec plein de papillons dans les cheveux.  Bon. Quelques questions d’ordre médical, puis questions d’ordre privé. Je m’en fous et lui réponds. Sur une feuille de prescription elle me dessine un utérus, un stérilet,  et compare l’effet du stérilet sur l’utérus à une tondeuse sur le « gazon de la paroi ». Décidemment, y’a quelque chose d’étrange dans l’air.

Finalement. LE test. Jaquette, étrier.  Ce genre de test me donne à coup sûr un fou rire incontrôlable, allez savoir pourquoi. Donc, la doctoresse  s’approche avec tout ces petits tubes et machins pour m’ausculter la cavité. La tête dans mon entrejambe sa lumière en main,  elle me dit (en parlant de mon col de l’utérus)  –«  j’en vois des cols, laissez moi vous dire que j’en vois, pis ça fait des semaines que j’ai pas vu un beau col de même. »

Je sais pas pourquoi mais je me suis mise à avoir des visions d’horreur, comme un mauvais film de série B. En gros gros plan. Le genre de truc qu’on n’a pas nécessairement envie d’entendre. Et qu’on ne peut visiblement pas s’empêcher de raconter non plus.

Franchement, merci Verdun.

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Zepoulpe, 08/06/2009 [Actions stupides, In Stupidatis Veritas]

J’ai fait tellement de correction dans ma vie, c’est juste comme épeurant quand j’y pense. On pourrait argüer que je suis, somme toute, assez jeune. Mais malgré ma superbe, et si je m’astreins à compter mes heures, je me rends compte des semaines passées à corriger textes par-dessus textes, phrases par-dessus phrases.

Pour le travail, les loisirs ou les études (mais beaucoup pour le travail parce qu’en bout de ligne, je me retrouve avec plus de fric dans mes sweatpants), j’ai relu, reconsidéré, réécrit, retapé, refusé, restructuré et modifié des centaines de pages de manuscrits, de textes de promo, d’argumentaires, de communiqués de presse, de pseudo-romans, d’études bidon, de tentatives d’essai (putain qu’j'ai de l’esprit), de fausses BD, d’affiches, de mémoires de philosophie, d’articles de journaux, de sites internet et de lettres de congédiement.

Mais plus que toute autre chose, ce que j’ai été amené à corriger le plus, ce sont des recettes de cuisine. Beaucoup de recettes. Une brouette de recettes. Des recettes jusqu’au plafond, jusqu’à ce que mes doigts me fassent mal et que ma tête ait envie de se lancer vers un mur. Ce travail est ardu et et plus long qu’il n’y parait : on croirait à tort qu’il suffit de corriger les fautes d’orthographe et schnip-schnap-schnip, tout est fait. Mais on se tromperait. Lorsqu’il s’agit de corriger des recettes, disons-le franchement, il faut corriger les erreurs corrigées par d’autres correcteurs, lesquelles ont déjà fait l’objet d’une correction. Au départ, je fus troublé. Je ne savais pas – et dans mon contrat on n’en parle nulle part – que la correction produit des métastases. Que c’est une espèce de traînée de rouille qui mange le texte à chaque fois que quelqu’un touche au document avec ses doigts plein d’humidité.

Prenons l’exemple du dernier livre, un livre de cuisine italienne de 176 pages écrit en anglais mais traduit simultanément en français pour une parution dans les deux langues. La version anglaise est corrigée par J* qui trouve une quantité invraisemblable de fautes et d’incohérences dans la version originale fournie par l’auteur. Quand je dis invraisemblable, je parle ici de dizaines de fautes par page pour un total de plus de 500 (des fautes qui vont des « Oliv Oil », aux incohérences comme « Flavor » et « Flavour » dans la même page, aux décisions plus subtiles comme des coupures de mots mal faites). Pendant ce temps-là, A*D* traduit toutes les recettes en français à partir de la version originale anglaise (oui, avant la correction en anglais mais on n’avait pas le temps d’attendre). Au fur et à mesure que la traduction se fait, A* révise les versions traduites et envoie au graphiste les versions appelées versions 2. De la même façon, J* envoie au graphiste les versions anglaises révisées. Après le montage (on parle de 2 mois de travail), les documents sont révisés à nouveau. W* révise la version anglaise et trouve encore plus de 250 fautes! Le premier correcteur, J*, est un peu sermonné et se fait comme qui dirait montrer la porte, mais on se rend compte que le montage a lui-même entrainé des erreurs qui n’étaient pas présentes dans les documents word. Pendant ce temps, R* s’occupe de réviser la version 2 en français et trouve elle aussi une quantité démente de problèmes. Finalement, les versions 3 en anglais et en français sont relues par les patrons qui trouvent encore des centaines de problèmes…

Certes, le burn-out est proche et les plaies de chaise nous rongent le cul. Le goût de savourer le canon d’une arme à feu en vient presque à être une idée charmante. Mais, résilience oblige, on se dit que tout de même on avance, que c’est mieux que c’était au départ et qu’ils mangent donc tous de la marde les puristes francophiles!

Mais ce qui est le plus troublant dans cette expérience, c’est que je ne suis même pas si sûr qu’on avançait vraiment dans la bonne direction. Évidemment, les vraies erreurs ont pu être trouvées et corrigées. Mais après la version 2 dans les deux langues, les dernières modifications étaient bien souvent des questions de décisions éditoriales subjectives et la plupart du temps futiles. Par exemple : 1/4 tasse = 62,5 ml. C’est évidemment exclu de laisser ce nombre bâtard. Mais alors, arrondit-on à 60 ou 65? On s’entend que ça change rien à la recette parce qu’il s’agit d’huile d’olive, pas pas d’uranium 235. Mais une fois la décision prise, il faut s’assurer que les 1200 autres occurrences respectent cette convention. Et ceci est vrai pour toutes les conversions (1/3 tasse = 83,33 ml, 1 po = 2,5 cm, etc.) dans les deux langues !

Je me réveillais la nuit en sueur. J’avais l’impression de nettoyer une forêt de ses arbres tombés en sachant très bien que, même si ce sera mieux après mon passage, le temps que je finisse, d’autres arbres auraient eu le temps de retomber sur le chemin.

Aujourd’hui, à 15h, c’est terminé, les documents partent à l’impression. Je pense que je vais me mettre à la création d’une langue à la Julia Kristeva, dépourvue de voyelles et surtout de règles.

1 TSS = BHKBGRHH !

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J’ai trouvé cette perle dans la délicieuse Gazette de la Gendarmerie Royale du Canada.

 

« Nous n’enquêtons pas seulement sur des crimes, nous faisons réellement partie de la collectivité »

-Le caporal Ben Sewell, Gazette de la GRC, Vol. 71, no. 1, 2009, p.11


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Zepoulpe, 24/02/2009 [In Stupidatis Veritas]

Depuis que j’ai pris ma retraite de la vie publique, je suis plusieurs fois par jour assailli par des questions loufoques. Combien d’années a vécu Milou? Comment fait-on pour entendre comment sonne une langue dont on comprend le sens des mots? Est-ce qu’un journaliste est physiquement capable de s’empêcher d’utiliser l’expression projet-pilote? Est-ce qu’un chevreuil, c’est en réalité une vache des forêts? Pourquoi met-on souvent les gens incompétents derrière un comptoir?

Mais ce qui, le plus souvent, anime mon esprit lors de mes balades en forêt (nu), c’est l’avenir du pétrole et, plus précisément, de son petit neveu : le plastique. D’abord parce que je brûle plus d’essence en campagne qu’en ville (ben quoi, ils ne livrent pas) et aussi parce que j’ai fait une couple de succulentes fondues old school avec du gaz à briquet, je m’interroge si on n’est pas en train de passer à côté de la vraie tragédie sur cette fin attendue des fossiles écrapoux. On parle en effet beaucoup de la fin du pétrole en termes de prix de l’essence, mais qui parle de la mort des chandelles? De l’épuisement de la vaseline? de la rupture finale des Tupperwares?

Les tupperwares !! Ce fleuron du capitalisme de salon, ce conquérant des cuisines unisexes, cet ami du restant de spaghatte et du dernier morceau de tiramisu, que lui arrivera-t-il? Devra-t-on aller pêcher directement dans le Continent de plastique (en vente dans toutes les bonnes librairies)? Et après quelques années de pénurie, ne risque-t-on pas d’assister à la Guerre du plastique? Certains pays, plus prévoyants, auront-ils envisagé le pire et fait des réserves de tupperwares de tous les formats? Et qu’envisager pour le Québec? Quel rôle jouera-t-il dans ce conflit?

Personnellement, j’estime qu’il serait dès à présent sage d’investir dans un élément qui, assurément, prendra de la valeur au fil de l’ère du post-brun : les couvercles. Imaginez que le Québec possède éventuellement le monopole total sur tous les types de couvercles de tupperwares (et dieu seul sait s’ils sont nombreux!), imaginez de ce fait la convoitise dont on serait l’objet: les pays se battraient pour qu’on leur vende le bon couvercle, les individus feraient la queue pour s’abonner à notre assurance-couvercle, les immigrants capoteraient sur notre voiture roulant au jus de couvercles…

La liberté politique passant par la consommation abusive de plastique aux formes diverses, c’est ça In stupidatis Veritas !

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Alors, le professeur recula tranquillement jusqu’à la première section du tableau.  Il venait de couvrir trois ans d’histoire de l’évolution de son projet de création d’une syntaxe formelle dénotationnelle.  Il s’arrêta, puis pointa lentement une case et dit simplement : « après trois années de recherche, j’ai dû ajouter un symbole pour désigner le vivant non-mobile ».  C’est alors que je connu le paroxysme.  C’était donc ça, la poésie.

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ça faisait longtemps que je voulais vous cuisiner un bon gâteau bb astronaute ! alors voilà, je suis heureux de vous le présenter aujourd’hui car depuis que c’est la mode de cuisiner de bons gâteaux sur le fas, je ne peux m’empêcher, les trois quarts du temps, d’avoir cette pensée joyeuse pour l’aphorisme qui sous-tend l’existence du fas depuis ses touts débuts : «pour des gâteaux délirants».

astronaute2

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Mysterious, 19/01/2009 [In Stupidatis Veritas, Théorie]

Le FAS n’est dirigé par aucun chef et ne reconnaît aucune autorité, mais ses membres sont unis autour d’une même cause : ils militent pour un quotidien délirant. Leurs textes ne font l’objet d’aucune censure avant d’être publiés sur leurs annales. Personne ne décide, au sein du FAS, ce qui est bien et ce qui est mal, aucun activiste du FAS n’a plus le droit qu’un autre de dicter les règles de conduite qui dirigent leurs actions : ce sont des mouvements souterrains, des pressions exercées par la collectivité du FAS, qui poussent le FAS comme globalité, peu à peu, vers une direction ou une autre. Si on peut voir certaines tendances au sein du FAS et délimiter, même, certaines phases dans son histoire, elles se sont toujours concrétisées suite à des pressions collectives : chaque activiste ou sympathisant du FAS est le pseudopode d’une même amibe.

Un comité éditorial, dont les membres ont été désignés arbitrairement, s’est réuni à de nombreuses reprises au cours des derniers mois pour éditer les trois tomes du FAS qui parasiteront bientôt (par centaines) les tablettes des grandes surfaces. Ses membres ont débattu pendant des heures pour parvenir à s’entendre sur les phrases qui allaient composer le nouveau manifeste qu’ils ont écrit pour l’occasion. Ils ont placé des textes en ligne et les ont retravaillés collectivement, chacun chez soi, à partir de leur ordinateur. Ils ont dû combattre l’orgueil et l’instinct individualiste de chacun, ce qui faisait que chaque membre du comité recherchait souvent, consciemment ou non, à tirer avantage de leur entreprise commune, mais, à terme, c’est collectivement qu’ils ont vaincu : le FAS est l’idéal collectiviste, il est une utopie, une chose informe, mais unifiée, une réalité idéale, l’unique et sa propriété, mais aussi, paradoxalement, un idéal fondamentalement vain. Le FAS est le Front d’action stupide. Ses activistes militent pour un quotidien délirant dans un monde où le quotidien est déjà franchement délirant. Peut-être ses activistes en ont-ils simplement une conscience particulièrement exacerbée et cherchent-ils à relever la sauce délirante du magma indifférencié du quotidien. Ils vaincront – ils le savent et le répètent – , mais peut-être est-ce en partie parce qu’ils ont déjà vaincu. Et si leur entreprise collectiviste parvient à survivre là où les grandes utopies collectivistes du vingtième siècle ont failli, c’est peut-être parce qu’elle ne repose sur aucun fondement véritable et réellement valable. Les activistes du FAS militent pour un quotidien délirant, mais ils ne savent pas vraiment pourquoi ils le font et ils le font peut-être faute de mieux.

Amygdale, Al Hakim, Mysterious, Zepoulpe, Mjack, Touche-Toi, Fardoche, Robodrigue, Bébé Astronaute, Poufiasse, Machiavel, Xanthippe, Rhâ, Sire d’Oneilles, Joseph, Coco Acto, Edalemram, Philou, Spirit Duplicata, Ensemble de chaises à jardin… qui sont-ils ? Ce sont des auteurs qui se cachent derrière des pseudonymes, mais des auteurs quand même et s’élève peu à peu du FAS un certain culte de la personnalité pour chacun de ces auteurs, un certain culte de personnalités fictives, mais un certain culte de personnalités quand même. Il me semble parfois que ces auteurs sont plus vrais dans la fiction du FAS que dans la « vraie » vie. Peut-être même sont-ils plus intéressants dans les mondes qu’ils y modèlent (fruits de leurs imaginations délirantes) que dans le quotidien (on y revient toujours) du vrai monde. Et ce qui pourrait venir briser l’idéal collectiviste du FAS, ce pourrait être la présence d’auteurs qui viennent écraser le FAS comme totalité, qui deviennent chacun plus que le FAS. Ce ne serait pas bien grave puisque le FAS ne sait pas ce qu’il est et qu’il resterait le FAS en devenant un ou quelques-uns plutôt que plusieurs. On pourrait alors ériger une sorte de panthéon des dieux du FAS. Je me demande parfois si nous ne devrions pas échanger nos pseudonymes. Je me verrais assez bien (quoiqu’à la longue…) dans la peau d’un Mjack, d’une Poufiasse ou d’un Amygdale (c’est peut-être parce qu’avec tout ce qu’on a déjà échangé, échanger nos peaux, ça serait bien peu de choses). Je pourrais même me sentir à l’aise derrière le masque gothique d’un Al Hakim (ce texte le prouve). Je ne sais pas pourquoi, mais je ne me sentirais un peu moins bien dans la peau d’un Spirit Duplicata (ça doit être parce que sa peau est encore trop neuve pour desquamer), mais ça viendra sans doute… Hum… Je m’étends. Théorie, théorie, rien ne vaut la théorie. Ce qui est bien c’est que la théorie du FAS n’a pas besoin de convaincre grand monde puisque le FAS est le Front d’action stupide, sait sa cause vaine, mais a vaincu et vaincra. J’ai lu quelque part que l’abus de café augmentait les risques (les chances ?) d’hallucinations. Je crois que je vais aller me faire un autre espresso. Ma blonde (même les activistes du FAS peuvent connaître l’amour) vient d’entrer dans mon bureau et me sussure, un brin mégalomane, au creux de l’oreille :
- Le monde est trop petit pour moi.
- Probable, mais dégage, que je lui réponds : j’écris un article du FAS.

J’ai dans la tête un Mysterious. Il frappe contre ma boîte crânienne – toc ! toc ! –, tout juste sur l’os pariétal gauche, puis se retourne et enfonce son doigt dans ma matière grise pour y écrire : « Le FAS est ta seule patrie, ta seule maison, tu es né du FAS et y reviendras toujours. » FAS vaincra !

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Robodrigue, 15/01/2009 [In Stupidatis Veritas]

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Zepoulpe, 12/01/2009 [In Stupidatis Veritas]

En relisant le troisième tome des Annales du FAS (disponibles en librairie à partir de tout de suite) intitulé Le Continent de Plastique, je me suis rendu compte qu’une coquille s’est glissée parmi l’un de mes textes (et oui, je me masturbe en googlant mon propre nom). En relisant Les gauchers sont-ils dangereux?, texte où je fais référence à l’Église de scientologie située rue Papineau, je me suis rendu compte que les correcteurs ont corrigé le mot « dianétique » (méthode d’éveil spirituel inventée par Hubbard) en le remplaçant par « diabétique » (la maladie du pancréas qui t’empêche de manger tes Joe Louis en paix).

Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas du genre à tenir rigueur à ces gens de bonne volonté – mais si j’avais à identifier un coupable, je pencherais pour Antidote (dont les frasques sont légion). Non, je me suis juste demandé si le mot « dianétique » n’avait pas lui-même toujours été le résultat, conservé par habitude, d’une coquille originelle survenue il y a si longtemps que plus personne ne s’en souvient, ni Beck ni encore moins ce pauvre Tom Cruise. Hubbard aurait peut-être depuis toujours voulu écrire « diabétique ».

J’ai souvent pensé que les grandes religions sont basées sur le même phénomène : un énorme malentendu qui, les siècles passant, devient digne de foi. Imaginez qu’on puisse demander confirmation aux personnes concernées :

« Quoi Marie, vierge???! Voyons donc ! C’était juste sa première fois avec un aussi bel homme que moé! »

« En fait, il y avait 20 commandements, mais j’ai bêché en descendant et j’ai pété l’autre table gravée. C’t'idée d’écrire ça sur d’la roche poche aussi ! »

« Non-non prie vers où ce que tu veux l’grand, pis arrête de m’énarver avec tes maudites histoires de cochon. »

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Les high-five sont un luxe que ceux dont l’épaule déboîte ne peuvent s’offrir de façon pleinement satisfaisante. Il faut se contenter  de « down lows », qui n’ont pas le même éclat. (suite…)

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Amygdale, 06/01/2009 [In Stupidatis Veritas]

Le soir où nous avons signé les ententes d’édition pour les Annales du FAS (en vente bientôt dans toutes les bonnes librairies), nous avons arrosé le tout au champagne et consommé des stimulants, afin d’alimenter la discussion sur le pourquoi et le comment nous allions conquérir le monde et le Japon. Hors, ce genre de cocktail, ça agit sur moi comme un sérum de vérité – justement celle qui n’est pas toujours bonne à dire. Et cette fois, j’ai fait l’erreur de dire que ça faisait un an que j’avais pas fourré.

Je sais qu’il y en a qui pensent que un an, c’est moins pire que un mois, parce que tu viens soi-disant qu’à t’habituer et tu commences à penser à te mettre à l’aquarelle… BULLSHIT! Un an sans cul, c’est suffoquant, voilà ce que c’est.

Mais mon point n’est pas là. À ma grande surprise, mon statement a déclenché une méga séance de coaching. Je vous épargne les détails. J’en ai cependant retenu une chose qui me paraît publiquement partageable, une théorie avancée par Mjack: fourrer (n’)est (qu’)un moyen de communication.

Je dis Mjack, mais j’ai déjà entendu Xanthippe dire la même chose, et J* aussi, la fille que j’avais un kick dessus mais que finalement, je pense que c’est Mjack qui va se la pogner. Et d’innombrables autres personnes, aussi. C’est une idée répandue.

Or, est-elle vraie? Baiser peut-il être envisagé comme un moyen de communiquer? La première fois que j’ai entendu cette idée, c’était au Cégep, quand j’essayais de me pogner la féministe radicale de service, E*. En fait, c’est elle qui avait fait le premier move, mais une fois le move fait, j’ai pas trop compris, enfin elle a chocké (Christ fille, t’avais six ans de plus que moi, t’aurais pu te déniaiser!). Passons. Mon point, c’est que ça m’a tout de suite frappé comme étant de la BULLSHIT.

Et je continue de le croire aujourd’hui. Pourquoi? Pas vraiment parce que c’est faux, mais simplement parce que c’est trivial. Si fourrer c’est communiquer, eh bien, se torcher le cul, c’est aussi communiquer, non?

En effet, il appert que toutes les activités humaines sont sémiotisées. C’est parce que nous avons dans notre tête des mécanismes de symbolisation qui fonctionnent en permanence, à partir d’un certain âge (2 – 3 ans), et qui font que, même quand on va aux toilettes, écologiques ou pas, on pense, on symbolise, on relativise culturellement (voir à ce propos l’article de Xanthippe).

Pareil pour n’importe quoi d’autre: la bouffe, le sport, et bien sûr, puisqu’on est dedans l’actualité, la guerre. Envoyer une rockette sur une mosquée, ou dans un kibboutz, c’est un moyen de communiquer.

Je vous charrie un peu, mais dans tous les cas, si vous dites que fourrer, c’est communiquer, vous êtes pris avec une théorie de la communication vraiment triviale (j’écris ça et je pense à la date de P., la petite fille rousse, qui s’est cloîtrée durant les fêtes en faisant vœu de silence pour deux semaines. Pas un mot et, cela va sans dire, pas de cul. Ça aussi, c’est un moyen de communiquer).

Etc.

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Amygdale, 24/12/2008 [In Stupidatis Veritas, Julia Kristeva]

« Je ne sais où ni quand, j’ai perdu mon sens de l’humour. Je n’ai pas perdu le rire cependant, mais quand je ris, c’est par un effet miroir, par pur conditionnement social. Il m’arrive de sourire, mais c’est par malice, par pure malice, et alors je suppose que mon sens de l’humour doit être malicieux. Mais ce n’est pas comme ça que je me connais!

En fait, j’ai une théorie là-dessus. L’humour est quelque chose de très personnel. Souvent, on rit simplement parce qu’on a envie de rire, et s’il y a un sens de l’humour, ce ne doit être en définitive, qu’une capacité à sentir et à anticiper les cycles des envies humoristiques. Mais, de ce fait, il y a autant de sens de l’humour que de manière d’apparier nos envies à notre environnement. Si bien qu’on ne peut que très difficilement caractériser ce qui nous fait rire au juste, et pourquoi cela laisse les autres de glace. J’ai, malgré tout, fais un effort d’introspection, et je crois que je suis parvenu à cerner ce qui me fait rigoler. C’est le risible. Je ris de ce qui est risible, moi, parce que je suis quelqu’un de logique.

La platitude est le fait fondamental

Il est absurde de croire en la théorie de l’évolution. Croire que la sélection se fait en faveur de formes de vie de plus en plus fortes et plus sophistiquées, quelle bonhommie, quelle indécrottable candeur! Le constat le plus élémentaire à faire sur le monde vivant est qu’il favorise au contraire la reproduction de la médiocrité. Car seule la médiocrité est un état auto-suffisant; elle assure confort, stabilité, pérennité même. C’est le modèle le plus économique et le plus viable à long terme. Aussi trouve-t-on des médiocres en grand nombre et partout. Ce sont eux qui gouvernent le monde, et tous les dirigeants du monde, des présidents jusqu’aux gourous, ne sont chefs que parce qu’ils acceptent de se plier aux exigences des médiocres qu’ils veulent gouverner. Mais, pour s’assurer que les médiocres ne suffoquent et ne s’étouffent sous le poids de leur médiocrité, ces dirigeants ont eu l’idée d’inventer une soupape morale: la platitude.

La platitude est une attitude morale qui sert à maintenir la cohésion parmi les médiocres. Parce qu’elle est socialement acceptée comme une sorte de nécessité, il ne viendrait à personne l’idée (un peu abjecte) de la conspuer. Elle est là: muss man akceptieren. Mais, parce que les médiocres sont largement supérieurs en nombre, la platitude, en réalité, en est venue à s’imposer comme la norme du bon goût et le ciment de l’existence. Si bien que l’on a pas honte d’avouer que l’on est plate, bien au contraire: c’est une victoire, c’est un acte affirmatif.

Fleurimont

La platitude est une victoire de la vie des médiocres sur la vie elle-même. Elle est la maturité. Je crois qu’aujourd’hui, personne n’y échappe. Au fond de chacun de nous, lorsque nous sondons, nous voyons toujours, dans un coin que l’on s’efforce peut-être de dissimuler, des souvenirs de collection de bibelots, de drames sentimentaux crus pour le summum du roman d’amour, de dimanches à la con, qui se sont imprimés dans notre souvenir un peu plus fort que nous l’aurions souhaité.

J’ai perdu mon sens de l’humour. Et pourtant, tout cela est d’un risible! Plus ma mémoire me fait remonter de cette lie de sous-sols en pré-fini, de dessins animés de Walt Disney, de temps des fêtes enfin, puisqu’on y est et que cette période est bien le summum de la platitude, plus je m’esclaffe.

Mais, comme je l’ai dit, l’humour est quelque chose de très personnel. Moi, ça me fait rire voyez-vous, parce que je sais quel est le vrai sens de Noël. Eh oui, je sais que Noël n’est là que pour recouvrir d’hystérie collective controllée le solstice d’hiver. Et ne me parlez pas de calendrier romain! La plus belle nuit du monde est aussi la plus longue. C’est pour oublier la noirceur et le froid que nous avons mis là ces fêtes, ces réjouissances en famille, ces « enfants dans la crèche » et c’est pour cela qu’il y a toujours, à la fin du mois d’août, un petit baby boom. Et c’est pourquoi je trouve que tout cela est risible, mais le sarcasme ne me semble pas avoir la cote.

Et moi, et moi, et moi? Eh bien, comme la Castafiore, je ris de me voir, en ce miroir, si médiocre. D’abords, j’ai un gros nez, et de gros sourcils jaloux, et du poil au oreilles. Et au cul aussi. Et puis tous ces auteurs d’auto-fiction qui nous parlent de leur obsession du sexe sont pour moi tous souffrants de cécité hystérique, car ils omettent toujours de nous parler de ce autour de quoi toute leur – médiocre – littérature gravite : leur quéquette. Eh bien moi, je vous le dis : j’ai une très petite quéquette. Oui, minuscule, infinitésimale. La chose est donc réglée : l’auto-fiction n’est qu’un moyen de compensation pour érotomanes à petites quéquettes.

L’autre jour j’y songeais et je me disais que ce serait se discréditer comme écrivain que de parler ouvertement de ses organes génitaux. Mais quoi? C’est la nature, pourquoi s’en faire un roman? Et voyez-vous, ce sont toutes ces fictions ourdies de toute pièce pour masquer des faits naturels, qui me pompent mon sens de l’humour. Je voudrais m’installer sur mon balcon, une clope à la main, le soir de Noël, et voir les gens se jeter à la rue et brailler comme des veaux pour échapper à la noirceur et au froid, dans une folie toute singulière, mais personnelle. Au lieu de ça, les médiocres se sont organisé collectivement pour tenir bon : « nous allons nous réjouir ! Et nous allons payer le prix fort! »

Ce qui fait que je ne sais pas comment mettre un terme à cette réflexion. Je dois pourtant me rendre à mon travail, un boulot médiocre, sous-médiocre même. Je suis un raznochintsy, un déclassé. Et je voudrais voir toutes ces petites quéquettes frettes brûler dans leur sapin, le soir de Noël, et que la lune devienne rouge. »

- Philippe Sollers

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En direct de mon quotidien délirant:

Fonctionnaire de prêts et bourse, de Québec:ca va nous prendre des preuves que vous subveniez a vos besoin durant ces deux périodes d’un mois
moi:je vous déjà envoyer une déclaration solennelle, v’là 2 mois et c’est tout ce que vous m’avez demander.
Fonctionnaire de prêts et bourse, cosanguin:Ça vaut rien une déclaration solennelle, tout le monde peut en faire une…
moi:Pourquoi vous m’en avez demandez une d’abord? C’est assez bon pour voter, c’est un document juridique.
fonctionnaire sphincter: Meme un jeune de 18 ans qui sort de chez ses parents peut faire une déclaration…
Moi: êtes vous en train de m’accuser d’avoir menti sous serment?
Gars de Québec:…
—————————-
Filles des cartes étudiantes; votre permis est échu
Moi:ben là c’est une pièce d’identité avec mon nom, mon adresse pis ma face dessus
FDCE: ca va me prendre une carte valide
Moi:je vais renouveler mon permis quand je vais recevoir mes prêts et bourses quand je vais avoir ma carte étudiante pour aller leur gueuler dessus
FDCE:…ca va être correct…
—————————-
Quelqu’un à un t-shirt de Valery Fabrikant à me prêter…

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adolf hitler était mono-testiculaire. le populaire leader nazi aurait perdu un testicule pendant la bataille de la somme de 1916, selon un document retranscrivant une conversation datant de 23 ans auparavant entre un médecin allemand, johan jambor, et son prêtre franciszek paawlar. hehehe… http://expresse.excite.fr/news/2766/-Hitler-etait-monotesticulaire-

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-Donc Monsieur, vous avez bien compris les particularités relatives au 9-1-1 de la téléphonie IP ?

-Oui, je dois attendre cinq jours ouvrables avant d’appeler le 9-1-1.

-Parfait. Les frais de branchement sont de soixante dollars. Voulez-vous profiter de la visite d’un technicien, c’est gratuit.

-Madame, pour soixante dollars, je vais prendre la visite gratuite du technicien.

***

Je m’ennuie déjà de cooptel.

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Mysterious, 08/11/2008 [In Stupidatis Veritas, Vol de contenus]

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Amygdale, 04/09/2008 [In Stupidatis Veritas]

Aujourd’hui, quelqu’un a téléphoné chez moi pour le compte de l’institut de psychiatrie de l’UdeM.

« Pour chacune des questions suivantes, répondez par oui ou par non.  Au cours de la dernière semaine…

- les gens m’agaçaient (oui)

- je me sentais déprimé (non)

- j’avais de la difficulté à me déterminer à finir mes projets (oui)

- j’étais triste (oui)

- j’étais heureux (oui)

- je me sentais seul (oui – rire, larme)

- mon sommeil était agité (non, mais c’est faux)

- j’aimais la vie (oui).

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Bébé Astronaute, 02/08/2008 [In Stupidatis Veritas]

Si je me permets d’écrire sans scrupule sur le FAS sur les heures de bureau, c’est bien pour contrebalancer les nombreuses heures supps que j’ai faites pour A*, par pur excès de zèle, emportée dans mon amour de l’art et ma grande naïveté de croire qu’un jour, ça pourrait aller mieux dans le milieu culturel. N’allez surtout pas croire que je n’ai pas d’éthique de travail.

Enfin. Je voulais surtout écrire cet article pour ne pas oublier de partager comment, jour après jour, Radio-Can contribue à rendre mon quotidien délirant. Particulièrement ce matin, après que la co-animatrice ait avoué à Franco Nuovo qu’elle croyait qu’il parlait de cornichons pendant la chronique économique, j’ai eu ma dose quotidienne de délire en imaginant le beau Franco retirant son pécule de son bas de laine pour aller le mettre dans un compte suisse. Au plus fort la poche!

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Mysterious, 05/06/2008 [In Stupidatis Veritas, Manger pour «vivre»]

Cool is class war?

Hier, j’ai été happé par la ville et n’ai pu écrire mon article quotidien sur le FAS. J’ai été faible, je sais, et, pour compenser, j’ai erré sous la pluie, buvant des bières, ici et là et en diverses compagnies, dans l’espoir qu’il m’arrive quelque chose que je puisse raconter sous la forme d’un cool is class war, mais en vain. La fin de la soirée m’a toutefois amené à vivre une expérience inquiétante qu’il me faut vous relater.

Scissiparité

Je suis rentré chez moi vers 2h00 AM, trempé par la pluie et légèrement ivre. C’est toujours dans ces moments-là que me vient l’envie de faire de la soupe. J’aime cuisiner la nuit. J’ai donc sorti patates, céleris, tomates, persil… et commencé à couper. Mon couteau coupe bien. Rhaa (un jeune homme plein de qualités) est passé l’autre jour chez moi et l’a aiguisé. Je coupais à toute allure en fredonnant des chansons de marins :

C’est de la faute aux fayots
Si on est mal sur les bateaux
Ah fayots fayots fayots
Tu nous fais gonfler la peau
Pas moyen de les digérer
Les petits pois
En France il faut espérer
Qu’on finira d’en bouffer
Des sales fayots

Mais – malheur ! – débordant d’enthousiasme et coupant comme un déchaîné, je confondis mon doigt avec une carotte. Argl! Il ne fut pas qu’entaillé ; il fut sectionné. J’hurlai de douleur, mais la terreur vint bientôt chasser ma souffrance. Le moignon de mon doigt cicatrisait à une vitesse stupéfiante et mon doigt, détaché de mon corps, s’animait, comme s’il pouvait vivre indépendamment de moi. Il grouillait sur la table et, à sa base, là où le couteau avait tranché, quelque chose poussait. Je vis bientôt apparaître deux jambes minuscules à l’extrémité du doigt, qui se mit à danser, puis, continuant de croître et de se métamorphoser, il prit peu à peu l’apparence d’un petit être de quelques dizaines de centimètres de haut, d’un nain malicieux imitant en tout point mon apparence : mon nez, mes yeux, ma bouche, mes splendides cheveux de bataille, mes mains, mes bras et mes jambes… Je redoutais d’être confronté à moi-même, mais, surtout, je me demandais comment ce double de moi avait pu prendre vie à partir de mon doigt mort. De nos jours, les jeunes s’émancipent tôt. La crise d’adolescence a souvent lieu dès la pré-maternelle. Mon double miniature me fixa dans les yeux et me dit : « Mysterious, je ne veux pas partager ton quotidien et je ne crois pas que tu sois un modèle à suivre. Je m’éduquerai seul, loin de toi et des hommes. J’irai vivre sur le continent de plastique. » et il partit.

J’allai donc me coucher et, avant de m’endormir, me vint, claire comme une larme au coin de ton œil, l’explication de ces événements. Je me rappelai ce qui devait être à leur source, une expérience passée qui avait peut-être fait de moi un être mutant, que l’on peut découper, mais qui s’autoregénère, une entité peut-être immortelle, à la fois belle et redoutable : imaginons que l’on me découpe en mille morceaux et que le monde soit envahi par mille Mysterious ! Bref, je me rappelai : les lombrics frits dans l’huile.

Recette

C’était il y a quelques années. Nous faisions la fête sous un pont. Il pleuvait à siau. Des vers de terre sortaient du sol par dizaine pour ne pas mourir noyés. Ils s’allongeaient sur une terre maculée de fiente de pigeons et imbibée d’huile à moteur, de litres de bière, de pisse d’ivrogne et, sans doute, du sang des générations de jeunes marginaux qui s’étaient battus sous ce pont pour conserver le contrôle de ce lieu magique. Je ne sais pu qui eut l’idée, mais nous décidâmes de manger ces vers de terre. On se disait que la consommation de lombrics était un excellent moyen de mettre un terme à la faim dans le monde. On en trouvait partout. Ils étaient longs, ils étaient doux. Nous allâmes donc chez l’affreux Lapine, coupâmes les extrémités des vers, en retirâmes grossièrement la terre qu’ils contenaient et les jetâmes dans une poêle, avec de l’huile et un peu d’ail, et nous les mangeâmes. C’était croustillant, un peu comme des chips avec quelques grains de terre dedans. Mais ces lombrics étaient nés et avaient grandi dans une terre souillée. Les consommer avait fait de moi un homme nouveau. C’est difficile à dire, mais je dois l’assumer : je suis lombric-man.

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SuguruKun, 01/06/2008 [In Stupidatis Veritas, Nouvelles]

Mes salutations des plus distinguées cher Kamarades ; contibuteurs, contribuables et de la classe ouvrière (incluant les minorités visibles et invisibles d’accomodement respectables).

Au risque de mal paraître face aux nombreux contingents de la semaine verte et aux hommes roses utilisant du détergent bio sans phosphate pendant que sa madame utilise un condom biodégradable pour s’envoyer en l’air avec son meilleur chum, je m’expose à mettre au grand jour (un jour ensoleillé de préférence) la pastiche de vérité que l’on nous mets à la figure à peu près partout en prétendant à la protection de l’environement.

Eh oui, on nous ments éhonteusement! — Je me rappel d’avoir observé une ville de la rive nord qui prétendait utiliser les fonds publique (soit 14 beaux millions de dollars) pour faire la collecte des bacs vert devant de somptueux bugalow fesant les choux gras de leurs vie-d’anges. En observant bien le camion qui fesait la collecte avec un bras automatisé, je me suis aperçu qu’il sagissait du même qui fesait la collecte des ordures deux jours plus tôt. Il me viens à l’esprit de faire une délirante poursuite à la film d’espionnage Britanique dans ma voiture du fameux «truck» municipale. Pour terminer ma folle course dans un site d’enfouissement sans plus ni moins. Hors ou sont donc passé les 14 beaux millions de dollars que nos contribuables amoureux de la nature ont soigneusement payé pour se départir des éléments recyclable ornant leur vie-d’anges? Que cela ne tienne, nous savons tous que la collecte, le tri et recyclage des matières est fort couteux. Nous venons de mettre ici à jour un des nombreux cartels de vie-d’anges sévisant à travers la province.

Alors cher Kamarades, la prochaine fois que vous metterez votre bouteille de plastique dans un bac vert pour soit-disant le recycler, songez qu’il pourrait tout ou si bien se retrouver dans un de nos nombreux dépotoires et sites d’enfouissement de la province de toute façon

Les vers vaincront!

Je tente ici de rester «politicaly correct» pour éviter de me retrouver sous les projectiles tirés à partir d’une vielle Lincoln noir immatriculé «GOUV» fuyant en trombe vers l’on ne sait ou! (peut-être vers la zone 51 à PortCartier ou Nataskwan)

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Pouppy partouze par M. Clémentine
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Robodrigue, 28/04/2007 [Actions stupides, In Stupidatis Veritas, Pratique]

Toujours à l’affût, le pas sûr et l’oeil ouvert marche votre humble Robodrigue. Peu de gens portent autant attention que lui aux actions stupides, voyant même la stupidité où d’autres voient le géni! Son intérêt pour les activités des hommes l’a porté à plusieurs commentaires qui ont, pour la plupart, été mal interprétés; le faisant ainsi passé pour androdrigue condescendant.

Détrompez-vous! Il y ait une race d’hommes pour qui Robodrigue n’a qu’admiration et envie, il s’agit des athlètes de l’ombre! L’origine même du sport vient de ces gaillards prêts à faire face avec brio aux défis du quotidien, allant à les provoquer eux-mêmes jusqu’à la surenchère.

Quand on pense aux athlètes olympiques, nous voyons des coureurs en maillot, des skieurs à lunettes ou des judokas au regard assassins. Ils sautent, glissent, patinent, skient, projettent, frappent, tirent sur réception, se déhanchent, suent, pleurent, saignent et tombent! Mais dans quel but? Celui de se dépasser soit même? Celui de récolter des médailles? Ou encore de se faire valoir aux yeux de papa et maman?

Vous voyez, ces clowns du dépassement se donnent en spectacle à la télévision et dans les stades parce qu’ils ont été zombifiés! Ils ont perdus l’habileté de penser et on dénaturé l’exploit du quotidien jusqu’à le rendre hors contexte. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on courre sur cent mètres contre ses ennemis si ces derniers ne sont pas armés de haches et on menacés de vous tuer? Pourquoi on fait du ski pour tirer sur des cibles si la concrétisation de cet entraînement n’est pas de tuer l’ennemi sur le champ de bataille? Non il n’y a aucune réponse qui tienne! Toutes ces activités sont hors contexte point à la ligne. (Voilà)

Alors que pendant ce temps les athlètes de l’ombre continuent sans relâche à remettre en contexte l’héroïsme, sans s’entraîner, et avec créativité, ils redonnent toute sa fraîcheur à l’acte sportif.

Voyez le cas le plus récent auquel j’ai assisté en encouragent le héro de mes “hip hip hip hourra!”: Je marchais sur Mont-Royal, avec les disposition de la première ligne du premier paragraphe de ce texte, un automobile s’est arrêté à la lumière rouge du coin sud-est d’une jonction dont je tairai le nom, en diagonal exacte du Super club Vidéotron répertoire situé, lui, à l’angle nord ouest. Vous conviendrez que c’est le genre de situation où ne s’alerte de rien, où on reste pénard et accomplissons notre besogne (dans ce cas-ci marcher) sans se plaindre, mais pas Robodrigue. Les yeux rivés sur cette suspecte Honda Accord, votre humble androdrigue sentait l’évènement poindre à l’horizon.

Tout s’est passé tellement vite! L’homme du côté passager à ouvert la porte d’un coup sec et en est sortie en bondissant laissant le contenant de deux litres de Pepsi (qu’il avait sur les cuisses) rouler sur le trottoir dans une explosion de Doritos qui ont volés dans les airs, quel spectacle mes amis! Le regard décidé il parti comme une flèche en traversant le carrefour sans se soucier des automobiles qui arrivaient du nord. Alors qu’il entrait dans le Super Club Vidéotron il sortie une vidéocassette (objet archaïque soit mais ces hommes viennent d’un autre époque) qu’il balança sur le comptoir en retenant la porte avec son pied gauche. La commis lui cria “la cassette est pas rembobinée, c’est des frais ça monsieur!” mais sa voix était déjà étouffée par la porte refermé car l’athlète avait déjà repris le trajet inverse pour retourner à l’auto avant que la lumière de devienne verte.

En arrivant devant l’auto il se courba, sans s’arrêter, tendit une main pour reprendre sa bouteille de boisson gazeuse, tandis que de l’autre main il ouvrait la portière côté passager. Il entra dans l’auto au même moment où la lumière tombait verte! Jamais il n’a douter, jamais il n’a hésité contrairement à Josée Chouinard, mais lui ne cherche pas les médailles, le lendemain de cet évènement il est rentré au travail, n’en n’a pas souffler mot à personne et s’est afférer à ce que son travail soit impeccable, prêt à mettre sa santé en jeu si une occasion se présentait de créer l’acte héroïque, se moquant ainsi des athlètes au courage sans objet!

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Zepoulpe, 24/04/2007 [In Stupidatis Veritas]

Au printemps 1929, un homme répondant au nom de Patrick Murphy quitta un petit bar de Bisbee, Arizona, et alla bombarder la ville de Naco, à la frontière mexicaine : un petit saut de lapin d’à peine une quinzaine de kilomètres. Il avait bourré de vieilles valises de dynamite, de morceaux de métal, de clous et de boulons et largua le tout à partir des ailes de son avion-épandeur, pour aider les rebelles dans leur lutte pour reprendre le contrôle de la ville de Naco aux Mexicains.

Lorsqu’il atterrit, on s’aperçu qu’il avait bombardé le mauvais côté de Naco, ne réussissant qu’à détruire des bâtiments situés majoritairement sur le côté U.S. de la frontière, notamment un garage et des installations minières.

Certains ont affirmé qu’il était incommensurablement saoûl. D’autres qu’il était parfaitement sobre. Mais tous s’entendent pour dire qu’il fut parmi les premiers (sinon le premier) à attaquer le sol des États-Unis-d’Amériques du haut des airs.

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Merci Wikipedia pour ton éclairage sur la nature de la fatwa, qui contrairement à ce que je croyais, ne se doit pas d’être obligatoirement prononcée à l’oral:

Comme il n’existe pas de clergé dans l’Islam sunnite, il n’y a pas de règle unanimement acceptée pour déterminer qui peut émettre une fatwa ; certains savants musulman se plaignent que trop de gens se considèrent comme qualifiés pour en émettre.

(…)

Dans les pays où la loi islamique n’est pas la base du droit national, les fatwas contradictoires coexistent. Les croyants suivent alors celles qui ont été émises par un membre de la même tradition qu’eux-mêmes. Ainsi, un sunnite suivra rarement une fatwa émise par un religieux chiite.

À la lumière de ces difficultés qui entourent les FATAWA (ca c’est le pluriel), on peut en conclure que la FATWA du FAS serait une entreprise plutôt complexe, c’est pourquoi j’ai pensé à la base inclure les FATAWA fasiennes dans le LABORATOIRE DE MÉTAPHYSIQUE EXPÉRIMENTALE.

Mais le Mysterious a évoqué l’importance de l’ironie lorsqu’il est question de FATWA, ce qui ne risque pas de protéger le FAS contre une éventuelle FATWA islamique, mais qui a le mérite d’empêcher les poursuites en libelle, un problème déjà reglé par l’avatar OpenSource (ben voyons, j’ai jamais écrit ca, ca doit dêtre un bot!).

Conclusion: oui! à la FATWA du FAS, mais dissimulons-les sous un autre nom, juste pour être kosher.
J’ai pensé, à l’instar des muftis,m’inspirer de la littérature fasienne: Fatwa fasienne = OCTBL

Un nom assez prometteur pour se voir attribuer plus d’une signification.

“Le prochain octbl dans un octbl”

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Agence France-Presse
Cité du Vatican

Les théologiens du Vatican sont convenus après des mois de travaux que les limbes n’existent pas et que les petits enfants morts sans baptême vont directement au paradis, mettant fin à une tradition multiséculaire qui a tourmenté des générations de mères.

Dans un document adopté avec l’accord du pape Benoît XVI, la commission théologique internationale du Vatican a conclu qu’il existe «des bases théologiques et liturgiques sérieuses pour espérer que lorsqu’ils meurent, les bébés non baptisés sont sauvés».

L’idée des limbes reflète «une vision trop restrictive du salut», ont-ils tranché.

Ces avis autorisé prend le contre-pied de plusieurs siècles de croyance sur l’existence des limbes («bordure» en latin), un lieu situé entre l’enfer et le paradis où avaient été relégués les bébés morts non baptisés.

Le document de la commission, dont quelques extraits en anglais ont été publiés samedi sur le site de l’agence américaine Catholic News Service (CNS) n’a pas encore été diffusé in-extenso par le Vatican, mais il est prêt depuis plusieurs semaines, a précisé à l’AFP un de ses membres, l’archevêque de Dijon (France) Roland Minnerath.

Dieu est miséricordieux et «veut que tous les enfants soient sauvés», ont estimé les théologiens, réunis sous la présidence du préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l’Américain William John Levada.

Ils ont cependant souligné que leur avis se fonde «sur une pieuse espérance» plus que sur «une certitude avérée».

En 1984, le cardinal Joseph Ratzinger, devenu pape Benoît XVI, s’était déjà déclaré partisan «à titre personnel» de l’abandon de «l’hypothèse» de l’existence des limbes.

Celle-ci s’est ébauchée au Vème siècle, quand saint Augustin avait tenté de répondre à la quadrature du cercle: puisque l’âme des petits enfants décédés sans baptême n’a pas été lavée du péché originel, ils ne peuvent accéder au paradis. Mais comme ils n’ont encore rien fait de mal, ils n’ont pas leur place en enfer.

Les limbes sont définies au XIIIème siècle, sans emporter l’adhésion de tous, et particulièrement des mères désespérées de perdre un enfant en bas âge sans avoir le réconfort de le savoir au paradis.

Malgré le recul de la mortalité infantile, le sujet reste d’une actualité brûlante pour l’Eglise catholique, confrontée à la pratique de l’avortement et à la baisse constante du nombre de baptêmes d’enfants.

La commission théologique internationale s’était saisie du dossier dans son programme de travail des années 2004-2005.

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Amygdale, 19/04/2007 [In Stupidatis Veritas, Le best-seller]

Il y a longtemps que je n’ai pratiqué un quelconque sport d’hiver. La course à pied a amélioré mon profil bien avant que je n’y perde la face, mais c’est exigeant pour la pile. Chaque fois que je manque de me tordre la cheville en sautant par-dessus une poubelle, ou que j’esquive les crachats d’un matou farouche heureusement (quoique bizarrement) tenu en laisse par sa maîtresse, je songe, comme Citizen Kane, au bonheur pur de se laisser dévaler une pente en toboggan. Ou en skis. Il est vrai que le ski aussi est un sport périlleux. Il exige des chevilles d’acier, des cuisses et des fesses en béton et un esprit net : un objectif, une volonté, un trait (et une passe de saison). Avec moi, skieur piètre, mais téméraire, pas de louvoiement, pas de bosses, non : la vitesse pure, celle qu’on atteint sur la douce arrête d’une courbe, lorsque les lunettes s’embuent et que s’atténue la ligne de démarcation entre la piste et les voies d’accès à la machinerie…

On remarque d’abord que la neige n’est plus aussi compacte, qu’on ne croise plus de skieurs, que l’espace se rétrécit imperceptiblement et que les flocons tombent plus paresseusement, dans ces corridors à l’abri des bourrasques. Puis, à un certain point, vous réalisez que vous êtes prisonniers des ronces et du hart, ainsi que des vieilles mottes de foin jaunies qui transpercent, ici et là, la neige. Vous voilà seul et isolé. Ne reste plus que le cri inquiétant de l’épervier pour vous signaler que vous êtes encore sur terre. Alors, plutôt que de rester stationné dans ce décor molletonné (et non-hormone décolletée), pourquoi ne pas retirer vos skis et dévaler le reste à pied? (Allez au prochain paragraphe)

Comme j’avais déjà parcouru un bon kilomètre dans cette impasse, je jugeai qu’il serait plus facile de rejoindre le pied de la montagne d’abord, quitte à me rediriger ensuite vers la station. Lorsqu’on se perd en hiver en montagne, il y a un principe simple auquel on doit se tenir aussi ferme que le kamikaze à son manche à balai : tant que ça descend, tout va bien. La civilisation, que je sache, elle est en bas. Remarquons au passage qu’il est plus aisé en hiver qu’en été de dévaler une pente, puisque la légère résistance de la neige compense la poussée gravitationnelle, celle qui donne mal aux genoux dans une randonnée estivale, et qui vous fait craindre de trébucher et de vous érafler le visage et la paume des mains. On peut presque se laisser tomber et le travail se fait tout seul.

Aussi ne m’a-t-il fallu guère plus de 20 minutes avant d’apercevoir une habitation. J’avais depuis longtemps repéré une lueur, mais je craignais qu’il ne s’agisse d’un lampadaire au milieu d’une route perdue. C’était plutôt la lanterne du portique d’une vaste et pittoresque retraite au toit en pignon, dont la cheminée fumait tranquillement, ce que l’on appelle communément un chalet de ski. Il y aurait donc là du monde qui pourrait m’aider à retrouver mon chemin vite fait, car il se faisait tard. Bien sûr j’aurais l’air un bouffon avec mes deux skis sur l’épaule et mes sourcils givrés, mais avec quelques blagues on fait des miracles et on gagne des rides en char. Et puis j’avais soif. Et puis, je l’avoue, c’était la pleine lune un vendredi 13 d’une année bissextile, et je me sentais porté par le mystère.

Mais, certes, oui, c’était là une bien mystérieuse cabane. Il y avait trois voitures stationnées à l’écart, et je pensai que j’arriverais au beau milieu d’une fête ou d’un souper de famille. Cependant, en approchant, je n’entendis ni le beat ni les éclats de rire caractéristiques de l’un et de l’autre. Bien plutôt en sourdait-il une sorte de chant harmonique et doux, quoique grave, et quand j’entrai dans la clairière dégagée autour de l’habitation, ce chant se ponctua d’une forme de récital rauque que semblait psalmodier une voix de basse. À ce moment, je crois que ma raison luttait contre mes sens, abasourdis par la circulation du sang dans mes tempes et mes tympans. Je me sentais entraîné. Était-ce l’élan de la descente? Toujours est-il que je m’y précipitai, comme magnétisé par une nécessité souterraine, et il n’est pas question ici d’aqueduc.

Il me fallut cependant m’arrêter lorsque je fus parvenu à proximité. Les chants se distinguaient dès lors si nettement que je pris un instant pour réfléchir à leur signification. Étais-je sur le point, inconscient, de commettre une profanation, en faisant irruption au beau milieu d’un rituel ancien certes, mais non encore accepté? Risquai-je d’être sacrilège aux yeux d’une secte suspicieuse, voire hostile envers les étrangers? Le mieux à faire et le plus prudent serait de contourner le chalet, d’aller planter mes skis sur le chemin menant au stationnement, puis d’aller ensuite jeter un coup d’œil, discrètement.

Les rideaux avaient été tirés partout, à l’exception d’une minuscule fenêtre donnant sur l’évier de la cuisine. J’allai donc me poster sous cette fenêtre, furtif comme Bob Morane. D’abord, je n’entendis que les bruits des conduites d’eau, mais par la suite je crus distinguer une voix de femme, et tendant l’oreille, je parvins à saisir quelques bribes d’italien « Sono così assetato! (…) Ho bisogno di un resto (…) non lo aspetto». Une voix masculine y répondit en italien également, mais de cette voix je ne perçus que son fort accent germanique (les accents germaniques sont toujours de forts accents germaniques). J’eus de la chance de ne pas me faire repérer, car il se trouvait à la fenêtre un vieux thermomètre en stainless dont le large cadre réfléchissait le visage de la femme s’abreuvant à l’évier. L’uniformité des contours de ce visage symétrique était accentuée par un épais maquillage. En écho sur les parois rocheuses de la montagne, résonnait toujours le cri sinistre de l’épervier.

J’entendis une porte grincer à l’arrière. Quelqu’un devait venir prélever quelques bûches sur la cordée de bois. À ce stade je ne sais pas ce qui me poussait à continuer ma progression. Était-ce la nécessité dans laquelle je me trouvais de retrouver ma route, ou bien m’étais-je obstiné sur ma première impression de familiarité avec cet endroit? Était-ce le visage de cette femme, ou les chants envoûtants? Égaré, illusionné, séduit et envoûté : étais-je tout cela à la fois? Au moins, j’étais encore habillé; il ne pouvait donc rien m’arriver de bien grave. Je me dirigeai donc résolument vers l’arrière, bondis par-dessus la cordée de bois, ouvris énergiquement la porte, me dirigeai droit sur l’escalier menant au rez-de-chaussée dont je gravis les marches quatre à quatre, parus dans la cuisine et demandai à l’Italienne, d’une voix de stentor : « voulez-vous m’é… »

Mais je fus pétrifié d’horreur. Se retournant vers moi, elle me présenta ce même visage entr’aperçu à la fenêtre, mais cette fois ses yeux livides s’étaient liquéfiés en encre de chine et sa mâchoire en convulsion s’irisait des veines bleutées. Je sentis un vent humide caresser mes mollets et je crus que des bulles d’air se formaient aux articulations de mes chevilles. Il se fît un bourdonnement persistant dans mes oreilles, et bientôt je crus percevoir des sons inarticulés s’agglomérer en imprécations, puis en une litanie ou une homélie au pas rigidement mesuré, mais dont il était impossible de tirer aucun sens. Cette homélie, prononcée d’une voix traînante et s’accompagnant de gestes enlacés, n’était peut-être en somme qu’une pulsation qui me dépossédait, m’enivrait, et dont j’ai tout oublié à l’exception de sa prodigieuse lenteur et l’envergure cyclopéenne. Ce n’est pas un simple oubli, non : mon souffle lui-même se refuse à la prononcer, et c’est sous sa censure, réflexe vital, qu’est bâillonnée ma mémoire.

D’ailleurs, à partir de ce moment je ne me rappelle rien. On m’avait retrouvé au matin, attaché sur le siège d’un monte-pente, pendouillant comme un pantin : j’allais en sens contraire des premiers skieurs, comme un rejet de la montagne. Il se peut qu’on m’ait utilisé comme cobaye dans un rituel horrifiant, car sur mon grabat d’hôpital, je ressentais de vives douleurs dans mes chairs, mais ce pouvait n’être que des plaies de lit. Il se peut que la soirée se soit terminée de façon agréable, puisque je me sentais des relents d’alcool; je ne sais pas. J’entends le cri de l’épervier : suis-je encore sur terre ?

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