Moi et Mjack avons terminé hier la réédition du Fasicule du FAS spécial non-apprivoisable et non-domesticable et débuterons sous peu le montage du spécial baleiner l’imbaleinable. Or, il nous est venu hier, l’esprit abruti par la fatigue, la folle idée de monter aussi un spécial André Serouille d’ici Expozine qui se tiendra cette année le 24 et le 25 novembre. Nous n’aurons bientôt plus de vie sociale, négligerons les plaisirs de la chair, et nous consacrerons exclusivement à la propagande subversive du FAS. «C’est pas un peu vain tout ça», me direz-vous, et je vous répliquerai drette dans FAS : «Notre cause est vaine, mais nous lutterons jusqu’à la mort, because FAS is vanity and vanity is sexy puisque le délirant du quotidien est terriblement supérieur à toute histoire, à toute fable, à toute divinité, à toute surréalité.» Et puis, quand même, un spécial André Sérouille illustré par ses célèbres tracts, ça vaut bien quelques nuits d’insomnie…
Nous appelons donc à votre support technique pour le découpage et le brochage des fanzines : tâche harassante, mais tâche accompagnée de bière, moteur incontournable de notre lutte révolutionnaire. La production d’un fascicule du FAS implique l’édition de textes puisés à même nos annales. Chers sympathisants, il faut s’activer, jeter le zepoulpe dans la poêle, libérer l’inapprivoisable, ouvrir les vannes des commentaires, mettre sous presse la prochaine édition d’Intoxicated press, étaler au public vos quotidiens les plus gris, redécouvrir l’animalité primale de nos régions, se pencher vers le minuscule entomologique au risque de recevoir un coup de pied au cul, percer de vos vits l’ontologie de Julia Kristeva, huiler les articulations rouillées du Robodrigue, étaler à la surface du monde le délirant du quotidien… Horde sauvage, horde fasienne, nous vaincrons !