Bonjour, ah ! quelles excellente idée un Spécial Région. Je me sens enfin parfaitement inclue dans votre groupe ! Pour vous témoignee ma reconnaissance pour une si grande idée, je vous réenvois un vieux texte sur la stupidité en Région, et je me mets à l’instant à la rédaction du compte-rendu de ma plus grande action stupide jamais effectuée: me présenter comme candidate aux dernières élections provinciales dans une circoncription de Chaudière-Appalaches. Hein, après ça on dira que les membres du FAS ne passe jamais à l’action !
J’offre donc les droits de mon histoire troublante en toute exclusivité au FAS, parce qu’après réflexion, c’est le meilleur endroit où ça peut aller. Cela constituera la 3e chronique de la stupidité en région. en attendant, je vous réenvoois la première, qui date d’assez longtemps. La deuxième tombera dans l’oubli.
Chronique de la stupidité en région.
Lointaine sympathisante du FAS depuis longtemps, je me permets aujourd’hui de sauter dans votre eau trouble afin de palier à une lacune immensément gravissime et impardonnable dont vous êtes responsables : en proie à un métropolocentrisme aberrant et fort commun, vous semblez oublier, tous autant que vous êtes, que la stupidité est aussi EN RÉGION.
En effet, c’est là qu’on peut la trouver à son état brut, c’est là qu’elle ne peut se cacher derrière du café équitable, des brunchs végétaliens-crudivores, des guêtres de danseuses en laine tricotées 3 couleurs et des films de Ken Loach. En région, la stupidité est tout simplement ce qu’elle est.
C’est pourquoi j’ai cru bon vous servir d’envoyée spéciale au cœur de la stupidité quotidienne.
Je tenterai, au fil des chroniques, de mettre en lumière différentes situations qui dévoilent l’infinie stupidité des banlieues nord-américaines. En espérant que cela puisse vous servir à recentrer vos champs d’action et ainsi à maximiser l’efficacité de vos démarches.
FAS vaincra,
Xanthippe
Chronique no 1 : Le transport en commun en Région.
Lorsqu’il existe, le transport en commun en Région est tout sauf commun. En effet, si vous prenez l’autobus en dehors des heures de pointe, vous aurez la joie d’être seule ou de partager l’espace avec une gentille vieille dame qui passe ses journées à discuter avec le chauffeur. Passant une fois l’heure, de 7 à 19h du lundi au samedi, vous devrez marcher 25 minutes pour vous rendre à l’arrêt le près. Si comme moi vous devez emprunter deux réseaux différents pour vous rendre à bon port, vous devrez acheter deux billets, le premier à 3.10$ et le second à 2.50 $ chacun, ce qui fait 11.20$ pour un aller-retour. La passe mensuelle dans ces conditions vous en coûtera seulement un peu plus de 98$. Mais, si vous avez la chance de vivre une grève, on vous remboursera 4.25$ pour le mois en question.
Dans ces conditions comment résister aux alléchantes publicités pour les Toyoto Écho 2005 qu’arborent les arrêts d’autobus? Vous pourrez y lire :
« Grève pas grève, à 5.55$ par jour, au lieu de prendre le Bus, viens prendre ton Écho! »