J’ai mal à la tête. Je mets la touche finale aux couverture et aux trois tomes des Annales. Hier avec Christophe nous avons fait une performance d’Organ Mood à un party de bureau organisé par La Centrale, Dare-Dare, Articule et Skol. Notre salaire: alcool gratuit. Comme je disais, j’ai mal à la tête.
Cet évènement, c’était pour moi comme un eldorado, quoi. Plein de monde à qui montrer ce que je fais, dans un contexte totalement informel. Plein de gens bizarre et intéressants. Plein de musique bizarre. Plein de filles en Art. Alors, j’ai fait des public relations. Comme on devait ramener notre matériel au local à la fin de la soirée, il n’y avait aucune chance que je profite de la situation pour finir la soirée avec une fille, alors j’ai plutôt fait des expériences de personnages.
J’ai appris que N* avait regardé des photos de moi sur facebook avec son amie J* et qu’elle me trouvait cute, mais un peu gay (si vous vous demandiez à quoi servent les services de réseaux sociaux). Selon lui, je devais m’essayer, c’était assuré que si je réussissais à briser sa carapace de glace je la faisais fondre. J’ai mis l’information en réserve, pour plus tard peut-être, parce qu’elle est quand même assez attirante, mais que j’ai bien l’impression que ce qui lui plaît de moi c’est mon attitude de drague constante, jamais consommée et extrèmement distante, que j’entretenais avec elle il y a quelques années, quand on se croisait toujours par hasard.
À travers une discussion avec elle que j’avais provoqué pour des raisons imprécises, j’ai appris que V* avait 32 ans, ayoye, j’aurais jamais cru, avec sa petite face ingénue et ses yeux qui donnent l’impression de regarder en haut à gauche en souriant…
Calins de E*. Il s’en est fallu de peu pour que je laisse mes rétroprojecteurs à l’espace Jean Brillant, Christophe tout seul avec ses gros amplis, et que je m’en aille avec elle. Mais je me suis retenu et j’ai réussi à maîtriser ma dépendance affective aux prix d’efforts surhumains que je regrette presque. Quand je lui ai dit que j’en avais envie mais que je ne pouvais pas me permettre que ça arrive, elle m’a répondu: «Éloigne-toi de moi alors.» Elle joue dur.
J’ai aussi appris que A* avait un petit kick sur P*, qu’elle était vachement déçue d’apprendre que non, ça marcherait jamais parce qu’il aimait pas les filles avec des petites faces de gâteau, mais les mecs. Probablement les jeunes emo à calotte, j’avais l’impression qu’il essayait de draguer W*, avec une approche vraiment détournée caractéristique des angoissés et des artsy. Ou ça c’est toutte passé dans ma tête?
Ah pis le gars que j’ai croisé à Graff, qui m’a dit qu’il me connaissait de quelque part. Je me demandais vraiment d’où ça pouvait être. A*, la petite face de gâteau, m’a tout expliqué. Il m’avait vu dans ses rêves, et ç’a été à son tour d’être déçu. Tristesse. Incompréhension.
Donc j’ai mal à la tête et j’écoute une playlist trouvée sur P45, compil de punk français ultra pop super cute. Ça me rappelle le livre Les mouvements de mode expliquée aux parents, ouvrage à l’ironie subtile, fondateur dans le développement de mon humour autodestructiviste.
Commentaires:
Je suis plutôt à l’aise avec l’idée de me classer dans la catégorie «after-punk (bourgeois mondain)». Quelqu’un se juge qualifié pour entrer dans la catégorie «new-punk (style pirate)»? Ce qui nous ramène au vieux débat : qu’est-ce qui est le plus cool : un viking ou un pirate?
Je suis moi-même allé flasher à ce party de bureau, ce qui m’a valu un moment fort : passant à côté d’un groupe de parfaits inconnus, j’en entendis un dire : «Hey, lui c’est un gars du Front d’action stupide». Pis son ami de m’interpeller en me disant : «C’tu vrai?». Moi de répondre par l’affirmative (tout en adoptant une attitude défensive : je sais pas trop pourquoi, mais je me sentais menacé), juste avant qu’une fille me dise : «Porte-lui pas attention : y’est trop saoul» et que je m’esquive en me fondant dans un groupe de danseurs. Devrons-nous, un jour, assumer nos statuts d’activistes du FAS dans la «vraie vie» et pas seulement dans la fiction? Ça, ça serait du quotidien délirant. Pour éviter de trop me casser la tête avec ça, j’suis rentré chez nous m’enfiler des vodkas-pickels en rafale avec Ensemble de chaises à jardin. On a fini par s’endormir un en face de l’autre, les deux la tête couchée sur la table. Ce fut beau. Nous vaincrons.
je prend « punk autonome », parce que plus loin dans le livre, on le décrit comme « un triste »
Malgré ma situation Punk, j’ai un esprit bourgeois. J’imagine donc être le trait noir qui lie le punk anglais au punk français; en tous cas ça donne un drôle d’accent.
Enfin, une discussion sur les vraies affaires.
Vraiment, l’ironie a son double exact aujourd’hui.
Ça fait longtemps que je n’ai pas vu de new-punk style-pirate par contre.
Je n’irai pas jusqu’à me classer dans une des catégories, mais je pourrais citer le gars qui est venu me parler un soir de perdition aux Beaux Dimanche et qui connaissait M*. Il m’a dit que c’était normal de ne pas le replacer : je l’avais juste embarqué sur en auto-stop un manné. Il m’a laissé sur un cordial : -En tout cas, je tenais juste à te saluer en tant que vieux punk.
j’avais vingt-six ans et je n’avais pas vraiment l’impression d’avoir tant une sale gueule que ça.
Si je trouvais un génie dans une lanterne, j’irais sûrement pour ex-punk vietnamien fréquentant les soundsystems.
Un de mes moments de punkitude préféré, c’est quand, à Bucarest, un inconnu m’a abordé en me disant «Punk not dead».
Mon moment punk le moins cool s’est passé il y a quelques années quand j’ai arrêté une dame pour lui demander l’heure, elle m’a signifié qu’elle n’avait pas de monnaie pour moi, tout en continuant son petit bonhomme de chemin.
bourgeois, mondain et maniéré (car entouré d’un ovale)
Qui ça qui est une agace?
c’est moé!
Je suis rentré dans un new-punk style-pirate hier à l’épicerie. Il avait une jambe de bois reconvertie en guitare et un cocktail molotov en guise de perroquet.
Je suis personnellement intrigué par le néo-punk débile (ex-lycéen). S’agit-il d’un ex-lycéen qui a gradué ou qui s’est révolté jusqu’à se faire foutre dehors ? Et en quoi est-il débile? Parce qu’il est néo? ou parce qu’il est un ex-lycéen?
J’aime assez aussi cette façon graphiquement fort simple de départager les « révolté ou violent » des « maniérés » simplement par un arrondissement des coins d’un rectangle. Je trouve que ça fait assez new-punk-autonome-aimant-parler-au-monde-ordinaire.
J’avoue pencher personnellement pour le néo-punk débile (sic). En plus de faire de moi un révolté/violent, ça laisse planer un bel équivoque. Est-ce débile dans le genre :« Ouf, ce gars là a trop de mesc/lucky10 dans le corps» et/ou «Trop top cool débile man!» Sinon, moi c’est cette année que j’ai obtenu mes galons de vieux punk. C’était après avoir pinté pas mal avec des amis punks de région (croisement entre néo-punk débile+new punk pirate – l’un d’entre eux a déjà porté une oeillère- ). On s’est retrouvé à l’Esco pour un show «punk». Semblerait qu’on était un peu trop en feu au goût du crowd punk diffusion/punk rocker underage. Alors que je m’interposais pour aider mon ami punk pirate (qui avait bousculé la blonde d’un punk rocker en trashant et dont le taux d’alcoolémie était élevé au point de produire un effet d’osmose inversé), celui-ci s’est mis à me gueuler frénétiquement de me mettre à genoux pour m’excuser auprès de sa blonde (alors que j’avais peine à contenir mon fou rire). C’est alors que le leader du band qui jouait (punk américain)intervint savamment pour calmer la jeunesse passive-agressive en leur expliquant comment ça fonctionnait «dans le bon vieux temps» tout en saluant au passage mon sang froid en m’honorant du titre de vieux punk.
new punk style écossais, le seul a faire concrètement quelquechose contre le capitalisme, en cette période de l’année, ils se gèlent les bourses…
je viens de regarder mon recu de folie en vrac et c’est confirmer, les noix sont taxables…
maintenant jsuis tout tilgen
jsuis un mec super cool
jai meme appris l’anglais
pour parler à mon pitbull
Punkial poésie
i used to be a PUNK but then, i was’nt a kid anymore, so i droped a K
became a PUN (intended)
was ok for a while, i guess
but still, i did’nt care much for work,
so behind a bar, in the alley, opened my fly and went the P
could not have asked for better
because now i am UN
this is as far as i will go
I will never stop being a Nihilist
cause then i would be just like U…
bon bien, si je suis un punk, je l’ignorais…
je suis non-identifiée!!!
M*, va falloir fouiller plus minet-minet…hé hé hé!
je dois m’avouer punk diffusion / minette / gentille lycéenne, j’imagine… maniérée, juste en dessous d’un punk rocker.
malgré que j’ai toujours été une wanna be new-punk pirate.
pirate all the way. fuck les viking. fuck the WORD!
Hé, hé, hé…