je suis à l’étranger, depuis plusieurs semaines, déjà. je vis dans une caravane où se croisent thermites, araignés et où les rats et les poules mortes jonches le sol, tôt le matin, au moment de prendre son petit déjeuner… je me lève, écoeuré, je m’en vais m’écraser sur la plage.

les plages de France étaient réputées pour quoi, pour les nichons pointés à perte de vue… c’est un mythe, oui aujourd’hui certaines sont à poil, mais plus rien ne pointe, leurs nichons sont aussi brun que de la sauce à poutine, leurs prothèses mammaires fondent sous le soleil de plomb, si certaines ont dégainées leurs courbes naturelles, ça dégringole jusqu’aux genoux, avec lustre, avec gloss. elles ont proche 60 ans et se fringuent comme leurs arrières petites filles, devenues ados. autrefois sur les plages de France, de jolies adolescentes et jeunes femmes se prélassaient fièrement en topless, aujourd’hui toute femme digne garde le haut comme le bas, ce ne sont que les boudins et les malheureuses en manque qui osent encore se foutre à demie à poil pour attirer un semblant d’attention mâle. et dépendamment de notre condition physique et mentale, soit on se choque, soit on se marre, soit on matte…

l’une d’elle aime porter une culotte de maillot style armé, sa copine porte un bas rose bonbon. cette autre vieille a une serviette de plage vuitton, un bas de maillot vert forêt et un sac à main doré. elles fument à la pelle. chevelures blondes peroxidées au carré, lunettes de soleil over size.

je regarde les vieilles, moi je les aimes bien, elles sont réconfortantes. ces bonnes femmes n’ont plus l’essence florale d’autrefois, elles misent sur leur vulgarité. l’une d’elle revient ici tous les jours, son mari avec elle. Son mari matte les seins des autres vieilles, mais pas ceux de sa bonne femme. j’engage la conversation avec ce dernier, il est trop con. le sable m’irrite la peau, je commence à avoir des dreadlocks, je me tire.

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