Il n’y a qu’un seul monde. Je fais partie de ce monde, j’en suis indissociable. Je ne connais de ce monde que ce dont je fais l’expérience. Pour moi, « le monde » et « mon expérience du monde » sont indiscernables. Dans mon monde, je fais la rencontre d’autres individus, qui comme moi ont leurs perspectives propres sur le monde. Comme je ne connais du monde que ce dont je fais l’expérience, je suis forcé de prêter mes expériences à ces individus pour les comprendre, et en particulier anticiper leurs influences sur ma vie. Eux aussi m’aident à les comprendre sous la forme privilégiée, mais non exclusive, du récit de leurs expériences. À partir de mon vécu, je reconstruis ces expériences et je les transpose sur l’idée que je me fais du vécu de mon interlocuteur. Plus je souhaite connaître les autres, plus je dois enrichir ma propre expérience de matériaux qui servirons à ces reconstructions. Plus je souhaite connaître un autre individu, plus je dois me l’approprier par ma propre expérience, directement ou indirectement. Mais, plus il est miens, plus il devient imaginaire.
Commentaires:
Ca pourrait rentrer dans de la « triviale poésie », aussi : «mais plus il est miens, plus il devient imaginaire.»
Amygdale, je ne vous connaissais pas ces bouillonnements mélancoliques ! C’est très émouvant !
Amygdale, moi qui vous prenais pour un baladin, un batteleur, me voilà attendri!
« I can see dead people. »
Casper on Oprah
« I know Kung-fu. »
Keanu Reeves on crack
« From my house, I can clearly see Russia. »
Sarah Palin about foreign affairs
MIENS(!?)
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