Aujourd'hui, histoire de faire délirer le quotidien du lundi, j'ai décidé de m'amuser aux dépens d'un collègue de travail. Notre patron étant parti en vacances, il n'y a que moi et mon collègue au bureau. Après l'avoir entendu entrer au travail, j'ai décidé de communiquer verbalement avec lui en n'utilisant uniquement que  les mots suivants :

use levitra

1. oui

2. non

3. salut!

La journée a commencé facilement :

Le collègue : Ca va ?
Moi: oui.
Le collègue : Salut! Je t'ai dit salut… (Son « Ça va? » était en fait un « Salut » alors il ne comprenait pas bien mon « oui »)
Moi: Ah, Salut! (…) Salut.
Le collègue : Tsé la correction de B* sur machinmachin , je pense qu'y commence à enculer des mouches…
Moi: Oui.
Le collègue: Scuze-moi, je suis un peu de mauvais poil ce matin.
Moi: Oui.
(il quitte la

cialis 20mg

pièce).

Ouf.
***
Je savais que l'heure du dîner allait être la plus difficile, alors je me suis arrangé pour dîner une demi-heure plus tôt. Mais mon collègue avait un peu la flemme de travailler, alors il est venu me rejoindre pour se faire du thé. Ça n'a pas été facile.
***
J'ai d'abord fait mine de m'intéresser aux exploits du capitaine des Sénateurs d'Ottawa à l'occasion du match des étoiles et dont le journal faisait grand cas. Finalement, je m'en suis tiré avec cinq oui, deux non et j'ai conclu le tout avec un salut qui pouvait exprimer une envie de pisser.
***
J'ai tout de même dû mimer avoir la bouche pleine de samosas une ou deux fois et à certain moment, j'étais comme pogné pour répondre à une question ouverte et j'ai fait « rhhhhh, rhhhhhhh » comme si la sauce piquante venait de me surprendre.
***
Plus tard, mon collègue est venu me rejoindre dans la pièce où je travaillais. J'étais soit en accord, soit en désaccord avec ce qu'il avançait. Écarter les bras de manière compréhensive a été d'un grand secours. À un certain point, j'ai lancé un salut un peu hors-contexte, et il m'a regardé de façon bizarre. Ok, à partir de maintenant. plus de oui-non, moins de salut.
***
C'est fascinant le nombre de choses que l'on peut exprimer avec les mots oui et non. Tout est dans l'intonation, voire la prononciation. Pour varier, j'ai dû faire preuve d'imagination :
Oui-oui-oui (dit rapidement).
Ouuuuuuuuui! (L'important ici est d'avoir l'air d'hésiter pendant le « ou » et de lancer le « i » séchement en faisant mine d'avoir clarifier sa pensée.
Ou-i (la légère pause donne un ton solonnel et affirmatif au oui)
Ouiiiiiiiiiiiii (Le iiiiii doit être dit sur un ton de soulagemen, come si l'on venait de réaliser quelque chose)
nnnnnnnnnnn…non (Encore une fois, le nnnnnnnn est un moment d'hésitation, et le non peut être lancé soit de façon catégorique, soit demeurer ambivalent)
No-no-non : La répétition permet d'exprimer un léger agacement
Wo-wo-woui : permet de faire sentir à l'autre qu'on a compris.
Je les maîtrise tous!
***
À un certain point, je me suis moi-même jeté dans la gueule du loup, histoire que mon collègue n'ait pas l'impression que je le boude. Je suis entré dans la pièce où il travaille et j'ai senti que mes options étaient limitées. J'ai dit… « salut! » Il m'a répondu un peu distraitement qu'il travaillait sur un truc quelconque. J'ai répondu un oui compréhensif. Là j'ai cru que je me dirigeais tout droit vers un moment de malaise, mais mon collègue a pris, bien malgré lui, la situation en main.
Le collègue : (Commentaire quelconque à propos de la tâche qu'il accomplit)
Moi : Oui (approbateur)
Le collègue : (réalisant que j'ai l'air un peu perdu – mais en fait j'étais concentré sur mes trois mots) Est-ce que tu voulais me demander quelquechose ?
Moi : Nnnnnnnon (nonchalant)
Le collègue : Ah, tu prends un break ?
Moi :

Oui (bonenfant) (…) salut!

Et je suis retourné travailler, parce qu'il fallait bien travailler. Pour les questions plus complexes, je lui ai envoyé des courriels, ce qui comportait tout de même le risque qu'il vienne me voir pour que j'y apporte des précisions. Finalement, il est revenu me voir. Je ne sais pas combien de temps il est resté à me parler, peut-être dix minutes, même cinq. Mais ça m'a semblé une éternité.
***
À nouveau, j'étais soit en accord, soit en désaccord avec ce qu'il avançait.
***
Je commençais à voir approcher le moment où j'allais devoir me compromettre et je crois que ça m'a donné un air stressé qui a joué en ma faveur, puisque ça a poussé mon collègue à préciser sa pensée et à tenter de conclure :  » Mais comme ça, vers la fin, il reste juste 10 personnes à qui donner l'atelier,

quick cash loans online

donc on fera ça un peu plus en survol que d'habitude … »

***
J'ai sauté sur cette finale inespérée en mimant le geste de celui qui s'époussete les mains pour terminer avec un « salut! » bien senti qui tout à coup prenait le sens de merci-bonsoir. Je me suis retourné vers l'ordinateur comme quelqu'un qui a du travail à finir, mais je savais que c'était gagné.
***
Tout de même, il a senti que quelque chose clochait et m'a demandé si tout allait bien ? Facile : « oui ». Il viagra best price est sorti de la pièce et pour dissiper ses doutes, je me suis retourné et j'ai dit : » salut ».
***
En quittant le bureau à grands pas, je lui ai lancé, à la dérobée, un « salut! » triomphal qui ne laissait guère de place à l'extrapolation.
***
Je ne crois pas que je vais arriver à tenir toute la semaine avec « oui », « non » et « salut ». Si d'aventure il ne tombe pas sur cet article, je vais tenter de me rendre jusqu'à vendredi avec pour seules paroles « oui », « non » et  » …j,allais t'envoyer un courriel ».

zp8497586rq

Share on Facebook Comments (2)
  • Comment by Mysterious, 30/01/2012:
  • Dire que j’ai pu croire en la mort du FAS…

  • Comment by touche-toi, 05/10/2012:
  • Formidable! (le site qui me dit que mon commentaire est trop court, not so formidable!)

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.