Robodrigue, 28/04/2007 [Actions stupides, In Stupidatis Veritas, Pratique]

Toujours à l’affût, le pas sûr et l’oeil ouvert marche votre humble Robodrigue. Peu de gens portent autant attention que lui aux actions stupides, voyant même la stupidité où d’autres voient le géni! Son intérêt pour les activités des hommes l’a porté à plusieurs commentaires qui ont, pour la plupart, été mal interprétés; le faisant ainsi passé pour androdrigue condescendant.

Détrompez-vous! Il y ait une race d’hommes pour qui Robodrigue n’a qu’admiration et envie, il s’agit des athlètes de l’ombre! L’origine même du sport vient de ces gaillards prêts à faire face avec brio aux défis du quotidien, allant à les provoquer eux-mêmes jusqu’à la surenchère.

Quand on pense aux athlètes olympiques, nous voyons des coureurs en maillot, des skieurs à lunettes ou des judokas au regard assassins. Ils sautent, glissent, patinent, skient, projettent, frappent, tirent sur réception, se déhanchent, suent, pleurent, saignent et tombent! Mais dans quel but? Celui de se dépasser soit même? Celui de récolter des médailles? Ou encore de se faire valoir aux yeux de papa et maman?

Vous voyez, ces clowns du dépassement se donnent en spectacle à la télévision et dans les stades parce qu’ils ont été zombifiés! Ils ont perdus l’habileté de penser et on dénaturé l’exploit du quotidien jusqu’à le rendre hors contexte. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi on courre sur cent mètres contre ses ennemis si ces derniers ne sont pas armés de haches et on menacés de vous tuer? Pourquoi on fait du ski pour tirer sur des cibles si la concrétisation de cet entraînement n’est pas de tuer l’ennemi sur le champ de bataille? Non il n’y a aucune réponse qui tienne! Toutes ces activités sont hors contexte point à la ligne. (Voilà)

Alors que pendant ce temps les athlètes de l’ombre continuent sans relâche à remettre en contexte l’héroïsme, sans s’entraîner, et avec créativité, ils redonnent toute sa fraîcheur à l’acte sportif.

Voyez le cas le plus récent auquel j’ai assisté en encouragent le héro de mes “hip hip hip hourra!”: Je marchais sur Mont-Royal, avec les disposition de la première ligne du premier paragraphe de ce texte, un automobile s’est arrêté à la lumière rouge du coin sud-est d’une jonction dont je tairai le nom, en diagonal exacte du Super club Vidéotron répertoire situé, lui, à l’angle nord ouest. Vous conviendrez que c’est le genre de situation où ne s’alerte de rien, où on reste pénard et accomplissons notre besogne (dans ce cas-ci marcher) sans se plaindre, mais pas Robodrigue. Les yeux rivés sur cette suspecte Honda Accord, votre humble androdrigue sentait l’évènement poindre à l’horizon.

Tout s’est passé tellement vite! L’homme du côté passager à ouvert la porte d’un coup sec et en est sortie en bondissant laissant le contenant de deux litres de Pepsi (qu’il avait sur les cuisses) rouler sur le trottoir dans une explosion de Doritos qui ont volés dans les airs, quel spectacle mes amis! Le regard décidé il parti comme une flèche en traversant le carrefour sans se soucier des automobiles qui arrivaient du nord. Alors qu’il entrait dans le Super Club Vidéotron il sortie une vidéocassette (objet archaïque soit mais ces hommes viennent d’un autre époque) qu’il balança sur le comptoir en retenant la porte avec son pied gauche. La commis lui cria “la cassette est pas rembobinée, c’est des frais ça monsieur!” mais sa voix était déjà étouffée par la porte refermé car l’athlète avait déjà repris le trajet inverse pour retourner à l’auto avant que la lumière de devienne verte.

En arrivant devant l’auto il se courba, sans s’arrêter, tendit une main pour reprendre sa bouteille de boisson gazeuse, tandis que de l’autre main il ouvrait la portière côté passager. Il entra dans l’auto au même moment où la lumière tombait verte! Jamais il n’a douter, jamais il n’a hésité contrairement à Josée Chouinard, mais lui ne cherche pas les médailles, le lendemain de cet évènement il est rentré au travail, n’en n’a pas souffler mot à personne et s’est afférer à ce que son travail soit impeccable, prêt à mettre sa santé en jeu si une occasion se présentait de créer l’acte héroïque, se moquant ainsi des athlètes au courage sans objet!

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