C’est ma dernière soirée à Moncton et comme j’ai pas mal fini le projet que je suis venue réaliser ici, je profite de ma soirée pour faire du ménage dans mon ordi. Un foutu fouillis selon mes standards. En tous cas, je suis tombée sur un document où j’avais copié-collé plein de vieux courriels écrits ou reçus entre 2004 et 2007. Je crois qu’à un moment donné, je m’étais mise à farfouiller au fond de ma boîte de réception et j’avais eu envie d’organiser tout ça pour écrire un livre. Aussitôt amorcé, le projet a avorté, je pense, au moment où j’ai eu honte en me souvenant d’une fois où, adolescente, j’étais rentrée aux petites heures du matin et que j’avais surpris mon père en train d’écrire son autobiographie. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’avait terriblement gênée. En tous cas, j’ai relu le document en diagonale et finalement, c’était plutôt captivant. Sauf que ça m’a rappelé non sans mélancolie que ma vie avait déjà été vraiment palpitante et remplie d’aventures et que maintenant il ne m’arrive plus jamais rien digne de mention.
Commentaires:
rien digne de mention? pis tu trouves ça intéressant de nous raconter ça? t’as attrappé l’autofictionnite on dirait
IL ME FAUT cette autobiographie!
Est-ce que ça s’intitule : C’est pas facile.
Sans doute « Le bonheur, c’est bourgeois »