Sur ta panse ondulante recouverte
D’un épais lainage de sphaigne verte
Tel un chat je te masse et sur toi me meus
Au coeur de la taïga, tourbière tu m’émeus
C’est fatal; les remous de ce grand lit d’eau
Attisent, par sympathie, mon indolente libido
Soudain tu perces sous mes pas somnambules
Et le sang afflue dans mes ventricules
Alors, me voilà fait, pris comme un cierge
Mon nez à hauteur d’un sabot de la vierge
Non que je répugne à ce milieu humide
Ou que me gêne son atmosphère torride
Je souffrirais bien une nuit sa pestilence
Pour voir les feux follets ses flatulences
Mais je crains fort que l’instant d’un spasme
Ait suffit à m’étreindre à jamais en ses miasmes
Bel oasis, mais je trouve un peu tristes
Tes méphitiques répliques à cet oaristys!
(Je ne puis me mouvoir et me sens m’engloutir
En ce poème, qui ne trouve pas l’heur d’aboutir)
Horreur! Qu’est-ce qui, outre cette succion de plotte
S’agrippe à ma jambe et tire sur ma botte?
Serait-ce une momie blottie au fond du bassin
Voulant m’entraîner dans son tombeau abyssin?
***
J’aurais pu y périr, mais une décharge crépitante
M’a téléporté hors de cette boue palpitante.
Commentaires:
Tu t’es étamorphosé en Amygdale 2, un peu plus loin?
Ça se peut bien… mais ça dépend de l’interprétation qu’on fait du mot «décharge».
Succion de plotte? Il y a un sens que j’ignore, ou c’est vraiment ça?
Je me suis inspiré d’une expérience vécue à Sioux Lookout, il y a plusieurs années, sur une portion de land très particulière…
mais, alors ça y est, tu as copulé ?!
Hélas, non. Tout ceci n’est que frime, confettis, visions, et je suis un pauvre carabin. Un peu trivial, un peu vulgaire, même, mais j’avoue mon affection pour le mon «plotte», surtout lorsqu’il est jouxté du qualificatif «grosse».
Mais où donc vais-je chercher ces conneries?
il n’y a aucun mal cher Amygdale, la plotte est le met traditionnel de la Mauricie, une grosse boule de pain farcie et nous aimons bien manger une «grosse plotte» extra fromage, extra champignons, dans cette partie du Qc. c’est sans doute de cet entremets que vous faisiez allusion, ici ?
Il faut manger pour «vivre».
moi je mange des poivrons rouges rôti et pelés.
mais c’est rendu par habitude plus qu’autre chose parce je ne me rappelle même plus à quoi ça me faisait penser jadis, autrefois, naguère…
merde je ne peux plus effacer mes commentaires dans les articles des autres. ahhh phoque. les conneries que je vais écrire.
C’était pas de nourriture dont il était question – merci quand même pour cette main tendue, Joseph – mais de partie anatomique. Pas très élégant, mais je l’ai fait lire à M*, qui m’avait «setté» sur le land en question, et lui c’est son passage préféré. Voyez? J’écris pour mes amis…
La plotte que l’on cite, ou la plotte que l’on suscite?
Pour vraiment bien apprécier le mot, je pense qu’il faudrait inventer un langage mystérieux – style langage des schtroumpfs – mais où « plotte » serait l’universel.
Ex: « Je me plotterai le plotte lorsque plotte Grognon se serait fait plotter. »
Et bien entendu, l’idée c’est immédiatement après d’appeler dans les lignes ouvertes pour commenter l’actualité – cette chose qui se passe en direct.
Plotte-bouchon ou Tire-bouch’plotte ?