Dévoué pour la cause – pas de temps mort ni de repos

Réveil à six heures du mat. Rendez-vous à huit heures à la place E*G*. J’y arrive, traînant avec moi la fameuse valise du FAS débordante de livres et de fanzines. M’y attendaient Mjack, Bébé Astronaute et plusieurs exposants du RVPP. Vroum. Départ pour Québec dans un véhicule dirigé d’une main de maître par Mjack. Nous nous retrouvons, par une belle journée de printemps, dans le sous-sol humide de l’église où, cette année encore, a lieu le RVPP. Joseph, Coco Acto et Nicoloutre nous y rejoignent bientôt. Notre propagande est sauvage – notre victoire ne fait pas de doute. Plusieurs personnes, n’ayant souvent jamais entendu parler du FAS, achètent nos livres et nos fanzines.

Salutations aux frères qui tomberont au combat

Salutations, d’abord, à ce lecteur fidèle du FAS qui, par une nuit d’ivresse (peut-être pris d’un accès de moralité) a jeté sa collection de fanzines dans son bain. L’intégrale des fascicules du FAS a failli y passer, mais fut miraculeusement rescapée, le lendemain, à grands coups de séchoir. Notre lecteur, pris de regrets, a, cette année, pu acquérir les trois tomes des Annales du FAS. Nous l’invitons maintenant à se joindre à notre lutte pour un quotidien délirant. Il est comme Noé rescapé du déluge ; nous représentons les espèces emportées avec lui sur son arche. Saura-t-il nous mener jusqu’au Continent de plastique ?

Salutions, aussi, aux plusieurs personnes qui ont manifesté le désir d’écrire sur nos Annales. Notre site est un gouffre sans fond. Il faut savoir s’accrocher aux aspérités de ses parois (les catégories dans lesquelles nos textes sont classés, leurs thèmes récurrents, etc.) pour éviter d’y sombrer. Y plonger est risqué, mais nous savons, qu’à terme, nous vaincrons. Parcourez nos archives. Commentez les textes. Fondez une cellule du FAS. Passez à l’action dans le réel ou dans la fiction.

Les gars, lâchez pas vos études

J’ai lu dans un fanzine : « C’est ton deuxième post-doc ? Je vénère ton pénis ! Ton sperme est un nectar [dessin d’une jolie fille qui boit dans une tasse, un sourire espiègle aux lèvres]. J’aime aussi ton style vestimentaire. Défonce-moi. Yeah !!! » Ça s’appelle Séduction académique et c’est fait par des filles en art.

Vivre dans la fiction

Je sais, je sais, je suis, mais où suis-je ? Au RVPP, j’ai cru habiter les pages du Journal (fait de textes, d’images et de collages) de JD*, que j’ai lu ce printemps. Elle était assise, en chair et en os (je ne l’avais jamais vue que dessinée), à quelques mètres de nous, où elle vendait des livres et des objets d’art. Avec elle, il y avait BC*, que JD* dessine avec une tête de chat dans son Journal. Chaque fois que je le voyais, une tête féline en noir et blanc venait se superposer sur sa tête bien ronde et rose. Comme Bébé Astronaute le suggérait, il y a peu, peut-être vivons-nous, en réalité, dans les univers fictionnels de JD* ?

Un château fort espagnol gardé par des monstres préhistoriques

Retour tardif. Fourgonnette pleine d’exposants, dont le fameux J*, auteur du classique The Orgies of Abitibi. Humour. Tension. Odeurs. Autoroute 20. Arrêt au Madrid où nous découvrons, cachée derrière les murailles d’une forteresse, une turbine secrète qui transforme les excréments des dinosaures en engrais. Saurons-nous l’employer pour rendre fertiles les terres de polypropylène du Continent de plastique ? Plus loin, nous nous égarons dans le domaine privé du Club de St-Paul, une branche déviante du Club de Richmond. Ses membres y vivent nus au milieu d’un troupeau de cerfs qui, l’hiver, les réchauffent de leur haleine. Du lichen leur pousse sur la peau. Ils sont comme statufiés et, lorsqu’ils bougent, leurs articulations grincent. Shiiiiiiiiiiit. Je m’égare. Bah. Bof. Arrivée tardive à Montréal. Je dépose la valise du FAS chez moi. Moment de doute : j’ai vraiment dépensé autant d’énergie pour un truc qui s’appelle le Front d’action stupide ? Quelque part, j’aime ça. Est-ce l’impression de combattre le mal par le mal ? Trop de questions pour rien. Je repars : show (quatre bands) dans un appart. Plein de sales rockers qui écrasent leurs mégots sur un plancher en bois franc. D’autres qui s’écroulent, ivres, sur des piles de sacs de poubelle. Quelques activistes du FAS en tenue civile. Une fille avec un joli nez. Je tente de convaincre Al Hakim de la séduire (sans succès). Un quotidien délirant. À quoi bon dormir? FAS vaincra !

La matinée est fraîche, et le sommeil est bon.

Comments (5)

Commentaires:

  • Commentaire by Bébé astronaute, 24/05/2009:
  • Séduction académique : attention Clémentine, si vous manquez encore le Rendez-vous, vous pourriez vite être dépassé par une sérieuse compétition.

  • Commentaire by Mysterious, 24/05/2009:
  • Bah, Clémentine, c’est pour les jeunes filles ; Séduction académique, plutôt pour les vieux intellos.

  • Commentaire by al_akim, 25/05/2009:
  • «Tu ne crains donc pas Dieu, ghiaour? – Pourquoi que je le craindrais? – Parce que, petit Roumi, celui qui peut coucher avec une femme et qui ne le fait pas, commet un grand péché. Quand une femme t’appelle pour partager sa couche, mon garçon, et que tu n’y vas pas, ton âme est perdue! Cette femme-là, elle soupirera au jour du grand jugement de Dieu, et ce soupir, qui que tu sois, et malgré toutes les belles actions que tu auras faites, te précipitera en Enfer!» – Nikos Kazantzaki, Alexis Zorba

  • Commentaire by Mysterious, 25/05/2009:
  • Avez-vous essayé FAS-rencontres?

  • Ping by Les Annales du FAS » Les soupçons sur la mystérieuse turbine confirmés, 15/06/2009:
  • [...] mes amis, la confirmation de nos soupçons sur la mystérieuse turbine aperçue dans le stationnement du Madrid au retour du [...]

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