Vous savez déjà que je suis obsédée par les fautes d’orthographes, de conjugaison, de grammaire et les structures de phrases boiteuses. Vous ne savez peut-être pas pourtant que Mysterious et moi avons terminé il y a un peu plus d’une semaine la double révision des trois tomes des Annales du FAS, soit environ 450 pages non sans douleur ni émotion. C’est peut-être pas parfait parfait mais ça suffit comme ça.
Une des choses les plus amusantes lorsqu’on se lance dans la correction d’un tel ouvrage est de découvrir les tics d’écriture des auteurs : il va sans dire que l’intrication d’incises et de parenthèses sont propres à Al Hakim ; que l’utilisation de l’astérisque, sans être exclusive à Mjack, réfère automatiquement à son style ; que Rhaa aime écrire les mots anglais avec un orthographe francisé ; que Robodrigue aime inventer des néologismes pour décrire son monde futuriste et qu’Amygdale utilise sans cesse des mots allemands. Mais il y a une chose que je n’aurais jamais remarquée sans me taper la lecture d’autant d’articles les uns à la suite des autres : c’est l’étonnante propension de Zepoulpe à utiliser la locution « à la manière de … ».
À un certain point, je suis devenue tellement stupéfaite devant les trésors d’imagination qu’il a dû déployer pour dénicher de telles comparaisons que je n’ai pas pu m’empêcher de les prendre en note. Hors contexte, certaines d’entre elles me semblaient si incongrues qu’elles m’ont inspiré un petit jeu.
J’ai donc décidé de vous mettre au défi d’improviser un article, à la manière de Zepoulpe, en utilisant l’une ou l’autre, ou plusieurs de ses perles :
« … à la manière mandarine… »
« … à la manière d’un truisme… »
« … à la manière de canards obéissants… »
« … à la manière d’un ouragan sur les côtes de l’Alabama… »
« … à la manière d’un quintette de tubas débutant dans le répertoire classique… »
« … à la manière de contractions masculines qui provoquent force grimaces et rictus embarrassés… »
« … à la manière d’un horrible choeur grec (ayant mangé de la tzatziki jaunâtre)… »
et le dernier, et non pas le moindre :
« … à la manière de ces protoplasmes qui ne se nourrissent pas, mais qui absorbent littéralement l’objet de leur convoitise… »
Commentaires:
Unheimlich lecker dieser Zitat!