Je me suis réveillé la tête dans le cul. Affamé, j’ai mangé du cassoulet pour le p’tit dej en écoutant en boucle l’incroyable album «sur le bord de l’absolument fantastique» du Monde dans le feu. J’ai plus d’emploi depuis hier, mais, ce matin, la secrétaire de mon ancienne job m’a appelé parce qu’elle parvenait pas à utiliser Outlook. J’étais vraiment un employé indispensable. J’ai mal au coeur. Je m’invagine. Ai-je la tête dans le cul ou le cul dans la tête? Ravale ta saison. J’vas t’la crache dans face.
Commentaires:
Man! t’as pas besoin de job t’as une bourse du Calq!
Effectivement, c’est la raison pourquoi j’ai lâché ma job.
Asti qu’y torche c’te titre-là!
T’as bien fais de lâcher ta job: c’qu’y est bon pour toé est bon pour toé.
Ouais, pis j’aime ben mieux rire de mes pets, pis manger gras pis ben sale, compter jusqu’à mille à l’envers pis dans l’autre sens pour recommencer, man.
Ceci dit, pour être plus dans le sujet, j’ai un un petit moment d’épiphanie aujourd’hui. Je trouvais le monde beau dans sa candide insignifiance. J’ai voulu l’embrasser, lui faire des câlins, mais comme je n’arrivais pas à le saisir, je me suis enserré moi-même, me constrictant (c’est un mot inventé) jusqu’à en perdre le souffle. Comme je ne pouvais m’invaginer, j’ai fini en état catatonique sur le plancher.
Yé!
Tu te l’ai joué boa constrictor.