Sur la Plaza Saint-Hubert, un grand noir sort d’une boutique et s’exclame triomphalement, les bras levés au ciel :
« Michael Jackson est mort et c’est moi qui le remplace. Je m’appelle Patrick et je suis le plus grand danseur de tous les temps ! »
Quotidien délirant.
Commentaires:
Sur la Plaza Saint-Hubert, le quotidien est toujours délirant.
Je ne sais trop combien de temps ce joyeux bric-à-brac qu’est la caya de Las Pitounas pourra côtoyer la gentrification qui s’opère par le sud. Mais, dans mon coeur, ça va toujours être la place où tu peux trouver une robe de mariée dans un magasin à une piasse.
Cette histoire de danse n’est pas sans me rappeler la fois où notre Amygdale chéri, un soir de pagaille, dans le cégep de la ville de S*, trébucha sur une marche imaginaire, tomba contre une porte et atterri dans une réunion d’un groupe féministe où il fit une gracieuse culbute digne de la danse nuptiale du cygne blanc polonais (cygnus olor immutabilis) . Après, que l’une des militantes féministe, que fréquentait alors l’Amygdale, se soit exclamée : «Mais, il est saoul!» , je répliquai très finement : «Il n’est pas saoul, il danse!» Comme quoi, le plus grand danseur de tous les temps, le Nijinski éternel, sera toujours, à mes yeux et dans mon coeur, Amygdale.
S*, plus qu’une vile.