L’influence de son millieu sur l’individu.
J’ai récement déménagé mes pénates du coin Fullum-Ontario jusqu’au coeur du chic Plateau Mont-Royal, afin de poursuivre ma fulgurante montée dans l’échelle sociale.
Afin de célébrer cette ascention, je vais dans « une p’tite boutique » (aka dépanneur ) me chercher de la bière importée (aka de la Molson ex de l’europe).
Quel ne fût point ma surprise que de m’y voir bousculé par un malotru barbu , fleurant la trop rare douche et l’Ethylisme avancé , les bras chargée de canettes de Carling grommelant jurons et vulgarités.
De peine et de misère je réprime le reflexe Centre-Sudiste de diriger ma main vers le couteau de chasse, habituellement Duct-tapé en travers le bas de mon dos, que je ne porte plus dans ce nouveau quartier de bon gout.
En souvenir de toutes les grosses O’Keefes, bu avec ses semblables, pauvres bougres, au Bar Fullum. Je décide de laisser couler.
Je ressort, digne et souriant, de la p’tite boutique, mon pack d’excellente Pilsner-Urquel sous le bras. Quand j’entend de nouveaux jurons et le bruit d’une vessie qui se vide et c’est alors que j’aperçois le sus-mentionné bourru, appuyé sur le mur , jaunissant allégrement cette belle neige blanche et pur qui recouvre le quartier de sa chape rassurante.
Secouant la tête, je retourne chez moi écouter de l’électro Jazz et me nettoyé la tête en méditant sur la malheureuse primauté de l’éthique sur l’esthétique dans une sociale-démocratie.
Commentaires:
C’est quoi, tu veux te rapprocher des Cavaliers de l’Apocalypse?
Peut-être juste le cavalier O’Keefe? (Tu passes du centre-sudisme à la centre gauche: ça vaut bien le sacrifice d’un robineux. Moi, je lui aurais mis mon pied au cul, et bellement).
par un beau soir d’été, notre cher ami coco acto et moi-même nous promenions rue berri, non pas en bas de la côte ni même dans la côte, mais bien entre les rues cherrier et roy, coins de rues encore «relativement» plateau confort… sur notre droite, nous vîmes bientôt aller et venir une paire de fesses, puis, à peine plus loin, une huitaine d’hommes ivres, des voisins, de toute évidence, qui, leurs cannettes de bière à la main, encourageaient bruyamment un athlète en pleine action, comme s’ils regardaient le foot à la tv : un messieur, les culottes à terre, qui enculait un autre messieur, direct sur le trottoir, appuyés contre le mûr de briques de l’édifice, à pas plus de 45 cm de distance des passants, hallucinés, qui se demandaient comment passer rapidement en faisant comme si de rien n’était… En bon réflexe Centre-Sudiste, vous auriez pris une bière et misé sur un vainqueur, vous ?!
J’avoue que j’aurai été bien curieux de savoir comment on détermine le vainqueur, mais si il y a de la bière et une piasse a se faire…
Parlant de jeu de boisson : après une bonne quantité (plus ça s’approche de 10-12 bières plus c’est drôle), formez des équipes de deux joueurs. Le but du jeu est simple : faire des colliers de macaronis sur du fil à pèche (ou de la soie dentaire) dans un laps de temps donné (10 minutes suffisent généralement). Pour déterminer les vainqueurs, comptez simplement le nombre de macaronis enfilés sur le fil à pèche.
De mémoire, après 10 bières, personne ne se rend à 5.
Esti que j’ai hâte à la prochaine conscription pour pouvoir compter mes histoires débiles assis tranquille au fond d’une tranchée…
engagez-vous qui disaient