Le soir où nous avons signé les ententes d’édition pour les Annales du FAS (en vente bientôt dans toutes les bonnes librairies), nous avons arrosé le tout au champagne et consommé des stimulants, afin d’alimenter la discussion sur le pourquoi et le comment nous allions conquérir le monde et le Japon. Hors, ce genre de cocktail, ça agit sur moi comme un sérum de vérité – justement celle qui n’est pas toujours bonne à dire. Et cette fois, j’ai fait l’erreur de dire que ça faisait un an que j’avais pas fourré.
Je sais qu’il y en a qui pensent que un an, c’est moins pire que un mois, parce que tu viens soi-disant qu’à t’habituer et tu commences à penser à te mettre à l’aquarelle… BULLSHIT! Un an sans cul, c’est suffoquant, voilà ce que c’est.
Mais mon point n’est pas là. À ma grande surprise, mon statement a déclenché une méga séance de coaching. Je vous épargne les détails. J’en ai cependant retenu une chose qui me paraît publiquement partageable, une théorie avancée par Mjack: fourrer (n’)est (qu’)un moyen de communication.
Je dis Mjack, mais j’ai déjà entendu Xanthippe dire la même chose, et J* aussi, la fille que j’avais un kick dessus mais que finalement, je pense que c’est Mjack qui va se la pogner. Et d’innombrables autres personnes, aussi. C’est une idée répandue.
Or, est-elle vraie? Baiser peut-il être envisagé comme un moyen de communiquer? La première fois que j’ai entendu cette idée, c’était au Cégep, quand j’essayais de me pogner la féministe radicale de service, E*. En fait, c’est elle qui avait fait le premier move, mais une fois le move fait, j’ai pas trop compris, enfin elle a chocké (Christ fille, t’avais six ans de plus que moi, t’aurais pu te déniaiser!). Passons. Mon point, c’est que ça m’a tout de suite frappé comme étant de la BULLSHIT.
Et je continue de le croire aujourd’hui. Pourquoi? Pas vraiment parce que c’est faux, mais simplement parce que c’est trivial. Si fourrer c’est communiquer, eh bien, se torcher le cul, c’est aussi communiquer, non?
En effet, il appert que toutes les activités humaines sont sémiotisées. C’est parce que nous avons dans notre tête des mécanismes de symbolisation qui fonctionnent en permanence, à partir d’un certain âge (2 – 3 ans), et qui font que, même quand on va aux toilettes, écologiques ou pas, on pense, on symbolise, on relativise culturellement (voir à ce propos l’article de Xanthippe).
Pareil pour n’importe quoi d’autre: la bouffe, le sport, et bien sûr, puisqu’on est dedans l’actualité, la guerre. Envoyer une rockette sur une mosquée, ou dans un kibboutz, c’est un moyen de communiquer.
Je vous charrie un peu, mais dans tous les cas, si vous dites que fourrer, c’est communiquer, vous êtes pris avec une théorie de la communication vraiment triviale (j’écris ça et je pense à la date de P., la petite fille rousse, qui s’est cloîtrée durant les fêtes en faisant vœu de silence pour deux semaines. Pas un mot et, cela va sans dire, pas de cul. Ça aussi, c’est un moyen de communiquer).
Etc.
Commentaires:
J’hésite entre arrête de cause de ma date; faire une fine référence à Baudrillard ; faire de l’esprit du genre : Amygdale, cesse ce dialogue de sourd ( la pogne-tu?)… mais je vais me contenter de paraphraser l’autre là:
As-tu essayé FAS-rencontres ?
We can Fourre if you want too
We can leave your friends behind
Cause your friends dont fourre
and if they dont fourre
well they are no friends of mine
J’avais un problème au boulot dont je voulais discuter avec mon boss, on a fourré, j’ai plus de problème.
Fourrez Amygdale et voyez vos ébats publiés aux Éditions Cardinal!
En fait, j’ai une idée à propos de ça, que je cogite depuis un certain temps.
Peut-on résumer cet article en un cri du coeur : «Mesdames et Messieurs, j’ai besoin de fourrer : help!»?
Ma gueule!
je sais que la masturbation rend aveugle mais faut que je fas quelque chose, je suis rendue comme les ceux qui disaient que leur presbytarisme les empêchaient de nous lire… que ce passe-t-il avec nos comments, on est rendus des design typo cool à 6 pts ?!-s’cusez Amygdale, je compatis avec votre trop plein…-
Ouais! Les Commentaire par en italique et le commentaire net fret sec! Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour le fameux gag du chien presbyte.
Bravo Joseph. Bientôt on aura des commentaires « en alpha ».
Ce mot de sept lettres qui veut dire se mettre…
- Tu fourres-tu?
- Non, j’crosse yinque.
Pour simplifier la communication coïtale, je déclame toujours « je l’aime à mourir » de francis cabrel en morse à coups de boutoire et je ponctue la fin de chaque stophe par une légère traction sur les cheveux et un porn slap en criant hee ya!!, je suis un romantique.
il parait que de se la passer dans un trou de melon d’eau, c’est bon… pour le moral du trop plein… quand on est mal pris, depuis un an… je tiens cette source d’un témoin du melon bas qui a frôlé de rencontrer le st-esprit des suites de cette activité.
Mon chat fourre les vêtements que l’on laisse trainer, bon moyen de me faire faire le ménage.