Les lecteurs les plus assidus des Annales du FAS savent qu’Herby Stup, le journaliste culturel d’Intoxciated press, est un aventurier de haut niveau. Il s’est déguisé en sommier pour percer les arcanes du Ze Code Da Vinci, il a risqué sa santé mentale en assistant aux expériences les plus abjectes des savants Euj et Nism, il s’est glissé à l’intérieur d’un réacteur nucléaire afin de s’initier aux mystères du Projet Torino, il a traqué Grigori Pelerman et Paris Hilton jusqu’aux dancings les plus sordides de St-Petersbourgh, il a surpris Henri H. et Paul P. en plein ébats sessuels, il a capturé de rarissimes palourdes volantes de la Terre de Baffin, et plus encore.
Les annales du FAS constituent à première vue un magma indescriptible, une accumulation erratique de textes et de sous-textes, un non-lieu où se retrouvent les pires abjections et les plus scintillants moments de beauté. Au sein de cette chose informe qu’est le FAS, Herby Stup fait office de lien, d’épicentre intertextuel, de glu rassembleuse d’inassemblable… Comme le zepoulpe, le «Hé, hé, hé…» ou Euj et Nism, il est un élément structurant du FAS. Mais que sait-on de lui ? Il est intrépide (ça c’est sûr) et aventureux (ce l’est itou). Il a le visage informe (Zepoulpe l’a écrit). C’est un grand voyageur. Il ne recule devant rien. Il a déjà sombré dans la folie (je l’ai écrit). Homme-caméléon, il a un sacré sens du déguisement. Bref, ce n’est pas n’importe qui… Mais, moi qui l’ai croisé il y a peu lors d’un voyage de pêche en Azerbaïdjan, je sais maintenant comment il fait pour supporter cette vie faite de danger et d’incertitude, cette vie d’apatride, sans famille ni amour… Il masque l’insupportable par un sens aigu de l’ironie, une façon élégante (et très fasienne) de se rire du quotidien. J’étais là, sur le quai d’un bateau de pêche au zepoulpe mutant de la mer Caspienne. Il était là, je l’avais reconnu, nonchalamment accoté au bastingage. J’allai vers lui, me présentai : «Bonjour, moi c’est Mysterious» et lui de répliquer : «Mon nom est Bond, Vagabond».
Il ne me dit rien de plus, mais le soleil se coucha sur la mer Caspienne et je sus qu’Herby Stup, cet as du quotidien, serait dorénavant mon héros, mon modèle.