Salut È*,
Veux-tu dire que M*N* voudrait cuisiner sur un camp de planting ? Si elle est vraiment motivée à travailler dans une compagnie broche à foin elle peut contacter C*B* : C*.B*@p*g*.com ou aller voir sur le site www.t*-p*.com et chercher la compagnie P*F*, il devraient avoir un courriel pour le recrutement. Le site est plein d’infos sur le planting en général. Même si je ne veux plus rien savoir d’eux, j’ai quand même travaillé pour eux pendant six ans et je suis une sorte de légende là-bas. Elle peut dire mon nom ça va aider. Pour ma nouvelle compagnie, je ne peux pas vraiment lui donner les coordonnées, puisque je ne les connais pas. Je ne crois pas que je pourrais référer quelqu’un de toutes façons.
Dis lui de se grouiller, il commence à être tard dans la saison.
E* xx
Becs pour M* aussi
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Chère E*,
J’ai reçu ton mèle mais me demande quand même, la mémoire me faisant parfois défaut, qui es tu ? Peux tu me rafraichir la mémoire ?
D’avance merci !
C* C*
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Bonjour C*,
Je ne sais quel acte manqué m’as fait cliquer sur ton adresse en même temps que celle de la personne à qui elle était vraiment adressée. Je crois qu’elle était simplement la suivante dans l’ordre alphabétique, mais peu importe. Même si j’avais complètement oublié ta présence dans ma liste de contacts, je ne vais quand même pas prétendre avoir oublié qui tu es.
J’espère que ton amnésie n’était qu’un exercice de style de ta part, sinon je ne perdrai pas mon temps plus longtemps avec un vieux punk comme toi (l’as-tu déjà vraiment été ?). Si le flou artistique persiste, tu peux toujours chercher des indices dans le courriel que je t’ai par mégarde envoyé.
Bonne chance,
E* xx
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Salut E* !
Tu dis pUnK, je dis Bourgogne ! Je voulais éviter de dire des conneries en ces périodes électorales françaises, ce qui est presque un pléonasme puisque ici c’est un concours permanent entre les candidats à l’investiture républicaine suprême… Le résultat n’est pas connu, mais en attendant il pleut des conneries niaises et perverses comme mousson dans le golfe du Bengale (ça doit être plus beau là-bas, remarque…).
Sinon moi je suis devenu directeur commercial d’un consortium international qui coupe des séquoias géants pour en faire des cure dents… C’est pour une clientèle très dispendieuse et asiatique qui s’en sert en tant que brochettes pour yeux de zepoulpe. Il parait que ça donne un goût « rafraîchissant » aux globes oculaires des octopodes ! Ah ! J’en avais assez de gagner des misères en me cassant le dos toute la journée et parfois la nuit ! Maintenant je voyage en première avec des gens interréssés sinon interessants…
Je signe des contrats dans des hôtels de luxe au pied desquels s’étendent les plus grands bidonvilles de la planète ; et lorsque je repense à ma vie passée, notamment cette triste période pseudo-punk qui a fait beaucoup de mal à mon ascension sociale, je me dis qu’il s’en est fallu de peu pour que je me retrouve dans ces allées boueuses pleines d’immondices et de rats cannibales et communistes, de l’autre coté de la baie vitrée pare-balles, à mendier des capsules de coca cola pour aller les revendre à la casse pour l’obole d’une orange OGM gâtée…
Je me suis un peu emporté mais cela fait si longtemps que personne ne m’a parlé de mon époque punk… J’ai pris tellement soin d’étouffer toutes réminiscences de cette période que cela me choque de voir encore quelqu’un de vivant faire référence à mon passé…
A ce propos, peux tu m’envoyer ton adresse ? J’aimerais t’envoyer un colis.
Sinon ça me fait vraiment plaisir d’avoir de tes nouvelles !
A +,
C*
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(à suivre…)
Commentaires:
«voir encore quelqu’un de vivant» : moi si j’étais toi, chère BB, je donnerais une fausse adresse.
hé, hé, hé!
FAS-rencontres, c’est exactement ça.